Littérature générale

  • Parmi les très nombreuses traductions françaises de La Divine Comédie de Dante celle de Joachim-Joseph Berthier occupe incontestablement une place à part. En effet, ce dominicain, qui a été recteur de l'Université de Fribourg (Suisse), entend proposer une traduction littérale qui permet, en respectant les conseils de traduction de Chateaubriand, de « suivre le texte, ligne à ligne, mot à mot », calquant ainsi le poème avec une exacte transparence.
    Toutefois, cette littéralité n'est pas la seule spécificité de cette traduction publiée en 1924. Convaincu que Dante le poète fut aussi un docteur, à savoir un philosophe et un théologien, Berthier considère que le « poème sacré » transmet un enseignement qui doit servir « pour le bien du monde qui vit mal », conformément à l'intention de Dante lui-même (Purgatoire XXXII, 103). L'étonnante beauté du poème est donc entièrement au service de la vérité.

    Traduction littérale avec notes Joachim-Joseph Berthier, o.p.
    Sous la direction de Ruedi Imbach

  • En langage clair, Aïe, mes aïeux signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement à « payer les dettes » du passé de nos aïeux. C'est une sorte de « loyauté invisible » qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou pas, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.
    Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les grandes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit secret et sa transformation en un impensé dévastateur.
    Cette nouvelle édition, actualisée et réorganisée, est accessible à tous.

  • "Elle me fait promettre que je ne la forcerai pas à quitter sa maison. Je la rassure et, pour la première fois, je lui mens. Je l'embrasse tendrement et referme doucement la porte. Ça y est : le cancer s'apprête à nous emmener sur sa route et je n'ai pas d'autre choix que de l'y accompagner". C'est l'histoire d'une femme. Elle a soixante-dix-neuf ans. Elle est italienne. Immigrée. Témoin de Jehovah. On lui annonce un cancer des os. Durant une année, sa petite-fille va l'accompagner dans la maladie. Par des ponts lancés entre passé et présent, elle va tenter de comprendre le destin tragique de cette grand-mère discrète et courageuse qui payera de sa vie le poids de bien trop de non-dits.

  • « Plus que jamais la paix reste à faire. Plus que jamais, peut-être, elle sera dans les prochaines décennies un enjeu de survie de l'humanité. Plus que jamais elle se fera dans la tête des hommes. Car la paix, comme l'avait bien compris Maria Montessori, n'est pas la non-guerre. Ce n'est pas seulement affaire de diplomatie, d'armée et de cessez-le-feu. Trop souvent les peuples qui gagnent la guerre perdent la paix qui suit, car les valeurs nécessaires pour gagner la guerre - simplification, obéissance aux ordres, clarté de la distinction entre amis et ennemis, etc. - n'ont rien à voir avec les valeurs nécessaires pour construire une paix durable - la capacité à admettre et comprendre la complexité, la capacité à coopérer avec l'autre, l'esprit critique, le sens du compromis, la perception aiguë de l'unité et de la diversité simultanée du monde. La paix est une science, un art, une culture. Pour Maria Montessori, la paix s'apprend. Dans la construction de la paix il n'est pas de petite chose et de petite échelle : ce qui se joue entre les femmes et les hommes, entre les enfants et les adultes, entre les enfants eux-mêmes, au niveau de la famille, de la classe, du quartier, se retrouve à l'échelle des rapports entre les nations. La tolérance, la capacité à reconnaître que l'autre est à la fois semblable à moi et digne des mêmes égards, et en même temps radicalement différent et digne du même respect, se pose à l'échelle des rapports interindividuels comme à l'échelle des rapports entre les civilisations et les religions. Il n'y a pas de petite échelle pour apprendre l'harmonie, il n'y a pas de petite échelle pour apprendre la tolérance. Maria Montessori écrivait il y a soixante ans : L'enfant a un pouvoir que nous n'avons pas: celui de bâtir l'homme lui-même.» - Pierre Calame

  • La rencontre originale de deux auteurs, l'un chinois, l'autre français, autour de sujets choisis pour leur importance: dans notre vie quotidienne et nos relations humaines. Une invitation au détour par la culture de l'autre. Cette collection est publiée dans le cadre de la Bibliothèque interculturelle pour le Futur, à l'initiative de la Fondation Charles Leopold Mayer. Il s'agit de coéditions avec Les Presses artistiques et littéraires de Shanghaï.

