Alcide

  • Les aqueducs sont peut-être les ouvrages les plus significatifs de la civilisation romaine : chaque ville souhaitait disposer d'une eau abondante pour alimenter les fontaines et les thermes auxquels étaient particulièrement attachés les Romains. Rome a compté jusqu'à onze aqueducs ! Celui de Nîmes, construit au Ier siècle de notre ère, fait 50 kilomètres de long pour seulement 12 mètres de pente... soit 25 centimètres par kilomètre. Les prouesses des géomètres et architectes romains ne s'arrêtent pas là. Pour franchir les gorges du Gardon, il a fallu bâtir le pont du Gard. Comment ? Combien d'ouvriers ont travaillé à cechantier ? Pourquoi l'ouvrage a-t-il survécu aux siècles ? Quand a-t-il pris son nom ? L'historien Eric Teyssier raconte la construction de cet ouvrage unique au monde, les défis techniques qu'il a fallu surmonter. Au delà c'est toute l'histoire des aqueducs romains qui est évoquée ainsi que la vie quotidienne de l'époque ou l'eau joue un role primordial.

  • Les gladiateurs connaissent un tel succès du temps des Romains qu'on invente les arènes pour mettre en scène leurs combats. L'empereur Commode sera même tellement épris de ces spectacles qu'il deviendra occasionnellement gladiateur... il est vrai en réservant à ses adversaires des armes en bois ! Mais qui étaient vraiment les gladiateurs ? Des prisonniers, des esclaves ou des professionnels ? Qui fut Spartacus ? Quelles étaient les différentes panoplies des combattants ? Comment se déroulaient les affrontements ? Y avait-il toujours une mise à mort ? Au fil du temps, les gladiateurs sont devenus de véritables stars admirées pour leur courage. Comme Hermès, l'agile hoplomaque, et Colombus le mirmillon, véritable colosse, qui livrèrent des combats d'anthologie. Des origines des gladiateurs à leur disparition, Des origines des gladiateurs à leur disparition Éric Teyssier fait un récit fourmillant d'anecdotes de cette histoire qui fascine encore de nos jours.

  • Entre 1702 et 1704, 2 000 Camisards, des protestants cévenols, tiennent tête à 30 000 soldats du roi, parmi lesquels les terribles dragons. Pourquoi ce soulèvement ? En 1598, Henri IV avait signé l'édit de Nantes et accordé la liberté de culte aux protestants. Il avait ainsi mis fin à 40 années de guerres de Religion et à d'horribles massacres. Or, presqu'un siècle plus tard, en 1685, Louis XIV décide d'imposer le catholicisme comme l'unique religion de son royaume. Une répression terrible s'abat alors sur les protestants : les hommes sont condamnés aux galères, à la roue et au bûcher, les femmes emprisonnées et les enfants envoyés dans des couvents. La pression sur la population réformée est à son comble. La révolte éclate. L'historien Jean-Paul Chabrol raconte l'âpre conquête de la liberté de conscience, de la Réforme à la Révolution française. C'est dans ce cadre que l'épopée des Camisards, qui n'a duré que deux ans, a marqué l'histoire de la France et de l'Europe mais aussi celle des Cévennes qui resteront dès lors une terre de résistance.

  • Dès le IVe siècle avant J.-C., Nîmes est un oppidum, une petite ville gauloise. Elle abrite une source et un bois sacré. C'est un lieu de culte important pour le peuple gaulois des Volques arécomiques. C'est entre l'an 0 et l'an 100 que Nîmes devient une ville romaine très prospère. Elle s'embellit alors d'un temple, la Maison Carrée, et d'arènes pour accueillir les combats de gladiateurs. La ville finance même un aqueduc de 50 kilomètres pour alimenter ses fontaines et ses thermes : le pont du Gard est construit pour cela ! Nîmes est alors une colonie latine de premier plan. Son rempart, dont la tour Magne fut la plus haute des tours, fut le cinquième plus important de tout l'Empire romain. Le territoire de la cité s'étend jusqu'à la mer. Mais comment s'est faite la « conquête » romaine ? Un empereur romain fut-il véritablement originaire de Nîmes ? Est-ce la raison de cette splendeur ? Éric Teyssier nous entraîne dans une captivante aventure où l'on croise les principaux personnages de l'Histoire, d'Hannibal à Marius, de César à Vercingétorix, d'Auguste à Cléopâtre tout en accompagnant les Romains dans leur vie quotidienne.

  • Élie, fils d'un chef camisard, fuit la guerre des Cévennes suite au massacre de sa famille. Ayant rejoint Paris, il se lie d'amitié avec le petit voleur Jean La Fosse. Bientôt rattrapé par l'histoire des Cévennes, il se voit confier une mission cruciale. Mais parviendra-t-il à échapper aux griffes de Louis XIV et de sa maréchaussée dirigée par l'impitoyable De Mazerolles ? Au gré des pérégrinations d'un petit campagnard cévenol et d'un jeune voleur natif de la capitale, Alain Bellet nous transporte dans la France de la guerre des Camisards. Cette révolte menée pour la liberté de conscience aura des répercussions dans l'Europe entière. D'origine protestante, né dans le quartier de la Bastille un 14 juillet, Alain Bellet fut directeur de centres culturels et de cinémas d'Art et d'Essai, puis journaliste et écrivain. Habitant en Cévennes une partie de l'année, il est l'auteur d'une dizaine de romans historiques pour la jeunesse.

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