Livres en VO

  • The new collections catalogue «Musée des Amériques - Auch» (320p - over 500 illustrations) presents the rich diversity and richness of this collection established over more than two centuries.
    Musée des Amériques in Auch is the first museum in France labeled by the Ministry of Culture «National center of interest».
    It holds the second largest collection of pre-Colombian and religious Latino-American art in France after the Musée Quai Branly - Jacques Chirac in Paris.
    All local cultures are largely represented in this book: Andes (Chavin, Mochica, Nasca, Inca ...), Central an Meso- American (Teotihuacan, Zapotec, Maya, Aztec , Huastec, Totonac ...).
    In more, several local themes get attention: Peruvian erotic potery, silverwork from the Andes, Mexcian plumasserie, Gallo-Roman frescoes of Roquelaure, abbey of Saint-Orens in Auch, even the painters Jean-Louis Rouméguère and Mario Cavaglieri.

    1 autre édition :

  • À la fois livre d'artistes et archive, cette publication introduit un sujet important et émouvant de l'histoire allemande. On y voit les types les plus divers de bunkers en hauteur, construits notamment entre 1940 et 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, et vus entre 1984 et 1989 par l'artiste et photographe Boris Becker. Lorsqu'il débute son projet documentaire, la Guerre froide est presque terminée et les constructions en béton sont peu à peu libérées de l'exigence de protection civile. Plus encore qu'avant, elles font l'effet de corps étrangers et de monstres inquiétants dans le paysage urbain. Leur fonction semble alors controversée et aucun esprit rationnel et sensé ne veut plus rien avoir à faire avec l'idéologie meurtrière dont ils évoquent le souvenir et qui les a fait sortir de terre. « Nie wieder Krieg! » (Plus jamais de guerre) dit un graffiti sur l'un des bunkers photographiés par Boris Becker.
    Ses documents photographiés avec objectivité nous font rencontrer des constructions en béton particulièrement monstrueuses, mais ce thème spécifique nous en apprend aussi sur l'envergure des activités de construction pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Boris Becker a photographié près de 700 bunkers dans plus de 40 villes d'Allemagne de l'Ouest. L'ensemble révèle des archives rassemblées avec un regard plein de sensibilité et avec le plus grand soin. Pour sa série d'oeuvres consacrées aux bunkers en hauteur, Boris Becker s'est appuyé sur une méthode apparentée à l'approche conceptuelle du couple d'artistes Bernd et Hilla Becher. Le caractère comparable des photos est tout aussi délibéré que l'angle neutre et la représentation en détail et authentiquement adéquate du bâtiment photographié. Ce recueil donne un aperçu exemplaire du sujet élaboré dans le cercle de l'école de Becher, un sujet culturellement spécifique qui représente pour Boris Becker un point de départ essentiel pour la poursuite de son travail avec le média photographie. L'architecture, le paysage, les objets et les natures mortes ont fait l'objet de son attention depuis, de même que la question fondamentale et complexe de la réalité derrière ce qui est visuellement perceptible.