  • Songes du temps

    Sylvie Germain

    " Il y a des saisons, chacune ayant son style, son rythme, ses histoires propres ; chacune se révélant " leçon de choses ". Leçons de choses physiques, naturelles, bien sûr, mais également - si on les lit avec patience et attention - leçons de choses invisibles, impalpables. L'expérience et le songe, la matière et le spirituel sont en constante et subtile interférence. " En méditant sur les fêtes, sur les grands moments qui rythment notre existence, Sylvie Germain donne au poids du temps un relief inédit. Avec passion, elle écoute avec " une oreille à la fois enfantine et millénaire, rêveuse et attentive, capable de percevoir la " voix de fin silence " qui irrigue le temps depuis les origines, soupire dans notre propre souffle, chuchote dans le bruit sourd de notre propre sang, et sans fin luit à l'horizon du temps. "

  • Comme le dit Nicolas Berdiaev, la Légende du Grand Inquisiteur, c'est le sommet de l'oeuvre créatrice de Dostoïevski, le couronnement de la dialectique de ses idées. Dès la parution de la Légende dans les Frères Karamazov, les penseurs russes ont saisi la portée du mythe dévoilé par Dostoïevski, aussi bien pour son oeuvre que pour la conscience humaine en général. Ce dilemme aigu entre le salut individuel et la masse, entre liberté et contrainte, n'est-il pas le fond même de la condition humaine ? Plus qu'à la forme littéraire, ces textes s'attachent au contenu de l'énigmatique fable de Dostoïevski. Méditations sur l'utopie et l'anti-utopie, sur le problème du mal dans l'histoire, ils s'efforcent d'élucider des visions qui deviendront des questions essentielles du XXe siècle : la relation entre l'unicité de l'individu, la masse et le pouvoirLe lecteur voit au travers de cet ensemble de contributions combien l'oeuvre de Dostoïevski est importante dès son vivant, mais aussi combien la richesse et l'intensité de ses idées orientent la lecture, dans les années qui suivent la parution de l'oeuvre, vers des interprétations philosophiques et spirituelles. Ce recueil qui, à la suite du texte original, réunit les textes de six grands philosophes, théologiens et critiques littéraires russes, apporte une contribution capitale à la compréhension métaphysique du grand écrivain. Il permet de suivre de près la manière dont s'est élaborée, au cours des décennies qui ont suivi sa mort, la perception de ses oeuvres en Russie. Il montre aussi toute la fertilité et la profondeur de la philosophie russe et de la théologie orthodoxe, largement ignorées en Occident --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

  • Les histoires que nous conte ici Idries Shah - qu'il nous donne à entendre et à vivre - illustrent les modes de pensée et d'action des sages soufis.

    Il s'agit de faire ressortir par-delà les apparences la réalité des êtres et des situations.

    Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrêtées, à s'en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là même, à la maturation psychologique et spirituelle. Idries Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d'un livre-exercice.

    Ces « contes » s'adressent à l'esprit intérieur. Ils sont interactifs, ouverts. Ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend la faculté peu exercée de revenir toujours au point de départ, l'aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin.

  • "Elle a lu la quatrième de couverture, a frissonné d'étonnement. Ce récit ressemblait à s'y méprendre à un épisode de son existence. Elle a déposé l'ouvrage sur le comptoir et est allée ouvrir la porte de la librairie. A neuf heures, les clients sont encore rares et, dans la lumière du matin qui glissait sur la vitre, elle a commencé à lire ce texte inattendu." Les événements de notre vie, même les plus obscurs, sont posés dans la main des anges.
    Quand les hasards se rencontrent, c'est la lumière qui les rassemble. Une jolie libraire retrouve un fait marquant de son passé dans un livre qui la conduit à tisser des liens et à s'interroger sur son présent. Ce roman délicat, qui rend hommage aux libraires et qui chante l'univers des livres, est une ode à la lumière, à la tendresse et à l'amour.

