Borromees

  • Ce livre n est pas une biographie. C est le témoignage d'un chirurgien, féru de littérature. Les citations glanées et partagées ici sont nombreuses. Amateur d art et de peintures, les allusions et références aux artistes l'interrogent sur la place de la chirurgie dans le monde artistique. Le chirurgien est-il un artisan, un artiste ? En lisant son livre on découvre qu il est véritablement un humaniste libre et déterminé, au service des malades auxquels il a consacré sa vie. Il raconte dans le détail la vie du chirurgien, avant, pendant et après le bloc opératoire, les mains dans le corps de l'autre. Ce corps à corps qui réunit le médecin et son patient, dans une relation si particulière, sans en oublier son âme. Il exprime son souci de transmettre son savoir faire, son savoir être, son savoir penser. Il affirme sa volonté, en y mettant le prix, de faire école dans l excellence et l humanité d'une médecine en progrès. Son optimisme indéfectible, dans la sinistrose et le déclinisme ambiants, encourage le lecteur à penser à un avenir meilleur, et à croire que la médecine est encore le plus beau métier du monde.

  • "L'Esquisse d'une psychologie scientifique" est un texte jamais publié par Freud en dehors de sa correspondance à Fliess. Ce livre propose de mettre en parallèle la représentation imaginaire de l'appareil psychique de Freud et l'imagerie médicale actuelle: repérer la "Chose" qui articulerait le corps et l'esprit. Il cherche également à identifier les premiers concepts fondateurs de la psychanalyse et à réinterroger Lacan comme lecteur critique tout au long de son enseignement.

  • Quand l'oeil écoute, il peut entendre l'invisible. Le cinéma regarde la psychanalyse, la psychanalyse écoute le cinéma comme '' l'oeil écoute'' la peinture pour Claudel. Interpréter le film, lui trouver une signification rétrospective, construire les rapports d'altérité portés par le film, analyser les effets de la projection, reconnaître sa valeur esthétique, tel était le but d'un petit groupe d'amateurs et de professionnels, du cinéma et de la psychanalyse.

  • Ce livre reprend les interventions proposées lors du séminaire de réflexions sur la phrase de Lacan: "La seule chose dont on puisse être coupable, au moins dans une perspective analytique, c'est d'avoir cédé sur son désir". Ont tenté d'y répondre: Philippe Collinet et Jacques Ascher (psychanlaystes), Pascal Janin (aumônier EPSM), Geneviève Hermann (journaliste), Joëlle Robert (professeur de langue) et Damien Corazza (psychologue).

  • Français Trois lettres

    Jim Coupe

    Malgré son titre, le livre n'est pas un roman épistolaire, c'est un récit, une autofiction amoureuse. Les liaisons sont sans danger et les rencontres en duels sur le pré ont fait place aux dates Tinder en duos sur canapé. L'amour ici encore est victime de la jouissance.
    Tom, ni Don juan, ni Casanova, ni Valmont, est Un Homme sans gravité. Il vit sa vie pour jouir à tout prix, de tout : la fac, la ville, les restos, la musique, les bars, les bières... de tous : la famille, les copains de toujours, tous les jours... de toutes : les filles matchées sur les réseaux ou stalkées dans les boites... et tout de suite : ce soir ou demain...Quoiqu'il en coûte.
    Ana vit la même vie, mais cherche à donner du sens à une jouis-sans qui n'en n'aurait pas, dans un ailleurs qui l'emmène à Auckland ou Tel-Aviv, deux villes symboles. Écologie ou religion, retour à la nature, quête de spiritualité ?
    Ensemble pendant un an, ils vivent « la vraie liberté. La liberté de penser, la liberté d'être soi-même, la liberté de faire ce que l'on veut parce que ça nous plait. » Quand l'insaisissable objet du désir surgit, à portée du coeur, mais à contretemps, il fait Fuir le bonheur avant qu'il se sauve tant l'aveuglement pétrifie les Je t'aime, moi non plus, noyés dans Le Tourbillon de la vie. Il empêche de choisir, de s'engager, de renoncer et renvoie chacun chez soi. Le treizième chapitre, la dernière chance de ces douze mois ici racontés, serait-il le non-dit ou le non-écrit d'un amour finalement triomphant ?
    C'est la chronique d'une vie quotidienne d'étudiants dans Un monde sans limite. Écrite simplement, comme on se parle aujourd'hui, avec les mots de la réalité des corps et la sensibilité des émotions d'un auteur au regard subtil et au style authentique. Elle témoigne de son époque en vérité des Vertiges de l'amour. Souhaitons qu'après ce premier roman, d'autres récits, d'autres époques taquinent à nouveau la plume de Jim Coupé

