Sciences humaines & sociales

  • Vers 1850, le développement de la confection et de la bonneterie rendirent accessibles pour toute la population paysanne les vêtements de coton et de laine. Après 1880, le bonnet de travail, réalisé en coton, porté légèrement en arrière, commença à découvrir les cheveux des femmes. Et pour les jours de fêtes, ces dames se paraient d'une coiffe de fine dentelle richement ouvragée. Dans les campagnes de Vendée, le début du XXe siècle est marqué par une extraordinaire diversité de styles. Selon les terroirs, dans le bocage, les marais ou le bord de mer, on porte la « cabanière », la « grisette » ou la « quichenotte », des bonnets matelassés, serre-tête, bonnets à pattes ou à brides, bonnets carrés et autres bonnets ronds. Dans les champs, les marais salants, sur la place d'un marché ou sur une plage, voici les Vendéens au début du XXe siècle. Ce sont nos aïeux que nous redécouvrons dans leur vie quotidienne, juste avant les grands bouleversements de la société française qui se produisirent après 1945. Bonne balade au coeur de la Vendée d'antan.

  • Après son abdication, le 4 avril 1814, Napoléon est exilé à l'île d'Elbe. Commencent alors les années difficiles. Depuis le débarquement de Golfe-Juan jusqu'à Waterloo, puis de l'île d'Aix à Sainte-Hélène, ce sont ces dernières années que Francis Berger évoque ici en images. Tout au long du XIXe siècle et jusqu'au début du XXe, l'iconographie sur Napoléon abonde. Tableaux, gravures, cartes postales : les images entretiennent le souvenir de l'Empereur. Napoléon fabriqua sa légende de son vivant à partir de ses réussites mais aussi de ses échecs, qui furent provoqués parfois. Et ses ennemis entretinrent cette légende naissante sans le vouloir. Feuilletons ensemble quelques pages du mythe.

  • Après 1918, la carte de l'Europe a été redessinée. L'Allemagne est devenue république. L'Autriche-Hongrie s'est scindée en une mosaïque de nations aux frontières incertaines. La Russie rouge a assassiné le tsar et sa famille. La Turquie, laïcisée par Mustafa Kémal, ne veut plus ni sultan ni calife. En revanche, tous les Slaves du sud vivent sous le sceptre des Karageorgevitch, et les rois balkaniques ont sauvé leurs trônes. En 1939, beaucoup vont se montrer incapables d'endiguer la montée des périls. En Italie, Victor-Emmanuel III n'est plus que le jouet de Mussolini. En Espagne, la Seconde République espagnole, débarrassée d'Alphonse XIII, disparaît finalement au profit de Franco. Alors que le IIIe Reich d'Adolf Hitler ne cache plus ses appétits hégémoniques, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg ou encore en Scandinavie, les dynasties régnantes vont bientôt incarner fièrement l'esprit de résistance... L'historien Philippe Delorme nous invite à feuilleter l'album photo de ces têtes couronnées pendant l'entre-deux-guerres avant qu'une nouvelle tragédie endeuille le XXe siècle.

  • La bataille des Ardennes est le nom donné à l'ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées en Ardenne durant l'hiver 1944-1945. Tout commence le 16 décembre 1944, par l'offensive surprise de l'armée allemande appelée Offensive von Rundstedt. Hitler a pour objectif de briser les forces alliées. Mais il a sous-estimé la détermination des troupes américaines, et la bataille des Ardennes n'aura pas le résultat escompté : elle prend fin en janvier 1945 après le refoulement des Allemands au-delà de leur ligne de départ. Hugues-Emmanuel Thalmann vous livre ici un aperçu de cette célèbre bataille au travers d'une superbe sélection iconographique.

  • Le département des Landes ne fut pas seulement une région de pâturage puis d'exploitations forestières ! Du début du XIXe siècle aux années 1950, il y eut un tissu industriel important avec une nombreuse main d'oeuvre ouvrière. On peut citer l'exploitation des mines, les forges et les hauts-fourneaux, alors que le développement de la forêt était surtout axé sur la culture de la résine et l'élaboration de l'essence de térébenthine. On évoque aussi les briquèteries, les verreries, les faïenceries, les salines, les papeteries, les concasseurs de graviers, etc. Pendant ces 150 ans, l'histoire de la condition ouvrière landaise fut mouvementée. De nombreuses grèves et autres mouvements sociaux marquèrent le département. Mais à la fin de la seconde guerre mondiale, à l'image du gemmage, l'industrie landaise disparut peu à peu ; seuls quelques secteurs ont subsisté. Elle souffrait de la concurrence nationale ou mondiale, de nouvelles techniques étaient utilisées ailleurs... Grâce à une collection exceptionnelle d'images anciennes, Serge Pacaud nous fait revivre l'épopée industrielle landaise afin que cette histoire ne sombre pas dans l'oubli.

