Dupuis

  • La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs. Du moins jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale ne sépare la famille, envoyant Madeleine, atteinte de tuberculose, dans un sanatorium. Sans doute le pire endroit possible pour que l'adolescente têtue réalise un projet fou et nécessaire : entrer dans la Résistance. Madeleine y parviendra pourtant, sous le nom de code "Rainer", devenant une actrice et un témoin privilégié de son temps. Un destin exceptionnel qu'elle raconte aujourd'hui dans une première trilogie qui l'est tout autant, nourrie des milliers de détails d'une mémoire qui n'a rien oublié...

  • La légende parle d'un "âge d'or, où vallées et montagnes n'étaient entravées d'aucune mu-raille. Où les hommes allaient et venaient librement..." Mais ce temps lointain est bien révolu.

    Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s'apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l'accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l'exil.



    Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l'aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à "L'âge d'or" ; bien plus qu'une légende, bien plus que l'histoire passée des hommes libres et de leur combat, c'est un livre oublié dont le pouvoir est si grand qu'il changera le monde.

  • Avec l'hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda assiège le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les "gueux" se préparent à l'assaut.

    Ce deuxième tome conclut en majesté l'épopée flamboyante de « L'Âge d'or », ce livre assez puissant pour déchaîner la tempête et la révolution, la force d'une utopie qui donne envie de croire en l'avenir.

  • Deux cents ans après sa naissance, Baudelaire continue de marquer les générations et le poète plane sur l'oeuvre d'Yslaire depuis les origines. C'est pourtant Jeanne Duval, celle que le poète a le plus aimée et le plus maudite, que le dessinateur a choisie pour revisiter dans ce chef-d'oeuvre la matière sulfureuse et autobiographique des Fleurs du mal.

    De Jeanne, pourtant, on ne sait presque rien, ni son vrai nom, ni sa date de naissance, ni sa date de décès. Aucune lettre signée de sa main ne nous est parvenue. Restent quelques témoignages, des portraits dessinés par Baudelaire lui-même, une photo de Nadar non authentifiée, sans oublier les poèmes qu'elle lui a inspirés. Jeanne, "c'est l'invisible de toute une époque" qui réapparaît dans la résonance féministe de la nôtre. Elle qui était stigmatisée comme mulâtresse, créole et surnommée "Vénus noire" en référence à la "Vénus hottentote", aimante tous les préjugés d'un siècle misogyne et raciste.

  • En 1986, le photographe Didier Lefèvre rejoint une mission de Médecins sans frontières en Afghanistan, alors en guerre contre l'Union soviétique, pour acheminer une aide médicale à travers les montagnes. C'est ce long périple, jalonné de rencontres et de dangers, que nous racontent Didier Lefèvre et Emmanuel Guibert, sur la trame du reportage photographique réalisé sur place par Didier Lefèvre. À la croisée du dessin et du photoreportage, un récit poignant et profondément humain, habité de figures exceptionnelles.

  • Français Portugal

    Cyril Pedrosa

    Quand un retour aux sources imprévu devient renaissance à soi-même.

    Plus vraiment d'inspiration, plus d'envies et pas de projets, l'auteur de BD Simon Muchat végète doucement dans son boulot d'animateur scolaire, et exaspère Claire, sa compagne, qui le voudrait plus investi.

    Invité à passer quelques jours au Portugal, dont sa famille est originaire et où il n'était plus allé depuis l'enfance, il va y découvrir une autre façon d'exister et d'être - et peut-être le début d'une nouvelle inspiration ?


    Cyril Pedrosa nous livre un récit introspectif qui explore les plis et replis existentiels d'un quotidien sans histoire, devenu sans consistance et sans saveur. Le récit, aussi, d'une renaissance à soi, à travers la redécouverte d'un lieu d'enfance, noyé dans les brumes du souvenir.