  • Joëlle Frouard nous fait un cadeau sans ruban ni papier d'emballage. Le cadeau du portrait de son enfance et de son adolescence, entre ciel et terre de Lorraine, entre deux guerres, entre deux langues, devant le miroir sans tain de sa mère et l'ombre de son père.
    Le récit se dévide simplement, avec sobriété, pudeur et retenue, dans la campagne Nous sommes aux confins de la Lorraine, territoire de frontières, entre deux langues ennemies.
    Il y a la famille, le village, l'usine. La sidérurgie souffle ses dernières bougies. Comment se construit une vie entre enfance et adolescence, et s'affirme la conscience d'appartenir à un monde en invention ?
    Il faudra partir.
    Meurtrie par les trous et les reliefs, résidus et stigmates de la guerre et de l'âpreté du travail. Ce n'est pas La Traversée de Paris, c'est la vie dans maison à Florange où les pauvres ne sont pas des salauds.
    Les mots du quotidien distillent l'ennui, le regret d'être une fille sans histoires dans l'attente de devenir. La colère se voile devant le mépris et les injustices faites aux filles.
    La prose est nouée à la nature riche et verdoyante, à la banalité des lieux et des objets surannés, aux personnages aux traits fins de l'esquisse et tranchés de la caricature. Cette prose simple et limpide laisse échapper des strophes de poésie exhalant sensibilité, sensualité, acuité, subtilité. Tous les sens sont en éveil. Les images, les sons, les odeurs, nous conduisent au coeur du réel familial, dont l'écriture efface la honte. Et soudain, coup de tonnerre dans le ciel plombé, surgissent des phrases cinglantes, éclairs d'un orage profond, cherchant à cicatriser les blessures dont elle est la seule à sonder la profondeur.

  • Français Femme et psy

    Tiresias

    Oedipe préface ce livre: il raconte sa propre histoire et corrige les erreurs d'interprétation de Freud qui font de lui un personnage complexé. Il invite le devin Tirésias à tout dire. Si ce dernier joue un rôle secondaire dans la mythologie grecque, il a néanmoins retenu l'attention des psychanalystes car il incarne la possibilité pour un seul sujet, d'une sexualité partagée entre les sexes féminin et masculin.

  • Les temps ont bien changé depuis l'invention de la psychanalyse, pour autant demeure la souffrance psychique de l'être parlant. Le malaise dans la civilisation (Freud 1929-1930) reste d'actualité. D'autant plus que le néolibéralisme qui nous gouverne aujourd'hui fonde le lien social sur le discours capitaliste, ce cinquième discours théorisé par Lacan. Or, ce discours capitaliste, c'est précisément le seul discours pour lequel l'accès à la jouissance n'est pas impossible.

  • Français Chip alors !

    Candice Wallat

    ""Dans le fond, un cancer c est comme un long tour de grand huit dont je n aurais pas voulu faire l expérience. Je suis embarquée pour un effrayant voyage vers l inconnu, tributaire du savoir-faire de techniciens experts, fermement maintenue par des protocoles, entourée de personnes qui poussent les hauts cris, alternant la peur au ventre entre d inquiétantes phases d attente et de vertigineuses accélérations.""