  • Qu'y a-t-il de mieux que les monuments historiques pour témoigner du riche passé d'une ville ? Nantes en est la parfaite illustration. Il suffit de se promener dans les rues et ruelles pour se rendre compte du patrimoine exceptionnel de l'ancienne capitale du duché de Bretagne. Les vestiges de la muraille gallo-romaine, le château des ducs de Bretagne ou encore la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul attestent d'une prospérité qui a traversé les siècles. A partir d'une sélection de 200 cartes postales anciennes, Alain Lamour a choisi de se pencher sur la première moitié du XXe siècle, marquée notamment par un essor commercial et industriel. Il évoque la vie quotidienne des Nantais au travers des foires et marchés, des fêtes et loisirs, de l'activité économique, mais aussi des mouvements sociaux, des catastrophes, des guerres... Un livre indispensable pour redécouvrir la ville entre Belle-Epoque et seconde guerre mondiale.

  • Il est toujours fascinant de redécouvrir les chemins où galopaient autrefois les chevaliers du Temple. Si la topographie environnante elle-même n'a que peu évolué, que dire aujourd'hui des paysages, naturels ou artificiels, dans lesquels leurs établissements s'étaient inscrits à l'origine ? Pour ne citer qu'un exemple, qu'en est-il, à Paris même, de cet « Enclos du Temple » évoqué par le sceau de 1290 reproduit ci-dessus ?
    Il a entièrement disparu !
    La dynamique association mâconnaise des Amis de l'Insolite vous invite à un voyage et à un parcours, jusqu'à présent inédit, à travers les si riches provinces templières du Centre de la France grâce à une originale sélection iconographique.

    Ils assurent ainsi dans ce nouvel ouvrage la transmission d'un héritage à préserver à tout prix.

  • Loigne du front, la capitale se sentit d'abord l'abri du conflit. Cruelle erreur, vite dmontre par les premiers bombardements de Paris ds le 30 aot 1914. Suivirent alors de nombreux autres pilonnages, plus ou moins meurtriers. Les Parisiens se mirent vivre au rythme des attaques, se rfugiant dans les caves la moindre alerte. A partir d'une slection d'images anciennes, Stphanie Couriaud retrace la vie quotidienne dans la capitale entre 1914 et 1918. Au fil des pages, les moments cls de la Grande Guerre se succdent : la mobilisation, la ville bombarde, l'arrive des rfugis provenant des dpartements envahis et de Belgique... Sans oublier le dfil de la Victoire et l'hommage rendu tous les soldats rests sur les champs de bataille. Un livre qui tonne, tant il est vrai que cette tranche de la vie parisienne est mconnue.

  • «?Huit heures quarante. Un commandement retentit?: Baïonnette au canon?! Avec quel tremblement nerveux nous la tirons de son fourreau pour la fixer au fusil?!?» A l'origine de ce livre, il existe un cahier d'un peu moins de cent pages soigneusement rédigées à l'encre bleue par Charles Davienne, un jeune typographe natif de Laon et soldat de la classe 1914. Dans ce qu'il appelle son « journal de guerre », il souhaite transmettre à sa famille un témoignage « juste et vrai » de son expérience de combattant. Ce texte, qui évoque essentiellement les deux premières années du conflit, met en lumière le destin de cette classe 1914 qui, plongée brutalement dans une violence guerrière insoupçonnée, a payé un lourd tribut au premier conflit mondial. Vingt ans est un âge mythique entre tous, celui de tous les possibles. Mais avoir 20 ans en 1914 aura été pour toute une génération une véritable malédiction. Après avoir consacré un premier livre à la vie des soldats français retenus prisonniers dans les camps allemands, l'auteur s'est intéressé, dans un second ouvrage, au sort réservé aux populations civiles dans les territoires envahis durant la Grande Guerre. Dans cette nouvelle publication, il donne la parole à ceux dont les vingt ans ont été marqués par l'entrée en guerre de la France en août 1914...

