Asiatheque

  • Dans le cadre de l'Ecole pratique des hautes études, devenue par la suite Ecole des hautes études en sciences sociales : "Publié il y a un demi-siècle, ce mémoire d'étude pourrait être qualifié, sans prétention aucune, d' "objet historique" . C'est en effet sous cette forme artisanale qu'il a été soumis d'abord à la lecture de Barthes, de Kristeva, de Lacan, et puis des sinologues français et étrangers.
    Le republier aujourd'hui en fac-similé est une manière de lui restituer la fraîcheur d'un élan irrépressible, à l'aube des recherches sémiotiques initiées alors en France". Et il poursuit : "Le titre originel du texte est Analyse formelle de l'oeuvre poétique d'un auteur des Tang : Zhang Ruo-xu. De ce poète du VIIe siècle, on ne connaît, en réalité, qu'un seul poème, le célèbre "Nuit de lune et de fleurs sur le fleuve printanier", comportant trente-six vers".
    Pour cette réédition en fac-similé où les calligraphies de Hsiung Ping-ming ont été aussi conservées, François Cheng a choisi de donner à l'ouvrage le titre même du poème. La nouvelle collection "Empreintes chinoises" dirigée par Catherine Despeux Dans l'art, la littérature, la philosophie, les sciences ou les savoir-faire, avec un regard attentif aussi bien sur le passé que sur le présent, des facettes de la culture chinoise sont offertes au lecteur, dans le désir qu'elles laissent une empreinte sur lui ou lui révèlent quelque chose de lui-même.
    La collection est dirigée par la sinologue Catherine Despeux.

  • La première partie de ce court roman se passe dans un vieux quartier de Shanghai où la maison du jeune Zhang Yingxiong est, comme les autres, promise à démolition ; mais son père refuse toutes les propositions de dédommagement alors que les voisins déménagent un à un, il se met à boire et meurt d'une crise cardiaque. Après son décès, sa veuve signe l'offre de compensation et la maison est rasée. Zhang Yingxiong se met alors en tête de venger son père. Il se fait embaucher comme serveur dans un restaurant dont une fenêtre à l'arrière donne sur l'appartement de l'homme chargé des expulsions dans le quartier, qu'il juge responsable du décès de son père. Ruminant son désir de vengeance, il observe par la fenêtre la fille de cet homme, sur le balcon en face, et la suit dans la rue quand elle sort, pensant en faire l'instrument de sa vengeance. Mais il s'aperçoit peu à peu que les choses ne sont pas si simples... Le récit se poursuit en déroulant une histoire très subtile, avec une tension dont le suspense n'est levé qu'à la toute fin, dans une conclusion ouverte, volontairement non dramatique, qui laisse soudain place à l'émotion.

  • Kyoto, dans les années soixante-dix.
    Le récit est rédigé à la première personne : un jeune Français s'initie à la cérémonie du thé chez madame Yamamoto, la sensei (celle qui transmet son savoir et son expérience). On attend l'arrivée d'une des participantes, Shimizu-san. Son prénom, Ichie (à prononcer Itchié), évoque à la fois la « rencontre » (ichie) des deux jeunes gens autour du thé et le terme bouddhique ichigo ichie, littéralement "une fois, une rencontre", qui fait partie de la Voie du thé.
    Le sentiment entre les deux élèves de Yamamoto sensei prenant doucement naissance, Ichie dévoile au jeune homme le secret tragique de sa famille à l'occasion d'une cérémonie du thé inhabituelle.
    Dans cette histoire sans pesanteur, aussi légère que les gestes du thé et presque sans intrigue, tout est dans l'atmosphère, dans un sentiment d'étrangeté et de fascination qui emporte le lecteur, et dans la conduite d'une histoire savamment agencée. On pense au film sorti en 2020 de Tatsushi Ômori, Dans un jardin qu'on dirait éternel, et à Nuée d'oiseaux blancs, de Kawabata Yasunari. L'expérience de la diversité donne ici aux voix de l'intime les moyens de se livrer dans une narration sensible, récit de l'autre et révélateur de soi.