  • Les enlèvements se multiplient autour de Bakersfield en Californie et l'aînée des filles du banquier Kelley est retrouvée assassinée. Une occasion pour le jeune Matt Monroe, tout juste recruté chez les Pinkertons, la célèbre agence de détectives privés, de remonter la piste de son vrai père, qui n'est autre que Chen Long, le Chinaman de la série d'Olivier TaDuc et Serge Le Tendre.

  • Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d'exploration s'écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l'horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale docilité. Les naufragés sont-ils condamnés eux aussi à se soumettre à la volonté du mystérieux Grand Tout ?

    "Inhumain" marque le grand retour au scénario de science-fiction de Valérie Mangin et Denis Bajram. En maître du genre, le couple explore à la fois les entrailles d'un monde mystérieux et les tréfonds de l'âme humaine. Ce récit surprenant et spectaculaire permet au dessin de Thibaud de Rochebrune de se déployer avec sensibilité et vertige. Entre récit addictif et fable philosophique, "Inhumain" questionne notre humanité : la souffrance est-elle forcément le prix de la liberté ?

  • Français Les équinoxes

    Cyril Pedrosa

    Tenter de capter, malgré son évanescence, ce sentiment de solitude qui nous saisit face à la complexité du monde. Cet état d'âme qui, s'il nous isole de nos semblables, est peut-être ce qui fait de nous des humains. Outrepassant par la grâce du dessin le principe selon lequel il faut se taire sur ce dont on ne peut pas parler, Cyril Pedrosa suit les méandres de cette émotion, nous livrant un magistral récit en quatre tableaux. Quatre tableaux, pour quatre saisons et autant de personnages en quête de leur destinée, à travers l'espace et à travers le temps.
    Autour de lieux, à l'occasion de luttes, ces êtres sans attaches vont croiser d'autres solitudes et tisser les uns avec les autres le fil ténu d'une conscience happée par l'inconnu et tourmentée par l'énigme du sens de la vie. Chaque saison a son identité graphique, chaque voix également. Une oeuvre d'une intensité et d'une sensibilité narrative rares, du créateur du très remarqué Portugal.

  • Lorsque la Seconde Guerre mondiale est déclarée, nombreux sont les hommes valides à être dépêchés en urgence pour servir la France ; parmi eux, Addi, séminariste sur le point de rentrer dans les ordres à Dakar. Contraint d'échanger sa robe contre l'uniforme militaire, le jeune Français sénégalais se confrontera à un tout autre monde, un champ de bataille où les hommes s'exécutent sans concession et où la moindre marque de douceur est une rareté. Aux côtés de son ami Ibrahim, Addi sera fait prisonnier, échappera à la mort, développera un réseau d'entraide pour les minorités étrangères. Et rencontrera l'amour en la personne de Jeanne, une institutrice. Mais les sentiments terrestres sont-ils compatibles avec les voeux religieux ? Peut-on oublier Dieu et la guerre dans les yeux d'une femme ?



    Récit de guerre, histoire d'amour, Plus près de toi dépeint des instants de grâce au coeur des grands conflits européens de la moitié du XXe siècle. Cette histoire à la sensibilité rare, qui confronte l'horreur à la religion et la violence aux sentiments, est douée d'une force remarquable.

  • Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.


    Quand la passion se mêle à l'art en un jeu de miroirs, Michel Bussi nous emporte dans un tourbillon d'illusions et de mystère, merveilleusement retranscrit par Fred Duval et mis en lumière par Didier Cassegrain, dont les atmosphères évanescentes rappellent l'empreinte impressionniste.

    Bien plus qu'une adaptation, Nymphéas noirs est à la fois un hommage à l'un des mouve-ments les plus symboliques de la peinture moderne, un polar envoûtant à travers les époques et un superbe conte de fées empoisonné. À l'image de ces nymphéas, aussi sombres que sublimes.

  • Dans les yeux d'Ambre, une enfant qui grandit de la Préhistoire au monde moderne, la vieille Louba creuse le temps pour raconter l'histoire du loup dans un album presque chamanique, qui relie le conte à la réalité documentaire, le réel à l'imaginaire.