  • Le 6 juin 1944, lors du débarquement des armées alliées sur les plages de Normandie, la mission de la 6e division aéroportée britannique était de prendre intacts les ponts de Bénouville et Ranville, de détruire la batterie anti-aérienne de Merville ainsi que les ponts sur la Dives. Dans cette 6th Airborne Division créée par le général Richard Gale, les soldats étaient tous des volontaires et des parachutistes aguerris. Le cheval ailé Pégase, emblème de la division, donna son nom au premier pont libéré de France : le Pegasus Bridge. Ce pont est devenu le symbole du premier pas vers la victoire. Mais cette « victoire des premières minutes » ne fut possible qu'avec le soutien et l'action des civils et résistants français du secteur de Bénouville. Parmi eux, Thérèse et Georges Gondrée, propriétaires d'un café à quelques mètres du pont, passèrent toute l'Occupation aux services de l'armée britannique et de l'armée française. En réalisant cet ultime album souvenir, Françoise Gondrée rend hommage à toutes ces femmes et ces hommes, civils et militaires, qui se sont battus pour le plus noble des combats, celui de la Liberté.

  • Issus d'albums chinés sur les brocantes, ces clichés présentent le Forez de la Belle Époque sous un angle intimiste. Promenades en bord de Loire, excursions, pique-niques champêtres, fêtes villageoises sont autant d'occasion d'immortaliser des proches, mais aussi les lieux visités. Les photographies, mises en perspective avec des textes de la presse quotidienne locale, restituent l'atmosphère qui régnait dans cette région rurale au début du XXe siècle. Les articles relatent aussi bien des faits divers que des événements et sont représentatifs de la société d'alors. La photo de famille devient ici le témoin d'une époque et nous restitue l'histoire régionale. Jérôme Sagnard, historien de formation, est professeur documentaliste. Passionné par l'histoire de sa région, il a signé plus d'une vingtaine d'ouvrages, dont de nombreux Mémoire en Images.

  • La balade historique clans les quartiers marseillais se poursuit... Après le succès des trois premiers tomes, ce quatrième opus vous présente les 12e, 13e et 14e arrondissements au début du XXe siècle. Vingt-cinq nouveaux quartiers, situés au nord et à l'est de la Cité Phocéenne, se dévoilent au fil des pages. Vous déambulez ainsi de Saint-Barnabé aux Olives, en passant par les Caillots et Sainte-Marthe, sans oublier la Rose, les Arnavaux, Montolivet...
    Même si le paysage s'est transformé au cours des décennies, vous reconnaissez le coeur des villages resté intact autour des églises paroissiales. La vie y semble si paisible... Mais des changements s'annoncent. L'historien Michel Méténier et le collectionneur Fernand Revilla ont rassemblé une fois encore des documents anciens exceptionnels, inédits pour la plupart.

  • La route des vins d'Alsace, première route des vins de France, a été inaugurée le 30 mai 1953 afin de promouvoir le vin mais aussi le tourisme et la gastronomie. Depuis, elle suscite toujours l'admiration des vignerons, des touristes et des autres régions viticoles françaises.
    Au fil des pages, ce livre vous invite à découvrir les villes et les terroirs qui jalonnent son parcours grâce à une belle sélection de cartes postales anciennes, agrémentée d'illustrations signées par des artistes alsaciens. Parmi eux, on retrouve notamment Zisslin, Klippstiehl, mais surtout Eugène Noack dit Scheni de Colmar, véritable chantre du vignoble alsacien, sans oublier Hansi. Cet ouvrage entend donc donner ses lettres de noblesse à la viticulture et aux cépages alsaciens.
    /> Thiébaut Humbert, collectionneur averti, et Bernard Fischbach, ancien journaliste, déjà auteurs de Parlez-moi d'humour dans la même collection, ont une fois de plus uni leurs compétences pour vous parler de la route des vins d'Alsace.

  • Après avoir retracé l'histoire des premières lignes de la compagnie du métropolitain de paris, jean-pierre rigouard nous dévoile en images, grâce à une exceptionnelle collection de cartes postales anciennes, la construction du réseau complémentaire, des lignes 7 à 13.

    Quel plaisir que de redécouvrir la ville de paris pendant la première moitié du xxe siècle au travers de ses stations de métro aux noms évocateurs de notre histoire nationale.
    Les générations d'employés se succèdent, le matériel se modernise et se transforme, les rames sont plus rapides, l'architecture des stations évolue au rythme des modes.
    Page après page, c'est un bien bel hommage rendu à l'un des métros les plus célèbres du monde.