  • Français La croisière jaune

    Le Fevre Georges

    Réédition du texte de l'historiographe de la mission relatant la fameuse aventure à travers l'Asie. Palmyre 1931. Pékin 1932. Un texte important du grand érudit Paul Pelliot présente à grands traits l'histoire de la Haute Asie. Écrit à l'origine pour la présentation de l'exposition organisée au retour de l'expédition, il ajoute au très vif intérêt de cet ouvrage.

  • Français L'epouse d'Amman

    Fadi Zaghmout

    « Dans ce livre se mélangent humour et tristesse en un cocktail détonnant qui entraîne le lecteur dans une réflexion sur la condition des femmes et des homosexuels dans le monde arabe. Quatre jeunes femmes et un jeune homme s'expriment tour à tour dans le récit, leurs voix alternant pour dire les drames traversés. À travers les différents épisodes de leurs vies relatés de manière directe et vive, avec de nombreux dialogues, sont mises en relief les épreuves auxquelles sont soumis les jeunes dans une société traditionnelle où des règles sclérosées de bonne conduite et la peur du qu'en dira-t-on régissent les relations amoureuses. Pour les femmes, c'est le mariage obligé, aussi vite que possible, des fiançailles réussies comptant beaucoup plus qu'un succès aux examens. C'est aussi la soumission à la puissance paternelle, avec les risques d'abus de toute nature que cela comporte. Et c'est, bien sûr, la valeur de la virginité, jalousement conservée car c'est l'une des conditions de l'ordre social tel qu'il est conçu et observé dans une famille qui veut conserver son rang. Pour les hommes, c'est l'obligation de se comporter de façon virile, avec tout ce que cela représente d'hypocrisie pour ceux que leur orientation sexuelle écarte du mode de vie socialement requis. Le résultat de tout cela : beaucoup de souffrances, l'exil parfois quand on a contrevenu gravement aux impératifs familiaux, et même la mort quand la situation paraît sans issue. »

  • Le phénomène des micronouvelles tel qu'il se présente en Chine avec l'extraordinaire développement du genre depuis une quarantaine d'années est unique au monde. En plus des conditions politiques, économiques, sociales et culturelles favorables, l'apparition d'Internet, des réseaux sociaux et des logiciels de lecture sur téléphone portable a largement stimulé la transmission et la lecture de textes concis. Non seulement ces outils sont particulièrement adaptés à la diffusion de cette littérature, mais ils rendent également les auteurs de ces textes autonomes, indépendants et libérés des contraintes d'une publication traditionnelle par les éditeurs ou libraires.
    Treize micronouvelles d'auteurs contemporains de Chine continentale, d'environ 1400 caractères chacune, ont été sélectionnées pour ce recueil. Leurs auteurs jouissent d'une reconnaissance nationale et ont souvent été récompensés par des prix dans ce domaine. Ces textes ont été choisis tout d'abord pour leur intérêt littéraire intrinsèque. On remarque l'art de croquer le ou les personnages d'un trait dans un espace limité. L'histoire est courte mais souvent avec des rebondissements inattendus voire surprenants. L'humour et l'ironie sont aussi souvent au rendez-vous. Certains textes nous enchantent par leur finesse et leur subtilité. À travers ces saynètes, les lecteurs peuvent faire connaissance avec différentes facettes de la vie quotidienne en Chine contemporaine. Les treize tableaux proposés reflètent la diversité de la société chinoise : ville et campagne, tradition et modernité, migration, pouvoir politique et bureaucratie, mais aussi relations sociales, intergénérationnelles, familiales, amoureuses, etc.
    Le ton et le style des textes proposés sont également variés, de l'humour à la nostalgie.
    Ce recueil est idéal pour les lecteurs qui veulent découvrir la Chine à travers un nouveau genre littéraire. Il l'est aussi pour les enseignants de chinois qui pourront l'exploiter comme matériel pédagogique, ainsi que pour les étudiants dont le niveau de chinois n'est pas encore assez aisé pour lire de longs textes sans être rapidement découragés. Le format bilingue est particulièrement adapté à un exercice à la fois de progression linguistique et de plaisir littéraire.