  • Philadelphie, 1776. Mrs Betsy est dépêchée par les indépendantistes américains pour concevoir le tout premier drapeau des futurs États-Unis d'Amérique. Sa domestique, Angela Brown, décide alors de transformer cet étendard en un hommage révolutionnaire, en y adjoignant en secret un symbole inestimable...

    Douvres, 1944. Le soldat Lincoln se morfond dans son camp militaire, entre discriminations raciales et bagarres quotidiennes. Jusqu'à ce qu'il reçoive une lettre de sa soeur, Johanna, annonçant qu'elle a découvert dans les possessions de leur tante décédée les mémoires d'Angela Brown - rien de moins qu'un témoignage d'une rareté et d'une valeur exceptionnelles. Si l'histoire relatée dans ces mémoires est réelle, alors c'est l'histoire des États-Unis qui est à récrire.


    Sauf que l'emblème américain est aux mains des Allemands nazis, qui l'ont dérobé ainsi que d'innombrables trésors, au cours de leurs pillages. S'ensuit donc la mise en place d'une opération de la plus haute importance, à laquelle participe Lincoln...

    Quand Yves Sente rencontre Steve Cuzor, c'est la petite histoire et la grande Histoire qui se percutent dans un album aux allures d'épopée. Par l'ampleur de sa narration et la densité de son graphisme, ici sublimé par le noir et blanc du tirage de luxe, Cinq branches de coton noir est d'ores et déjà une oeuvre mémorable.

  • Français Django main de feu

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    Django Reinhardt est une légende. Mais Django ? "celui qui réveille" ? est aussi né deux fois. Une première fois dans la neige, durant l'hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. La seconde à Saint-Ouen, près de Paris, à l'automne 1928, quand l'incendie de sa caravane lui mutila la main gauche.

    Le scénariste Salva Rubio et le dessinateur Efa avaient déjà signé ensemble un remarquable biopic sur Monet en 2017, rendant hommage à l'obsession du peintre pour la lumière. De même, ce biopic consacré à la jeunesse du musicien prodige met en scène la passion et l'obstination de celui qui s'est toujours considéré comme le plus grand guitariste du monde.

    Dans ce récit- partition, en découpant les cases comme des accords, le dessinateur anime la romance d'une vie en vibrations aquarellées pour mieux accompagner le cheminement musical et technique de l'inventeur du jazz manouche. De la musette au jazz, du violon au banjo puis à la guitare, la destinée de Django est celle de sa main de feu, habitée par le "duende" qui brûle dans l'âme du musicien manouche. Celle d'un miraculé qui renaît de ses cendres, plus éblouissant que jamais. Musique !

    Cet ouvrage est préfacé par Thomas Dutronc et contient un dossier documenté de 16 pages.

  • Français Le chanteur perdu

    Tronchet

    Lorsqu'il fait un burn-out, Jean, bibliothécaire qui semble être passé à côté de sa vie, décide de retrouver Rémy-Bé, le chanteur de sa jeunesse (lorsqu'il se voyait encore révolutionnaire et contestataire). Fasciné par la désinvolture et la liberté de ton des chansons, Jean voit dans cette recherche improbable l'occasion de renouer avec le personnage qu'il n'a pas osé être.
    Enregistrés sur une vieille cassette audio, les morceaux l'ont suivi pendant des années, seul vestige du passé. D'ailleurs, personne ne semble se souvenir de ce chanteur, l'aurait-il inventé ? Sa seule piste : la pochette du disque avec le viaduc de Morlaix en arrière-fond. L'indice est maigre, mais Jean pourra dénouer le fil de manière surprenante, avec le seul secours des paroles de la douzaine de chansons, qui sont comme un puzzle mystérieux. Au bout du chemin, il y a le fantôme du chanteur perdu que Jean pense connaître par coeur. Il n'est pourtant pas au bout de ses surprises. C'est un autre qu'il rencontrera, tout en faisant lui-même la découverte de celui qu'il est, à travers celui qu'il aurait pu être. Les îles lointaines ne laissent pas indemnes...