  • Dans un premier livre illustré, Michèle Courbis avait évoqué la douceur de vivre au Vésinet depuis la première moitié du XIXe siècle. Puis, dans un second volume, elle s'était attachée à faire redécouvrir la diversité des activités économiques et sociales auxquelles se sont livrés les vésigondins dans le passé. Après le succès de ces deux ouvrages, il reste encore beaucoup à dire : les évènements, anecdotes, faits divers, inaugurations qui ont jalonné la vie du Vésinet depuis sa création jusque dans les années 1950 sont évoqués ici. « Chaque parcelle du Vésinet, grande ou petite, n'a de charme et de valeur que grâce à l'intégrité de l'ensemble dont elle fait partie... Le Vésinet est trop exceptionnel pour ne pas se trouver perpétuellement menacé... » (Syndicat d'initiatives du Vésinet, 1977). Ce site unique est mis en grand danger par l'urbanisation. Il est important de comprendre son histoire afin de mieux préparer l'avenir pour le préserver.

  • La vie quotidienne au début du XXe siècle à Beaumont-sur-Sarthe et dans les petites communes environnantes se dévoile au fil des pages. Grâce à une sélection de plus de 200 cartes postales et photographies anciennes, Christel Pomar vous raconte l'histoire de cette région située dans le nord de la Sarthe. Plongez dans l'ambiance de la Belle Époque à travers les foires aux bestiaux, les fêtes populaires, les travaux agricoles et les processions religieuses. Reconnaîtrez-vous les rues et les places de votre village ? Identifierez-vous les maisons ? Certaines sont encore présentes, d'autres ont disparu...

  • Manoirs cossus nichés dans l'arrière-pays, jolis châteaux qui ont traversé les orages de l'Histoire, chemins creux bordés d'églantiers, ports aux quais de granit, le Val-de-Saire revêt les atours d'une Normandie plurielle. Ici, le champ de primeurs s'arrête là où commence la mer. La bourriche d'huîtres voisine avec le cageot de choux fleurs et la barque du pêcheur tutoie les chevaux du maraîcher. Ici, le Val-de-Saire se livre en images d'il y a plus de 100 ans. Ici, les marchands de coquillages, les vendeurs de laine et les rôtisseurs vous invitent à la foire de La Pernelle. Alors n'attendez-plus : le Val-de-Saire est un charmant jardin avec vue sur la mer qui a plus d'un tour dans son sac pour vous faire rêver !

  • En 1916, les belligérants s'affrontèrent dans deux batailles titanesques?: Verdun et la Somme. Si pour l'armée française l'année 1916 ne fut pas la plus meurtrière, ses soldats durent endurer l'effroyable expérience des charniers de Verdun. Verdun, antichambre de l'enfer, dont certains dirent : « Celui qui n'a pas connu Verdun ne connaît rien à la misère humaine. » Pourtant, pendant plusieurs mois, les Poilus résistèrent héroïquement avec pour unique leitmotiv « Ils ne passeront pas ! ». Parallèlement, sur la Somme, pour la première fois depuis la bataille de la Marne, l'armée allemande pliait réellement devant ne offensive alliée, ce qui entama la combativité et la confiance du fantassin allemand. Pour évoquer cette troisième année de la Grande Guerre, Gilles Vauclair, à travers une série de photographies inédites, présente les deux batailles et des ennemis qui, somme toute, n'étaient pas si différents les uns des autres.

  • Il y a 45 ans, au soir du 22 janvier 1971, le dernier autobus parisien Renault TN4HP de la ligne 21 rentrait au dépôt : c'était la fin des autobus à plate-forme ouverte qui étaient, depuis plusieurs décennies, un incontournable du paysage et de l'ambiance des rues de Paris. Malgré leur anachronisme, ils étaient aimés des Parisiens qui ne les ont pas oubliés.A travers les photos d'époque de l'auteur, toutes inédites, ce livre évoque les années 1960 qui ont vu la disparition progressive de ces autobus au profit de véhicules plus modernes. On les retrouve ligne par ligne à Paris comme en banlieue, ce qui a, au passage, le mérite de nous faire redécouvrir le quotidien d'une époque en pleine mutation.

  • "Comment décrire un endroit comme le Père Lachaise ? Égrener la liste de ses occupants célèbres? Le choix serait forcément injuste : on se contentera d'admettre que l'histoire de France repose en ces lieux... Parler du nombre annuel de ses visiteurs? Mais les chiffres ne suffisent pas à expliquer son statut de légende. Car le Père-Lachaise est tout simplement passionnant ! Et c'est avec un regard original que nous allons plonger dans un passé vieux de plus de 100 ans qui nous réserve de bien belles surprises, des histoires méconnues ou des anecdotes oubliées..."

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