  • Français Formosana

    Collectif

    À l'heure d'une crise mondialisée où la voix singulière de Taiwan commence à se faire entendre, le recueil de nouvelles Formosana permet aux lecteurs francophones de comprendre les trajectoires historiques et sociales de cette île dont la situation détonne dans le concert des États-nations. La littérature apparaît ainsi comme un média privilégié pour découvrir ce que l'expérience taïwanaise peut offrir au monde. Quand la prise de parole est souvent réduite à son strict minimum (une phrase, un tweet, un post), la parole littéraire, en donnant à voir la complexité d'une société et d'une culture, est plus que jamais essentielle.

    Dans cette anthologie sont proposés neuf textes d'auteurs différents et représentatifs de la scène littéraire taïwanaise actuelle. Ils abordent chacun par le biais de récits originaux d'inspiration et de style variés une multitude de facettes de l'histoire de leur pays : son histoire politique (la colonisation japonaise, les événements du 28 février 1947, la terreur blanche, la levée de la loi martiale, le processus de démocratisation du pays...) et son histoire sociale (mouvements aborigènes, ouvriers, féministes, LGBT, étudiants, écologistes...).

  • 80 mots, pour la plupart en dari, le persan d'Afghanistan mais avec de nombreuses références au pashto, la seconde langue officielle du pays. A travers ces mots, qu'Etienne Gille a choisis parce c'étaient ceux qui lui semblaient couvrir le mieux toutes les réalités de la vie afghane, sont abordés les liens familiaux, les relations sociales, la nourriture avec tous les plats servis avec générosité à l'hôte que l'on veut honorer, les différents arts, les jeux, en somme tout ce qui fait l'originalité et le charme d'un pays.
    Les problèmes ne sont pas évacués : la pauvreté, la drogue, la condition des femmes, les luttes et rivalités entre clans ou ethnies. Chaque fois, le regard d'Etienne Gille est empreint de lucidité, mais aussi de compréhension et de tolérance. On a là un précieux vademecum pour mieux comprendre les Afghans.

  • Français Perles

    Chi Ta-Wei

    Les perles d'un des auteurs phares de la scène SF du monde chinois Après Membrane, roman de science-fiction puissant et poétique sur les mutations du corps et de la mémoire, L'Asiathèque publié un nouveau livre de l'écrivain taïwanais Chi Ta-wei, avec un recueil de nouvelles où l'auteur interroge les dérives de nos sociétés techniciennes et la normativité de nos identités. On y retrouve l'inspiration originale de l'auteur déjà à l'oeuvre dans le roman Membrane (toile de fond "queer", mondes parallèles, virtuosité dans l'exploitation de la science et de ses virtualités plus ou moins pernicieuses).

    Avec son écriture expérimentale mais toujours sensible, Chi Ta-wei invente des mondes à venir qui ressemblent étrangement au nôtre, révèle les maladies qui les rongent et s'efforce d'en trouver les antidotes. Sirènes, faunes, androïdes, mangeurs d'insectes, enquêteurs intergalactiques... Une foule d'êtres insolites rôdent dans les pages de ces six nouvelles écrites à différentes périodes, depuis les années de Chi Ta-wei à l'université dans les années 90 jusqu'à maintenant, puisque figure parmi elles le récit inédit « Perles », écrit spécialement par Chi Ta-wei pour ce recueil et qui donne son nom à l'ouvrage.

    Empruntant aux codes de la science-fiction, du fantastique ou encore des contes de fée, Chi Ta-wei est l'une des voix singulières de la littérature mondiale de l'imaginaire.

    Avec le recueil Perles, Chi Ta-wei montre encore une fois aux lecteurs francophones qu'en Asie aussi la science-fiction ne doit pas être uniquement considérée comme une littérature populaire et formatée, mais comme une littérature qui peut s'emparer de thématiques sociales.

