Apart

  • L'esprit de l'ours

    Jean-Noël Passal

    • Apart
    • 22 November 2010

    Au Grand Bazar de l'Ours.
    L'ethnologie peut être originale quand elle est férocement investigatrice. Où vit Jean de l'Ours ? À Madrid, à Berne, à Berlin ou à Moscou ? Jean de la Fontaine boit-il l'eau de l'ours, sa bière, son vin, voire sa vodka ? Pourquoi Boucle d'Or casse-t-elle systématiquement la chaise du petit ours et se sauve-t-elle toujours en perdant son bouquet de fleurs ? Saint-Valier fait-il la course avec Sainte-Colombe dans le dressage catholique des ours et des populations païennes ? Vous saurez tout sur l'ours, ses mythes, ses légendes, comment on le chasse et le cuisine...
    Et encore bien d'autres curiosités à travers cette encyclopédie méthodique aussi festive que documentée et critique, basée sur deux siècles de représentations de l'ours (publicités, films, cartes téléphoniques, buvards, affiches, timbres, livres pour enfants...). Martin, ce " frère de l'homme ", existe-t-il encore ou bien n'est-il devenu qu'un fantasme collectif, un fantôme culturel ? L'Esprit de l'Ours ne serait-il que l'ombre de l'homme ?

  • L'esprit du cinéma muet

    Pierre Allard

    • Apart
    • 22 November 2010

    Alors que depuis quelques années, on assiste régulièrement à des représentations de chefs-d'oeuvre du cinéma muet, assorties d'un accompagnement musical original, il peut paraître utile et agréable de se plonger dans la très riche histoire du genre.
    Après quelques balbutiements expérimentaux, la merveilleuse ère du cinéma a commencé le 28 décembre 1895, avec la première représentation publique des frères Lumière dans les sous-sols du Grand Café à Paris. De la vente aux forains de petits bouts de films, on est insensiblement venu au système de la location à des établissements spécialisés et sédentaires. Puis, les petits films firent bientôt place à la notion de spectacle, avec des histoires structurées, interprétées par des acteurs spécialisés, présentées en une seule séance.
    Parfois, il arrivait que quelques films très importants fussent transformés en épisodes ou " époques ", projetés plusieurs semaines consécutives. Aux Etats-Unis, en 1914, initié par le Français Louis Gasnier pour Pathé, avec Pearl White comme héroïne dans Les Mystères de New York, naissait le serial américain en dix, voire douze épisodes ou plus. L'épuisement d'une Europe en guerre, faisait perdre à la France sa première place mondiale en matière de cinéma, cependant que les cinémas allemands et italiens perdaient leur importance.
    Parallèlement, se créait Outre-Atlantique une véritable industrie américaine du cinéma, bientôt dominée par les six " majors " de l'époque : Fox, MGM, Paramount, Universal, United Artists et Warner Bros. On connaît la suite. En France, deux majors - modestes par rapport aux américaines - ont émergé, et bravant le temps, sont aujourd'hui plus que centenaires. Elles ont pour nom Gaumont et Pathé. C'est ce long chemin, depuis 1895 jusqu'à la généralisation du parlant, au cours de la saison 1929-1930, que le lecteur suivra, en appréciant au passage les rares et nombreuses illustrations, en provenance de la collection de l'auteur.

  • Avant de devenir une parure naturelle, les cheveux furent, à l'instar des autres poils du corps, une toison protectrice contre les intempéries.
    Avec le développement des civilisations, ils permirent des coiffures somptueuses. Mais, ce qui frappa d'abord l'imagination, fut leur longévité, leur force, leur résistance au temps. De là, vint certainement l'histoire de Samson. Longueur et beauté les tirèrent vers le péché. Et ce fut l'histoire de Marie-Madeleine. Les rituels qui accompagnent leur première coupe et ceux qui suivent la mort, sont innombrables.
    Les croyances en leurs pouvoirs maléfiques ou bénéfiques sont étonnantes. Ici, ils servirent d'outils, ailleurs de médication. De modes en révoltes politiques ou pratiques castratrices, leur longueur fit sens. En un mot, " sur toutes les soupes " de l'existence humaine, " il traîne bien un cheveu ". Cet ouvrage en donne un bel aperçu.