  • "Comment se relève-t-on du divan ? Et pourquoi faire ? En ce qui me concerne, j'avais besoin de mouvement et de nouvelles sensations. C'est pourquoi j'ai continué ma route en faisant des études de cinéma. L'apprentissage du cinéma - kine - m'est apparu comme une évidence mêlant au mouvement, l'esthétique - esthesi - la science des perceptions et des sens. Je voulais m'éloigner du « champ du langage, de la parole et de l'objet » cause du désir, afin d'entrer dans la sphère de la perception, de la sensation et de l'objet érigé en valeur culturelle. Il ne me semblait pas indigne d'interroger, d'une place différente, ce qu'est l'image, le regard, la voix, le réel. Apprendre à réaliser des films dont la vocation est d'être perçus directement par les sens. S'en coltiner la conception puis la réalisation, quitte à devenir bête, tout en conservant la liberté acquise grâce à la psychanalyse. Le thème de l'errance s'est imposé de lui-même, pour des raisons psychanalytiques et cinématographiques parce que l'errance, l'abandon de l'idée de - totalité, est un excellent outil d'exploration. Sigmund Freud dans la Traumdeutung écrit que le rêve n'est pas structuré comme un scénario mais comme un rébus. Il nous appelle en phonétisant à nous intéresser à la voix. Gilles Deleuze dans sa conférence sur l'acte de création nous rappelle que le propre du cinéma, c'est la disjonction entre l'image et le son. Claude Bailblé, - enseignant à Paris 8, nous incite à imaginer le cinéma du futur comme un cinéma"

  • "Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur de vous présenter des hallucinations visuelles, auditives, tactiles et olfactives de haut niveau, parfaitement conservées. - Oui, comme vous l'avez deviné, ce sont bien les symptômes d'une maladie. De ma maladie. - - Vous en avez de la chance, de pouvoir vous promener comme ça chez eux, en touristes, sans aucune obligation... Voici le reste d'une auto-lobotomie, un bout de ma cervelle déposé sur un petit plateau de chirurgien, et dans lequel vous pouvez les voir évoluer."

  • "Chacun de nous trois n avait qu une cetitude : avoir au moins deux lecteurs. Trois raisons pour prendre l air, prendre le large, prendre la plume et s échapper du confinement. - - Lectuer, voyage en notre compagnie, laisse-toi conduire par la couleur, le parfum et la musique des mots, monte à bord."

  • "Marion et moi faisons connaissance quand elle a 17 ans. Elle vient de faire une tentative de suicide. Je suis psychologue, psychanalyste. Nous ne pouvons prévoir que quelques vingts ans plus tard nous écrirons un livre. Elle parle un peu de Lucifer et beaucoup de la mort, aime les lettres, écrit des poèmes et dessine des anges. Ils ne sont pas des anges gardiens mais habitent l enfer et je ne les vois pas, alors pour me les lire, elle ne cesse de m écrire... et je m exclame : C est beau !"

  • "C est à partir de nos premières amours, nos aventures et nos expériences de séduction, qu il arrive l un des plus beaux moments de notre vie. - Je vous invite à découvrir ce recueil de citations traitant de l amour. Cet ouvrage récolte des phrases, pensées et réflexions les plus inspirantes des plus grandes personnalités d hier et d aujourd hui sur la thématique de l amour romantique et coquin."

  • "Invitation à découvrir ce recueil de citations traitant des situations et des émotions vécues au quotidien. Cet ouvrage récolte les phrases, pensées et reflexions les plus inspirantes des plus grandes personnalités d hier et d aujourd hui. Ce livre donne une joie à partager pour se distraire et réfléchir. Il vous accompagne pour garder le sourire ou créer chaque jour des moments de paix et de tranquilité."

  • Le satanisme, ne se résume pas aux vampires, au Noir, aux sectes et au mysticisme. Vous en avez sûrement déjà rencontré de près ou de loin, de ces vampires sans canines, de ces diables sans cornes, de ces anges sans ailes. Des enfers à portée de main.
    Ce livre traite des maladies mentales, et je puis vous dire mesdames, mesdemoiselles, messieurs que l'abandon ou le déni familial et social, l'isolement et l'errance dans les couloirs des hôpitaux, relèvent parfois du satanisme du plus haut niveau.
    J'ai donc trempé la plume et arrosé ce recueil d'eau de bleuet, très efficace pour les yeux qui ont trop pleuré.
    Marion et l'errance dans les couloirs des hôpitaux, relèvent parfois du satanisme du plus haut niveau.
    J'ai donc trempé la plume et arrosé ce recueil d'eau de bleuet, très efficace pour les yeux qui ont trop pleuré.