  • Anglais Umbo, photographer

    Collectif

    • Snoeck
    • 14 January 2020

    UMBO - ce nom incarne en quelque sorte un « big-bang » de la photographie moderne survenu au milieu des années 1920 : né Otto Maximilian Umbehr en 1902 à Düsseldorf, il est considéré comme l'inventeur de l'image de la femme nouvelle, de la nouvelle image de la rue, du reportage photographique par excellence. Son nom symbolise l'envol du mouvement de jeunesse des Wandervögel de la période wilhelminienne aux débuts du Bauhaus. Il est synonyme de la métropole médiatique en plein essor qu'était Berlin dans les années 1920, d'une scène artistique qui grandit à la vitesse de l'éclair entre cinéma, musique, théâtre et cabaret, de regards sur les arrière-cours et les cuisines des « cités-casernes » surpeuplées. La publication présente une sélection de 200 oeuvres et de nombreux autres documents, puisés pour l'essentiel dans la succession d'UMBO. Préservés et déplacés pendant des décennies par Phyllis Umbehr, la fille de l'artiste, et le galeriste Rudolf Kicken, plus de 600 photographies et un abondant matériel source ont été conservés après la destruction totale des archives d'UMBO sous les bombardements de 1943. C'est ainsi que cette présentation, la plus importante jusqu'à présent, si elle n'apporte qu'une réponse vague à la question de l'implication du photographe à l'histoire compliquée de son époque, produit cependant, complétée par des extraits de presse choisis, une image extrêmement complexe, aux multiples facettes chatoyantes, et montre une biographie d'artiste dans un 20ème siècle marqué par les discontinuités et les ruptures, telle, pas des moindres, l'échec de l'avant-garde et la difficulté de renouer après la Deuxième Guerre mondiale avec les succès qui ont été les siens. La publication UMBO. PHOTOGRAPHE. donne donc la possibilité d'explorer une nouvelle fois les multiples projections associées à son nom, plus de vingt ans après sa première rétrospective.

  • Following the spectacular exhibition of his work in London, Olafur Eliasson (*1967) will be presenting at the beginning of 2020 an entirely new installation specifically developed for Kunsthaus Zürich. It is precisely these works by the Danish-Icelandic artist that attract viewers as if by magic. Olafur Eliasson points out that his core interest is the experience of the physical encounter with the work itself. For years, he has been one of the most important contemporary artists addressing early on the theme of sustainability and now appeals to a large number of viewers with his themes on ecological issues. The book and exhibition therefore revolve around our relationship with other species and life forms on Earth. Olafur Eliasson's advocacy of a worldview of coexistence and collaboration becomes ever more apparent when he transforms the museum space into an immersive installation engaging our senses. We are reminded of scientific arrangements that explore physical natural phenomena such as light, water, movement and reflection, without remaining in the abstract or formal framework of purely scientific experiments. The immediate experiential space that the artist creates prevents this, while generating an enduring resonating space on themes such as climate change, migration and the exploitation of our planet's resources. Olafur Eliasson succeeds in translating these essential questions and social concerns into a formal language that not only appeals to the viewers' intellect, but also touches and moves them emotionally. The book accompanies the show at Kunsthaus Zürich, January 16 - March, 22, 2020.

  • Au centre du travail photographique de Carina Brandes (*1982) - qu'elle a présenté en 2018 au Kunstverein de Heilbronn - se trouve son corps dont elle fait - sur un mode déjà presque « cool », selon une lecture aujourd'hui fréquente - la matière de sa production artistique. Cela donne lieu à des confrontations pour ainsi dire surréalistes entre son corps et les univers d'objets les plus divers qui transforment en mystérieuses circonstances pleines de désirs latents les décors en apparence quotidiens. Dans le contexte actuel de la politique autour du genre et du corps, celui des femmes est généralement assimilé à l'horreur et au sexe, associé aux victimes de maltraitances, ou encore dégradé au rang d'objet publicitaire suscitant l'excitation. Carina Brandes y oppose sa vision non explicite dans un monde délibérément privé d'hommes, déterminée par une objectivité abjecte autant que par des moments de sensualité pleins d'humour. L'artiste, que la gymnastique artistique pratiquée depuis sa plus tendre enfance a familiarisé avec son corps en tant que moyen d'auto-formation, travaille le plus souvent seule et continue de croire à la photographie analogique. Son approche ludique et dynamisante transcende l'interaction de la sensation et de l'excitation extérieure, du sujet et de l'objet, au-delà des problématiques féministes telles qu'elles sont formulées par Ana Mendieta, Maria Lassnig, Valie Export ou Cindy Sherman dans des prises de position déjà considérées comme classiques. Lauréate du prix Villa Romana en 2017, Carina Brandes a développé de nouveaux travaux à Florence qui ont été ajoutés à la présente publication, première revue d'envergure jamais réalisée de son oeuvre.

