Complicites

  • Rose est une musicienne de dix-huit ans, à l'existence rongée par l'angoisse sociale. Lors d'un stage d'orchestre en Provence, réunion estivale de jeunes étudiants, auquel elle participe pour la deuxième année, elle rencontre Noé, un clarinettiste, dont le charisme et la générosité la séduisent. Tous les deux se découvrent, s'apprennent, s'aiment d'un amour simple. Mais, à son affection pour Noé, Rose voit se mêler le souvenir de Liam, l'homme qu'elle a aimé, dans ces mêmes lieux, encore vibrants de son empreinte. Alors commence une lente découverte d'elle-même, à travers le temps, l'amour et la mémoire. Face à la confusion qui la perd, Rose donnera à ses émotions un espace plus large que jamais.

  • Après « Et dans les arbres passe le vent » et « Ce sont là parfois d'étranges lunes », retrouvez les vagabondages et la plume légère et vivante de Danielle Giroud. D'un coup d'ailes vous irez de New York à Saint-Pétersbourg, de la Baltique à Gibraltar ; la magie de trois mots et vous serez sur la montagne Blanche, dans les steppes arides, en plein Bronx... souvent l'Histoire en toile de fond.
    Des thèmes graves ou futiles, des émotions, de la fantaisie. On y rencontre des randonneurs adolescents, une classe cartophile, des amoureux du cheval ou du vélo, une corrida, les résonances d'un divorce, une drôle de fugue, un fabuleux destin de chat et un mort qui continue de vivre...
    /> D'autres arts s'invitent : quelques peintres, la musique, des chansons... Il peut arriver que certains personnages des précédents livres s'y retrouvent pour des ressemblances passagères. Mais partout, c'est la perception miroitante des êtres selon le voisinage, toutes les ombres qui se profilent, la lumière quand même, le réel et l'imaginaire liés ; c'est une quête de reconnaissance d'identité.

  • Le temps semble venu de revisiter les apports de Georges Henri Rivière à la muséologie. A l'heure où une génération qui l'a connu, ou qui a été fortement influencée par ses enseignements ou ses apports novateurs, part à la retraite, il est sans doute temps de revenir sur les apports considérables de GHR, tant sur le plan national qu'international, mais aussi de mieux comprendre en quoi il a influencé la conception d'un certain nombre d'établissements créés dans les années 70 et 80. Beaucoup de lieux ont depuis été rénovés ou se posent des questions sur leur renouvellement. La période semble donc propice pour conduire une analyse critique. Pour mieux comprendre l'originalité des innovations qu'il a introduites et pour réinventer la muséologie de demain.

  • It une fois des petites filles, et quelques pères en avance sur leur temps, n'acceptant pas qu'on les éduque et qu'on les traite différemment des garçons. Ces petites filles, issues du peuple, de la bourgeoisie ou de la noblesse, ont grandi, sont devenues des femmes, libres, parfois audacieuses, ayant osé écrire, ou même se battre, pour défendre leurs droits, à une époque où un tel acte était au mieux mal considéré, au pire dangereux. Leurs textes doivent donc être lus à la lumière du contexte historique dans lequel elles ont vécu, c'est-à-dire un monde gouverné en majorité par des hommes autoritaires, souvent méprisants et intolérants. Ces dix portraits d'écrivaines, dépeints volontairement avec la légèreté du croquis plutôt qu'avec le parachèvement de l'étude universitaire, s'inscrivent dans la grande Histoire. Ils ont donc pour vocation de réhabiliter l'importance du combat de ces femmes, même minime, pour que les jeunes filles et les jeunes garçons du XXIe siècle comprennent mieux l'évolution de la condition féminine, la différence de traitement et les inégalités auxquelles les femmes ont dû faire face et aussi pour que toutes et tous puissions regarder autrement le monde d'aujourd'hui.

