Religion & Esotérisme

  • Le Livre des Contemplations divines est un entretien métaphysique d'Ibn 'Arabi avec Dieu, l'instruisant des mystères de la création, de la fonction dévolue à l'homme dans la gnose et des lois secrètes de la connaissance unitive.
    C'est le coeur, envisagé comme lien épiphanique des présences divines, qui est l'organe réceptif de ces visions mystiques. Ibn 'Arabi était âgé de trente ans à peine quand il rédigea ce traité, l'un de ses premiers essais de philosophie spirituelle. Sa souplesse intellectuelle lui permit de combiner deux genres bien distincts : le courant de la « théologie orthodoxe » issu de Ghazâlî avec les audaces métaphysiques et les fulgurances poétiques de Niffarî.

  • SUJET - Sagesse céleste est la traduction française d'une des oeuvres les plus importantes du shaykh 'Alawî tant par les dimensions que par le contenu. Il constitue un authentique traité de soufisme contemporain. D'une apparence très accessible, son propos prendra selon le degré de compréhension de celui qui le lit une dimension plus ou moins universelle. Le saint soufi reprend ici les principaux enseignements du soufisme shâdhilî tels qu'on les trouve répandus dans le Maghreb.
    LES POINTS FORTS ?
    - Le lecteur y trouvera abordés des grands thèmes de la spiritualité orientale comme la doctrine de l'amour spirituel ou encore celle de l'Unicité divine et de l'extinction intérieure aussi bien que des conseils pratiques destinés à ceux qui avancent dans la voie spirituelle allant de ce qu'ils doivent éviter à l'attitude requise à l'égard de leur maître en passant par les vertus de l'anonymat.
    - Ce manuel de réflexion et d'enseignements relève de ce qu'on appelle la « science du soufisme ». Il s'appuie sur des principes doctrinaux ayant leur base dans la révélation coranique et les traditions prophétiques ainsi que dans les sources traditionnelles prônant, entre autres, les vertus de l'invocation, la vigilance intellectuelle, la confiance en Dieu et le renoncement au monde.
    - Le lecteur contemporain y verra avec intérêt une tentative sans équivalent d'actualisation et de rénovation de la science du soufisme.

  • En l'espace de quelques années, l'épineuse question de la réforme de l'islam, toujours débattue, jamais entérinée, s'est imposée comme un sujet majeur en Orient comme en Occident, cristallisant des interrogations, des divergences, voire des dissensions dans et en dehors de la galaxie musulmane.

    Si nombre d'intellectuels musulmans, dont les efforts déployés ont donné naissance à une pensée contemporaine, s'accordent à reconnaître sa nécessité impérieuse afin que l'islam participe à l'avenir humain et ne s'en écarte pas, il n'en demeure pas moins que cette réforme essentielle tourne en rond, restant au stade de l'esquisse et de la proposition.

    Ce livre d'entretiens, qui établit un dialogue direct et passionnant entre l'intellectuel algérien Nourredine Boukrouh, homme politique, ancien ministre des finances et peut-être futur successeur de l'actuel Président algérien et le journaliste français Saïd Branine co-fondateur du site Oumma. Branine, va surprendre par son éclairage audacieux et les ouvertures qu'il propose dans un monde islamique assombri par certains archaïsmes nés d'un rigorisme religieux, qui l'éloignent de la modernité et d'une pensée universaliste.

    Le « dernier jihad » dont il est question vise à élaborer une théorie pragmatique de la réforme de l'islam, se déclinant selon une feuille de route précise.

    Que réformer ? Comment réformer ? Où réformer ? Qui est habilité à réformer ?

    Autant de questions cruciales auxquelles le livre apporte des réponses étayées et éclairées. Une nouvelle interprétation des sources scripturaires musulmanes (Coran et Sunna) y est également proposée, à la lumière de l'universalisme, sans toucher à l'essence même de cette religion.

    Le denier Jihad fait souffler le vent du renouveau, pour mieux faire sortir de l'impasse un sujet fondamental, couvert de sang au lieu d'encre !