  • Écrites un demi-siècle durant, de la veille du premier conflit mondial (1913) à la fin de la Guerre d'Algérie (1962), les 492 lettres et cartes échangées par Louis Massignon (1883-1962) et Jacques Maritain (1882-1973), Raïssa Maritain (1883-1960) y figurant plus passagèrement, apparaissent comme un des grands dialogues spirituels du xxe siècle. Un concert intérieur tendu et vibrant qui unit deux hommes apparemment dissemblables mais que soude l'essentielle vérité : celle de leur foi en Christ. En effet, si Maritain est l'homme de la clarté radieuse, d'explicitations calmes et rigoureuses, proche des milieux artistiques et cheville ouvrière d'un néo-thomisme où la raison rayonne, portée par la grâce, un défenseur d'Israël persécuté, Louis Massignon, professeur au Collège de France, initiateur de l'islamologie mystique par ses travaux sur Hallaj, incarne la passion doloriste et sacrificielle d'un catholicisme issu de Huysmans et de Charles de Foucauld, une âme encordée à la Croix du Golgotha, marquée par le message de Gandhi, dont la vocation fut la défense des plus pauvres, au premier rang desquels les victimes de l'ordre colonial et le peuple palestinien. Massignon-Maritain, fraternellement dissemblables, que des combats et des dévotions communes surent néanmoins rapprocher : un amour pèlerin pour Notre-Dame de la Salette, une vision tragique commune de l'histoire, imprégnée du millénarisme d'un Léon Bloy, qui trouva à s'exprimer lors des multiples conflits qui marquèrent leur siècle.
    Un jalon essentiel, catholique, humaniste et mystique, pour la compréhension du XXe siècle.

  • Petites Choses formidables est sans doute l'un des recueils d'essais les plus célèbres de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). L'auteur se promène avec légèreté parmi les villes de France et d'Allemagne ou les collines d'Angleterre, et s'ingénue à tirer de petites anecdotes du quotidien des leçons pleines d'humour, de profondeur ou d'horreur. Le contenu de ses poches, les délices d'une grasse-matinée ou une terrifiante conversation avec un nihiliste sont autant d'occasions de dévoiler la beauté insoupçonnée du Paradis caché où vivent les hommes. « Le monde ne manquera jamais de merveilles ni d'aventures, c'est seulement d'émerveillement qu'il pourrait manquer. » Au fil de trente-neuf historiettes, Chesterton révèle l'extraordinaire dissimulé sous les aspects de l'ordinaire, et la grande morale que peuvent représenter des tickets de tram, un canif, des touristes à la plage ou une gare ferroviaire. D'un rien, il lui est possible de discourir, avec la fraîcheur dont il a le secret, sur la famille, la guerre, la démocratie et le christianisme. Ces essais, inédits en français pendant plus d'un siècle, sont un concentré de la pensée loufoque et lucide du Prince du Paradoxe, et peuvent être considérés comme son testament philosophique.

  • Christine Jordis est habitée par « une faim d'Asie ». Après avoir arpenté de nombreuses terres et cultures asiatiques, de la Birmanie à la Corée en passant par Bali, elle part découvrir le Japon au printemps 2018, un pays dont elle rêvait depuis longtemps. Elle décrit ici l'émerveillement de cette première fois autour de Kyoto, la découverte des jardins secs ou fleuris, des temples, des rues, d'une montagne...
    Comme guide d'ouverture, elle a choisi l'une des figures les plus vénérées du Japon, dont on ne sait presque rien en France : le moine Kukai (Kobo Daishi) 774-835, fondateur de l'école du bouddhisme Shingon. Sa vie est un roman : celui d'un homme de haute spiritualité, mais aussi d'un grand voyageur, d'un bâtisseur, d'un philosophe aux textes vibrants qui fut un ami de l'empereur.
    L'auteur suit Kukai à Koya-san, un site exceptionnel qui garde vivante la présence de son fondateur, puis nous fait pénétrer dans les temples du Daitoku-ji ou du To-ji.
    D'autres présences inspirent et accompagnent le voyage, Claudel, Barthes et Nicolas Bouvier, ou ce musicien qui entend le message de pierres...
    Un pas vers le moins, autrement dit : un pas pour mieux comprendre l'énigmatique Japon.