  • « Je rentre du Népal. Il n'y a rien d'extraordinaire à cela. Sauf que mes souliers ne font pas clap-clap. Il y a un discret bruissement à chacun de mes pas.
    La société me qualifie de personne à mobilité réduite, je suis en fauteuil roulant et je reviens d'un trekking de trois semaines au Mustang ».

    Un récit émouvant, drôle, poétique, violent.

  • L'Afrique noire ne fut pas un grand trou noir comme beaucoup ont cru devoir se donner tant de mal à la présenter à une certaine époque. Pour des raisons inavouées. L'Afrique noire fut, au contraire, une terre où se développèrent de nombreuses civilisations dont les plus connues et les plus célèbres restent celles de la Nubie et de l'Egypte antiques.
    PATRIMOINE Le legs de l'Afrique Noire à la Grèce et la Rome antiques apporte un nouvel éclairage, preuves à l'appui, sur ce que l'Europe notamment et plus anciennement encore la Grèce et la Rome antiques doivent en guise d'héritage à ce continent dans des domaines aussi variés que : l'écriture, la littérature, la philosophie, la médecine, les mathématiques, la sculpture, la mode, l'architecture, la musique, les sports, les loisirs, l'administration du territoire, l'organisation démocratique... Comme pour démontrer, avec force détails, contrairement à ce qu'une idéologie à forts relents « racistes » laissa croire pendant longtemps que le legs des peuples d'Afrique noire à bien d'autres civilisations à travers le monde fut d'une importance capitale dans les différents progrès accomplis par le génie humain, qu'ensuite le génie habite tous les hommes de la terre indifféremment de leur couleur de peau, et qu'enfin ces peuples dont on a parfois voulu nier jusqu'à l'humanité furent même les pionniers dans maints domaines, en vérité.

  • Rien de plus lâche que de fouiller l'âme d'un assassin, quatre-vingts ans après sa mort, n'est-ce pas ? On ne risque ni la contradiction ni la vengeance. C'est vrai... Mais Jean-Jack Lamouille, l'auteur de cet essai, a pris un autre risque : celui d'être moqué en criant son indignation face à une vieille injustice : l'exécution d'Eugène Weidmann, sextuple criminel.

    Qu'on se rassure, l'auteur ne marche pas sur la tête, au contraire, il s'en est habilement servi pour identifier avec méthode les émotions embusquées de ce bel assassin qui, si elles avaient été repérées par les psys de 1939, lui auraient sans doute épargné la vie.

    Mais qui est cet auteur et à quel titre se permet-il cette « savante » enquête psychologique et cette audacieuse conclusion ?

    Titulaire d'une maîtrise de Droit qui lui a appris la rigueur et la démonstration, il s'est intéressé à Weidmann le jour où le hasard lui livra une correspondance amoureuse inédite tissée jour après jour jusqu'à l'aube de sa mort.

    Des lettres si ardentes qu'elles ont éveillé la curiosité de l'auteur au point de l'engager dans une connaissance approfondie du personnage.

  • "Une jeune femme en colère marche vite dans les rues de Paris. Elle va rencontrer le biographe de sa grand-mère récemment disparue, une artiste photographe renommée, et le confondre pour ce qu'il est : un imposteur qui a trahi les mémoires de son aïeule. En est-on si certain ?

    Un écrivain recueille le témoignage d'un breton, vannetais, ancien résistant et parachutiste pendant la guerre. Le vieil homme lègue son histoire à sa fille et à sa petite-fille mais il est dans le doute. Son passé trouvera-t-il écho dans leurs vies d'aujourd'hui ?

    Une soeur et un frère. L'une se bat, jour après jour, au risque de s'oublier elle-même, pour perpétuer l'héritage familial, un groupe hôtelier fondé par leur grand-père en Normandie. L'autre le rejette à vouloir tracer seul sa propre voie. Sauront-ils se retrouver ?

