Editions Du Sirocco

  • " Une étude pionnière consacrée à une revue maghrébine " [Salim Jay] qui questionne une période essentielle de l'histoire du Maroc.

    Créée à Rabat en mars 1966 par un petit groupe de jeunes poètes d'expression française, Souffles a été, tout au long de ses sept années d'existence, une tribune singulière dans le paysage de la presse marocaine, en évoluant du laboratoire d'écriture, où les lecteurs découvrirent notamment Tahar Ben Jelloun ou Mohammed Khaïr-Eddine, à l'engagement culturel et politique.

    Avec son projet de restructuration de la culture nationale, elle a porté un véritable mouvement littéraire et intellectuel, avant de devenir la tribune du mouvement marxiste-léniniste.

    Disparue en 1972, après l'arrestation d'Abdellatif Laâbi et d'Abraham Serfati, son histoire, retracée au travers des textes et des témoignages de ses contributeurs, montre que sa vision moderniste et progressiste invitait à des questionnements toujours d'actualité.

  • Dans le train entre Casablanca et Marrakech, un journaliste au crépuscule de sa carrière prépare son entrevue avec Fadéla, la célèbre cheikha qui a courageusement pris en main son ingrat destin de femme. Ce voyage sera l'occasion de rencontrer Mouna, chorégraphe qui rentre tout juste de l'étranger, esprit libre qui s'est pareillement affranchi des pesants diktats d'une société qui néglige aussi ses artistes.
    Les récits croisés des vies de ces deux femmes à la force de caractère peu commune, en même temps qu'ils bousculent ses repères et lui renvoient un reflet amer de ses inaccomplissements, d'homme et de citoyen, suscitent chez le narrateur un faisceau de réflexions sur les contradictions de son monde, ses inerties, mais aussi ses changements, inéluctables, dont la violence est parfois l'ultime expression.
    Dans ce roman gigogne à l'écriture concise, aux saines indignations et aux questionnements nécessaires, mais aussi aux belles embardées lyriques, on retrouve toute l'acuité du regard de Moha Souag, une voix marquante de la littérature contemporaine marocaine.

  • Après s'être heurtée pendant vingt ans à une âpre résistance aux portes du Tafilalet, l'armée coloniale française au Maroc investit, à partir de 1930, les derniers territoires des « hommes libres », les Amazighs Aït-Atta.
    À 17 ans, Saïd, recueilli par le cheikh vénéré d'une tribu résistante, s'est alors trouvé face à son destin, pris dans la tourmente de l'Histoire avec les siens, dont le souvenir ne le quittera plus : sa bienaimée Zahra, son ami, l'irréductible Ameur, la farouche Tousha, qui rejoindra les « amazones » au combat, les fidèles Ijjou et Abicha... Aujourd'hui âgé et aveugle, il raconte à son jeune fils adoptif l'histoire de ces femmes et hommes fiers et insoumis, menacés d'être anéantis par des forces, des traîtrises et des ambitions les dépassant, qui puiseront dans leurs ultimes ressources pour tenter de conjurer la défaite, jusqu'au mythe ancien de l'enfant sauveur, avec l'avènement de Yidir.
    Le dense récit de Saïd convoque d'illustres et tragiques épisodes de l'Histoire, la prise de Rissani en 1932, puis la bataille du Bou-Gafer dans le massif du Saghro, comme il dévoile les secrets jusqu'alors inavoués de sa vie d'homme faillible ou héroïque, et projette le lecteur dans une émouvante épopée intimiste du temps de la résistance berbère.

    Une épopée berbère au temps de la résistance : Maroc 1932 : une tribu Aït Atta se trouve face à l'Histoire et à son destin, projetée dans un drame qui menace de l'anéantir... L'avènement d'Idir, enfant de 5 ans intronisé nouveau chef, selon le mythe ancien de l'enfant sauveur chez les Imazighen, conjurera-t-il le sort et la défaite inévitable ?
    Saïd, qui a autrefois combattu avec la résistance contre la pénétration coloniale au Tafilalet, aujourd'hui âgé et aveugle, transmet son histoire à son fils adoptif.

  • Les oeuvres d'Elisa Chimenti (1883 Naples - 1969 Tanger) sont rééditées et réunies pour la première fois dans ce volume qui, à l'occasion du 40ème anniversaire de la disparition de cette tangéroise de coeur et « donna mediterranea », veut rendre hommage à ses écrits au bel humanisme.