  • Un des personnages les plus extraordinaires du XIXe siècle, l'émir Abd el-Kader (1808-1883), plus de deux cents ans après sa naissance, continue d'être honoré des deux côtés de la Méditerranée.
    Fils d'un maître spirituel dirigeant une confrérie soufie, il devint, suite à une vision divine, un guerrier redoutable. Parvenant à réunir autour de lui les différentes tribus arabes, il se dressa pour défendre le Maghreb contre l'envahisseur français. Diplomate subtil, il sut se faire admirer autant de ses amis que de ses ennemis. Souvent, cependant, pour ce qu'il ne fut pas. L'homme était fort loin de l'image d'Épinal qu'on donne de lui dans les manuels scolaires, à savoir celle d'un guerrier magnanime, ami de la France et défenseur de la modernité. L'essentiel de sa vie ne s'est déroulé ni sur les champs de bataille, ni dans les salons, mais dans la prière et la méditation. Ce grand maître spirituel orienta son existence tout entière dans la quête de Dieu, dans l'esprit de l'islam le plus orthodoxe. Et ce n'est pas une des moindres qualités des différentes leçons réunies dans ce recueil que de nous le démontrer.

  • Râbi'a al-'Adawiyya est la sainte la plus célèbre de l'Islâm.
    Elle est l'objet d'une vénération qui se poursuit encore de nos jours, aussi bien au sein des milieux populaires que des cercles soufis. Son culte n'est guère précédé que par celui rendu aux filles du Prophète elles-mêmes. Ses paroles et ses poèmes, recueillis et transmis au fil des siècles par une chaîne ininterrompue de spirituels, souvent parmi les plus grands, conservent aujourd'hui encore toute leur actualité et constituent un enseignement des plus précieux pour tous ceux qui sont en quête d'une réalisation intérieure.
    Sa vie de même est un exemple non seulement pour toutes les femmes mais aussi pour tous les hommes, qu'ils soient musulmans ou non. Dans le Langage des oiseaux, 'Attâr écrit qu'" elle n'était pas une femme ordinaire mais plutôt l'équivalente de cent hommes. " Elle a été reconnue comme telle par tous les grands maîtres spirituels de son temps aussi bien que des siècles suivants de Ghazâlî au Shaykh `Alawî en passant par Ibn 'Arabi et Rûmî.
    Toujours selon `Attâr, son plus prestigieux biographe, " aussi bien en termes de pratiques spirituelles que de gnose, Râbi'a n'avait pas d'égal à son époque. " Avant même l'existence des confréries soufies telles que nous les connaissons aujourd'hui, " les hommes ont vu en elle une seconde Marie, une pure "soufre". " On ne peut traiter de soufisme sans la mentionner. Cette étude, la plus exhaustive écrite à ce jour, retrace la vie de cette sainte irakienne et répertorie, non seulement ses actes et la quasi-totalité des paroles et poésies qui nous sont parvenues d'elle, mais en rappelle les racines aussi bien coraniques qu'issues de la vie du Prophète

  • Au-delà des débats sur la place de la femme en Islam et des polémiques qui l'animent, cet ouvrage s'adresse à celles et ceux qui souhaitent se faire une idée de quelle fut la vie des femmes qui entourèrent le Prophète.
    A partir de sources historiques souvent méconnues du grand public, 'Abd Allâh Penot recrée ici l'ambiance qui fut celle de cette époque et redonne vie à une galerie de figures étonnantes et animées d'une foi ardente. Plus éloquentes que les arguments des "pour" et des"contre" il invite à la découverte de certaines des plus brillantes personnalités féminines de l'islam naissant. Sous forme de brefs récits issus de témoignages d'époque, le lecteur pourra ainsi se faire une idée des rapports qui furent ceux des femmes et des hommes dans les premiers temps de la Révélation.
    Il verra que, si la suprématie de l'époux y est sans conteste affirmée, la femme se prononce sur les sujets les plus graves avec une hardiesse qui contredit à l'évidence l'image d'une femme servile et déconsidérée qui peut lui être attribuée.