  • Les lettrés Ming (1368-164) [...] ressentent qu'« en méditation, dans la montagne, les jours s'allongent ». Ils écoutent les ruisseaux, les cascades, les bruits qui s'accordent aux battements du coeur avec une délicatesse où le subtil devient indicible et indiscernable. Ils entrent peu à peu dans la nature et dans un état où tous les sons perçus simultanément les plongent dans le silence ultime, celui où pas un bruit ne l'emporte sur l'autre.
    C'est là « retrouver son Coeur », en chinois xin, terme qui désigne à la fois le coeur en tant qu'organe, et l'esprit, le centre de l'être. [...] Nombreux sont les peintres qui ont ainsi fait de la méditation un des thèmes de leur peinture, thème peu mis en avant jusqu'à cette étude de Cédric Laurent qui, à travers la présentation de très beaux textes, poésies et peintures, nous sensibilise à cette esthétique et à cette philosophie de l'être développée et mise en pratique par des lettrés des Ming, un âge d'or pour la peinture chinoise de paysage. Il nous fait mesurer l'importance de la méditation chez eux et chez les néo-confucéens, notamment ceux de l'école du Coeur, qui réinterprètent les textes classiques du confucianisme au regard du bouddhisme et du taoïsme.
    (Extraits de la préface de Catherine Despeux)

  • Français Funérailles molles

    Fang Fang

    Le roman Funérailles molles aborde le sujet sensible de la réforme agraire en Chine du début des années 1950, un des épisodes les plus meurtriers de l'histoire récente du pays, très peu traité dans la littérature chinoise en raison des tabous qui lui sont attachés et des traumatismes laissés dans la population. Inspiré d'une histoire vraie, le récit part d'allusions voilées aux faits douloureux qu'une vieille femme a choisi d'enterrer dans l'oubli pour ne plus en subir le traumatisme répété, et se déroule au gré des tentatives de son fils pour les reconstituer, le tout conté par un narrateur extérieur qui tente lui-même de comprendre.

    Publié en août 2016 aux très officielles éditions Littérature du peuple, le roman a été bien reçu et n'a pas suscité de critique majeure jusqu'à ce qu'il soit couronné du prix Lu Yao, en avril 2017. Il a alors fait l'objet de vives attaques de la part d'une frange ultra-conservatrice du Parti.

    Interdit mais continuant de circuler, il a suscité un vif intérêt et des commentaires très positifs de nombreux lecteurs et internautes chinois qui ont spontanément apporté leurs propres témoignages et observations personnelles.

    Ce roman apparaît comme un document littéraire aussi intéressant par le fond que par la forme. Il dépasse le cadre de la réforme agraire chinoise pour livrer une réflexion toujours actuelle qui nous concerne tous sur la tentation de l'oubli et le devoir de mémoire dans un contexte où la vérité historique s'avère insaisissable.

  • Recueil de cinq nouvelles publié en 1941 et abordant des thèmes qui s'articulent entre elles autour de la difficile coexistence entre profession et vie privée.

  • Découvrir la russie

    Evelyne Enderlein

    L'ouvrage Découvrir la Russie est à la fois un livre de référence et un manuel. Il se propose de fournir, sous forme condensée, les informations de base sur le pays russe, les multiples facettes de sa culture et les principaux domaines de la vie nationale. Il présente les caractéristiques géographiques, humaines, culturelles et civilisationnelles, se concentrant sur les données objectives et fondamentales pour comprendre chacun des domaines abordés. Son usage permet à l'utilisateur d'acquérir un solide fond de connaissances générales et, s'il le souhaite, d'approfondir ensuite ses sphères d'intérêt.
    Le livre est présenté sous forme bilingue, ce qui en constitue toute l'originalité et lui confère son caractère unique. Les textes russes, écrits dans la langue littéraire standard, permettront à l'apprenant de se familiariser avec les tournures syntaxiques et les unités lexicales propres à la réalité abordée. Celle-ci est concrétisée par de multiples illustrations et photographies originales en couleur.
    L'ensemble comprend 61 articles répartis au sein de grandes thématiques :
    La nature - la population - les villes de la Russie européenne et sibérienne - la vie politique - la culture - la société - l'économie - les médias.
    Les auteurs, enseignants-chercheurs français et russes, se sont efforcés de dégager pour chaque sujet les éléments les plus caractéristiques, écartant toute prise de position tendancieuse, souhaitant susciter l'intérêt plutôt que la polémique.
    L'ouvrage s'adresse aux étudiants francophones, aux apprenants bilingues, aux Français travaillant en Russie, bref, à toute personne intéressée par le pays, désireuse d'approfondir ses connaissances par une meilleure compréhension de son actualité et de son histoire et, concurremment, d'améliorer ses compétences linguistiques.

