Hazan

  • Ce catalogue de l'exposition  Qui a peur des femmes photographes ? 1839 à 1945  au musée de l'Orangerie et au musée d'Orsay (2015) présente la contribution de ces femmes dans le développement et l'évolution de la photographie."Les femmes occupent une place de plus en plus éminente dans notre société, j'en suis conscient et heureux. Cette nouvelle exposition qui montre comment, aux XIXe et XXe siècles, les femmes s'emparèrent du médium photographique dans des stratégies d'affirmation artistique et professionnelle, conquérant des territoires jusque-là reservées aux hommes, n'est pas qu'une exposition sur l'histoire des modernité. Elle porte un regard contemporain sur l'histoire de notre temps. Elle fait doublement sens". Extrait de la préface du catalogue par Guy Cogeval, ancien Président des musées d'Orsay et de l'Orangerie.  S'appuyant sur des recherches nouvelles comme sur les nombreuses histoires de la photographie qui, depuis une quarantaine d'années, ont réévalué l'extraordinaire contribution des femmes au développement du medium qu'est la photographie, Le phénomène est en effet appréhendé à travers ses manifestations aussi bien en Europe - essentiellement en France, Grande-Bretagne et Allemagne - qu'aux États-Unis, de l'invention officielle de la photographie en 1839 jusqu'en 1945.

  • Les photographies de Cindy Sherman ne sont pas des autoportraits. Bien qu'elle soit le modèle de ses propres personnages, là n'est pas l'essentiel. Sa démarche suppose qu'elle travaille seule et assume de multiples rôles : photographe, modèle, coiffeuse, maquilleuse, costumière, styliste.À l'aide de tout un arsenal de déguisements, de fards, de perruques et de prothèses, Sherman transforme à volonté son aspect et son environnement, créant une multitude de compositions et de personnages étranges, comme ceux du clown ou de la vedette de cinéma, ou d'autres tirés de l'histoire, de l'art ou des contes de fées. À travers ses travestissements, elle a crée une oeuvre étonnante qui dérange, amuse et choque, où le questionnement de l'identité croise celui, contemporain, du corps et de l'image. Cette rétrospective comprend ses oeuvres les plus récentes, dont certaines inédites.Cindy Sherman est une des figures les plus importantes de l'art contemporain, au-delà du seul domaine de la photographie qui est à priori le sien  : elle a construit sa réputation internationale sur le travail conjoint, extraordinaire, qu'elle mène sur l'image et son corps depuis trente ans. Se prenant exclusivement pour modèle, elle s'est photographiée sous les aspects et les traits de personnages les plus différents, tout à tour comiques ou dérangeants, déplaisants ou émouvants. Pour élaborer ses photographies, Cindy Sherman assume les multiples rôles d'auteur, de metteur en scène, de maquilleuse de plateau, de coiffeuse et de costumier. Accompagnant une rétrospective majeure de l'artiste au MoMA, cette publication traite thématiquement des différents modes d'explorations de Sherman  : artifice et fiction, mise en scène et théâtralité, culture pop, horreur, mythes, contes de fées et grotesque  ; le sexe, le corps et les notions de genre et d'identité de classe. Parmi les oeuvres et séries, analysées ici, dont les célèbres Untitled Film Stills (1977-1980), Centerfolds (1981), History Portraits (1989-1990), deux séries récentes sont reproduites pou al première fois dans un ouvrage, dans la perspective de l'examen des derniers développements de l'oeuvre. L'artiste s'explique sur ces différentes voies à travers une interview extrêmement précise et fouillée avec le cinéaste atypique John Waters.

  • Depuis plus de vingt ans Raymond Depardon a parcouru tout le continent africain auquel il a consacré plusieurs films. Il a réalisé ainsi une grande quantité de photographies dont 350 inédites sont présentées dans cet ouvrage.

    Remise en vente de cet ouvrage à l'occasion de l'exposition au Grand Palais « Raymond Depardon, tendre couleur » du 14/11/2013 au 15/02/2014.
    Une somme sur l'Afrique : bilan d'une fréquentation de plus de 20 ans du continent par la photographie et le film.
    Un regard d'une force exceptionnelle pace que jamais prémédité.

  • Né en 1946 à Vancouver, en Colombie Britannique, sur la côté ouest du Canada, Jeff Wall y a réalisé l'essentiel de son oeuvre. Sa culture est double, nord-américaine et européenne, et plus particulièrement française. Après une brève période de recherches dans l'art conceptuel au début des années 1970, il a produit depuis 1978 de grands tableaux photographiques, présentés sur des caissons lumineux, qui développent un programme de " Peinture de la vie moderne ", en référence à Baudelaire. Son oeuvre constitue une synthèse sans équivalent de la tradition picturale européenne, de l'art moderne, du cinéma et de l'histoire de la photographie. Cette synthèse se déploie dans un ensemble qui compte à ce jour environ cent vingt tableaux, accompagné d'une production importante de textes critiques et théoriques.
    L'essai de Jean-François Chevrier examine cet ensemble dans sa diversité formelle et iconographique, en dégageant des dominantes, des lignes de force et des reprises qui finissent par constituer un large réseau de correspondances : un monde visuel et littéraire, documentaire et poétique. L'oeuvre de Jeff Wall apparaît comme l'expression d'une biographie intellectuelle, traversée par les grandes questions culturelles et sociales de ces trente dernières années. Elle démontre également qu'une création d'images photographiques, au présent, peut s'inscrire dans une continuité historique qui déborde la biographie de l'artiste.

