Ex Aequo

  • Que feriez-vous si vous offriez par mégarde un billet de loterie gagnant à votre beau-frère ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez un mot d'amour sur la tombe de votre conjoint ?
    Au fil de ces nouvelles noires, Guillaume Lefebvre explore les déviations de la nature humaine, tel que le faisait La Bruyère en son temps. Mais cette fois, les protagonistes sont sadiques, acariâtres, manipulateurs, naïfs ou présomptueux. Ne dites pas que vous ne connaissez pas au moins une personne qui leur ressemble. Notre quotidien est la meilleure source d'inspiration.
    En lisant ce recueil, vous vous laisserez charmer par l'univers pittoresque de la baie de Somme. Les personnages peuvent, eux aussi, être attachants, mais attention à la dernière marche, la chute sera surprenante.

  • " Une mystérieuse lettre dont l'expéditeur est mort 40 ans plus tôt échouée dans sa boîte aux lettres, et c'est pour Pierre l'occasion de replonger dans son passé, d'évoquer son enfance pendant les frileuses années 50-60 et l'éblouissante histoire d'amour clandestine qu'il vécut avec Frédéric lorsqu'il était étudiant. Avec l'aide de Kate, une jeune Australienne qu'il héberge, il essaiera de résoudre l'énigme de ce déroutant message : qui a a pu le déposer chez lui ? Quelles sont les véritables circonstances de la mort de celui qu'il a tant aimé ? Outre les réflexions sur la vie, la mort, le droit à la différence, l'intégrisme religieux, le récit qui mêle émotion et rebondissements tient le lecteur en haleine jusqu'à la résolution finale pleine de surprises.

    "

  • Français Le 4x4

    Mireille Maquoi

    Mia, Rosine et Chloé se connaissent depuis l'école maternelle. A présent trentenaires, elles se retrouvent, à chaque changement de saison, pour une soirée riche en confidences.
    Cette année, elles font toutes trois l'expérience d'une relation déstabilisante, qu'elles se racontent au fil des rendez-vous. Mia craint pour l'équilibre de sa famille depuis l'arrivée surprise d'un premier enfant ignoré de son mari. Chloé vit une passion chaotique avec son patron libraire, marié à une femme dépressive, et Rosine, riche propriétaire, subit les caprices de son bel amant.
    Le rendez-vous de l'hiver a lieu dans un restaurant où les trois femmes font la connaissance de Célie, la serveuse. Cette rencontre cristallise leur révolte et leur désir de se venger des abuseurs. Elles se liguent en un commando meurtrier à bord d'un allié d'exception : le 4x4 de Rosine.

  • « Dès que j'ai croisé Since, il ne m'a pas fait bonne impression. Il est grand et je déteste les grands. Surtout depuis que je sais que je ne grandirai plus. À quatorze ans, j'ai la taille d'un gosse de huit ans. Un truc héréditaire, incurable. Une maladie qui fait rire les autres et me bouffe l'existence. Une saloperie dont je me serais bien passé... » Souvent, tout commence par une rencontre. Belle ou mauvaise, nul ne le sait au prime abord. Mais ces premiers instants vont tisser la trame de ces faits divers noirs, surréalistes, voire même poétiques.
    Surprenant ? Je vous laisse juge.
    Mais pour cela, laissez-vous embarquer pour des voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image. Enfin, presque. Car derrière les masques se cachent bon nombre de fêlures, de doutes, d'envies qui font que ces héros se métamorphosent vite en bourreaux. Alors, tentés par l'aventure ?
    Vous n'en sortirez pas indemnes.

  • Nul ne saura pourquoi Flambeau, majestueux radiateur de fonte, est sorti de sa condition d'objet inerte pour emprunter la pensée des humains ! En un siècle d'existence à Paris, il aura accumulé de multiples vécus, des plus heureux aux plus terrifiants. D'abord éveillé aux sentiments par Momo Cavetoux, un aimable plombier qui l'installe et le met en eau, il partage la vie du jeune Joseph Poulait et de sa mère jusqu'à la fin de la guerre. À leur départ, l'appartement est transformé en cabinet de psychanalyste. Flambeau découvre alors Edmée Missoufle qui exerce devant lui et il passe plusieurs décennies à l'écoute des patients. Au décès de celle qui est devenue son mentor, il entre dans un état d'isolement et d'errance mentale. Dans le bureau abandonné puis saccagé par des marginaux, il affronte la violence et la destruction.
    Remis à neuf, devenu un quasi objet d'art, ce Penseur de fonte se penche avec sensibilité et humour sur ses cent années d'amours, de souffrances et de rêves : Flambeau nous dit tout sur l'enfance, le doute, le destin, le corps, la folie, le deuil, la solitude et la mort.

