Carole Bellaïche

  • Le livre indispensable pour les fans d'Isabelle Huppert !

    C'est en 1993, alors qu'elle travaille pour les Cahiers du cinéma, que Carole Bellaïche photographie pour la première fois Isabelle Huppert, alors en répétition à Lausanne de la pièce Orlando, mise en scène par Bob Wilson.

    Un an plus tard, Carole a la surprise d'être contactée par l'actrice souhaitant être photographiée en Marlène Dietrich pour les besoins d'un film de Louis Malle (qui n'a jamais été réalisé).

    Cette séance, magique, marque le début d'une relation photographe-modèle qui ne s'est jamais interrompue.

    Femme aux mille visages, Isabelle Huppert partage avec la photographe un plaisir complice de l'image qu'aucune autre actrice ne possède.

    Suivront des dizaines de séances et de voyages, dont un au Brésil, tant d'expériences et de moments forts, des photos en studio, dans la rue, dans des cafés, seule ou en famille... Chaque série (dont de nombreuses images inédites) montre un visage différent de l'actrice : elle se transforme, elle est une autre, elle nous échappe, mystérieuse et quotidienne, c'est là sa magie.

  • On est en 1978. Carole Bellaïche a 14 ans. Elle est en seconde. Elle se lance avec ferveur dans le projet de photographier certaines filles de sa classe, un acte d'emprise sur celles qu'elle juge les plus belles. Elle les maquille, les dispose, les déguise, les met en scène dans l'espace hors du temps de la grande maison familiale. C'est un jeu étrange, à la fois léger et sérieux, mais elle n'a pas conscience de faire oeuvre de photographe. Peu après cette expérience lycéenne, elle devient « pour de vrai » photographe - elle réalise des portraits d'acteurs et d'actrices pour leurs books. Elle abandonne ses premiers films dans un placard, comme une passade d'adolescence sans lien avec son nouveau métier.
    Les pellicules dorment pendant quarante ans, et s'abîment. Un jour, elle y repense et les exhume. Le temps de latence est achevé : les images ressurgies du passé sont bien celles d'une jeune fille de 14 ans qui ne savait pas qu'elle était photographe. Elles sont devenues « autres » car elles ont été, pour la plupart, rongées, partiellement effacées, mais aussi ornées, redessinées, recréées par le travail chimique et inconscient du temps.
    Elles sont devenues autres car Carole Bellaïche peut les voir désormais comme une expérience fondatrice pour son travail de grande photographe d'actrices.
    Pour Alain Bergala, la rareté de ces images de jeunes filles tient à leur beauté propre, à leur tenue formelle impeccable, mais aussi au fait, unique, qu'elles ont été prises par une jeune fille de leur âge. La jeune fille a toujours été un motif de prédilection pour les peintres, les photographes, les cinéastes, mais ceux qui photographient les jeunes filles sont le plus souvent des hommes, plus avancés en âge, avec tout ce que cela entraîne de nostalgie ou de désir de leur part. Le trouble qui naît de certaines de ces photos est d'un autre ordre : c'est qu'elles ont été manigancées... entre jeunes filles.

  • Arriver la nuit dans une maison qu'on ne connaît pas.
    Sauver une coccinelle. Confier un secret. Réciter un poème qu'on a soi-même écrit. Un inventaire joyeux de phrases et de photos sensibles pour évoquer des émotions, des souvenirs d'enfance. Et s'offrir de délicieux battements de coeur...

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