Institut Memoires De L'edition Contemporaine

  • Après Tanguy Viel, c'est au tour de Maylis de Kerangal d'interroger sa pratique d'écrivain par le détour de l'image. Comme le peintre ou le photographe, le romancier cadre, scénographie, traque l'insaisissable, donne forme à une expérience sensible et inédite du monde. Comme le cartographe, il construit un réseau de noms.

    Avec Chromes, Maylis de Kerangal explore la combinaison complexe d'aspirations, de motifs personnels et d'opérations formelles par laquelle ses livres adviennent.

    Maylis de Kerangal est née en 1967 et a grandi au Havre. Ses romans et nouvelles sont publiés aux éditions Verticales. Parmi eux, Corniche Kennedy (2008), Naissance d'un pont (2010, prix Médicis et prix Franz Hessel), Tangente vers l'est (2012, Prix Landernau), Réparer les vivants (2014, lauréat de nombreux prix littéraires et adapté au théâtre et au cinéma) et Un monde à portée de main (2018). Son dernier ouvrage, Kiruna, a paru en 2019 aux éditions La Contre-Allée. Elle est membre du collectif Inculte.

    Chromes est le nouveau Diaporama de l'IMEC.

  • Politique, colonisation, guerre, religion, moeurs : les grands enjeux de la censure sont éclairés grâce à une centaine de pièces inédites, présentées et commentées par l'auteur.
    Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé dans le droit de la culture et grand collectionneur de livres interdits, réunit des pièces d'archives extraites des collections de l'IMEC et des documents uniques provenant de sa riche collection personnelle.
    Condamnation au silence des opposants au pouvoir comme l'écrivain Mikhaïl Boulgakov ou le poète Abdellatif Laâbi, procédures lancées contre des auteurs critiques de la religion (Salman Rushdie, Michel Houellebecq), publications expurgées ou interdites pour outrages aux bonnes moeurs... Les affaires foisonnent, avec une conséquence inattendue : les ouvrages censurés sont recensés dans des catalogues, des index édifiants. Ainsi, les fiches des livres de L'Enfer de la Bibliothèque Nationale témoignent de cette obsession bibliographique, tel un « Lagarde et Michard du sexe ».
    De l'anathème à l'autocensure, Censurés tend au lecteur le miroir d'une société bardée d'interdits, visibles et proclamés ou diablement subtils.

  • Dans un petit texte, dense, manifeste, l'historien et écrivain met en scène ceux à qui il ne reste que l'écriture, dans un monde plein d'oubli et d'effroi où on vous arrête pour avoir griffonné quelques notes dans un carnet. Un monde sans histoires, parce que l'Histoire en a été effacée. Une sorte de traversée typographique de la ville où il s'attache à faire le relevé de toutes les formes d'écriture clandestine et leur rend hommage.

    Écrire pour agir sur le monde. Écrire pour exister ensemble. Ghostwriters est un appel à lutter contre le silence, arme majeure des dictateurs, une ode à celles et ceux qui écrivent.

    Ghostwriters est le quatrième titre de la collection « Diaporama », qui invite des écrivains à parler de leur travail en s'appuyant sur des images de leur choix. Dans la même collection : Boîte noire de Tanguy Viel, Chromes de Maylis de Kerangal, Sept et huit neuf de Thomas Clerc.

  • Entré par effraction en poésie avec la publication du Condamné à mort en 1942, Genet rédige ses premiers livres en prison, mais se retire de la scène littéraire au moment même où son théâtre le fait connaître dans le monde entier. Il dit alors avoir renoncé à écrire. Et pourtant, durant près de vingt ans, d'une chambre d'hôtel à l'autre, du camp de Chatila à la Goutte d'Or, des ghettos noirs d'Amérique à la petite ville de Larache au Maroc, il transporte dans ses minces bagages les matériaux d'une oeuvre rêvée où sa vie entière est consignée, de sa jeunesse perdue à ses dernières péripéties politiques.