  • épilogue selon Marguerite

    Anne Bert

    Line est mandatée par le tribunal pour protéger les intérêts d'une vieille femme précaire. Celle-ci refuse la tyrannie de la longévité à tout prix : elle ne veut plus végéter dans un mouroir les yeux rivés au plafond. Les deux femmes s'opposent puis concluent tacitement un terrible pacte. Elles vont cheminer ensemble sur le rivage de l'Atlantique jusqu'aux rebords de la vie. Dans un texte profondément humaniste, Anne Bert propose une réflexion sur le délicat sujet du dénuement de la vieillesse et de la fin de vie. La mort est aujourd'hui devenue plus taboue que le sexe. Mais la longévité a souvent un prix : celui de la pauvreté, de la solitude et de la misère. En évitant l'écueil du pathos, avec tendresse et même humour, ce roman bienvenu dérange et bouscule. (Ce texte est une 2ème édition, initialement paru sous le titre Épilogue aux éditions Edicool en format numérique, nominé pour le Prix du livre numérique 2013)

  • Une brume inquiétante envahit la côte d'albâtre. Fécamp et ses environs se retrouvent brutalement coupés du monde extérieur, comme mis sous cloche durant des jours, des semaines et des mois. La municipalité ne sait plus comment endiguer l'exode et la violence d'une population affamée. L'armée intervient mais ne peut empêcher les révoltes, les pillages et même les assassinats de notables.
    Jean-Mary, artiste peintre local, décide de fuir vers la Seine. En chemin il croisera des personnages surprenants puis une femme mystérieuse qui le ramènera au port.
    La brume obsédante semble vouloir nettoyer cette portion de terre, lessiver l'âme de ses habitants confrontés aux grands choix. Est-ce leur part d'ombre qui se cache au milieu des gouttelettes assassines ?

  • Français Les incestueux

    Jean-Paul Lebel

    Trois questions hantent ce roman. La vérité vaut-elle mieux que l'ignorance ? La répétition de l'inceste est-elle une fatalité ? La parole suffit-elle à guérir du silence ?
    Ces questions, Louise se les pose depuis 47 ans, depuis le jour de la colère, ce jour funeste où elle osa, contre toute prudence, enfreindre la loi du silence en révélant ce qui aurait dû être tu. Elle n'avait pas 15 ans. Quarante-sept années de mépris et de rejet plus tard, elle s'apprête pourtant à recommencer. Cette fois, pense-t-elle, elle le fera moins brutalement.
    Mais les évènements la rattrapent. De découvertes fortuites en retrouvailles inattendues, de confidences en révélations, la vérité de cette famille, par ailleurs lisse et sans histoire, apparaît. Elle est faite de drames anciens et de blessures jamais cicatrisées, de questions sans réponses et de silences contraints, de faux secrets et de curieux mensonges. Apparaissent également la fausseté des sentiments, la tyrannie du silence, le mélange des genres et des générations...
    Dans ce livre, où se mêlent intrigue familiale, conte métaphorique et enquête généalogique, l'auteur explore les failles et les problématiques d'une famille incestuelle.

  • Isabelle reçoit au réveil un texto lui annonçant le décès de sa mère. Il va lui falloir quitter son bureau avec baie vitrée pour se rendre à l'enterrement. Elle va retrouver son frère, il faudra parler de la maison à vendre, des objets à se partager, se souvenir de ce qui fut, mais ce retour aux sources sera aussi pour elle la découverte d'un passé enfoui.

    Madame Michu aime les voyages organisés mais là, décidément, non, ce n'est pas possible, c'est un scandale. Elle va tout raconter à Odette sa voisine...
    Badou perd un peu la mémoire, beaucoup la tête, elle ne se souvient plus très bien, elle ne se souvient plus du tout, pourtant des souvenirs vont resurgir mais pour quelle vérité, quelle réalité ?
    Les nouvelles d'EN CORPS PRÉSENT ne condamnent pas les êtres mais ne cachent rien de leurs troubles. Chacun vit sa vie comme il le peut. Ces histoires viennent explorer nos séismes personnels, quotidiens. De faible amplitude ou véritables tsunamis, ils font vaciller les existences qui ne seront jamais tout à fait pareilles ensuite.
    Parfois on rit, souvent on sourit, de ce sourire un peu ironique et pourtant indulgent. On contemple ces corps présents dans leurs simples tempêtes.
    « Ces nouvelles décrivent avec délicatesse l'intensité de vies solitaires, fragiles, qui souvent indiffèrent. Le style coloré, parfois saccadé, toujours esthétique et chaleureux, apporte l'humanité qui manque à tous ces héros perdus, abandonnés. La plongée dans l'absurde ou dans la réalité mesquine de vies banales est d'une force saisissante, elle rassérène, envoûte, comme si elle avait le pouvoir discret de nous rendre meilleurs, plus attentifs, plus généreux... »