  • Une tondeuse à gazon automatique fait tinter une clochette, un ballon gonflable laisse une trace dans le sable, un bateau navigue sur des tonneaux. Chez Roman Signer (*1938 à Appenzell), tout est en mouvement - sans règle, on peut se demander à quel point cela inspire son discours ? Non, l'artiste conçoit bien plus la sculpture comme une description procédurale d'un état et étend ainsi les trois dimensions familières des objets à une quatrième : le temps. Ce qui a valu à ses travaux d'être appelés « sculptures temporelles » (Zeitskulptur).
    Ses moyens de production sont souvent l'explosif, l'eau ou le mouvement qui lui permettent de piloter l'expérience de ses oeuvres vers l'expérience de la violence physique et de la vitesse.
    Un mode de travail qui suscite naturellement un grand intérêt public car il rappelle quelque peu une force archaïque spectaculaire et crépitante qui semble inhérente à cet anarcholabo et dont nous aimons particulièrement le remue-ménage et le violent fracas. Les travaux de Roman Signer occupent pourtant déjà depuis longtemps une position éminente sur la scène internationale, il était notamment présent en 1987 à la documenta, en 1997 aux Skulptur Projekten de Münster et en 2000 à l'Expo de Hanovre, ou encore récemment en 2010 dans les jardins de Herrenhäuser. La remarquable exposition de la Kestnergesellschaft présente donc un artiste parfaitement connu et ses toutes dernières oeuvres qui nous comblent une fois de plus dans ce petit volume avec la poésie inhérente aux choses et le grotesque au quotidien.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans une orientation nouvelle de la communication du Département de la Marne qui entend se réapproprier et réaffirmer son identité proprement territoriale. La vocation de cet ouvrage est véritablement d'être un « ambassadeur » du territoire marnais, de mettre en lumière les richesses et les talents de notre département à travers une iconographie prédominante, riche, variée et sublime, et des textes peu abondants à l'écriture soignée et évocatrice.
    Ce livre s'attachera, par ses qualités esthétiques et rédactionnelles, à révéler et illustrer un certain « esprit marnais » qui se veut :
    - pionnier avec les recherches de pointe conduites dans le secteur des agro-ressources et le développement de la bio-économie.
    - créatif grâce à de jeunes créateurs d'entreprises, des artistes ... qui donnent un nouvel élan, culturel autant qu'économique, à notre territoire.
    - héritier de savoir-faire viticoles d'excellence, de haute tradition, illustrés par l'inscription récente des « Coteaux, Caves et Maisons de champagne » sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
    - inspiré par les grandes pages de l'Histoire de France qui se sont écrites dans notre département et ont façonné les mentalités (Grande Guerre, Sacre des rois de France, batailles de Valmy, Champaubert ...).
    L'ouvrage s'attachera à présenter et à sublimer :
    - La diversité des paysages (couleurs, terroirs, patrimoine naturel, moments ...).
    - La richesse de l'Histoire et du patrimoine civil et religieux (grands évènements, grands hommes, monuments insignes, petit patrimoine et patrimoine vernaculaire...).
    - L'art de vivre (culture, gastronomie, champagne, fêtes, loisirs...).
    - Les talents (savoir-faire, réussites, les hommes ...).

  • Gaston Eysselinck était un architecte et designer de mobilier. Son oeuvre n'est pas très grand mais très important. Il était un des architectes 'avant-garde' les plus importants.