  • Français Vide-grenier

    Candice Wallart

    Aujourd'hui , Candice nous invite au voyage dans son paysage poétique. Elle nous avait habitué à une prose réaliste, mettant le corps souffrant au coeur des mots avec tout l'humour et la distanciation que l'écriture lui permettait. Dans son VIDE GRENIER, elle dépoussière les mots, les vers, les strophes pour sublimer les maux, les revers, les catastrophes et aussi les joies. Tout en les respectant pieds à pieds, elle se joue des règles et contraintes de l'Art Poètique pour laisser libre cours à l'âme du poète

  • "Ce livre, c'est le Cri du silence, l'écrit du sujet qui parle de l'impossible à se faire entendre. C'est La récupération automatique des mots dits, maudits du langage, pour s'incarner dans l'écriture du corps par les lettres. Des lettres adressées au lecteur, attendu, espéré, en forme de questions qui viendraient combler la faille, le trou dans la consistance du langage. - - Un livre qui par l'écrit, l'impression, la publication, s'ouvrirait à la rencontre d'un lecteur, d'une lectrice, dans une représentation symbolique où l'auteure pourrait s'inscrire et signer de sa propre identité. - - Un livre qui procède de l'écriture automatique qui permet le passage d'un personnage à un autre sans changer de sujet : Tous les personnages procèdent du Je du narrateur qui leur donne - vie dans le livre, qu'ils soient réels, symboliques ou imaginaires. Il ne s'agit pas d'une autofiction qui masque leur être derrière des personnages imaginaires. Il procède du réel de l'auteure, Ludivine François qui se donne cash ! - - Un livre miroir où auteure et lecteurs se reconnaissent, écrivant et lisant tous les impossibles du désir : de l'identité de l'être, de l'unité du corps, de la vérité du savoir, de l'égalité des Hommes, de l'amour des uns et des autres."

  • C'est l'Écrit de la carte des parcours de paroles anodines ou savantes, leurs passages et leurs chutes, des appels à la résistance, des inventions nées de la douleur psychique. Il semble que tout reste à faire pour que "ça" tienne: l'ouverture au centre de la parole, dont précède la rencontre avec le Réel. Comment dire? Faire exister la santé, serait-ce ne jamais cesser d'explorer la réalité, le temps d'une heure, d'une année, d'un instant? Encore faut-il pour cela écouter et beaucoup écouter ce que ça fait d'écouter.

  • Ce livre est écrit par deux amis de longue date, après un parcours culturel riche en rencontres, échanges et croisements. Dans cet essai, ils partagent leurs impressions et leurs réflexions sur la peinture et la création artistique avec le regard d'un amateur d'art érudit pour l'un, d'un psychanalyste pour l'autre. Sans être toujours d'accord, ils proposent une toile qu'ils ont tissée ensemble pour voir la peinture peut-être autrement. L'exercice est périlleux, sans aucune objectivité, ils avancent leurs dadas, manies et marottes, objets de nombreuses discussions. Ce livre a néanmoins le mérite, pour le lecteur, d'interroger les peintres et leurs oeuvres avec d'autres mots, d'autres perspectives sur leurs intentions et les raisons de leur réussite à nous émouvoir, nous surprendre, nous émerveiller, nous rendre admiratifs ou hostiles.

  • Les nouvelles figures du psychologue clinicien Nouv.

    « Le psychologue contemporain s'inscrit dans un contexte qui le ramène vertigineusement à l'une de ses racines (Galton) au détriment de ses aspirations humanistes. » Le meilleur des mondes semble à notre portée. Si pour Leibniz, Dieu fait advenir, par la grâce, le meilleur des mondes possibles, le monde d'aujourd'hui est celui qui veut rendre possible un monde sans erreurs (amour, désir...) Alors, que dire de ces psychologues qui soutiennent l'erreur, l'amour, le désir ?
    L'anthropologie et l'interculturalité ne peuvent plus occuper une place marginale dans le champ clinique du psychologue. Ils deviennent un enjeu pour penser la souffrance, le soin, l'autre, la société et la science.

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