  • L'histoire des chemins de fer en Alsace à travers une série de cartes postales d'anciennes gares et d'anciens trains.

  • L'esprit du chat

    Bérangère Bienfait

    • Apart
    • 24 November 2010

    Le chat est l'animal qui a fait couler le plus d'encre.
    Son mystère suscite toutes les interprétations, toutes les superstitions. Objet de haine, de crainte ou d'amour, le chat ne laisse jamais indifférent. Ce livre évoque l'histoire des relations unissant les êtres humains au chat depuis près de cinq mille ans. Relations en dents de scie qui se placent sur plusieurs plans : psychologique, économique, social, religieux ou artistique. Souricier, star de cinéma, héros de bande dessinée, déité vénérée dans l'Ancienne Egypte ou incarnation du diable, persécutée dans l'Europe médiévale.
    Autant de facettes qu'éclaire une iconographie superbe, très variée, complétée d'objets anciens, souvent rares. Un texte vivant et plein d'humour, riche en citations et en extraits célèbres. Un livre indispensable pour tous les amoureux du chat et ceux qui souhaitent le découvrir : " À fréquenter le chat, on ne risque que de s'enrichir " (Colette, Les Vrilles de la Vigne).

  • En mars 1983, les médias et les opinions publiques mondiales sont bouleversés par un événement spectaculaire : des centaines d'écolières palestiniennes de Judée-Samarie, alors sous occupation israélienne, sont hospitalisées avec accompagnement de manifestations publiques violentes. Les accusations fusent aussitôt : Israël a empoisonné les écolières ! Des investigations médicales, des enquêtes internationales (notamment par l'Organisation mondiale de la Santé) cherchent à établir la cause de la mystérieuse épidémie. On n'en découvre aucune. Il s'est agi d'une mystification des opinions locales et mondiales, d'une invention de la propagande anti-israélienne. Dans le conflit israélo-arabe, un rôle majeur est dévolu à la guerre d'intoxication qui diabolise Israël et blanchit ses ennemis.

  • Nous sommes au coeur d'une mutation profonde et irréversible. Le monde dans lequel nous entrons est d ores et déjà très différent de celui que nous sommes en train de quitter Le monde de demain sera bien plus différent encore. Ce ne sont pas seulement l économie et la finance qui sont concernées, mais la politique et la géopolitique, les cultures, le travail, l organisation entrepreneuriale, la sécurité et la défense, la vie même et le rapport des êtres humains à leur propre existence. Nous vivons un changement de paradigme, aussi radical en ses effets et ses conséquences que celui qui a vu s opérer la révolution industrielle au dix-neuvième siècle. L objet de ce livre est d expliquer et de donner à comprendre ce changement.

  • Quelle chance que ma mère ait eu l'audace de braver l'autorité paternelle et m'ait envoyé au lycée Ampère à Lyon, moi le petit " gone " des campagnes lyonnaises ! Naturellement destiné à ne fréquenter l'école que jusqu'au brevet, et encore...
    Puis à entrer en apprentissage, je me suis retrouvé sur les bancs de cette institution lyonnaise où le coureur des bois que j'étais se frotta aux fils des dynasties lyonnaises du barreau, des affaires ou de la médecine ! Ils ne m'ont jamais admis dans le cercle de leurs fréquentations. J'y perdis nombre de mes repères, mais j'y gagnai une inimaginable soif de militer pour l'égalité des chances et de lutter contre toutes les injustices.
    Au secours, je suis prof de collège ! est un témoignage né de la convergence féconde de deux passions : enseigner l'histoire dans la joie et la bonne humeur et susciter chez les élèves l'aspiration au bonheur. Ce retour sur images est dédié à tous les jeunes enseignants catapultés dans un espace dont ils ont appris les contours sans en connaître les mystères, à tous les élèves qui m'ont aidé à apprendre autant sur la jeunesse que sur moi-même, à tous les collègues, grands perdants de l'évolution de la société, trop dépossédés de leur image symbolique forgée dans l'estime et la crédibilité.
    Je dédie ces souvenirs aux principaux de collège observés du coin de l'oeil. Je me suis diverti à observer chez eux les grandeurs ou les ravages nés d'un pouvoir bien périssable. Je dédie enfin ces réflexions aux responsables de l'Education Nationale, institution fondamentalement essentielle dont la mission est de porter la jeunesse sur les chemins de la réussite humaine, professionnelle et citoyenne.
    Bref, j'ai fait le plus beau métier du monde !