  • Les mots et les images en sont légendaires : les déguisements et innombrables auto-mises en scène photographiques, ses commentaires ironiques, sarcastiques, humoristiques sur l´art, le marché de l´art, la critique d´art et l´histoire de l´art. On connaît moins en revanche le Marcel Duchamp qui savait s´engager avec empathie et développer une stratégie consciente pour les artistes de son milieu culturel contemporain : le commissaire d´expositions des années 1910 à sa mort en 1968, le juré et conseiller de collections, musées et galeries d´art moderne parmi les plus éminents. L´ouvrage parcourt environ soixante-dix expositions, complétées par les derniers résultats de recherche, et illustre la coopération étroite avec des personnalités importantes de l´époque : de Louise et Walter Conrad Arensberg, Katherine S. Dreier, Francis Picabia, Sidney et Harriet Janis à André Breton, Julien Levy ou Peggy Guggenheim.

  • En 1942, la collectionneuse et galeriste de légende Peggy Guggenheim ouvre sa galerie The Art of this Century à New York. Dès 1943, elle y présente, avec Marcel Duchamp comme commissaire et le conseil d´artistes de l´époque, une exposition exclusivement centrée sur les représentantes de l´avant-garde. Au vu du nombre de visiteurs et de la diversité artistique, c´est alors une nouveauté dans l´histoire de l´art. L´exposition réunit des représentantes du surréalisme et des peintres abstraites, des femmes artistes d´influence dadaïste et de jeunes créatrices inconnues à l´époque. Cette nouvelle publication ouvre une perspective inédite sur l´« artiste du siècle » Marcel Duchamp. À travers des essais d´historiens de l´art et des portraits biographiques de plus d´une centaine de femmes, des débuts du modernisme aux années 1960, qui ont marqué la vie et l´oeuvre de Duchamp, elle recense les principales initiatives et coopérations qui ont accompagné et inspiré ses projets artistiques.

  • Sociétés secrètes

    Collectif

    • Snoeck
    • 21 June 2011

    La franc-maçonnerie dirige-t-elle la France ? Qui sont les vrais héritiers des Templiers ? Pourquoi les mafieux s'abstiennent-ils de tuer le vendredi ?


    Ce magnifique album permet de tout découvrir sur toutes les sociétés secrètes du monde : leur histoire, leurs grandes figures, leurs buts, leur fonctionnement, leurs rites...

    De l'Antiquité à nos jours, ce livre réalise un tour d'horizon extrêmement complet des sociétés secrètes et livre un état des lieux exhaustif à travers une approche thématique.
    Ces organisations non officielles sont encore très présentes dans nos vies ; cet ouvrage clair et vivant permet de mieux les comprendre.

    Toutes les sociétés de ce monde méconnu ont en commun le culte du secret et l'obéissance à des règles strictes où foisonnent serments et rites initiatiques. Ce beau livre illustré, au style alerte et haletant, répond à de nombreuses questions dans un langage accessible aux non-initiés.

  • Wolfgang Träger : album portrait d'une famille Fluxus :
    En 1962, le mouvement d'avant-garde Fluxus fait scandale et conquiert les associations artistiques et scènes de théâtre allemandes.
    Des artistes tels que Yoko Ono, Nam June Paik, John Cage ou Ben Patterson repensent alors entièrement la musique, l'art et la littérature et les associent souvent concrètement. La Rhénanie sera la première infectée par le virus Fluxus, avant la scène new-yorkaise. Dans les années 1970, ce sont l'art conceptuel et le land art qui s'imposent comme les nouvelles avantgardes, mais sans pour autant sonner la fin des « events » Fluxus révolutionnaires, débordants d'imagination et de charme, qui ont encore lieu aujourd'hui. Mais que s'est-il passé exactement entre les années 1980 et les années 2000, avant de voir ces artistes faire l'objet d'hommages à travers de grandes rétrospectives (2013 : Yoko Ono, Schirn Kunsthalle Frankfort ; 2015 : Ben Vautier, Musée Tinguely, Bâle ; Carolee Schneemann, Museum der Moderne, Salzbourg ; 2017 : Ben Patterson, documenta, Kassel et Athènes) - juste à temps pour les 50 ans du mouvement ?
    Wolfgang Träger, photographe permanent pour le Kunstforum International depuis 1990, y était et a tout photographié : les actions à la Biennale de Venise en 1990, « fluxus subjektiv » à Vienne la même année, le Fluxus Virus et ses deux-chevaux grillées dans le parking de Cologne ou « da capo » à Wiesbaden en 1992, enfin plus récemment, la tournée mondiale du « Fluxus-Medicine- Show » en 2014. Les photos prises en Europe et aux USA montrent des performances et des portraits, les artistes au travail ou en privé. Le mouvement Fluxus n'a jamais cessé d'exister, il a toujours affirmé de manière envoûtante, charmante, amusante et rouée que l'art est en mesure d'aiguiser nos sens. Quelques-uns des artistes Fluxus sont malheureusement morts depuis, mais Wolfgang Träger les réunit tous encore une fois dans son livre pour une photo de famille.

