Ludovic Pautier

  • Poésie & flamenco « Le flamenco se méfie des cinéphiles, déteste les zélotes ou les faux poètes et défie avec dédain, et même un zeste de cruauté, tous ceux qui voudraient l'enfermer dans les beaux discours exotiques.
    À moins d'être fou amoureux. Amoureux de l'Espagne et de tout ce qui va avec. Amoureux des bars les plus bruyants du monde. Pur amoureux, et rien d'autre.
    Voilà le seul secret de Ludovic Pautier, Ludo pour tous, l'enfant des Pyrénées tombé dans l'aficion du cante comme d'autres ont frôlé la foudre et qui a gravi une à une les étapes, sûr une fois pour toutes de sa quête, habité par la seule flamme qui vaille, celle qui, là-haut, tout en haut, vacille ou se dissimule mais ne s'éteint jamais. C'était le prix des mots justes qui coulent de source, des mots qui disent ce qui se cache ou se trame en vrai, des mots tombés du ciel ou arrachés à la terre, des mots d'amour à mordre et à pleurer. Les mots du cante... »

  • Du chant, de la danse, de la guitare et des compás : le Flamenco est un monde. Il a ses épicentres, les belles Andalouses, bien sûr, le pueblo, mais aussi Mont-de-Marsan et Nîmes, les pefias gauloises ou ibériques. Cette planète obéit à ses propres rituels, les réunions autour du feu, au retour des champs, les chants des baptêmes et des veillées funèbres, les festivals, les cours et les académies. Un peuple, aussi, à part, des artistes mêlés aux aficionados, quelques figuras capables de transmettre le feu sacré.
    L'univers flamenco, Jean-Louis Duzert le sillonne depuis plus de 20 ans, les yeux grand ouverts. Il s'est engagé sur ces terres lors du festival Arte Flamenco, en 1989, et ne les a jamais quittées. Accompagné de Ludovic Pautier à l'écriture, le photographe nous offre une balade, non pas exhaustive, mais dont l'apparente désinvolture offre de rares et surprenants émerveillements. Ignorez les sentiers battus : partez pour une Balada Flamenca.

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