    Tronchet signe ici une oeuvre émouvante et vibrante, qui nous questionne : est-ce bien la vie que nous voulions vivre ? L'enquête fantaisiste mais efficace menée par le héros trace un itinéraire guérisseur que nous suivons avec un plaisir partagé.

  • Juin 1943. Caché dans le grenier de la maison de l'instituteur, mise sous scellés par la milice, Julien observe la vie quotidienne du village de Cambeyrac, où il a grandi et où on le croit mort. Déclaré disparu à la suite du bombardement du train qui devait le conduire en Allemagne, et dont il s'était échappé, il attend la fin de la guerre de son poste d'observation. Les actes d'amours et de haine, les lâchetés, l'héroïsme et les compromissions des habitants de Cambeyrac se déroulent sous ses yeux, comme autant de tableaux banals et cruels de la France occupée. Et puis il y a Cécile, la belle Cécile dont il est secrètement amoureux, et dont il interprète inlassablement les faits et gestes jour après jour. Jusqu'à ce que le destin, moqueur et implacable, ne se rappelle à lui, et ne lui signifie que tout cela n'était guère plus qu'un sursis.

  • Un rêve éveillé qui se transforme en cauchemar Tout fonctionne à merveille. L'État providence veille sur le bonheur de chacun de nous. Bonheur officiel. Bonheur programmé. Comme toujours, Louis aurait pu feindre d'ignorer la réalité des "déregs", ces rebelles systématiquement déregistrés du Grand Fichier Central et condamnés à la mort civile. Comme toujours, il aurait pu fermer les yeux sur l'existence des "illegs", ces gosses nés illégalement depuis la loi sur la limitation des naissances. Seulement voilà, après trente-cinq ans de trop loyaux services dans la police, il prend à Louis l'envie de redresser la tête et de voir enfin la réalité en face. Et quand Johnny, un "illeg", glisse sa petite menotte dans sa grosse paluche, il se laisse guider, sans hâte, à travers le miroir de ses illusions. De nos illusions.

  • L'indépendance par le football : l'histoire vraie de la première équipe nationale algérienne. 1958. Alors que la guerre d'indépendance bat son plein en Algérie, dix footballeurs de ligue 1, que l'on surnommera plus tard « fellaghas du ballons rond », décident de quitter clandestinement la France et de rejoindre les rangs du FLN pour créer la première équipe nationale algérienne.
    Une histoire vraie méconnue et unique, un roman graphique captivant, qui retrace, au rythme de matchs enflammés, l'un des plus importants épisodes de notre histoire contemporaine.

  • L'édition définitive et augmentée de l'un des ouvrages les plus marquants de la collection « Aire Libre ». Grand classique de la collection « Aire Libre », Le vol du corbeau décrit avec brio et sensibilité le théâtre de la vie sous l'Occupation. Une oeuvre majeure, graphiquement époustouflante et enfin réunie en intégrale dans une édition définitive. Sous une nouvelle couverture, Le vol du corbeau est également agrémenté d'un cahier graphique richement illustré réunissant plus d'une vingtaine de dessins inédits, qui donnent la mesure de la virtuosité de Jean-Pierre Gibrat.

  • Français Nada

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    Ils sont six : Épaulard, l'expert vieillissant ; D'Arcy, l'alcoolique violent ; Buenaventura Diaz, le caméléon aux identités multiples ; Treuffais, le prof de philo désabusé ; le jeune Meyer, dont la femme folle finira bien par le tuer un de ces quatre ; et Cash, la putain auto-proclamée à l'intelligence troublante. Des profils aussi disparates que leurs passés respectifs. Pourtant, ensemble, ces paumés d'extrême gauche formeront le groupe « Nada ».
    Leur premier coup d'éclat : enlever l'ambassadeur américain, en visite discrète dans une maison close parisienne.
    Une opération aussi risquée exige audace et maîtrise. Mais si le gang de marginaux l'exécute sans coup férir, la suite ne sera pas si simple. Chargé de l'affaire, le rusé commissaire Goémond va mener une sanglante traque aux "anarchistes"... Entre morts inutiles, dégâts collatéraux et pressions politiques, les membres du groupe « Nada » s'apprêtent à passer les plus longues heures de leur existence... Avant quelle fin ?