  • Combien de temps les découvertes scientifiques restent-elles des découvertes ? À quelle vitesse les utopies atterrissent-elles dans les poubelles de l'histoire ? Jenny Michel utilise des représentations scientifiques techniques, des cartes et des dictionnaires trouvés dans le fonds du passé et les associe à des matériaux qui suscitent la question de la valeur, de la durée et du caractère éphémère des choses. Elle décompose son matériel dans le cadre d'une esthétique très personnelle de type palimpseste, le découpe, le colle, l'agrafe et en fait des collages, le pend au plafond ou le tend aux murs et l'accroche dans la pièce. Les observateurs peuvent en ressentir une certaine gêne car la décomposition au sens propre du mot montre sans ambages le caractère équivoque des idéologies, des théories et des vérités et, surtout, les rend physiquement perceptibles.
    L'art comme une reproduction d'archives et de systèmes d'enregistrement, comme mémoire de notre patrimoine culturel, reflète ici au contraire la décomposition et le déclin. Jenny Michel a donné au livre et à l'exposition le titre ANTENNA DIARIES, car elle veut appeler l'art en tant que « média de l'interaction », « symbole de notre conscience » - envoi - réception - transformation. Dans l'espace d'écho de l'artiste, nous nous trouvons donc aussi renvoyés à nous-mêmes - pensivement.

  • La Kunsthaus de Zurich présente, avec Cathérine Hug au commissariat, une grande exposition à l'occasion du 50ème anniversaire des premiers pas de l'homme sur la lune en 1969. L'alunissage de la capsule américaine Apollo 11 a modifié le rapport de l'homme à l'univers et à son environnement. Le premier regard extérieur sur le globe terrestre a été rapidement suivi d'une prise de conscience nouvelle pour la fragilité de notre planète et les menaces existentielles que représentent les interventions humaines.
    Ce discours, plus actuel que jamais, n'est cependant pas le seul axe thématique de l'exposition et du catalogue richement illustré, qui, bien plus, s'intéressent au mystère qui a fasciné toutes les cultures du monde depuis le 19ème siècle et continue de le faire. Le tour d'horizon historique du regard des artistes sur la lune comprend des sujets et des aspects tels que « cartographie céleste et surface de la lune », « maladies lunatiques », « colonisation de la lune » ou « fusées et véhicules lunaires ».

    Artistes : Darren Almond, Pawel Althamer, Kader Attia, John Baldessari, René Burri, Coop Himmelb(l)au, Niki de Saint Phalle, Honoré Daumier, Robert Delaunay, Albrecht Dürer, Max Ernst, Sylvie Fleury, Lucio Fontana, Galileo Galilei, Richard Hamilton, Yves Klein, Fritz Lang, René Magritte, Edvard Munch, NASA, Robert Rauschenberg, Man Ray, Giovanni Segantini, Roman Signer, Edward Steichen, Not Vital, Zhang Wang, Andy Warhol, Marianne von Werefkin, Arthur Woods et al.