  • La somme autobiographique en image du photographe Depardon : 500 photos, parue en 2004 et réimprimée depuis en version brochée.
    Le journal des clichés pris au quotidien en toute liberté : un portrait poétique et vivant de Paris sur trente ans de pratique photographique.
    Un témoignage unique par l'image et les mots d'un des photographes contemporains les plus significatifs de notre temps.

    Exposition au Grand Palais « Raymond Depardon, tendre couleur » du 14/11/2013 au 15/02/2014.
    Remise en vente de cet ouvrage à l'occasion de l'exposition au Grand Palais « Raymond Depardon, tendre couleur » du 14/11/2013 au 15/02/2014.

  • Depuis les années 70, la photographie contemporaine a vu ses formats s'agrandir jusqu'à devenir muraux. Michaël Fried en tire argument pour démontrer que ce phénomène a confronté les photographes aux problèmes liés à la relation entre la photo et le spectateur se tenant devant elle, cas de figure qui n'avait concerné que la peinture jusque-là. La thèse de Fried est que la photographie contemporaine a enregistré la mise en avant d'un certain nombre de problèmes philosophiques de fond, associés aux notion de théâtralité, de littéralité et d'objectivité, en relation avec le rôle joué par l'intention première de la production artistique, qui la font entrer dans une temporalité plus vaste au sein de l'histoire de l'art. Le nouveau régime que connaît la photographie, à la fin des années 70, à travers l'oeuvre d'un Jeff Wall et celle des membres de l'école de Francfort, avec l'apparition des grands formats et l'accès de cette dernière dans les musées, la fait entrer de plein pied dans la problématique du rapport de l'oeuvre au spectateur, étudiée par l'auteur jusque-là dans la peinture réaliste et la peinture de la modernité (voir la note sur l'auteur). Heidegger, Wittgenstein, Barthes sont convoqués pour éclairer dans cette perspective les notions d'absorbement, de quotidien et de punctum (effet de surprise ou de choc suscité par l'image photographique). Les dispositifs d'absorbement et d'exclusion du spectateur sont étudiés non seulement chez Wall mais aussi chez Thomas Struth, Thomas Ruff, Andreas Gursky, Luc Delahaye. Le concept d'objectivité est revisité à la lumière des images de Brend et Hilla Becher, de Wall et de Welling.

  • Né à Arles en 1934 et fondateur du festival international de photographie des rencontres d'Arles aujourd'hui mondialement célèbre, Lucien Clergue est l'un des photographes français les plus réputés de notre temps. Les sujets de son travail photographique - voyages d'artistes, gitans, ruines de guerre et tombes, végétation de la Camargue, étendues de sable et scènes de tauromachie - révèlent une inscription profonde dans sa terre natale. Il doit sa première célébrité à ses photo de nus, dont les jeux sensuels de lumière et de volumes avec l'environnement marin ont séduit Picasso et Cocteau au point de faire de ces derniers jusqu'à leur mort les ambassadeurs indéfectibles du photographe. Cet ouvrage est le premier à reproduire le travail de Clergue consacré aux créations architecturales du Brésil, en 1962-1963, en particulier de sa nouvelle capitale Brasilia, conçue en grande partie part l'architecte Oscar Niemeyer qui vient de disparaître au mois de décembre 2012. L'oeil de Lucien Clergue a su admirablement capter l'élan et la beauté intangible de la nouvelle métropole aux courbes harmonieuses et encore habitées par l'utopisme confiant de l'architecture moderniste.

  • Cet ouvrage parue en 1983 puis republié en 2008 dans la Bibliothèque Hazan, est un des ouvrages les plus émouvants de Depardon confronté à la fois au temps de la disparition, à ses boucles et au vide des grande espaces du continent américain.
    Remise en vente de cet ouvrage à l'occasion de l'Exposition au Grand Palais « Raymond Depardon, tendre couleur » du 14/11/2013 au 15/02/2014.
    Cet ouvrage parue en 1983 puis republié en 2008 dans la Bibliothèque Hazan, est un des ouvrages les plus émouvants de Depardon confronté à la fois au temps de la disparition, à ses boucles et au vide des grande espaces du continent américain.

  • Cet ouvrage montre comment quelques pionniers mirent au service de la subjectivité surréaliste la faculté de constat de cet oeil qu'est l'objectif photographique.

  • Depuis plus de vingt ans Raymond Depardon a parcouru tout le continent africain auquel il a consacré plusieurs films. Il a réalisé ainsi une grande quantité de photographies dont 350 inédites sont présentées dans cet ouvrage.