  • Des croyances et des traditions populaires. Un patrimoine en héritage.
    En même temps que sa collecte de Contes et Légendes Populaires du Maroc (1926), Madame Légey a recueilli un ensemble d'informations sur des croyances et rituels qui accompagnaient tous les moments de la vie marocaine, urbaine ou rurale.
    Sa situation de femme médecin, au Maroc à partir de 1910 et pendant plus de 25 ans, la confiance qu'elle a inspirée à ses milliers de patients et sa maîtrise de la langue arabe lui ont fait accéder aux sources les plus authentiques de ces traditions.
    A l'heure où l'on a pris conscience, de par le monde, que les diverses manifestations de la tradition sont porteuses de l'identité culturelle d'un pays, que celle-ci est menacée par la mondialisation, il est apparu nécessaire de préserver ce patrimoine en mouvement, transmis jusqu'alors essentiellement oralement ou par l'exemple.
    L'Académie du Royaume du Maroc a récemment initié une démarche dans ce sens. L'inventaire de Mme Légey, bien qu'elle se définisse elle-même comme une " apprentie folkloriste ", contribue à garder cette empreinte du passé, à maintenir ce lien avec les générations d'un temps encore vivant aujourd'hui par seulement certaines de ses traditions.

  • A Fanidi, petit village du Maroc, une élection est organisée pour choisir le maire junior. Pour qui voteras-tu ?

  • La revue Souffles (Anfas), en six ans d'existence (mars 1966-janvier 1972), a joué un rôle déterminant dans le débat d'idées, le renouvellement des pratiques littéraires et artistiques, permettant ainsi de faire accéder la culture marocaine à la modernité et l'ouvrir sur l'universel. Aujourd'hui, l'aventure de cette revue continue à nous interroger et à nourrir notre réflexion. A l'initiative de la Fondation LAABI pour la culture, la commémoration du cinquantenaire de sa création s'est déroulée à Rabat les 7, 8 et 9 avril 2016 à la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc, et se prolonge dans ce livre.
    La présente publication rassemble non seulement les communications qui furent prononcées lors de ces journées, par les « anciens » de Souffles et plus d'une trentaine d'universitaires et d'intellectuels originaires de plusieurs pays, mais aussi un florilège des textes de Souffles qui réunit les voix d'acteurs et de compagnons de route de la revue, un aperçu des diverses manifestations tenues à l'occasion de cet anniversaire et un ensemble de photographies, qui parcourent, cinquante ans après, cette « saison ardente ».
    Avec des textes de :
    Mohammed Ismaïl Abdoun, Jacques Alessandra, Safoi Babana- Hampton, Kacem Basfao, Assia Belhabib, Jamal Bellakhdar, Tahar Ben Jelloun, Habib Ben Salha, Souleïman Bencheikh, Mohammed Berrada, Lamia Berrada-Berca, Charles Bonn, Laura Casielles, Zakya Daoud, René Depestre, Guy Dugas, Moulim El Aroussi, Touriya Fili-Tullon, Anne George, Marc Gontard, Khalid Hadji, Olivia C. Harrison, Susanne Heiler, Bernard Jakobiak, Serhat Karakayali, Naget Khadda, Abdellatif Laâbi, Jocelyne Laâbi, Rim Laâbi, Azelarabe Lahkim Bennani, Saïda Lamara, Toni Maraini, Abdallah Mdarhri-Alaoui, Mohamed Melehi, Mostafa Nissabouri, Kenza Sefrioui, Abdelhak Serhane, Thomas C. Spear, Abdallah Stouky, Hocine Tandjaoui, Abderrahman Tenkoul, Teresa Villa-Ignacio, Khalid Zekri...

  • Marie a rencontré Hocine à l'université. Éperdue d'amour, elle l'a suivi au Maroc. Si elle commence par vivre « dans la légèreté des choses », entourée d'autres Aït Chéris, ou couples mixtes, elle découvre vite un pays en plein tumulte, après la conquête de son indépendance.
    Des hommes comme Hocine, nationaliste, militent, parfois au péril de leur vie, pour des transformations sociales, économiques et politiques, tandis que d'autres choisissent l'attente, la compromission, voire la trahison de leurs idéaux. Les visions de l'avenir s'affrontent en effet, et les crises politiques, de plus en plus violentes, s'enchaînent.
    Après le drame, les rêves de Marie se muent en éveil d'une conscience politique, douloureuse. Autour d'elle, les convictions et engagements passionnés, contradictoires et opposés, deviennent d'implacables rivalités dont l'enjeu est le pouvoir. Les promesses, déceptions, disparitions et morts qui ponctuent ces premières années de l'indépendance du Maroc, transforment « les espoirs de la mixité » des Aït Chéris, couples ordinaires ou emblématiques, en lutte pour l'existence et la reconnaissance.
    Au travers de leur histoire, l'auteur déroule les événements de quinze années cruciales dans la construction du pays. Dense et passionnant, rigoureusement documenté, son récit fait apparaître les figures des anonymes, « vainqueurs » et « vaincus » de l'histoire en mouvement.