  • Vocabulaire chinois deuxième niveau est un cahier d'exercices qui se situe en complément à la Méthode de chinois deuxième niveau publiée à l'Asiathèque mais qui a aussi pour vocation d'être utilisé par tous les apprenants utilisateurs d'autres méthodes. Il fait suite au Vocabulaire chinois premier niveau du même auteur, complément à la Méthode de chinois premier niveau, mais au stade suivant de l'apprentissage.
    Les exercices sont jalonnés d'explications, de conseils et de rappels des points importants déjà rencontrés. L'ouvrage prend en considération une des spécificités du chinois : la disjonction entre l'écrit et l'oral. Il utilise environ 500 caractères nouveaux, issus d'une sélection restrictive, et vise à faire travailler sur environ 2 000 mots, fréquents ou relativement fréquents, à travers un large panel d'exercices permettant à l'apprenant de mieux reconnaître la catégorie grammaticale, le sens et surtout le contexte d'emploi de ces mots en suivant une progression contrôlée, quantifiée et raisonnée.
    Vocabulaire chinois deuxième niveau, comme Vocabulaire chinois premier niveau, prend pour principe que le lexique d'une langue n'est pas un ensemble disparate de mots tous différents les uns des autres, mais plutôt un ensemble de réseaux structurés dans lesquels les entités peuvent être regroupées selon leur forme ou leur sens. Avec une pratique méthodique et régulière, exercice par exercice, leçon par leçon, sans jamais brûler les étapes, et surtout sans rechigner devant les répétitions et les reprises, l'apprenant parviendra à transformer en réseaux actifs dans sa mémoire les listes passives de mots isolés.

  • Français 80 mots de l'Inde

    Kamdar Mira

    Raconter l'Inde par ses mots, leur histoire, leurs connotations, leur usage dans le quotidien et leur importance au regard des grands enjeux qu'affronte la société indienne contemporaine, mais aussi dire comment cesmots ontmarqué l'auteureà différentsmoments de sa vie, voici ce que Mira Kamdar a fait dans la chronique « Le mot de l'Inde », publiée dans la revue Courrier International entre 2009 et 2014.
    L'ouvrage 80 mots de l'Inde présente une sélection de ces mots, et en ajoute d'autres afin de raconter la culture, la société, la spiritualité, la politique et le fabuleuxmonde naturel de l'Inde.Chaquemot donne lieu à une réflexion qui jette un trait de lumière sur une civilisationvieille de plusieursmillénaireset sur une république qui, tant bien que mal, fraye son chemin de pays émergent dans ce 21e siècle si compliqué.
    À goûter à petites doses ou à dévorer d'affilée, 80 mots de l'Inde apporte des réponses originales et pertinentesaux interrogationsdes lecteurs curieux de découvrirl'Inde d'hier et d'aujourd'hui.

  • Les particules sont au coeur de nombreuses interrogations pour l'apprenant du coréen. Qu'est-ce qu'une particule ? Qu'est-ce qui distingue les différentes particules ? Quand privilégier l'usage de l'une plutôt que de l'autre ? Est-on obligé de les mettre ? Peut-on les combiner entre elles ? Comment les traduire en français ? Combien en existe-t-il ? ... Particules casuelles, particules de coordination, particules auxiliaires, cent onze particules de la langue coréenne utilisées aujourd'hui sont présentées dans cet ouvrage, ce qui répond aux besoins des étudiants du niveau débutant au niveau avancé. Chaque particule fait l'objet d'un développement distinct qui précise ses règles d'usage du point de vue grammatical et apporte, le cas échéant, un éclairage sociolinguistique. Sont abordées les différences d'usage entre l'écrit et l'oral, entre les niveaux hiérarchiques et les classes d'âge des locuteurs. Ces explications sont illustrées par de nombreux exemples, traduits en français, issus de la langue coréenne quotidienne actuelle. De nombreuses spécificités des particules sont explicitées. Cet ouvrage apporte aussi des précisions sur les différences et les nuances de sens entre des particules que l'on perçoit parfois comme étant similaires. En annexe figure une synthèse sur les règles de combinaison des particules et sur les notions grammaticales de base.