  • « Il est plus facile à un chameaude passer par le chas d'une aiguillequ'à un riche d'entrer dans leRoyaume des Cieux », dit l'Évangile.Entre le jour de Noël et l'Épiphanie, fête des Rois mages,s'étendent les Douze petits mois :douze jours différents des autres,douze nuits de clarté et de neige.De ce moment d'hiver, MarieRouanet fait un temps privilégié,celui du dépouillement nécessaire.Renonçant chaque jour à unobjet, de ceux qui tissent sonunivers quotidien, à un symbole,et même à certains souvenirs,elle apprend à s'alléger du poidsdes choses pour retrouver unesorte d'essentiel, à se séparer pournaître davantage.Marie Rouanet propose unvéritable petit traité du dépouillement, une variation belle et profondesur le thème du détachement.Écrivain, auteur et interprètede chansons en langue d'oc, MarieRouanet a notamment publié Lamarche lente des glaciers, L'ordinairede Dieu et Luxueuse austérité.

  • On redécouvre aujourd'hui la figure de Marie Noël (1883-1967), écrivain et poète, loin des caricatures qui ont souvent statufié la demoiselle d'Auxerre en auteure reléguée à sa province et à sa bigoterie.
    Chrystelle Claude de Boissieu brise cette statue déformant son modèle en nous proposant ici un regard personnel sur cette femme attachante et une lecture fine de son oeuvre complète. Elle aborde différentes facettes de sa personnalité en s'appuyant sur des photographies et des textes correspondant aux moments les plus déterminants de l'existence comme de l'écriture de Marie Noël.
    Nous rentrons ainsi, page après page, dans l'intimité de la conteuse et le timbre si singulier de sa parole.

  • En 1920, aux lendemains d'une guerre mondiale et de conflits intérieurs, Marie Noël effectue une cure de repos à Bellevue où elle rencontre une jeune fille qui souffre, elle aussi, de lassitude et de mélancolie. Elle compose à son intention un florilège de textes qu'elle collecte au gré de ses cueillettes livresques : citations d'auteur, exercices d'écriture, recettes de cuisine, remèdes de grand-mère, sentences de morale, scènes des Evangiles, chansons d'autrefois, poèmes d'aujourd'hui. Elle annote ainsi quatre carnets aux couleurs des saisons. L'écriture terminée, elle quitte sa compagne de convalescence sans lui remettre les feuillets manuscrits. Ceux-ci ne semblent pas lisibles en l'état. Ils sont donc corrigés à de multiples reprises, et ce jusqu'à la mort de la poétesse. Livre inédit qui respecte l'esprit de Marie Noël et la lettre des versions originales, cet Almanach pour une jeune fille triste propose, tout comme les Notes intimes un recueil de pensées écrites page après page pendant une année. Il invite à (re)découvrir le bonheur dans la simplicité du quotidien.

  • Shakespeare est le plus grand poète de langue anglaise. Mais l'homme qui a créé cette oeuvre nous apparaît comme dans un Caravage : une série de taches lumineuses surgissant des ténèbres. Entre sa naissance à Stratford-sur-Avon, en 1564, et sa mort dans la même ville, en 1616, nous ne savons quasiment rien de sa vie.Eugène Green analyse ces rares éléments biographiques autour du contraste qui réunit, dans une même personnalité, un artiste incomparable et un entrepreneur ambitieux cherchant à assurer à sa famille confort et sécurité. Interrogeant les oeuvres, il montre comment Shakespeare se situe à la charnière de deux mondes : celui qui, dans les années 1590, était encore un reflet de la volonté divine, et celui qui, après 1600, bascula dans la modernité.Nous passons ainsi, d'une pièce à l'autre, du monde médiéval encore fondé sur une hiérarchie sacrée, au monde baroque tendu entre un univers scientifiquement observable et un Dieu caché. En ressort la figure énigmatique et fascinante d'un Shakespeare clandestin, créateur de formes théâtrales capables d'exprimer toute la complexité de l'univers baroque.
    Eugène Green est cinéaste, écrivain et dramaturge. Il a réalisé de nombreux films parmi lesquels : Le Pont des Arts (2004) ; La Religieuse portugaise (2009) ; La Sapienza (2014) ou Le Fils de Joseph (2016). Il a publié des romans : La Reconstruction (2008) ; La Bataille de Roncevaux (2009) ; La Communauté universelle (2011) ou L'Enfant de Prague (2017) ; et, chez Desclée de Brouwer, un recueil de contes : La Rue des canettes (2003) et deux essais : La Parole baroque (2001) et Présences : essai sur la nature du cinéma (2003).