  • Découvrez des recettes ancestrales, des secrets de femmes.
    " depuis plusieurs années, à Tunis d'abord, puis dans les villes marocaines, Mme de Lens avait réussi à pénétrer dans la société indigène, et, par ses qualités de coeur aussi bien que par sa profonde connaissance de l'arabe, avait su gagner l'entière confiance des femmes C'est ainsi qu'elle a pu recueillir toute une série de recettes féminines de Une trilogie de la culture traditionnelle et populaire du Maroc médecine, de beauté et d'amour dans ces recettes, l'on voit apparaître, doués d'étranges vertus, les éléments les plus étonnants ; l'imagination des femmes se donne libre carrière "

  • Les courtes histoires deMohamedMrabet illustrées de ses dessins et peintures et transcrites par Simon-PierreHamelin, nous font entrer dans l'univers fantastique, dense, mouvant et coloré de l'artiste et auteur tangérois découvert par Paul Bowles dans les années 1960. Ce livre est sa première édition marocaine.

  • La nouvelle scène musicale marocaine, apparue au milieu des années 90, fait aujourd'hui pleinement partie du paysage culturel du pays.
    Rappeurs, slameurs, reggaemen, créateurs de musique metal et autres artistes (graffiti, break dance...) ont initié un véritable mouvement urbain qui mêle les genres et écrit un Maroc multiculturel.
    JiL LKLAM, la génération des mots, livre le récit de son évolution, en s'attachant plus particulièrement aux textes des chansons, emblématiques d'une jeunesse qui « ouvre sa gueule : sujets tabous, musique cool, textes hard ». Avec éloquence, humour, sensibilité, colère, poésie, cette jeunesse créatrice et rebelle exprime, dans ses paroles plurilingues - darija, amazigh, mêlées de français, d'anglais ou d'espagnol -, son désir de dignité, de liberté, d'avenir, comme l'amour de son pays.
    À travers le récit de Dominique Caubet et Amine Hamma, des entretiens avec des experts de cette nouvelle scène musicale, une sélection de textes de chansons, reproduits dans leur langue originale et traduits en français, une riche iconographie, JiL LKLAM donne à voir et à écouter ces nouvelles générations d'artistes, qui sont l'écho de toute une jeunesse.

  • Les anciens abattoirs de Casablanca, bâtiment de style art-déco datant de 1922, a été investi par un Collectif d'associations artistiques et d'opérateurs culturels qui, depuis 2009, militent pour la reconversion de ce lieu à valeur patrimoniale en espace culturel public, dédié aux arts urbains et contemporains. Par ses témoignages et ses images, ce livre montre le chemin parcouru, présente la vision du projet abouti, et affirme le soutien de ses contributeurs, écrivains, chercheurs, journalistes, artistes, architectes... non des moindres, à la reconversion des Abattoirs de Casablanca en fabrique culturelle.

  • "J'ai recueilli tous ces contes à Marrakech.
    Plus heureuse que nombre de folkloristes qui ont dû s'adresses à des intermédiaires, j'ai fait ma récolte directement dans les principaux harems de Marrakech, sur la place Jâma' el-Fna', auprès des conteurs publics ou dans mon cabinet, où venaient s'asseoir et causer Si El-Hasan ou Lalla 'Abbouch.
    Je transcrivais ces contes en français, au fur et à mesure qu'ils m'étaient contés et, ensuite, pour être bien sûre de n'avoir fait aucune erreur d'interprétation, oublié aucune expression particulière, je les redisais à mon tour en arabe à mes conteurs.
    Je puis donc affirmer que la version que je donne est aussi près que possible du conte entendu." D. Légey Mme Légey, médecin au Maroc à partir de 1910 et pendant plus de 25 ans, y a soigné des milliers de personnes et contribué à installer des dispensaires et maternités dans plusieurs villes du pays.
    Par sa collecte de contes et légendes, aux sources les plus authentiques, leur traduction et leur publication, elle permet aux francophones d'accéder à l'imaginaire d'un peuple.
    "Apprentie folkloriste", comme elle se définissait elle-même, Mme Légey participe aussi à la préservation d'un riche patrimoine.