    En avril 1986, quelques jours avant sa mort, Jean Genet confie à Roland Dumas, son avocat rencontré pendant la guerre d'Algérie, deux valises de manuscrits. Un mois plus tard, paraît son ultime chef-d'oeuvre, Un captif amoureux. Durant trente-quatre ans, ces valises ont dormi dans le secret du cabinet de l'avocat, avant que celui-ci ne décide d'en faire don à l'Imec. Ce livre, qui accompagne l'exposition présentée à l'abbaye d'Ardenne, révèle pour la première fois les trésors qu'elles abritent.

    C'est la matière vive d'un véritable atelier d'écrivain qui est ici mise à jour : un extraordinaire fouillis de manuscrits, de notes personnelles, d'esquisses, de coupures de presse annotées, de pages arrachées dans des livres, de lettres, de dessins. On y trouve aussi bien les avant-textes de son dernier chef-d'oeuvre qu'une foule d'écrits totalement inédits sur son enfance, le Japon ou le jazz, des scénarios de film non réalisés, des projets de livres sur les mouvements qui ont secoué le monde des années 1970 et 1980, que ce soit Fraction Armée rouge, la révolte dans les prisons, les Black Panthers ou les combattants palestiniens. Chacune de ces pièces raconte une histoire singulière et toutes portent la marque d'une des plus surprenantes aventures littéraires de notre temps.

  • « Non, nous ne nous laisserons pas palissader sans rien faire. Nous avons une machine à faire des remous dans le Passé », écrivait Henri Michaux dans Face aux verrous. Comment mieux dire notre désir de faire vivre l'archive ? Ne pas laisser le Passé tranquille, « agir plutôt que subir », disait-il aussi. C'est le sens des cartes blanches données à des auteurs, artistes à travers la collection de l'Imec pour « Le lieu de l'archive ».
    En 2021, l'opus du « Lieu de l'archive » sera consacré à Kafka. Comment ça, Kafka? Ses archives ne sont pas à l'Imec... Oui, mais grâce à l'artiste Jean-Michel Alberola, grâce à son exposition à l'abbaye d'Ardenne, grâce à l'acuité de sa lecture, nous découvrons que Kafka est partout dans nos collections. Kafka, un absolu littéraire auquel toute la pensée du XXe siècle s'est confrontée - l'Imec en garde la trace. Jean-Michel Alberola s'est plongé dans les archives, en a suivi le cours souterrain parfois tumultueux, pour remonter, fragment par fragment, les pièces d'un laboratoire-Kafka qui a, dit-il, la forme même de l'Imec. Kafka, Alberola, grands faiseurs de remous.
    Suivez-nous, la machine des archives est au travail...

  • Avec la collection Diaporama, l'IMEC invite des auteurs à choisir un petit recueil de photographies qui leur permette de mieux raconter l'expérience de l'écriture, et à partager ainsi quelques-unes des images qui les hantent ou les enchantent pour se raconter plus intimement et parler de littérature autrement.
    Premier écrivain à s'être prêté à l'exercice, Tanguy Viel explore dans Boîte noire la partie invisible qui court sous ses livres, et tente de circonscrire les motifs de sa propre pratique romanesque.
    De l'astronaute au poulpe des abysses, du swing parfait du golfeur au palais du Facteur Cheval, de Psychose à Fitzcarraldo, les images convoquées ici sont autant de symboles ou reflets des processus intérieurs à l'oeuvre chez le romancier.
    Boîte noire est issu de la conférence en images qui eut lieu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2018.