  • Les études sur Dante ont été grandement renouvelées par les chercheurs qui, en Amérique et dans le sillage de Charles Singleton, ont interprété La Divine Comédie. C'est à cette tradition qu'appartient John Freccero, dont le présent livre, rassemblant ses essais parus de 1959 à 1984, est vite devenu un classique.Disposées dans l'ordre du poème, du prologue de l'Enfer à la vision finale du Paradis, ces études sont centrées sur la notion de conversion. La transformation du pèlerin en poète ouvre sur une double perspective, humaine et divine, qui permet à Freccero d'éclaircir de nombreuses énigmes : pourquoi l'un des deux pieds du pèlerin est-il « plus ferme » que l'autre ? Qui sont les « anges neutres » ? Pourquoi Dante a-t-il peur de Méduse en enfer ? Comment donner à voir un paradis immatériel ?La réponse à ces questions nécessite de reconstruire l'univers intellectuel du poète, de Platon et Aristote à saint Thomas d'Aquin, en passant par saint Augustin ou saint Bonaventure. Freccero nous invite à un voyage dans les cosmologies allégoriques de l'Antiquité et du Moyen Âge, éclairant ainsi certains enjeux de la relecture du paganisme par le christianisme. Dans ce bouillonnement d'images et de métamorphoses, la poésie atteint un sommet.
    Traduction de Laurent Cantagrel / Préface d'Efraín Kristal John Freccero est un éminent spécialiste de Dante, Pétrarque et Machiavel. Professeur émérite à l'université de New York, il a enseigné à Yale, Stanford, Cornell et Johns Hopkins. Maintes fois distingué par la ville de Florence et la République italienne, il a également publié de nombreux articles sur le cinéma, la philosophie et la littérature.

  • Déambuler dans Rome et y découvrir des lieux méconnus, c'est à cette joie toujours renouvelée que nous convie ici Édith de la Héronnière.
    Familière de cette ville d'un inépuisable génie artistique, elle nous entraîne sur ses places, dans quelques-unes de ses neuf cents églises, dans ses jardins, dévoilant des tableaux, des musiques et des personnes hautes en couleur. Elle convoque le poète latin Martial aux épigrammes insolentes, Goethe, Stendhal, Berlioz, Zola, Fellini, qui ont aimé Rome chacun à sa manière, et tant d'autres, plus contemporains, dont les oeuvres et les destins souvent tragiques ont sacralisé la ville. Nous y croisons Pierre et Paul au moment de la naissance de l'Église, le facétieux Philippe Néri ou le philosophe Giordano Bruno, brûlé sur le Campo de' Fiori, lieu d'un marché coloré où les Romains d'aujourd'hui ont plaisir à se rencontrer.
    Avec fantaisie et gravité, Édith de la Héronnière nous entraîne, au fil des saisons, dans des incursions à la surface et dans les profondeurs de la Ville Éternelle dont les traces et les oeuvres s'impriment au fond des yeux de tous ceux qui ont eu un jour la chance de s'y rendre.