    Une histoire d'hier et d'aujourd'hui. Celle d'Arnaud, de Marie, de Mathilde, de Lorcé, de Gabriel et d'André aussi. C'est leur histoire mais sans doute aussi un peu la nôtre."

  • Français Arnal et la gauchère

    Myette Ronday

    En 1475, dans le Quercy, au sortir de la guerre de Cent Ans, le prieur de l'abbaye de Neule vient de décéder. Le frère chargé de la toilette mortuaire découvre sous la bure le corps d'une femme. Effarement ! Deux moines bénédictins, frères Foulques et Asfeld, sont chargés de l'enquête. Ils relèvent des indices, remontent des pistes, se perdent en conjectures et mettent au grand jour un monde complexe d'intrigues, d'amours illégitimes et de disparitions inexpliquées. De surprises en soupçons et en déconvenues, on côtoie des figures romanesques fortes, telles, pour ne citer qu'elles, Mascaroze la Maure que l'on soupçonne de quelque sorcellerie et Zébélie, cette petite demoiselle, mariée à treize ans, qui n'a pas toute sa tête et s'adonne à une tapisserie sans fin.

    Dans ce thriller moyenâgeux, Myette Ronday, d'une écriture évocatrice et séduisante, recrée avec une belle érudition toute une époque dans son atmosphère embrumée d'obscurantisme et de folie, en même temps qu'elle nous tient en haleine jusqu'à la dernière page, où l'étonnant mystère nous sera dévoilé.

  • Née à Nantes de riches parents marchands de vin, Emma a remonté la Loire pour s'installer sur les terres de son époux, le jeune noble Thibault Le Meingre de Boucicaut seigneur de Montlouis en Touraine.

    Entre 1236 et 1248, en un temps où le roi Louis IX n'est pas encore saint, Thibault et Emma construisent leur vie au gré des enfants qui naissent et des confrontations avec d'influents personnages. Ainsi en est-il d'Isambour de Danemark, femme bafouée de Philippe Auguste, grand-père de l'actuel roi, dont la rencontre décisive les influencera durablement. Le roi Louis, son épouse la reine Marguerite, sa soeur la princesse Isabelle, joueront un rôle dans leurs parcours de médecins.

    Il faut aussi compter avec la nombreuse famille d'Emma, riche de trois soeurs et de deux frères. Ils croisent des chevaliers, écuyers, moines, serviteurs ou enfants perdus aux personnalités variées.

    Les événements qui éclatent durant ces douze années laisseront des marques indélébiles dans le coeur de chacun : la mort des êtres aimés, l'expulsion des juifs de Bretagne et leur chasse dans le royaume, le bûcher de Montségur et le départ pour la septième croisade.

    Les incessants va-et-vient de Nantes à Montlouis, Paris, Nevers, Montségur ou Aigues-Mortes se font en un temps où la dangerosité des routes est avérée.

    Pourtant, ces pérégrinations sont indispensables si on veut être acteurs et témoins de son époque.

  • Français La blessure

    Racha Mounaged

    Beyrouth, dans les années 1990.


    Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad.

    L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux...

    /> Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?

  • Français Eugénie dans l'oeil

    Claire Ebele

    Laura, une jeune femme en recherche d'identité, nous entraîne dans le sillage de son histoire personnelle et nous livre avec humour ses réflexions et ses pensées.
    On la suit dans une aventure initiatique, pleine de rebondissements et de suspense où tout s'imbrique et semble avoir un sens caché : maison hantée, enquête policière, hallucinations visuelles...
    Et l'ombre de Van Gogh qui plane sur le récit, transforme l'atmosphère, enrobe l'air de sa lumière et rajoute au mystère.
    Sensible, sensuel, généreux, ce roman est comme une journée d'été indien. On se laisse prendre aux ambiances, aux températures, aux saveurs, aux sensations visuelles et olfactives.
    On suit avec bonheur l'évolution de l'héroïne dans sa recherche d'elle-même et dans sa vie de couple. C'est optimiste, écologique, et ça fait du bien !
    Cette histoire s'achève dans la maison du peintre Pierre Brune, à Céret.