  • Français L'arTmistice

    Gilles Perraudeau

    Béranger Milcent, jeune professeur, se souvient. Sur la route qui le conduit vers un vieil artiste agonisant, le passé ne cesse de ressurgir. Dans la chambre mortuaire, commenceront alors trois journées de rituels funéraires, de souvenirs et d'une longue messe de sépulture. Où l'on découvrira progressivement les secrets d'un homme aussi ardent que discret dans ses manifestations ; d'un époux zélé au milieu de nombreuses figures féminines. Où l'Art et l'Histoire se côtoieront parfois dangereusement. Où quelques secondes tragiques du premier conflit mondial sembleront décider de l'orientation de toute une vie d'homme.

  • Français Green man

    Pierre Athanaze

    Responsable de la mort d'un chasseur, un naturaliste fuit l'Ardèche pour échapper à la justice. Dans son exil jurassien, il rencontrera une jeune artiste néo-païenne et un septuagénaire haut en couleur avec qui il formera un trio activiste hétéroclite mettant à mal constructions illégales et projets destructeurs. Défiant bien-pensants, gendarmes et politiciens dans un parcours semé d'embuches, de belles rencontres et de rites païens, le drôle de gang s'organise pour détruire un barrage hydraulique, point d'orgue de leurs aventures.

  • François Jacpierre, député depuis 2007, a dit qu'il ne solliciterait jamais un troisième mandat. Pourtant, ce dimanche 7 mai 2017, à l'issue des élections présidentielles, son parti lui demande de se représenter, non dans sa circonscription d'élection mais à Elbeuf, ville qui l'a vu naître et grandir.
    Avant de donner sa réponse, François parcoure une semaine durant les lieux de son enfance, de son adolescence, de sa jeunesse.
    Cette semaine nous conduit au dimanche 18 juin 2017 pour découvrir sa réponse. L'occasion de confier son histoire, celle de la vie quotidienne d'une famille nombreuse des années 50 dans un quartier populaire, celle des silences et des non-dits, celle des rires et des pleurs, celle de la vie et de la mort, celle des copains, des amours, des premiers engagements.
    Candidat ou non, est-ce le plus important ?

  • Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements.
    Ruptures... s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 - sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois - et la chute du Mur de Berlin.

    Parallèlement à cet argument historique, Ruptures... développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu.
    D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?

  • Suivez le guide. Je vous invite à parcourir les contrées américaines.

    Oh, ce n'est pas un voyage classique. Nous allons sortir des sentiers battus, explorer les bas-fonds, aborder des sujets épineux. L'Amérique veut nous montrer des sites majeurs, reflet de sa réussite. Votre guide, lui, aborde tous les thèmes. Je vous présente d'autres paysages. Des lieux de crime. Des scènes où des attentats ont été commis. Ne vous méprenez pas. Vous ne risquez rien. Vous êtes prévenus.
    Si vous vouliez contempler les chutes du Niagara, ou le Grand Canyon, il faut changer de file. Mon collègue propose ce style de circuit, moins aventureux. Vous êtes restés ? C'est que vous avez bon goût. Enfin, vous avez le goût du risque, j'entends. Je vous souhaite d'échapper aux cinglés dont le cerveau est lessivé par les drogues, aux machos qui ont reçu une éducation ultra-nationaliste, aux prédateurs qui ne sont pas tous des bêtes, et même aux esprits vengeurs.
    Cette société corrompue par nos déviances et notre volonté de maîtriser le monde, c'est évidemment la nôtre. Celle de demain, si nous ne réagissons pas maintenant. Alors ouvrez les yeux. Tenez à distance les alligators, ne prenez personne en auto-stop, ne laissez pas vos enfants chercher dans les substances illicites un paradis artificiel. Défendez vos valeurs, et non vos intérêts. Sinon les spectres de vos ancêtres reviendront vous hanter.
    Rassurez-vous. J'ai de l'humour. On va se marrer.