  • L'esprit de la beauté

    Bérangère Bienfait

    • Apart
    • 22 November 2010

    Qu'est-ce que la Beauté ? Est-elle innée ou bien découle-t-elle de soins de toilette ou d'artifices comme le maquillage ou le costume ? Peut-on objectivement la définir ou demeure-t-elle subjective ? N'est-elle que le reflet de la séduction, première motivation de l'homme et de la femme, et incitation à modifier corps et visages ? Pourquoi, d'une civilisation à l'autre, ce qui paraît irrésistible à l'une fera ailleurs frémir de dégoût.
    Qui détient réellement la clef de la Beauté ? L'Hygiène et la Beauté se sont souvent croisées à travers les siècles mais pour quels résultats ? N'a-t-on pas souvent confondu jeunesse et beauté au mépris de la santé ? Cet ouvrage tente d'aborder ces divers aspects de la Beauté en montrant les us et coutumes liés à son Histoire. S'il a fallu souffrir pour l'obtenir, la femme d'aujourd'hui se pose-t-elle encore la question : " Miroir, mon beau miroir, dis-moi quelle est la plus belle ? ".

  • Maman, c'est trois fois quelque chose ! ".
    Cette expression de Johann, notre fils aîné, m'est revenue spontanément lorsque j'ai commencé à écrire, à exprimer mon questionnement face à sa maladie, face à son handicap. Johann est psychotique. Nous l'avons accueilli à l'âge de deux ans et le quotidien, pour être passionnant, n'en a pas moins été particulier, demandant une adaptation permanente. Les événements ont pris une tournure à la limite du gérable lorsqu'à l'adolescence il a " décompensé.
    Depuis six ans, nous faisons face, week-end après week-end, vacances après vacances... avec des relais (hôpital psychiatrique) mais de façon nettement insuffisante selon nous. Nous avons lancé des appels à l'aide. Nous avons été soutenus par notre famille et par nos amis et, grâce à eux, nous avons tenu et nous tenons encore. C'est tout cela que j'ai laissé glisser sous ma plume, tout mon ressenti de " maman face à la souffrance de son enfant, face à ce que nous avons vécu, à ce que nous avons entendu.
    Oui, il s'agit bien de " trois fois quelque chose u cette vie semée d'embûches, ce décalage permanent, sa difficulté à vivre la relation, son incapacité à faire, à exécuter... " Trois fois quelque chose " pour lui, " trois fois quelque chose " pour nous aussi. Alors, de " trois fois quelque chose " en a trois fois quelque chose ", de réflexion en réaction, j'invite le lecteur à monter à bord de l'embarcation familiale et à se laisser porter, au fil des réflexions entendues ici ou là (qui constituent le fil conducteur de cet ouvrage) et au fil des réactions que cela a suscitées en moi.
    Il s'agit d'un simple témoignage, celui d'une maman, celui d'une famille face à la maladie de l'un des siens. Il s'agit d'un message d'Amour. Il s'agit aussi d'un cri, d'un appel, qui rejoindront, je l'espère, d'autres cris, d'autres appels, pour mieux résonner, pour vibrer à l'unisson et pour faire réagir.