  • De la Chine impériale à la Chine d'aujourd'hui, voici plus d'un siècle d'histoire d'automobile en Chine. L'époque où les riches Européens paradaient dans les rues de Pékin et Shanghai, les premiers projets de voiture « made in China » des années 30, les plans économiques délirants de Mao, avec l'apparition d'un embryon d'industrie automobile, les grandes réformes des années 80, la libéralisation à marche forcée des années 90 ou comment les entreprises occidentales se bousculèrent pour séduire en premier un milliard de Chinois, puis la croissance des années 2000 avec les projets fous des nouveaux milliardaires Chinois et enfin, l'âge de raison de ce qui est désormais le premier marché automobile du monde. Une histoire pleine de manoeuvres politiques, d'aventures personnelles, de héros et de personnages troubles, de succès, mais aussi d'échecs. A travers près de 200 photos, souvent inédites, découvrez cette riche aventure jamais racontée jusqu'ici.

  • En provoquant l'ébranlement du salariat, la mondialisation a favorisé une redéfinition du travail, des rôles et des rapports sociaux. Par conséquent, la discrimination entre les genres fait partie des grandes questions sociales contemporaines. Celle-ci pose une vaste problématique à la conscience universelle : Quelle est la place du genre dans la mobilisation des forces sociales en vue de l'équilibre des rapports sociaux ? Quelles sont les nouvelles formes à inventer pour favoriser une coexistence pacifique, objective et juste des genres ? Aussi, s'agit-il, ici, de dévoiler l'espérance que Mongo Beti accorde à la femme dans ce processus de « rétablissement nécessaire de l'équilibre » et de « retournement de la marge en centralité ». Son écriture se présente comme une réflexion sur l'origine des inégalités entre les genres ; car elle analyse les conditions de la survivance identitaire des genres minoritaires. Pour lui, une femme sans avenir ne peut être l'avenir d'une nation, encore moins de l'humanité. Il milite, au demeurant, pour la promotion de ses droits et la résorption de l'insécurité sociale qui se présente comme la première des inégalités. Mongo Beti se dévoile ainsi comme un adepte de la pensée féministe qui dit, par l'entremise de Simone de Beauvoir, qu'« on ne naît pas femme, on le devient ».

  • Gabriel Jogand-Pagès, dit Léo Taxil, né à Marseille le 21 mars 1854 et mort à Sceaux le 27 mars 1907 (à 53 ans), est un écrivain et militant anticlérical, auteur d'une mystification célèbre fondée sur sa pseudo-conversion et la dénonciation du « satanisme » de la Franc-Maçonnerie. De 1885 à 1897, une partie de la hiérarchie, de la presse et de l'opinion catholique - ainsi que certains Francs-Maçons - fut sa dupe, jusqu'aux aveux publics de Taxil.
    Si l'auteur n'hésita pas à fabriquer des preuves de ses allégations fantaisistes, Les Mystères de la Franc-Maçonnerie s'appuient aussi sur une documentation sérieuse sur certains rites et rituels maçonniques.
    A ce titre, l'ouvrage est à la fois un témoignage historique sur une mystification célèbre, mais aussi un document important sur la Franc-Maçonnerie à la fin du XIXe siècle.

  • Votre période d'apprentissage ayant été accomplie, vous avez été jugés capables de collaborer utilement au Grand oeuvre de la Construction universelle. Vous voici admis au nombre des Ouvriers sachant travailler : un ouvrage peut désormais vous être confié, vous ne manquerez pas de l'exécuter fidèlement, selon toutes les règles de notre Art.
    Mais, pour être dignes de la confiance qui vous a été témoignée, il est indispensable que vous deveniez de véritables Compagnons.