  • Français La dame des brumes

    Patrice Woolley

    Sa maîtresse vient de le quitter.

    Effondré, il a fui dans la nuit, quittant femme et enfants pour se retrouver seul au petit matin dans une clairière, un révolver à la main. Il a décidé d'en finir.

    Hélas, dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l'on veut, y compris lorsqu'on veut mettre fin à ses jours.

    Il n'a pas choisi le bon endroit pour mourir.

    Par contre, pour vivre.

  • Français L'ivre mort

    Alain Bourmaud

    Jean-Baptiste Bardouin, professionnel de la presse écrite à la dérive et auteur en panne d'inspiration, ne supporte plus rien ni personne. Spectateur de sa propre déchéance intellectuelle, morale et sociale - il ne travaille plus ou presque depuis sa dépression, depuis qu'il a cessé de boire deux ans auparavant -, Bardouin a décidé de tout quitter : femme, enfants, Paris, et ce qui le constituait : son métier. Mais faut-il (se) renier pour renaître ? Et peut-on se sauver par la fuite ?
    Car Bardouin a planifié sa disparition, prévue pour ce samedi, premier jour des vacances pascales. Profitant du départ dans le Médoc de son épouse qui conduit les enfants chez leurs grands-parents maternels, Bardouin prépare son sac mais tous ses actes et ses gestes sont l'occasion de raviver les souvenirs et d'un appel au bilan d'une existence en up & down. Un passé surgissant comme un boomerang ; le jour de son départ, Bardouin se remet à boire...

  • Eric DEVERREWAERE vous propose un nouveau voyage à travers ce roman au parfum médiéval et malgré tout tellement contemporain. Un mot prononcé dans une échope d'une ville romantique a suffi à éveiller sa plume : "barbarique".
    Notre monde est-il barbarique ? L'actualité et les faits divers nous l'expliquent quotidiennement, mais l'auteur a choisi une autre voix, celle de l'amour pour rendre doux l'atroce, pour rendre beau l'insupportable.
    Rentrez dans son monde frontière où la fiction embellit la vie, franchissez le seuil de la boutique, laissez vous attirer par un ours en peluche et à la dernière page tournée vous aurez la réponse à cette question !

  • Dire le vieillissement de la mère est difficile. L'urgence de l'écriture s'est imposée sur plusieurs saisons, pudique, entre tâtonnements, tendresse et silences.

    « A l'intérieur de ma tête ça tourne à vide. Une poulie ou je sais quoi, des mots et des choses que j'essaie d'effacer. Mais tu lis dans ma tête et je lis dans la tienne, ma fille, quand on se parle comme aujourd'hui. Avec notre langage à nous, le langage de nos doigts qui se rencontrent et qui s'étreignent sous la tablette où sont posés mon étui à lunettes, mon goûter chocolat pain d'épice et le programme télé que je feuillette même pas.
    On s'absente des autres si les autres sont là, on les entend plus on est comme seules toi et moi. Nos doigts se disent tellement de choses maintenant ! Et nos yeux aussi. Plus que dans toute notre vie ensemble et après. C'est vrai que je cause pas, que tu causes pas, c'est vrai que je fais que te regarder et que tu fais que me regarder. C'est vrai que nous plongeons dans les pensées de l'autre très loin si loin comme jamais nous n'avons plongé. C'est vrai que tu lis en moi et que je lis en toi. Tout est devenu simple on dirait. Si simple que les mots ne servent à rien et qu'on se rejoint comme quand je te portais dans mon ventre (.) Tes doigts me rassurent ils sont aimants. J'ai toute ta main dans la mienne sur mes genoux maintenant. » Ecrivain pluri-indisciplinaire, Thérèse André-Abdelaziz explore toutes les formes d'écriture, de la poésie à la dramaturgie en passant par les nouvelles, le roman et les faits de société. Elle a publié sept ouvrages dont Quelque part une île (1980) Ed. du Cerf, Je, femme d'immigré (1987) Ed. du Cerf, réédition (2004) La Part Commune, Je m'appelle Atlantique (2006) Ed. La Part Commune, ainsi que L'Estuaire (2011) et Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise (2012) Ed. Ex Æquo. Elle est l'auteur également de sept pièces radiophoniques et neuf pièces théâtrales.