  • Les « écoles de photographie » rhénanes ont une envergure internationale. Les noms de Bernd et Hilla Becher notamment sont associés à la photographie en tant que média conceptuel, c'est de leur cours à la Kunstakademie de Düsseldorf qu'est issue la célèbre « école Becher ». Depuis 1990 et la filière diplômante « médias audiovisuels » (Audiovisuelle Medien) mise en place à l'Académie des arts médiatiques (Kunsthochschule für Medien) de Cologne, un lieu d'avenir entièrement nouveau de l'enseignement et de la pratique de la photographie d'art a vu le jour. Les artistes de « Générations futures. Photographie actuelle made in Rhénanie » suivent pour le fond les approches conceptuelles, mais élargissent la photographie dans l'espace, l'image animée, la peinture, la poésie, le graphisme et le photographisme. Ceux qui sont nés dans les années 1970 et 1980 connaissent le caractère éphémère des images sur le Net. Ils se font le reflet de leur présence dans la perception quotidienne, comme des conditions de leur composition et de leur reproduction, souvent sous forme de produits hybrides issus de techniques de production analogues et numériques. Sur cet arrière-plan photo-historique, ils s'affranchissent des anciennes représentations de la photographie en tant qu'image de la réalité et fixent la promesse de vérité autrefois si séduisante dans les caisses de résonnance de leur nouveau travail artistique.

    Les artistes : Alexander Basile, Johannes Bendzulla, Mia Boysen, Louisa Clement, Natalie Czech, Owen Gump, Alwin Lay, Peter Miller, Anne Pöhlmann, Johannes Post, Sebastian Riemer, Morgaine Schäfer, Berit Schneidereit, Shigeru Takato, Anna Vogel, Moritz Wegwerth, Christoph Westermeier, Matthias Wollgast.

  • À première vue, la discontinuité détermine le travail d'Eberhard Havekost. Avec leur sens du réalisme, certaines de ses dernières peintures des années 2017-2019 sont pour ainsi dire parfaites. Le kangourou du titre fixe le spectateur, il a l'air aveuglé par la lumière vive, peut-être celle des phares d'une voiture. Son corps est comme pétrifié, l'attitude celle qui préfigure la rigidité cadavérique. D'autres images sont abstraites, associent les traits de pinceau dynamiques et gestiques à la peinture raclée. Sur d'autres encore des couleurs telles qu'un orange éclatant, jaune citron ou rouge écarlate coulent les unes dans les autres, suggérant un nuage de fumée. Puis de nouveau un vert soufré paraît uniforme et donc tirant sur le jaune comme s'il attaquait, acide, collant et mordant, la toile. Le processus pictural devient chimique lorsqu'Eberhard Havekost retire couche après couche de peinture à la térébenthine, la liquéfie donc de nouveau afin qu'elle donne l'impression de se dissoudre. Ses tableaux vont ainsi plus loin que la réalité. Ils tournent autour de la dissolution de l'objet car il s'agit dans son travail de reconstruction, voir quelque chose et le rebâtir. L'image cependant reste plane, n'est pas qu'imagination, mais reste objet, souple et peut donc être chargée de significations différentes.