  • Réservées à l'origine à une élite intellectuelle, les litanies (awrâd) d'Ibn 'Arabî étaient récitées tout au long de la semaine après le coucher et le lever du soleil par le Shaykh al-Akbar et ses disciples.
    Elles reprennent sous forme synthétique les affirmations principales de la doctrine de l'Unité ainsi que les vérités essentielles de la révélation islamique. Nourries de l'inspiration la plus sacrée, elles ont une dimension incantatoire que renforce, en arabe, une langue rythmée aux innombrables renvois symboliques et métaphysiques. En dépit de l'intérêt croissant du lectorat français pour l'oeuvre d'Ibn 'Arabî, ces litanies n'avaient jamais été réunies en un seul volume.
    Le caractère universel des ces quatorze prières en fait un recueil susceptible d'intéresser toute personne attirée par la spiritualité. Elles sont accompagnées ici de deux chapitres inédits des Futûhât al-Makkiyya, "Les Révélations de La Mecque", sur l'indigence de la créature et l'Indépendance de son Créateur. Considéré dans le soufisme comme le "Sceau des saints", le "Sultan des gnostiques" et "le plus grand des Maîtres", Ibn 'Arabî et son oeuvre ont contribué à modeler la forme du soufisme jusqu'à nos jours.
    Né en Andalousie, il parcourut le Maghreb avant de s'établir en Syrie à Damas où il mourut en 1240. Son oeuvre, sans équivalent dans la littérature spirituelle mondiale, est incontournable et contient une synthèse des enseignements doctrinaux les plus élevés du soufisme. Ibn 'Arabî disait de lui-même : "je ne suis ni un prophète, ni un envoyé, simplement un héritier, quelqu'un qui laboure le champ de la vie future".
    D'Ibn 'Arabî est déjà paru dans la collection Hikma : Les Révélations de La Mecque (2009).

  • Que de signes contiennent les cieux et la terre ! Mais les hommes passent à côté et s'en détournent.
    (Coran, 12, 105). " C'est ainsi que les livres célestes et les récits prophétiques contiennent de nombreuses allusions à l'Unicité pure, mais les âmes ont un penchant pour la terre et s'accrochent obstinément au niveau de l'analogie et de l'opposition. " Comme le rappelle le Shaykh al-'Alawî, nombreuses sont les allusions à la doctrine ésotérique de l'Unicité, que ce soit par les prophètes ou les grands maîtres spirituels au fil des siècles.
    Dans le présent commentaire intuitif et inspiré de la sourate de " L'Etoile " dont les premiers versets traitent en des termes extrêmement synthétiques de l'expérience de la vision divine, il soulève le voile de ce sens intérieur de la Révélation. Ce traité est suivi de Sublime Présence, un des poèmes extraits de son Dîwân (recueil de poèmes).

  • Henry Corbin a rencontré Jung à de multiples reprises, avant de prendre sa succession, lors des rencontres d'Ascona, en Suisse italienne, où se sont réunis les plus grands spécialistes mondiaux de l'expérience religieuse pendant des années.
    D'où le texte, totalement inédit, sur les rapports de Jung à la « pensée » bouddhique, telle qu'elle était du moins présentée par quelqu'un comme Suzuki à l'époque et que l'on trouve dans ce livre.
    A quoi la veuve de Corbin, avant sa disparition, en remettant ces documents à Michel Cazenave, avait voulu qu'on y ajoute un certain nombre d'annexes qui n'avaient pas été publiées jusqu'alors, et, particulièrement, ce qu'avait écrit Corbin, après la parution de la « Réponse à Job » de Jung, sur la figure de la Sophia, la « divine Sagesse », chez ce dernier.

  • Lumière du XIIe siècle, femme de talent, en musique, en botanique, en médecine, Hildegarde de Bingen est connue par les visions qu elle a eues tout au long de sa vie et qui lui ont donné de comprendre intuitivement le sens des événements. Après une présentation de sa vie et de son oeuvre, en particulier de son triptyque visionnaire, Marie-Anne Vannier présente ses principaux textes et une sélection des reproductions de ses visions.