  • « 2043, la Sixième République, d'esprit national-socialiste, a pris le pouvoir en France. La nouvelle société bien-pensante a eu raison du naturel [...] de tous ceux à qui on ne laisse pas le choix des deux. » Lorsque le héros de ce roman décide de se vautrer dans une passion débridée mais jugée socialement déviante, il ne se doute pas combien sa vie si bien réglée va se heurter à la société liberticide. L'auteur nous propose un texte d'anticipation politique, un futur possible parmi d'autres, l'esquisse d'un État despotique où le marquage social est omniprésent ; si bien que l'ensemble des aspects de la vie ordinaire fait l'objet d'un redressement des conduites individuelles à l'intérieur des interactions sociales. Autrement dit, une République barbare qui régule la pensée collective d'une main de fer. En définitive, Marcel Lourel nous renvoie à un pamphlet contemporain qui tord le cou aux valeurs du vivre ensemble. Les mêmes que nous croyons acquises, voire indéfectibles. À tort. Ce texte est ciselé, aux mots crus, c'est un psaume à l'amour et à la tolérance, mais aussi une écriture dérangeante sur notre monde moderne.

  • Français La non-vie

    Stéphane Haslé

    Ce livre présente, à travers la relation entre une mère et son fils, l'inéluctable disparition de la conscience de soi dans le processus de la maladie d'Alzheimer. Il est, en même temps, une interrogation sur le sens d'une vie qui n'a plus de sens, ni pour la personne atteinte de ce mal, ni pour ses proches et sa famille. La société et la médecine tiennent pourtant à faire comme si un sens était encore là, pour d'étranges raisons que certains admettront, d'autres pas.

  • Georges n'est pas comme vous et moi. Il porte sur le monde, notre monde, un regard d'enfant, plein de naïveté et de poésie. Empreint d'une certaine lucidité aussi.
    Au fil de sa plume apparaissent des personnages qui l'accompagnent dans son quotidien. Son fidèle copain Franz, qui a tendance à briser les envolées utopiques de Georges. Rose, la boulangère, dont Georges est amoureux. Véronique, la fleuriste, chez qui Georges passe tous les matins pour commenter les nouvelles compositions. Le Docteur Monsieur Maurice, très bienveillant, qui suit Georges à l'hôpital. Louisette, une autre thérapeute, qui accueille Georges dans son groupe de parole. Ou encore Ernestine, une très vieille voisine de son oncle et sa tante, qui lui fait découvrir son magnifique jardin.
    /> « Le manuscrit de Georges » est un récit rafraîchissant, à la fois drôle et émouvant, qui nous questionne sur notre propre rapport aux choses et aux personnes qui nous entourent.
    Une autre façon, également, de percevoir la « différence ».

  • Le quotidien, parfois, nous joue des tours.
    En témoignent ces nouvelles insolites dans lesquelles on croise des personnages surpris par la vie. La tonalité « réaliste fantastique » de l'écriture s'inscrit dans une tradition d'inspiration latino-américaine. Ces textes illustrent bien l'idée que Julio Cortázar se faisait du récit bref : un jeu magique. Il ne tient au lecteur, pour s'en convaincre, que de pousser la porte. À ses risques et périls...

  • Français Bhoutan

    Monique Pantier

    C'est au coeur du Bhoutan, dans un ermitage perdu, qu'Aryan, seul rescapé d'un terrible accident, est recueilli par Tenzin, le sage aux rochers d'or.

    Mais à 25 ans, à la surprise de tous, Aryan accepte de revenir en France pour faire valoir son héritage.

    Il rencontrera Fleur, une adolescente qui n'a plus la force de vivre depuis la disparition de son père, grand reporter au Pakistan, il retrouvera aussi son cousin, Édouard, qui le préférait mort.

    Du Bhoutan, au Pakistan, en passant par la France et l'Inde, Aryan mettra sa sagesse à l'épreuve de la folie des hommes.

  • Julien Redoul, enseignant à la retraite, voit sa vie basculer par la remontée à la surface d'un passé tumultueux. À l'origine des drames à venir, Sibylline, sa vieille mère acariâtre et revancharde qui vit dans une maison de retraite médicalisée.
    Ramata, éditrice franco-sénégalaise et François-Xavier, comédien à la Comédie de Caen, personnages solaires de cette histoire familiale imprégnée de secrets et de sentiments refoulés, tenteront de relier les fils et de colorer l'horizon.
    Le grand manège des cultures, des générations et des idées restera malgré tout vertigineux...

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