  • Pour favoriser la compréhension auditive et l'expression orale, c'est la ligne directrice de ce livre, qui s'accompagne d'un riche enregistrement sonore (QR codes à l'intérieur du livre et téléchargement audio sur le site). Utilisé au cours de l'année d'initiation de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), il précède la Méthode de chinois, deuxième niveau (L'Asiathèque, Nouvelle édition 2017) conçue pour la Licence 1 de cet établissement. Basé sur une approche communicative, ce manuel de première année en chinois offre une compréhension de la langue à travers non seulement des leçons de grammaire et de vocabulaire, mais également une pratique orale. Le livre couvre un éventail de situations telles que comment se présenter, raconter une expérience, se situer au cours d'une conversation, etc. La logique de la langue est également enseignée à travers les règles de la syntaxe, les constructions lexicales et la structure, des personnages. La deuxième partie de chaque leçon est consacrée à l'apprentissage des caractères chinois (environ 30 par leçon). Chacune des quatorze leçons est divisée en deux parties, l'une axée sur la pratique orale, l'autre sur l'écriture (apprendre environ 30 caractères, étudier un texte et faire de l'exercice). Les leçons de révision fournissent une mise à jour régulière des connaissances acquises. Les réponses aux exercices écrits peuvent être téléchargées gratuitement sur le site de L'Asiathèque (www.asiatheque.com).

  • Encore plus loin que Pluton narre l'histoire de deux hommes aux vies incertaines et aux souvenirs entremêlés et des personnages qui gravitent autour d'eux : une mère en phase terminale, des jumeaux imaginaires, une mystérieuse fi lle de Neruda ou un improbable empereur d'Amérique. Ce professeur d'histoire et ce jeune intellectuel urbains encoquillés dans une existence tranquille et insipide, rongés de solitude, malgré la présence, réelle ou fantasmée, de ceux qui les entourent, tentent de trouver une sortie en pianotant sur leur clavier. Ils ignorent pourtant qu'ils sont en train d'imaginer la vie de l'autre.
    Qui est le personnage et qui est l'écrivain ? Ou bien s'agit-il du même être qui s'invente une double vie pour briser l'atonie de son quotidien ? Comme Pluton, expulsée en 2006 de la liste des neuf planètes du système solaire, l'identité, l'histoire, la mémoire est sans cesse réécrite, repoussée, suspendue à un fi l.
    Dans ce premier roman audacieux où les souvenirs et les histoires se confondent, Huang Chung-kai fait coexister plusieurs niveaux de réalité, s'inscrivant dans les pas d'un Paul Auster pour explorer l'âme du romancier et son rapport à la fi ction. À travers une architecture narrative complexe, faite de détours et d'écarts, il nous entraîne dans une promenade poétique, où ce qui compte n'est pas tant l'histoire ni le romancier qui la raconte, mais le chemin que parcourt celui-ci.
    Acclamé par la critique à sa sortie à Taïwan en 2012, ce roman a donné lieu version en chinois simplifi é en Chine en 2013.