  • Henry Corbin a su montrer au fil de ses travaux quelle était l'importance de la figure de l'Imâm en islam iranien. Dans les articles qui composent ce recueil, il poursuit cette mise en évidence de l'Imâm : le guide, qui est à la fois " la Face divine montrée à l'homme et la Face que l'homme montre à Dieu ". Mais cette exploration le conduit bien au-delà de l'Iran, car cette double figure vient aussi interroger les autres religions, et en particulier les théologies chrétiennes de l'Incarnation. Selon Henry Corbin, on ne peut vraiment comprendre l'intention profonde de l'islam iranien, sans procéder à une herméneutique comparée, impossible sans le monde " imaginal " sur lequel l'ouverture du recueil fait ici le point de façon complète. Ainsi pourra-t-on lire un de ses chef-d'oeuvre en ce domaine : l'éclairage mutuel de la gnose ismaélienne et de la pensée du grand visionnaire suédois Swedenborg. Sans déconnecter la métaphysique des sciences des religions, le voyage nous dévoile le sens de ces philosophies prophétiques, de ces théosophies mystiques.

  • Dominicain et théologien mystique allemand, professeur de théologie à l'université de Paris, prédicateur à Strasbourg et à Cologne, Maître Eckhart fut le maître du mouvement mystique rhénan. Sa doctrine, imprégnée du néoplatonisme du Pseudo-Denys, nous est parvenue au travers d'une oeuvre latine, à destination du public universitaire, et surtout d'une oeuvre allemande, composée de traités et de sermons, issus de sa prédication dans la vallée du Rhin auprès des béguines et des soeurs de son ordre. Condamnées à l'époque par l'Eglise, ses thèses furent néanmoins répandues par ses deux principaux disciples, Jean Tauler et Henri Suso. Par eux, la mystique rhénane ou allemande exerça une influence à l'échelle européenne. Il fallut toutefois attendre le XIXe siècle pour que soit redécouverte l'oeuvre de Maître Eckhart lui-même, prélude à une série d'interprétations, sérieuses ou extravagantes, de sa doctrine. Aujourd'hui encore, Eckhart suscite une indéniable fascination.

  • La Voie bouddhique, dont les premiers fondements apparurent en Inde au VIe siècle avant J-C, a connu tout au long de son histoire et de sa diffusion des développements différents dans son désir constant de s'adapter à la société de son temps et aux cultures des pays dans lesquels elle s'était implantée, si bien qu'on serait presque tenté de parler des " voies bouddhiques ".
    Pourtant, un point scelle l'ensemble de ces traditions : la dévotion à l'égard de Celui qui montra la Voie, le Bouddha. Cet ouvrage se veut une présentation de la sagesse du Bouddha dans ce qu'elle a d'éternel, c'est-à-dire à la fois dans sa profondeur et dans son dynamisme. Son auteur ne porte pas de jugement radical établissant une hiérarchie entre telle notion ou telle pratique par rapport à telle autre.
    Les dispositions et les aspirations des êtres sont si diverses, comment la voie de la Sagesse pourrait-elle être unique ? C'est sa capacité à évoluer en surface, tout comme la pointe d'un iceberg qui se transforme au gré du temps, sans pour autant que sa base en perde sa profondeur, qui permet de qualifier l'Enseignement du Bouddha de " Sagesse éternelle ".

  • Confucius fut, a-t-on bien souvent dit, plus un sage qu'un philosophe. C'était se méprendre sur son ambition, quoiqu'il ne l'affichât pas si souvent. Il fut l'un par ses actes et l'autre par ses mots. En ces deux cadres, il n'eut de plus grand amour que celui qu'on accorde au genre humain, de plus grande ambition que de le hausser à l'acmé de ses talents multiples par tous moyens à sa disposition. En son temps, les hommes de bien se tournaient vers un passé supposé fournir un idéal ; il s'attacha à rebâtir en eux les valeurs supérieurs du bien, du noble, du juste qu'il pensait incarnées dans les sages princes de jadis, dans les saints rois des premiers temps connus. Il voulut changer le monde en changeant les hommes : si le premier avait été sur la bonne voie, aurait-il tant cherché à corriger ceux-ci ? Penseur inclassable et intemporel, Confucius inventa que tout homme est digne, car « frère des hommes ». Il sut même hisser cette dignité à un niveau que peu de penseurs en Chine dépassèrent après lui. Pour cela seul, il mérite assurément d'être pour toujours appelé « le Maître ».