  • C'est toujours aux générations suivantes qu'il incombe d'examiner la pertinence de l'oeuvre d'un artiste selon des critères artistiques historiques. Mais qu'en est-il si cette question est négociée dès le départ par l'artiste dans son oeuvre ? Martin Kippenberger (1953-1997) est considéré, sur le plan médiatique autant que stylistique, comme l'un des artistes allemands les plus complexes et les significatifs des vingt dernières années du 20ème siècle. Il a, avec ses amis et compagnons de route, marqué de manière significative l'image de l'art à l'époque postmoderne et beaucoup remis les choses à l'endroit en toute anarchie. Son esprit, son énergie créatrice incontrôlée et l'oeuvre qui en est le fruit lui ont déjà valu de son vivant d'occuper une position prédominante dans l'art contemporain, même si tous ne l'ont sans doute pas reconnu ou accepté. Aujourd'hui, ce jugement est unanimement partagé dans le monde entier et son oeuvre occupe une place importante dans la réflexion artistique historique. La connaissance profonde de l'histoire de l'art s'y oppose à un fond presque inépuisable d'histoires de l'art et d'anecdotes sur l'art, un don d'observation formé au quotidien et le lien direct entre l'expression artistique et sa vie, de sorte que l'attitude de Martin Kippenberger et sa vision de son rôle d'artiste sont devenus des modèles pour les générations à venir. Qu'il s'agisse de dessins, d'affiches, de collages, de multiples, de livres d'artiste, de photographies, de musique, de peinture, de sculpture ou d'installations d'envergure - son travail, en plus d'englober tous les médias artistiques du 20ème siècle, les suit jusque dans les dimensions les plus ramifiées de ses possibilités. Ou alors le slogan qu'il a proclamé face à la caméra de Günther Förg « I love no waiting » nous a déjà tout révélé sur l'artiste, l'époque d'il y a 30 ans et notre propre jeunesse écoulée ? Et nous a-t-il déjà fait savoir, alors, que nous poursuivrions pleins de nostalgie l'esprit du temps incarné de manière si singulière par son art ?

  • Remembering landscape

    Collectif

    • Snoeck
    • 11 October 2018

    Quel sens a le paysage aujourd'hui ? Désigne-t-il encore l'idéal romantique d'un espace naturel, agricole et de peuplement diversifié ? Les paysages modernes actuels sont souvent des « non lieux ».
    Ils portent les traces des interventions économiques, les nouvelles délimitations en sont marquées par les déplacements et la guerre autant que par l'extension et l'exploitation minière. Il arrive assez souvent qu'un seul type de nature résiduel demeure où quelques ruines racontent les grands évènements historiques. Les paysages arides qui parlent de la violence passée sont rétrogradés au rang de matériel (explicatif). En même temps, les mémoires (de guerre) sont manifestement exprimées dans les monuments architecturaux du 20ème siècle. Dans cette exposition et dans bon nombre des contributions au gros volume qui l'accompagne, 24 artistes et groupes d'artistes donnent vie au thème du paysage. Des paysages sont présentés entre fiction, symbolisme et documentation, ils font appel à notre capacité à lire et déchiffrer ces images - et, de manière assez naturelle, à notre imagination et notre capacité à ressentir de l'empathie.

    Artistes : Luc Delahaye, Lukas Einsele, Cyprien Gaillard, Jan Kempenaers, Anselm Kiefer, Aglaia Konrad, Armin Linke, Richard Mosse, Andreas Mühe, Multiplicity, Paul Nash, Alexandra Navratil, Unknown Fields Division, Paul Virilio et. al.

  • Gregor Hildebrandt (*1974) a d'abord vu chez un ami un cliché de Will Steacy, un photographe américain auteur d'une série sur les instituts de prêt sur gage (pawnshops) aux États-Unis. Les collages, panneaux peints, travaux photographiques et installations de Gregor Hildebrandt ont toujours suscité l'étonnement, on peut même dire qu'ils ont fait sensation, en raison notamment de son matériau de prédilection, des supports de données analogiques, soit des bandes magnétiques audio et vidéo et des disques, ainsi que leurs boîtiers et pochettes.