    (En 2001, l'espace culturel de la place Jemaa el-Fna de Marrakech a été proclamé par l'Unesco : chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.)

  • Hay Kazaoui, « quartier des mal famés. Des faiseurs d'histoire. Des yeux vides. Des vies béantes. Du béton en chaîne, en veux-tu en voilà. » Dans ces faubourgs sans âme où misère et solitude engendrent frustrations et colère, un jeune homme lucide refuse d'être un « cafard parmi tous les autres, qui naissent, vivent et meurent dans la nuit. ». Rester un humain civilisé, ne pas se laisser enliser par le néant, préserver ses rêves : un boulot, un vrai, une femme, un « putain d'horizon », quoi !
    Dans cette fable tragique qui vire au western, voire au conte fantastique, ce Bardamu du XXIe siècle traverse les guerres absurdes de l'infernal quotidien. Guerres menées au nom de sa dignité d'homme, avec des alliés au futur pareillement hypothéqué, pour pouvoir accorder ses désirs et ses rêves avec la cruelle réalité d'un monde vide de sens. De ce récit sur la condition humaine émanent des voix dont la poésie et la puissance émeuvent. Tout en portant un regard aiguisé sur le réel.

  • Séduit par leMaroc dès 1912, JamesMcBey est un artiste écossais devenu célèbre dans les années 20 grâce à ses gravures à l'eau forte et plus tard considéré à l'aune de Cézanne ou de Matisse pour ses huiles sur toile à la touche post-impressionniste. Ses oeuvres « marocaines » représentent les lieux et les gens qu'il a aimés : paysages, scènes de rue, marchés, portraits à Tanger, Tétouan ou Assilah dans le Nord, à Marrakech et plus au sud, à Ouarzazate ou dans les montagnes de l'Atlas. Pour le cinquantenaire de sa mort, ce livre veut rendre hommage au remarquable talent et à la belle sensibilité de James McBey, magnifiquement inspiré par son amour pour ce pays.

  • « Le voyage en France m'a fait découvrir un nouveau monde et j'en suis revenu un autre.» L'historien a puisé dans ses carnets de voyage de 1952 pour nous livrer le récit plein d'humour, d'étonnement et d'enthousiasme de ses découvertes.

  • « Une invitation singulière et unique faite [au lecteur] de découvrir une création poétique issue d'une culture commune, celle de la Méditerranée... ouvrant un champ immense à la voix des poètes et à la rencontre des cultures ». Maïthé Vallès-Bled - Directrice/fondatrice du Festival.

    À l'occasion de la première édition marocaine, à El Jadida, du Festival de poésie Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée (Sète), l'Anthologie du festival réunit des textes de tous les poètes invités.
    Multilingue, elle propose les poèmes à la fois dans leur langue originale et dans leur traduction arabe, ainsi qu'une note biographique de chaque auteur.

    Les poètes.
    Mahmoud Abuhashhash, Hassana Addi, Slah Ben Ayed, Abdel Majid Benjelloun, Karina Benziada, Josyane de Jesus-Bergey, Abbas Beydoun, Siham Bouhlal, Abderrahim Elkhassar, Pilar Gonzalez España, Saïd Ettachfini, Abdulsalam Halloum, Mohamed Hmoudane, Zeljko Ivankovic, Alaa Khaled, Fowziyah Abu Khalid, Predrag Lucic, Rachida Madani, Bobker Mottaki, Reza Afchar Nadéri, Hassan Najmi, Ermir Nika, Abdellatif El Ouarari, Moubarak Ouassat, Claudio Pozzani, Taher Riad, Ana Ristovic, Jaime Rocha, Abdulla Al-Salem, Sapho, Edi Shukriu, Antoine Simon, Philippe Tancelin, Tugrul Tanyol, Michel Thion, Abdussalem Al-Ujaili, Risto Vasilevski, Iossif Ventura, Hamid Zaïd, Abdulzahra Zeki, Boubakeur Zemmal.

    De Méditerranée en Méditerranée.
    Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Égypte, Espagne, France, Grèce, Irak, Italie, Jordanie, Kosovo, Liban, Lybie, Maroc, Palestine, Portugal, Qatar, Syrie, Serbie, Tunisie, Turquie.

  • Elle ne sait pas grand-chose de lui.
    Ils ne savent pas grand-chose de l'amour.
    Ils ne savent pas grand-chose de la guerre.
    Ils apprennent l'amour par-dessus la guerre, quand les check-points veillent encore sur la paix, de peur que celle-ci ne gagne tout à fait la partie. [...] L'amour comme ultime rempart à l'effacement. À l'oubli.
    Comme exhortation à vivre le présent.
    Comme prière à réinventer l'avenir.
    Peut-être.
    Aussi...