  • Il y a un art de bien vivre et de bien vieillir propre au Japon. Et c'est à Ogura, petit village niché au creux d'un vallon aux pieds de montagnes des environs de Kyoto, que l'auteur nous invite à le découvrir.
    Des années durant, Hubert Delahaye s'est régulièrement plongé dans ce monde en miniature où, malgré le passage des saisons et un monde en pleine mutation, le temps paraît suspendu. Empruntant le regard et la voix d'une de ses habitantes, une vieille dame à la bienveillance et la sagesse confondantes, il en a rapporté ces lettres, peintures impressionnistes d'un Japon intime.
    La contemplation d'une nature débordante de vie où hommes et bêtes vivent dans une délicate harmonie est subtilement égrainée de réflexions sur les rapports entre générations, le respect des traditions religieuses, l'entraide sociale, l'abandon des campagnes, mais aussi la mémoire d'un passé douloureux, le chamboulement climatique ou les fissures dans les liens familiaux, autant d'enjeux pour toute la société japonaise contemporaine.
    La vieille dame semble nous dire « Je suis née, donc je suis là » et qu'importe le fracas du monde, il fait bon vivre, vieillir et même mourir à Ogura.
    C'est le troisième titre de la collection Liminaires qui a pour vocation de témoigner d'un ailleurs géographique et culturel aux travers de textes littéraires.
    Après Taiwan avec Une tablette aux ancêtres de Stéphane Corcuff en 2015 et la Corée avec Halaboeji de Martine Prost en 2016, c'est au tour du Japon de nous dévoiler l'un de ses visages les plus touchants.

  • Français Salaam

    Omprakash Valmiki

    Le recueil de nouvelles Salaam (« Allégeance »), paru en Inde en 2000, traduit du hindi, propose 14 nouvelles qui traitent toutes des diffi cultés auxquelles sont confrontées en permanence les personnes issues des communautés dalites.
    Certaines nouvelles sont situées dans un cadre urbain avec l'émergence d'une «élite» dalite qui doit cacher sa caste pour pouvoir trouver un logement et frayer avec les voisins, où la déconsidération, la brusque haine, le dégoût soudain dont certains font immédiatement l'objet lorsque leur statut d'intouchables est découvert, de même que les humiliations, les intimidations, le harcèlement au travail de nombre de dalits qui ont un emploi de bureau.
    D'autres nouvelles ont pour cadre le village, paradis selon les idéaux gandhiens, mais également fabrique du système hindou, lieu où s'exerce un pouvoir tyrannique et arbitraire, où règne l'injustice sociale, fi ef du brahmanisme, du féodalisme et du capitalisme et véritable enfer terrestre pour les intouchables.
    L'auteur s'exprime dans ses nouvelles à la troisième personne et recourt souvent au dialogue. Les descriptions sont à la fois concise et méticuleusement détaillées. Les faits parlent d'eux-mêmes et éveillent les lecteurs à la dure réalité des dalits, les sensibilisant à leurs souffrances et les amenant in fi ne à un état de conscience rendant possible un changement social susceptible de redonner leur dignité à ceux qui en ont été privés depuis des siècles.

  • Le pashto est la langue des pashtounes qui sont au nombre de plus de 50 millions de par le monde.
    Dans les pays francophones, l'étude du pashto n'est plus limitée aux milieux académiques depuis quelques décennies et nombre de journalistes, d'étudiants, de travailleurs humanitaires et d'agents gouvernementaux se sont mis à l'apprendre. Par ailleurs, les Afghans qui vivent dans les pays francophones et ceux qui, en Afghanistan et au Pakistan, veulent apprendre le français sont de plus en plus nombreux. Aussi le besoin d'outils de référence est-il grandissant.
    Après avoir publié le Dictionnaire général pashto-français de Wardag Akbar en 2015, l'Asiathèque a donc décidé de poursuivre sa démarche en publiant ce Dictionnaire général français-pashto du même auteur.
    Est en préparation un manuel de français à l'intention des pashtophones.
    En ciblant un double public (francophone et pashtophone), Wardag Akbar a sélectionné plus de 41 000 mots. Chaque mot est suivi de ses caractéristiques grammaticales et les verbes sont précédés d'un numéro qui renvoie au tableau des conjugaisons fi gurant dans l'ouvrage. Les pluriels irréguliers des noms et des adjectifs sont donnés entre parenthèses.
    Wardag Akbar, se consacre depuis de longues années à faire progresser dans les communautés francophones et pashtophones la connaissance de leurs langues respectives. Il a bénéfi cié dans sa préparation du dictionnaire de l'aide de Matteo De Chiara, maître de conférences au département de pashto de l'Inalco, et des conseils d'Ahmad Wali Achakzai, qui travaille sur les versions en ligne de dictionnaires plurilingues et monolingues.

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