  • Jaime Martin avait 9 ans le 20 novembre 1975, le jour de la mort de Franco. Alors que sa famille en liesse sabrait le champagne, dans la cuisine, les mots de sa grand-mère résonnent encore aujourd'hui : "Il y a un long chemin à parcourir et un ciel plein d'oiseaux noirs". A travers ce récit autobiographique, l'artiste retrace sa trajectoire dans l'Espagne de l'après dictature en miroir d'une génération portée par l'enthousiasme de la démocratie et sévèrement frappée par la crise économique.
    Jaime s'en sort grâce au dessin, sa passion depuis l'enfance. Ado, sa carrière d'auteur de BD se décide quand il découvre le rock et Métal Hurlant. L'âge adulte vient ensuite creuser les distances avec son ancienne bande tandis que le système libéral fait des victimes chez ses vieux amis. Après "Jamais je n'aurai 20 ans", sur la jeunesse de ses grands-parents engagés dans la guerre civile espagnole et "Les guerres silencieuses" sur la jeunesse de son père pendant son service militaire dans l'Espagne franquiste, ce témoignage personnel vient clore le cycle de ces chroniques familiales et sociales.
    Fort de l'histoire des générations qui l'ont précédé, le dessinateur porte son regard lucide et plein d'humanité en invitant à croire en l'avenir et aux rêves toujours possibles.

  • 1984: Griffo and Jean Van Hamme expose the failures of a society which infringes upon individual freedoms. This is SOS Happiness, three volumes published under the label Aire Libre.
    2016: 32 years later, the same Griffo, accompanied by Stephen Desberg on the script, claims that Western society has adopted a justice system and passed laws that are bringing it ever closer to a strict totalitarian regime. "It's as if the ideas of Eric Zemmour had come into power," says Desberg. SOS Bonheur "32 years later", the 3 volume saga, tells the fate of characters facing repression and our thirst for freedom En suivant le quotidien de trois personnages plongés dans ce futur qui risquerait un jour de devenir le nôtre, Stephen Desberg met en exergue les dérives de nos sociétés dans un premier album glaçant de justesse, dont la noirceur est encore renforcée par le trait expressif et réaliste de Griffo.

  • En février 2018, le Ashmolean Museum d'Oxford offre à Emmanuel Guibert l'occasion unique de manipuler des originaux de Turner, Sargent, Degas, Delacroix ou Le Pérugin.
    Une expérience en gants blancs qui pousse le dessinateur à questionner son rapport à l'art et à reconsidérer le rituel qui le pousse à dessiner dans les musées. "Nul ne peut voir sans explorer" disait Arthur Koestler et c'est sur ce credo que l'artiste ouvre le premier tome de ses "Légendes", ornant de commentaires une compilation de croquis et dessins réalisés depuis le début des années 1990, au gré de ses pérégrinations dans les musées et autres lieux de cultes. Avec malice, ce catalogue annoté livre confessions et anecdotes. Elles rendent hommage à ceux qui l'ont inspiré, depuis son ancien prof d'histoire de l'art aux Arts Décoratifs jusqu'à Delacroix, après un détour chez Gustave Moreau et les peintres flamands, de Brueghel à Rembrandt. Il déniche même au Rijksmuseum les ancêtres de Tintin ou du Capitaine Haddock. Une profession de foi pimentée d'un humour espiègle et de considérations irrésistibles.

  • Ibn Battuta is the Marco Polo of the East.
    At the beginning of the 14th century, Ibn Battuta, a Berber native of Tangier, roamed over 70,000 miles, exploring the Islamic world from Timbuktu to Bulgaria, Egypt, and more than twenty other countries.
    Another native of Tangier, the Moroccan author Lotfi Akalay, tells the story of this rihla (journey), with images by Joel Allessandra, an illustrator and traveler who has visited and drawn most of the countries covered by the legendary explorer.

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