  • Didon Benkoa, étudiant en droit qui enchaîne les petits boulots pour survivre, garde peu d'illusions sur son avenir, convaincu qu'il ne lui sera pas permis de devenir un « avocat du diable ».
    Quand il rencontre la troublante Nate, il se résigne à renoncer aux fantasmes de sa jeunesse et à entrer dans le moule terne, mais respectable et tout désigné, du mariage, malgré sa hantise de l'insincérité féminine et de la perte de sa liberté. La diabolique Reihana vient, cette même semaine, bouleverser son projet. En prenant possession de lui et en lui faisant vivre un cauchemar éveillé, malgré tout tentant, la djinn amoureuse fait chavirer le peu de certitudes qui lui restent. Mais ne créé-t-on pas ses propres démons avec ses « orgueils déplacés » ?
    De Rabat à Las Vegas ou Tamegroute, entre balades urbaines psychédéliques, visions hallucinées, fantasmatiques ou d'horreur, virées féériques dans des mondes parallèles et retour vers la terre natale et le sein maternel, la folle semaine de Didon Benkoa est peut-être l'ultime épreuve qui fera de lui un adulte.
    La prose incisive de Moha Souag donne ici libre cours à une fantaisie truculente qui, si elle n'efface pas le désenchantement d'une réalité contemporaine implacable, fait de l'apprentissage de la vie et de l'amour une sacrée farce !

  • « La série de photographies «Back to Modern Times» constitue un témoignage universel du monde ouvrier dans la trace mémorielle des Temps modernes. à la justesse du propos documentaire se superpose une vision esthétique. une histoire, inscrite dans le jeu complexe de la métamorphose, menant de la perte à la lumière progressive du renouveau. Le déroulement d'une marche dont les chapitres structurent symboliquement l'ascension vers la «lux aeterna». En noir et blanc, dans ce regard duel et sans concession se révèle la poésie enfouie dans le corps du réel. »

  • Les acrobates qui perpétuent l'héritage de l'acrobatie traditionnelle marocaine, dans le sillage des athlètes de l'Antiquité, au travers de créations théâtrales contemporaines. En septembre 2013, la première de leur prochain spectacle, mis en scène par Aurélien Bory, sera donnée au Grand théâtre de Provence dans le cadre de Marseille-Provence 2013. Le spectacle Taoub a aussi été présenté pendant des années en Europe et en particulier à La Villette en 2006.

  • 818 jours d'exil furent imposés par la France au Sultan du Maroc, du 20 août 1953 au 16 novembre 1955. Sidi Mohammed Ben Youssef s'étant avéré moins malléable qu'on ne l'avait pensé en le choisissant pour succéder à son père, est déposé par le « Protecteur » et aussitôt éloigné avec sa famille proche, en Corse puis à Madagascar. Le roman suit jour après jour les tribulations d'un souverain qui doute de jamais revenir dans son pays et au pouvoir. Pourtant, son refus opiniâtre d'abdiquer, sa lointaine relégation et le nationalisme grandissant dans son pays lui confèrent bientôt une popularité accrue. Mêlant imaginaire et Histoire, l'auteur part sur les traces de l'exilé, ce « Mohammed » qu'on lui a appris, enfant, à considérer comme un ennemi, et d'un regard nouveau dessine un portrait inédit de l'homme derrière le souverain. Il fait vivre en même temps au lecteur, sur fond de Quatrième République française en bout de course, la chronique haletante de ces jours qui sonnent la fin du régime du Protectorat au Maroc.

  • 15 nouvelles noires, inédites en français, qui emmènent le lecteur hors des quartiers touristiques et dessinent un portrait méconnu de Marrakech, pour une « immersion choc dans l´univers sombre de la ville ocre ». Avec des textes de : Halima Zine El Abidine, Mohamed Achaari, Taha Adnan, Yassin Adnan, Lahcen Bakour, Abdelkader Benali, Mahi Binebine, Allal Bourqia, Hanane Derkaoui, Fouad Laroui, Fatiha Morchid, Karima Nadir, Mohamed Nedali, My Seddik Rabbaj, Mohamed Zouhair. Langues d´origine : arabe (Maroc), français, néerlandais. Traduction de l´arabe : Catherine Charruau, Mohamed Hmoudane, France Meyer. Traduction du néerlandais : Daniel Cunin.

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