  • "L'enfance du peintre et sculpteur Paul Gauguin (1848-1903) a été peu étudiée par la critique, si ce n'est pour reprendre ce que l'artiste en a dit dans son manuscrit Avant et Après, rédigé aux Marquises, peu de temps avant sa mort. Prenant appui sur certaines pages de ce carnet, celles consacrées aux premières années de Gauguin au Pérou puis en France, cet ouvrage a tenté de prêter l'oreille à un désir enseveli dans le substrat de l'inconscient : l'attachement obsédant à la mère du narrateur, seule figure parentale auprès du garçonnet après le décès de son père. Derrière certaines remarques, certains mots de ce manuscrit, filtre en effet une teneur sensiblement anxiogène prouvant le jaillissement de cette pulsion incestueuse inavouable, indicible en l'état, car ressentie comme une fixation coupable sur le premier objet d'amour, dérobé par la mort.

    Mais, par le biais de cet aveu tardif, précipité par la venue d'un trépas dont Gauguin sent l'approche, ne s'agit-il pas aussi de dévoiler à demi-mots un autre secret : un amour clandestin que sa mère taisait, et que jamais le fils jaloux ne toléra ?"

  • Après une biographie sur Robert Louis Stevenson et pour son 7e ouvrage, Béatrice Balti choisit de se pencher sur la vie d'un autre écrivain écossais : James-Matthew Barrie, l'auteur de Peter Pan.

    Originaire de Nérac, dans le Lot et Garonne, l'auteur a vécu en Angleterre et en Ecosse avant de faire des études de langues et d'Histoire.

    Avec justesse et sensibilité, Béatrice Balti entraîne le lecteur au gré de l'imaginaire et de la tragédie, entre lieux idylliques au coeur des Highlands et l'internat d'Oxford où se déroule l'intrigue finale...

  • "Ce dimanche matin, Sulian se rase, tranquillement, dans sa salle de bains. Il est tout guilleret.

    Mais quelle n'est pas sa surprise de découvrir une tache verte à son épaule droite. Intrigué, il se rend en vélo chez son amie Julie, biologiste. Mais elle est absente.
    Julie travaille avec le professeur Gaume à l'Octogone, institut de recherche scientifique, spécialisé sur l'immunothérapie végétale.

    Les jours passent et la tâche augmente. De plus, Sulian n'éprouve plus du tout le besoin de manger. Il se sent bien. Très bien même, aux dires de ses amis de basket, et de son entraîneur qui l'a rarement vu aussi résistant sur le terrain.
    Mais Julie ne peut se satisfaire de cette situation.

    Tache verte... nécessité de s'alimenter disparue... Sulian serait-il devenu une plante verte, qui se contente de rester au soleil pour faire sa photosynthèse ?

    Cette idée - bien saugrenue pour Sulian - prend d'autant plus corps que Julie sait très bien que son ami a été opéré d'une greffe de peau, suite à un accident de moto survenu quelques mois auparavant.

    Opération réalisée par le docteur Sillar à la Clinique de la peau, clinique en cheville avec des officines liées aux nanobiotechnologies.

    Et si Sulian avait été cobaye d'une expérimentation, à son insu ?" Biologistes de formation, Mireille Moscati (dessins) et Bruno Riondet (scénario) ont souhaité aborder la question des manipulations génétiques. A travers l'exemple de gènes de la photosynthèse végétale introduits chez un humain. Cette introduction, menée de façon isolée par un médecin, aboutit à faire d'un humain - qui normalement doit manger des aliments - une vraie plante verte. C'est-à-dire un organisme qui peut se contenter de rester au soleil, fabriquant ainsi les molécules indispensables à son organisme, à partir d'eau et de dioxyde de carbone.

  • Les pulsations du coeur ralentissent, se suspendent un court instant. Le pouls s'emballe ensuite. Une toute dernière fois.

    Vient alors la mort, pareille à l'orgasme. Cet instant où les corps encore chauds se raidissent avant l'apaisement.

