Littérature traduite

  • Le Livre des Contemplations divines est un entretien métaphysique d'Ibn 'Arabi avec Dieu, l'instruisant des mystères de la création, de la fonction dévolue à l'homme dans la gnose et des lois secrètes de la connaissance unitive.
    C'est le coeur, envisagé comme lien épiphanique des présences divines, qui est l'organe réceptif de ces visions mystiques. Ibn 'Arabi était âgé de trente ans à peine quand il rédigea ce traité, l'un de ses premiers essais de philosophie spirituelle. Sa souplesse intellectuelle lui permit de combiner deux genres bien distincts : le courant de la « théologie orthodoxe » issu de Ghazâlî avec les audaces métaphysiques et les fulgurances poétiques de Niffarî.

  • A la fois hagiographe, érudit et maître spirituel, Abû `Abd al-Rahmân Al-Sulamî est l'auteur d'une centaine de traités sur la spiritualité soufie, dont Tabaqât al-Sûfiyyah, une encyclopédie biographique dédiée aux maîtres soufis, oeuvre maîtresse qui le rendit célèbre.
    Issu d'une famille d'initiés, Sulamî est une des sources essentielles pour la connaissance de la spiritualité des Xe et XIe siècles (IIIe et IVe siècles de l'Hégire). Cette première traduction d'un traité phare de Sulamî demeuré longtemps inédit, y compris en langue arabe, constitue le document le plus ancien connu sur les femmes soufies, indispensable à quiconque veut connaître la spiritualité féminine des premiers siècles de l'Islam.
    Ce texte est aussi un recueil d'enseignements des plus précieux dont la validité et la force demeurent, en dépit des siècles, d'une permanente actualité. Composé de 84 notices sur les principales saintes musulmanes, il met à jour le rôle décisif qu'elles ont joué dans l'élaboration de la tradition islamique elle-même. Enrichi d'extraits de deux importants traités, Sifat al-Safwa d'Ibn al-Jawzî et Al-Kawâkib al-durrîya de Munâwî, qui achèvent de donner une image claire de ce qu'étaient certaines de ces saintes, ce traité est également accompagné d'un grand ensemble de notices sur les différents maîtres spirituels mentionnés au cours de cet ouvrage.
    La postface de Michel Chodkiewicz, étude remarquable sur "la sainteté féminine dans l'hagiographie islamique" dresse un panorama de celle-ci au fil des siècles et permet au lecteur de situer ce traité au sein de la civilisation islamique. Il nous rappelle que, de tous temps, les femmes ont accédé aux plus hauts degrés de la hiérarchie initiatique.

  • Que de signes contiennent les cieux et la terre ! Mais les hommes passent à côté et s'en détournent.
    (Coran, 12, 105). " C'est ainsi que les livres célestes et les récits prophétiques contiennent de nombreuses allusions à l'Unicité pure, mais les âmes ont un penchant pour la terre et s'accrochent obstinément au niveau de l'analogie et de l'opposition. " Comme le rappelle le Shaykh al-'Alawî, nombreuses sont les allusions à la doctrine ésotérique de l'Unicité, que ce soit par les prophètes ou les grands maîtres spirituels au fil des siècles.
    Dans le présent commentaire intuitif et inspiré de la sourate de " L'Etoile " dont les premiers versets traitent en des termes extrêmement synthétiques de l'expérience de la vision divine, il soulève le voile de ce sens intérieur de la Révélation. Ce traité est suivi de Sublime Présence, un des poèmes extraits de son Dîwân (recueil de poèmes).

  • Depuis toujours, le phénomène de la projection passionne les grands psychologues du monde, et au premier chef Carl Gustav Jung, car elle est l'une des principales causes de souffrance de l'âme et de l'esprit humains. Collaboratrice d'élection de Jung, Marie-Louise von Franz, avec la vitalité que nous lui connaissons, nous livre, dans Reflets de l'âme, tout ce qui permet de bien comprendre comment, de manière inconsciente, nous renvoyons à l'extérieur de nous-mêmes ce qui s'y trouve caché, enfoui, le positif comme le négatif. Une sorte d'effet de miroir » nous conduit à observer ces reflets chez les autres, comme s'il s'agissait de quelque chose d'extérieur à nous. Marie-Louise von Franz assoit sa magistrale démonstration sur une analyse rigoureuse remontant aux racines de l'histoire et aux sources des mythes et nous invite ardemment à élucider avec courage chacune de nos projections. De nombreuses difficultés, douleurs et conflits, personnels ou collectifs, pourraient ainsi être évités.

  • Selon Antoine Fratini, vice-président de l'APE (Association des psychanalystes européens), l'animisme s'avère une matrice dont sont issus tous les systèmes religieux ultérieurs. Oui, l'inconscient réside dans la nature depuis la nuit des temps. Archétypes et grands symboles renvoient toujours aux formes naturelles. Les rapports entre l'animisme et la clinique de Carl Gustav Jung s'exposent ici au grand jour. Pour la première fois paraît en France un ouvrage comparant audacieusement la transe chamanique et la méthode jungienne d'exploration de l'inconscient. Il fera date et pose d'ores et déjà une question brûlante : l'approche "psychoanimiste" va-t-elle bouleverser la pratique de la psychanalyse en ce début de XXIe siècle ?

  • SUJET - Mircea Eliade (13 mars 1907 à Bucarest - 22 avril 1986 à Chicago) est un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain.
    Sa formation comme historien et philosophe l'a amené à étudier les mythes, les rêves, les visions, le mysticisme et l'extase. Auteur prolifique, il cherche à trouver une synthèse dans les thèmes qu'il aborde. Mircea Eliade est considéré comme l'un des fondateurs de l'histoire moderne des religions. Savant studieux des mythes, Eliade élabora une vision comparée des religions, en trouvant des relations de proximité entre différentes cultures et moments historiques.
    Au centre de l'expérience religieuse de l'homme, Eliade situe les notions de « Sacré » et de « Tradition » Alors qu'il était connu en France en Espagne et aux Etats-Unis où il s'installa et enseigna, c'est seulement à partir de 1990 que les roumains découvrirent son oeuvre qui était lu jusque là « sous le manteau ». Elle reçu un accueil impressionnant mais provoqua aussi de nombreuses controverses.
    LES POINTS FORTS ? L'auteur aborde trois aspects de l'oeuvre d'Eliade :
    - Les fils cachés qui existent entre son oeuvre théorique et ce que l'auteur nomme sa prose idéologique (ses romans) La forêt interdite, Le secret du docteur Honigberger et les dix-neuf roses.
    - La notion de Tradition ainsi que la notion de centre du monde (l'Agartha) avec toutes ses formes particulières que l'on retrouve toutes les deux aussi, dans l'oeuvre de R Guénon et de J Evola.
    - L'adhésion de Mircea Eliade à la doctrine de la garde de fer, Mouvement Légionnaire. On le voit alors ennemi des Lumières, des francs-maçons, des régimes « d'importation étrangère », du bolchévisme, partisan de «l'insurrection ethnique » contre les minorités locales et «l'invasion juive ».

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