  • Contrairement aux précédents titres de la collection, qui convoquaient des registres d'images variés, Sept et huit neuf ne puise qu'à une seule source : Les Sept mercenaires, western de John Sturges sorti en 1960. Un film qui hante Thomas Clerc depuis son enfance et qui tend à l'écrivain qu'il est devenu de multiples miroirs.
    Aussi solitaire et désintéressé que le cow-boy, l'écrivain comme les acteurs pratique « l'art de sortir de soi. » Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaugnh, James Coburn... L'auteur ne choisit pas pour alter ego tel ou tel mercenaire, mais tous, car chacun incarne à ses yeux une dimension essentielle de l'activité littéraire. James Coburn : la puissance du langage ; Yul Brynner : la possibilité de changer de corps qu'offrent les livres (comme les films) ; Steve McQueen : le partage avec le lecteur, etc. L'écrivain se rêve même en Calvera, le bandit qui pille et rançonne, puisque la littérature est aussi faite d'emprunts et de reprises.

    Sept et huit neuf de Thomas Clerc est le troisième titre de la collection « Diaporama ».

  • Cartes de visites collectées une à une, répertoires d'adresses, photos de classe, albums, cartes postales envoyées ou collectionnées selon des principes oubliés...

    Avec ce projet, aussi plastique que littéraire, l'artiste propose de faire surgir des histoires possibles - banales ou extraordinaires - d'archives en dormance, révélant ainsi la puissance d'évocation de ce que Maurice Olender appelle le « matériau du rêve ». En intervenant dans la matière même des documents pour composer de nouveaux objets (effets de zoom, recadrages, mise en série...), Valérie Mréjen prête vie et langage à l'archive devenue, dans la continuité de ses derniers travaux, point de départ de narrations inédites.

    Les mêmes images, selon qui s'en empare, génèrent des récits radicalement différents. Valérie Mréjen a voulu l'observer en conviant à ses côtés cinq autres auteurs à donner voix à certains documents et à se prêter au jeu d'une réactivation de l'archive par la narration : Tania de Montaigne, Dominique Gilliot, Stéphane Bouquet, Bertrand Schefer et Laurent Mauvignier. Chacun nous montre à sa manière que travailler avec l'archive, c'est d'abord inventer.

    Soustraction est le 4e ouvrage de la collection « Le lieu de l'archive ».

  • À partir des archives de l'IMEC, Gilles A. Tiberghien propose un voyage à travers nos représentations du monde.

    Comment se sont-elles construites ? À quelles sources puisent-elles ? Du roman au journal de voyage, de la correspondance d'explorateur au compte rendu scientifique, de Jules Verne à Jean Rouch, de Jules Supervielle à Georges Devereux, le monde s'ouvre, se donne à voir, à comprendre, à méprendre.

    Dans cette fabrique de l'imaginaire, les représentations occidentales de l'Afrique, de l'Asie, du Grand Nord s'élaborent dans un moment de conquête coloniale, versant incontournable de l'inconscient collectif. Entre centrement et décentrement, entre stéréotypes et voeux d'objectivité, quelles parts prennent les sentiments d'exotisme et les rêves d'aventure ? Récits de voyage, études de terrain anthropologiques, photographies, l'explorateur prend aussi le visage du rapporteur désireux de rendre compte d'une réalité nouvelle. Les archives racontent ces histoires, disent le monde, le saisissent ou l'inventent, elles nous livrent la trace de pérégrinations entre réel et imaginaire, où il est toujours aussi question de soi et de l'Autre.

  • Un jour lointain, alors que je m'essoufflais à suivre tes grandes enjambées, tu m'as glissé : « Je vais écrire un petit livre qui s'appellera Éloge de la revue. » Ce livre tu ne l'as jamais écrit, déjà requis par les lourdes et belles affaires de l'IMEC et embarqué en mille commandes que tu te passais. Insatiable.

    Au fil des années, tu t'étais détaché d'Ent'revues, éloigné de La Revue des revues, me confiant la responsabilité de l'une comme de l'autre avec une équipe dont la modestie n'avait d'égale que l'enthousiasme que tu avais su lui insuffler (soyons honnête, le souffle était rude parfois). Tes grandes enjambées t'avaient emporté ailleurs. Toujours en mouvement.