  • Les femmes gabonaises écrivent que ce soit sur le territoire national ou hors des frontières territoriales mais très peu de lecteurs connaissent leurs productions littéraires. Ainsi, la parution d'un ouvrage critique sur les femmes écrivains du Gabon vise à leur donner une visibilité internationale. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux chercheurs, aux enseignants du secondaire et du supérieur qui veulent se familiariser avec l'histoire de la littérature produite par des femmes. La première partie de cet essai traite de la spécificité des procédés d'écriture, des problématiques soulevées, des thématiques abordées par les femmes écrivains gabonaises d'hier et d'aujourd'hui quel que soit leur lieu de résidence. Surtout, la deuxième partie propose un dictionnaire des femmes écrivains du Gabon suivi des interviews. Par rapport aux préoccupations et aux motivations intellectuelles des femmes gabonaises actuelles, les interviews proposées représentent une donnée cruciale de l'analyse littéraire.

  • Hors-classes est le récit d'une passion, celle d'enseigner et d'instruire. C'est une expérience de vie, autant qu'un essai sur l'Éducation nationale ou ce que l'Éducation nationale fait de ses professeurs et de ses maîtres. C'est une réflexion qui ouvre des fenêtres sur d'autres possibles.
    Mais la « hors-classe » est aussi une récompense finale, le graal que tous les enseignants souhaitent obtenir à la fin de leur carrière et l'Administration a des ruses pour les donner avec parcimonie... ou ne jamais les donner ou les donner tout en ne les donnant pas !!!
    Oui, vous avez bien lu, les donner tout en ne les donnant pas ! Stupéfiant ! Voici un extrait de la lettre que les parents d'élèves ont adressée à l'auteure, à l'occasion de son départ à la retraite :

    Il est précieux, quand on laisse nos enfants aux portes de l'école, de savoir qu'ils y entrent en confiance, le coeur léger et l'esprit libre. Et ça a été le cas pour la plupart de vos élèves... Tous ceux qui ont eu la chance de côtoyer vos classes ont été transformés. À vos côtés, nous les avons vus grandir, prendre de l'assurance, croire en eux et en la musique qui vient d'ailleurs... Il est important pour nos enfants de croiser durant leur scolarité des enseignants passionnés, mais vous avez fait plus que ça : vous leur avez transmis la passion du savoir et de la découverte. Vous leur avez aussi appris le respect, l'écoute, l'attention à l'autre.

  • Français Double peine

    Dominique Bernard

    "Phil pose amoureusement son bras sur les épaules de Sophie. Il est un peu ivre. Les deux doubles whiskies font leur effet.

    Ils ne s'aperçoivent pas du départ précipité de l'homme aux lunettes de plongée en direction de la placette. Ils ne prêtent pas attention non plus à cette moto qui vient vers eux.

    La rue est étroite. Ils s'approchent du trottoir pour laisser passer l'engin, s'arrêtent, en profitent pour s'embrasser à pleine bouche une nouvelle fois. La moto stoppe à quelques mètres. Plein phare. Sophie lève la tête. Philibert ne bouge pas, se colle à elle. Soudain, elle a une poussée d'adrénaline, son sang cesse de circuler dans ses veines. Elle est tétanisée. Cette moto n'est pas arrêtée pour rien. Elle est rouge et noire, comme celle décrite par la concierge.

    Elle pense au pire.

    Elle n'a pas le temps de réagir. Trois coups de feu claquent presque simultanément. Elle ressent une vive douleur au niveau de la poitrine, une sensation d'étouffement, puis plus rien. Un voile noir. Son cerveau ne répond plus. Plus d'image, plus de son. Plus de jambes. Elle s'écroule. Phil tente de la retenir. Il en est incapable. Il sent qu'il est blessé. Elle s'affale sur le bitume. Lui aussi.

    La moto accélère et repart à un train d'enfer."

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