    Ces photographies couvrent toute l'Afrique, à travers une présentation non pas par pays mais par associations originales.
    Ces associations privilégient un rythme soutenu, sans temps d'arrêt, des enchaînements qui montrent la vie au travers de sujets très variés : portraits, villes, paysages, religions, activités sociales et métiers mais aussi des conflits et la misère.

    A travers ses photographies, exemptes de toute volonté d'esthétiser son propos, Raymond Depardon ne livre aucun jugement sur l'Afrique, aucune thèse. Ce qui relie entre elles ces prises de vue, c'est l'impulsion de l'oeil, simplement un regard de photographe et de grand voyageur sur les paysages et les hommes qui peuplent ce continent.

  • Cecil Beaton (1904-1980) était un homme aux multiples facettes et talents. Il a été successivement décorateur de théâtre, écrivain, photographe mondain et de mode aussi bien que jardinier. La clef de son succès a été très certainement sa capacité à capturer avec ses photos un monde complet, à la manière d'un chef de cérémonie de l'Empire britannique Avec la même assurance et le même raffinement, non exempt d'un certain panache, il décrit les hauts et les bas de son siècle : la famille royale britannique, la noblesse, la bohème londonienne et les milieux underground de New York. Dès les années 20 et jusqu'à la fin de sa carrière, son oeuvre s'est imposée comme sans équivalent par son habileté à restituer l'élite internationale : vedettes (les meilleurs portraits de Chanel, Marilyn, Katherine ou Audrey Hepburn, par exemple), têtes couronnées mais surtout les grands créateurs, tels Picasso, Gertrude Stein, Colette, Dali, Balanchine, Stieglitz et tant d'autres. Le portrtait d'un siècle, en somme. Sans aucun doute, Beaton a apporté une contribution irremplacable à l'histoire de la photographie du XXe siècle. Le présent ouvrage, devenu dès sa parution en 1994 un classique par la richesse sans égale de son contenu, est enfin réimprimé à la fois en duotone et en couleurs.

  • Grande figure du photojournalisme, membre de l'agence magnum, erich lessing a fixé dans son objectif tous les petits et les grands moments de l'après-guerre. pour la première fois, un livre réunit ses meilleures photos prises entre 1948 et 1973.

    Après la guerre, erich lessing devient un photographe de presse d'envergure internationale. on se souvient tout particulièrement de ces images sur la révolution hongroise qui débute le 23 octobre 1956, images qui témoignent de l'état de destruction de budapest et de la lutte de ses habitants pour survivre. il est alors le premier photographe à entrer dans la capitale et le seul à y rester jusqu'à la fin.

    à la même époque, erich lessing se rend célèbre en couvrant la vie politique d'après-guerre en europe, notamment celle du chancelier allemand konrad adenauer, qu'il photographie de 1951 à 1961.

    Proche des tables de négociations pendant la guerre froide, notamment aux sommets de genève en 1955 et de paris en 1960, il bénéficie d'un angle de vue particulier sur la politique des grandes puissances.

    Il photographie aussi la reconstruction de l'europe et les efforts déployés par la population.


    Les photographies de lessing constituent aujourd'hui un riche fonds documentaire, mais aussi une recherche et une ambition plus profonde de rendre compte de la condition humaine : au milieu du chaos de la vie, erich lessing est en quête de sens : comment vit l'homme ? comment s'intègre-t-il à la société ? à travers la photographie, lessing observe le besoin de politique, de religion et de rituel de l'humanité. il étudie le pouvoir, tant séculier que religieux, et note ses effets sur ceux qui l'exercent ou le subissent. « je prends l'humanité au sérieux dans toutes ses aspirations et ses désirs ainsi que dans tout ce qui peut en découler sur le plan tant religieux que spirituel, artistique ou politique. ce fut, et c'est encore aujourd'hui, le point de départ de tous mes sujets photographiques [...] ».

  • Paris journal

    Raymond Depardon

    « Paris journal » est un mot clé que j'ai inventé pour classer mes photographies que je fais sans sujet particulier. Ni photographies de travail, ni photographies familiales, elles sont faites pour le plaisir et au hasard de mes déplacements dans la capitale.
    « Je n'ai pas changé d'itinéraire pour faire une photographie de ce livre. Je me suis arrêté le temps de cadrer, d'attendre quelques secondes peut-être mais sans plus ! » [...] Les dernières années, l'arrivée de nouveaux appareils rapides avait contribué à désacraliser la photographie de rue. Il me fallait rassembler presque 30 ans de photographies prises à Paris, des photos faites au hasard de mes déplacements, de mes rencontres, sans histoire particulière, selon l'humeur du jour...
    /> On sait qu'il est toujours difficile de photographier près de chez soi. Il y a cette répétition qui annule constamment les autres photographies. Les jours de belles lumières, les jours où, sans le faire exprès, on sort son appareil pour faire seulement une photographie... la bonne ! Et puis les jours, les semaines où l'appareil reste au fond du sac.
    Parallèlement, j'ai relu mes notes, j'ai fait des choix, écrit des liaisons, repris des citations. J'ai joué le jeu des textes bruts venant de vieux carnets, sans les transformer ou les améliorer, et puis j'ai appelé l'éditeur et j'ai tout envoyé par coursier ».

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