    Mais, Olivier, même si le livre est resté dans les limbes, des éloges de la revue tu en as semé par centaines, d'entretiens en contributions diverses, de colloques en éditoriaux. Comme autant de tentatives d'« inépuisement » d'un objet qui ne cesse de se dérober, de muer, de se multiplier. À grandes enjambées, tu n'as eu de cesse de baliser leur territoire infini et si peu reconnu dont la fécondité est inépuisable : c'était cela qu'il s'agissait de faire entendre sur tous les modes et sous bien des formes. De cette pensée en marche, on pourra lire plus loin deux moments : un long et riche entretien de 1988 aux accents de fondation et, près de dix ans après, en 1997, un texte, nourri par la création de l'IMEC, soulignant le rôle heuristique des archives.

    Et au fond, aurait-on pu imaginer meilleures louanges des revues que de mettre à leur service la petite machinerie d'Ent'revues et de leur dédier une revue, celle-ci qui numéro après numéro depuis plus de 35 ans tente de leur restituer une juste place dans le concert des savoirs et leur rôle séminal dans toutes les formes de la création. Nées de réflexions et de constats partagés, de l'enthousiasme de quelques-uns, Ent'revues comme La Revue des revues seraient restées chimères s'il n'y avait eu ton énergie, ta force de conviction, ta capacité à mobiliser des alliés substantiels (au premier rang desquels Jean Gattégno, le directeur du livre d'alors) pour leur donner corps et les inscrire dans la durée.

    Et elles durent : aussi pouvons-nous penser que nous n'avons pas trahi ta confiance. Et elles dureront car le travail novateur que tu as initié est beau, indispensable, aussi désirable que le désir sans cesse renouvelé des revues de réinventer le monde. Le faire savoir encore et toujours.

    Alors au moment où tu t'en vas, c'est aux revues qu'il revient de faire ton éloge.

    * Témoignant d'une longue et affectueuse complicité, de moments de compagnonnage, d'une connivence intellectuelle, d'une amitié toujours surprise, quatre voix nous rejoignent pour accompagner ton départ dans les pages de cette revue qui est tienne.

    André Chabin.

  • Jean-Christophe Bailly traverse la collection de l'IMEC. L'Ineffacé, exposition inaugurale du nouvel espace de l'abbaye d'Ardenne, propose un parcours original de Jean-Christophe Bailly à travers la collection exceptionnelle réunie par l'IMEC.


    En compagnie d'Artaud ou de Derrida, de Duras, de Satie, de Barthes, de Celan et d'une cinquantaine d'autres écrivains, artistes et penseurs dont l'IMEC abrite les archives, l'écrivain, poète, philosophe, édi- teur et dramaturge, Jean-Christophe Bailly, s'est promené dans la collection pour construire, autour de plus de 200 documents, une grande poétique de l'archive faite d'histoires, de savoirs et d'émotions.

    « On pourrait envisager l'écriture comme une danse, comme le pas de deux d'un sujet avec la vérité qu'il côtoie mais qui le fuit », note Jean-Christophe Bailly dans le catalogue de l'exposition. « Tous ces carnets et feuilles volantes sur lesquels ces phrases sont venues s'inscrire, tous ces matériaux préparatoires et toute cette archive, il est impossible de se les représenter comme une masse (...)»,« Leur rumeur n'est pas celle d'un empilement inerte, mais celle d'une volière traversée en tous sens. » Pourquoi demander à un écrivain de traverser ces millions de feuillets raturés, des objets, des sons et des images ? Parce que la collection de l'IMEC n'a de sens qu'à la condition d'être ouverte, lue, interprétée - c'est bien le sens du mot « contemporain » inscrit dans son nom. Nulle idée de trésor ici, ou de pièces magistrales qu'on exhiberait : l'Ineffacé, c'est la confiance faite dans ce qu'il y a de plus menu, de plus discret et pourtant de plus entêté : une idée a surgi, elle s'est inscrite dans l'écriture ; elle signe une intention créatrice et la force d'une oeuvre.