  • que se passe-t-il dans cette " chambre à part " qu'est le cabinet du psychanalyste ? comment évoquer ce qui s'y tisse et s'y dit, dans le secret et l'intime ? avec tact et pudeur, catherine ternynck s'est livrée à l'exercice.
    " dans une chambre, on passe l'essentiel d'une vie. on y vient au monde et le plus souvent on y meurt. on y rêve, ce qui laisse penser qu'on y dort. on s'y repose, on vient y lire ou y pleurer. on s'y déshabille et on y étreint. la chambre abrite nos espoirs, nos remords, nos chagrins et nos fièvres. elle escorte nos enfances et nos âges. elle est notre espace privé, la part la plus gardée de nous-mêmes...
    " ce livre a obtenu le prix du furet du nord 2007 " a la découverte d'un écrivain du nord-pas-de-calais ". il est précédé d'une préface de colette nys-mazure.

  • Sainte Bernadette de Lourdes est morte le 16 avril 1879. Voici son centenaire, 20 ans après celui des apparitions. Depuis lors, l'importance de la voyante n'a cessé de grandir dans le pèlerinage. Qui est Bernadette ? La fille d'un meunier ruiné que l'excès de sa misère fit mettre en prison, une bergère, une voyante, un témoin étonnant : petit David, victorieux de plusieurs Goliath ligués contre elle, une religieuse, une infirmière qui finit dans l'emploi de malade en assumant sa passion de manière bouleversante. On a beaucoup mythifié autour de tout cela. La vérité est plus belle que les mythes. Bernadette est une sainte, tout simplement. Elle révèle la sainteté des pauvres, reçue de bonne source. Cette sainteté méconnue fut chez elle très antérieure aux apparitions.Après 20 années d'études et 25 volumes de publications scientifiques qui font autorité, l'abbé René Laurentin, professeur à l'Université catholique, Docteur ès Lettres, mais aussi journaliste, a écrit une vie transparente et simple comme Bernadette, selon la consigne qu'elle a livrée à l'intention des historiens, sur son lit de mort : Ce qu'on écrira de plus simple sera le meilleur. A force de vouloir fleurir les choses on les dénature . Rien de romancé... un style alerte, une histoire... vivante, je souhaite que beaucoup de chrétiens lisent ce livre : à bon droit, le livre du centenaire . (Préface de Mgr Donze, évêque de Tarbes et Lourdes).

  • Écrivain, journaliste, apologète, polémiste prolifique, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) ne peut s'empêcher de croiser la plume avec ses adversaires : littérature, religion, philosophie, politique, ses articles font feu de tout bois, pour le plus grand plaisir du lecteur amusé, mais aussi stimulé, voire étourdi par ce prestidigitateur féru de paradoxes. Voilà, en substance, Le Puits et les Bas-fonds, compilant d'excellents essais chestertoniens des années 1930.
    Chesterton y fournit également une nouvelle justification de son catholicisme - il s'est converti en 1922 : « Je ne pourrais abandonner la foi sans tomber dans quelque chose de plus creux que la foi. Je ne pourrais cesser d'être catholique, sauf à devenir quelque chose de plus étroit qu'un catholique... Nous avons quitté les bas-fonds et les lieux desséchés pour l'unique puits profond. La vérité est au fond. » Défense du christianisme, de la famille, de la propriété privée et du bon sens élémentaire, certes. Mais les essais rassemblés ici nous font découvrir en outre un Chesterton préoccupé de la situation politique européenne, au point de donner l'alarme devant le péril nazi qui allait bientôt incendier tout le continent : une vue prophétique dont seul les vrais sages sont capables.
    Cette traduction inédite comble un oubli de plus de quatre-vingts ans depuis la parution originale en 1935 de The Well and the Shallows.
    Traduction, présentation et notes par Patrick Gofman et Wojciech Golonka.

  • Socialiste, dreyfusard, fondateur des Cahiers de la Quinzaine, prophète du sens et de l'espérance... Charles Péguy (1873-1914) est l'auteur d'une oeuvre prolifique et inclassable, qui témoigne aussi bien de ses engagements que de sa ferveur mystique. Des faubourgs ouvriers d'Orléans jusqu'à sa fin tragique et brusque au début de la Grande Guerre, en passant par Paris et Chartres, Charles Coutel retrace l'itinéraire de ce génie visionnaire, un "homme-cathédrale" qui a choisi de vivre dans la fidélité à soi-même.

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