  • Dans les belles pages qui suivent, Lionel Royer et René Verstraete, circinusophiles avertis, nous font partager leur passion des compas. Gageons que les lecteurs seront séduits par la beauté et la variété de cet instrument singulier. Singulier, il l'est en effet. Non pas véritablement par sa forme et son fonctionnement, d'une grande simplicité (du moins pour les modèles classiques), mais par tout ce qu'il évoque dans les tréfonds de notre âme. Et pourtant, qu¹est-ce au fond qu'un compas, sinon deux tiges effilées à une extrémité, réunies à une autre et articulées ?
    Or, précisément, la forme toute simple de cet objet nous interpelle. Lionel Royer et René Verstraete, sans négliger les aspects symboliques du compas, se sont aussi attachés à nous offrir une nomenclature et une typologie du divin instrument. On y découvrira qu'il ne se limite pas à sa forme la plus simple, mais que ses branches peuvent être arquées, triples, à ressort, à curseur et que le mot désigne des instruments qui ne sont plus articulés mais coulissants. On constatera également qu'il est présent, sous une forme ou une autre, dans une multitude de professions, du charpentier au serrurier, en passant par le cordonnier, le forestier ou l'obstétricien, à tel point que celles qui n'en usaient pas au sein des compagnonnages étaient jadis jugées indignes d'appartenir au Devoir.
    Finalement, ce beau livre nous rappelle que la créativité technique de l'homme est immense et que le compas, tout symbole de Sagesse qu'il soit, n'est rien sans la main qui le conduit et l'intelligence qui la meut. Laurent BASTARD Conservateur du Musée du Compagnonnage de Tours Quand René Verstraete réalise quelque chose, c'est avec sérieux et passion. Il en est ainsi, par exemple, pour les compas qu'il étudie et recherche avec soin depuis plus de 20 ans. Il ne néglige aucun lieu : musées de l'outil et du Compagnonnage, salons d'antiquaires, foires à la brocante en France et à l'étranger, même les modestes vide-greniers reçoivent sa visite. Parallèlement, il mène des recherches dans les livres anciens et, depuis quelques années, sur Internet. Sans conteste, ses connaissances historiques en la matière sont étendues et l'ouvrage qu'il propose avec Lionel Royer constituera une référence dans ce domaine pour longtemps.
    Lionel Royer, après des années de recherches, possède une très importante collection de plus d'un millier de compas et une multitude de documents concernant cet objet. Il participe régulièrement à des expositions, donne des conférences et est très souvent consulté pour son érudition en la matière. Tout ceci ne pouvait que l'amener à produire, en collaboration avec René Verstraete, un autre éminent circinusophile, ce livre de référence sur les compas.

  • Brins d'enfances

    Arlette David

    • Apart
    • 15 October 2009

    Un enfant tente à tout moment de comprendre le monde qui l'entoure et de s'y adapter.
    Un adulte retrouve incidemment une empreinte de son enfance dans sa vie quotidienne... Selon son âge, donc selon son émotivité particulière, selon ses capacités intellectuelles, affectives, relationnelles du moment, un enfant donne un sens tout personnel à ce qu'il vit. L'adulte peut en être étonné, ému, voire déconcerté ou irrité. Parfois il pense que l'enfant ne comprend pas bien les situations. Il lui arrive de conclure qu'il n'y comprend rien.
    Mais, plus justement, ne peut-on dire qu'il les comprend " autrement " ? Chaque " brin d'enfance " de cet ouvrage est une invitation à la rencontre d'une tranche de vie. Le lecteur pourra la visiter, l'explorer et confronter sa perception des choses à celle des protagonistes. C'est l'occasion d'interroger la communication entre adulte et enfant, d'en imaginer d'autres modalités possibles.

  • A l'issue de la seconde guerre mondiale, d'anciens combattants et autres personnes, déclaraient parfois, faisant allusion à notre génération montante - eux aussi, hélas, ils auront leur guerre...
    " Notre guerre " nous l'avons eue, en effet, laquelle a constitué un cas de figure car inclassable dans les catégories de conflits homologués, mais non moins meurtrière. Une génération de jeunes français a été engagée dans une guerre de huit ans, affectant également les populations, qu'elles soient européenne ou musulmane. Sur l'analyse générale qui souvent, en a été faite médiatiquement, il y aurait des choses à redresser non pas par esprit de polémique mais avec le souci de replacer le sujet dans son contexte logistique et humain, au regard de l'Histoire.
    /> C'est ce que l'auteur a souhaité exprimer au travers d'événements vécus personnellement, côtoyés de près ou enregistrés à chaud par des témoignages, en Algérie puis en Tunisie. Sous le titre de " Réflexions sur une agonie programmée ", un dernier chapitre tend à dégager un certain éclairage sur le processus qui devait conduire à l'abandon de l'Algérie, à partir des prises de positions et les réactions de ceux qui à tous les niveaux : politiques militaires et civils, et dans chaque camp, se sont trouvés confrontés à cette situation dramatique, avec en point d'orgue, les retombées tragiques qui ont suivi le cessez-le-feu du 19 mars 1962.

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