    L'Ineffacé est aussi une réponse à ceux qui pensent que les archives n'ont pas leur place dans les salles d'exposition. Est-il donc si fou de vouloir protéger et partager le plus fragile de l'écriture, comme on le ferait d'une flamme, lorsque l'obscurité gagne ?

  • Loin de se soustraire à tout regard, l'intimité, le for privé, ne cesse de s'extérioriser, de se représenter, de s'incarner dans des formes qui, parfois deviennent une oeuvre, parfois constituent le soubassement, l'envers, ou l'ombre de l'oeuvre. Saisir ce mouvement dans la variété de ses manifestations, c'est tout l'enjeu de Intérieur, qui réunit une vingtaine d'oeuvres extraites des collections « Film » et « Nouveaux Médias » du Centre Pompidou, rarement montrées, et des pièces inédites de la collection de l'IMEC. Les oeuvres de Chantal Akerman, Samuel Beckett, Christian Boltanski, Mona Hatoum, Paul McCarthy, Bruce Nauman, Valérie Mréjen... croisent Hervé Guibert, Roland Dubillard, Marguerite Duras, Erik Satie, parmi d'autres, autour de quelques petits carnets cornés, de précieux journaux intimes, des littres, des photographies oubliées, de minuscules objets.

    Ce livre accompagne l'exposition Intérieur, une production de l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC) présentée à l'abbaye d'Ardenne du 25 juin au 22 octobre 2017 dans le cadre des quarante ans du Centre Pompidou.

  • Cahiers, carnets, feuillets épars, recueils d'images, esquisses ou lettres.
    L'originale propose des pièces d'archives exceptionnelles et des documents rares pour découvrir autrement un artiste ou un auteur

  • L'événement que fut la révolution de 1968 a suscité nombre de débats et de polémiques qui demeurent, quarante ans après, largement d'actualité (réforme institutionnelle, faillite de l'université, chômage des jeunes, fracture sociale, rejet du capitalisme).
    C'est d'abord dans les revues que l'écho tumultueux de ce soulèvement a lieu. une large sélection d'articles ou de textes issus de revues connues de l'époque (esprit, l'internationale situationniste, les temps modernes, archibras, tel quel, action poétique, opus international, etc.) est présentée ici, mais également de revues moins connues et pourtant aussi importantes au regard de leur participation au débat (défense de l'homme, raison présente, défense de l'occident, la tour de feu, etc.).

  • Les témoignages des principaux acteurs de la Loi sur le prix unique du livre sont complétés par des
    études de spécialistes (Yves Surel, Olivier Rozenberg, Emmanuel Pierrat), une chronologie et une
    bibliographie ; l'ouvrage comprend également des pièces d'archives dont certaines sont publiées
    pour la première fois. Cet ouvrage est le premier à proposer une histoire aussi complète de cette
    loi qui a transformé le paysage de l'édition française et ouvert la voie à l'exception culturelle en
    Europe.

  • À l'occasion du soixantième anniversaire du Débarquement, l'ouvrage présente quelques-uns des itinéraires singuliers, figures de Résistance ou d'Occupation, qui ont " traversé la guerre " et dont l'archive garde aujourd'hui précieusement la mémoire.

    Lettres, journaux intimes, photographies, revues clandestines, cartes d'identité vraies et fausses, tracts... chaque document est commenté par les auteurs et porte témoignage de ces destins héroïques ou simplement obstinés, confiants dans le pouvoir des mots pour défendre des idées.

    Des textes inédits de Louis Aragon, Alain Robbe-Grillet, Jean Paulhan, Roger Lannes, Jacques Prevel, Maurice Sachs, René Tavernier... accompagnent l'ensemble des reproductions commentées par des notices historiques.

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