  • Le livre, dont le titre reprend une qualification due à Paul Klee de son ami artiste Nolde, est publié à l'occasion de l'exposition « Emil Nolde » au Centre Paul Klee et comprend, outre les illustrations des oeuvres qui y sont présentées, la correspondance publiée ici pour la première fois des couples Nolde et Klee. La rencontre avec l'étranger a toujours paru stimuler le travail artistique d'Emil Nolde. Dans son oeuvre, on trouve de nombreuses références au grotesque, au fantastique et à l'exotisme, une fascination qu'il partageait avec Paul Klee. Les grotesques leur permettaient à tous les deux de com menter en critiquant les événements de l'époque. Des repré - sen ta tions fantastiques naissent chez Nolde du jeu sérieux avec l'inconnu et inquiétant, et occupent par conséquent une place centrale dans son oeuvre, tandis que chez Paul Klee, le royaume des esprits, démons et autres créatures hybrides semble plutôt servir à l'édification en tant qu'univers parallèle passionnant.
    Les motifs exotiques forment, pour Nolde comme pour Klee et beaucoup de leurs contemporains, un nouveau vocabulaire formel inspirant qui les aide à desserrer le corset de la tradition européenne. Le livre présente d'une part des oeuvres de Nolde qui n'avaient suscité jusqu'à présent qu'un intérêt marginal du monde artistique, mais aux quelles l'artiste accordait une grande importance et qui méritent donc toute notre attention, publie et commente d'autre part pour la première fois la correspondance d'Emil et Ada Nolde avec Paul et Lily Klee. Cette étude de la communication écrite entre les deux artistes amis et leurs familles comble une lacune de la recherche et fait apparaître des aspects jusqu'à présent encore inconnus d'une amitié source d'inspiration réciproque.

  • Que se passe-t-il lorsque des musiciens reprennent des idées de la scène artistique ? Et quelles peintures, sculptures et vidéos voit-on naître lorsque des artistes plasticiens se permettent d'être influencés par la musique ? Tel est le fil rouge de l'exposition « Black Album / White Cube - Un voyage à travers l'art et la musique » dont le commissaire est Max Dax, ancien rédacteur en chef du magazine Spex and Electronic Beats. Le livre traite de classiques modernes, parmi lesquels la couverture conçue par Peter Saville de l'album « Unknown Pleasures » de Joy Division (et une méditation sur leur dérivés), la peinture « Autobahn » d'Emil Schult pour Kraftwerk ou l'installation vidéo apocalyptique APEX d'Arthur Jafa qui re-écrit l'histoire de la pop, et jusqu'au rythme des pulsations d'une piste de techno de Detroit par Robert Hood. Les influences réciproques entre la musique et l'art sautent aux yeux lorsqu'Albert Oehlen évoque Scooter et les Euromasters de Rotterdam dans ses peintures, ou encore dans les photographies d'Andrea Stappert, Anton Corbijn, Sven Marquardt, Luci Lux et Wolfgang Tillmans.
    Les oeuvres vidéo de Cyprien Gaillard, Mark Leckey et Daniel Blumberg élargissent l'approche au cinéma. Le livre comprend aussi de nombreuses interviews de fond des artistes participants par Max Dax - notamment Kim Gordon, Thomas Ruff et Michaela Melián. Enfin, un entretien approfondi avec Hans Ulrich Obrist donne une idée plus précise de la pratique du conservateur.
    Artistes :
    Daniel Blumberg, Rutherford Chang, Phil Collins, Anton Corbijn, Kim Gordon, Scott King, Peter Knoch, Mark Leckey, Julian Lescoeur, Sven Marquardt, Michaela Melián, Radenko Milak, Albert Oehlen feat H.P. Baxxter, Thomas Ruff, Peter Saville, Thomas Scheibitz, Michael Schirner, Bettina Scholz, Emil Schult, Andrea Stappert, Henning Strassburger, Wolfgang Tillmans, Philip Topolovac, Ari Versluis / Ellie Uyttenbroek et Wolfgang Voigt

  • Dey your lane!" is an expression often heard on the streets of Lagos. It means: "That's none of your business!" Every day, millions of people survive in this fast-growing city by relying on a particular form of resourcefulness, both individual and collective. In this book, twenty-four photographers lift the veil on the creative and artistic vitality that is generated by the African metropolis. A number of essays interpret and contextualize their photographs.
    Discover how residents of this vast Nigerian city navigate the public space of the megalopolis and fulfil personal and collective ambitions.

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