  • Un peu moins d'un siècle après sa rédaction, ce traité de défense du soufisme, sur la base du Coran et de l'exemple du Prophète, n'a rien perdu de son mordant. Alors qu'aujourd'hui les intégrismes les plus étroits se développent un peu partout dans le monde, cette "lettre ouverte" du shaykh al-Alawî constitue une véritable oeuvre de salubrité publique. C'est clans le cadre des polémiques opposant soufis et milieux réformistes qu'il eut l'occasion de l'écrire en 1921. Servi par une rhétorique efficace et un style incisif, il y réfute une par une les critiques des adversaires du soufisme en se référant aux fondements de l'islam, le Coran et les paroles de son Prophète, ainsi qu'aux témoignages de nombreuses personnalités de la civilisation islamique au fil des siècles. Il redonne ainsi leur véritable sens à des notions musulmanes fondamentales, souvent incomprises ou défigurées.

  • Lao-tseu (ou Laozi), le Vieux Maître, est une grande figure de la pensée chinoise, un sage dont l'historicité s'efface derrière la légende.
    Mais il est aussi un personnage important du taoïsme, divinisé sous le titre de Très Haut Seigneur Lao et qui, bien que représenté sous forme humaine, procède en réalité du chaos primordial, se confond avec l'origine des choses et manifeste de temps à autre des signes pour guider le monde. Au cours des siècles, sa pensée a exercé une influence considérable dans toutes les couches de la société chinoise et dans des milieux très divers : gens des campagnes, artisans et commerçants, ermites, lettrés, militaires, religieux, artistes, médecins, empereurs, impératrices et.
    Plus récemment, spécialistes d'arts martiaux et maîtres de qi gong. Ses adages servent à la connaissance de soi, mais aussi dans l'art de la guerre, l'exercice de l'autorité, l'art de rester en bonne santé et la recherche du bien-être. Guide de l'insondable, Lao-tseu montre le chemin vers l'ineffable Voie et apprend à palper la respiration du monde. Il propose une philosophie de l'agir sans interférer dans le cours des choses, un cheminement vers la connaissance de soi pour oeuvrer dans le monde.
    Le sage protège son souffle, conserve sa puissance spirituelle et maintient l'intégrité de son être, afin que la sagesse qui en découle lui permette de trouver la Voie mais aussi de servir autrui.

  • Avant de partir vers le couchant, lao zi (ou lao tseu) remit à un homme, posté à la frontière de la chine, un livre étrange encore sans titre.
    Il disparut dans les contrées d'occident et ne revint jamais en sa terre natale. c'est ainsi qu'au vie siècle [environ], le " vieux maître " livra au gardien de la passe le fruit de ses pensées ténébreuses. telles seraient les origines du lao zi, plus connu sous son titre tardif de daode jing. cependant, deux découvertes archéologiques faites en chine du sud, en 1973 et 1993, vinrent interroger cette trop belle légende.
    Elles firent revenir au jour deux versions anciennes de cet ouvrage qui fonda l'une des grandes écoles de la pensée chinoise : le daoïsme (ou taoïsme). datant pour l'une du iie et pour l'autre du ive siècle avant notre ère, elles réécrivirent l'histoire d'un texte souvent énigmatique dont on ignore toujours l'origine. elles nous montrent surtout que le livre de lao zi circulait déjà, sous diverses formes, parfois peu compatibles, dans la chine méridionale, et que son message s'est peu à peu construit jusqu'à ce que ses leçons en fussent presque définitivement établies au début de notre ère.
    Voici, en occident, la première étude, le premier commentaire global, mais aussi la première traduction comparée des trois versions (wang bi, mawangdui, guodian), à présent inséparables, d'un texte majeur de l'histoire philosophique chinoise.

  • L'actuel Dalaï-Lama est assurément l'une des plus grandes figures spirituelles de notre temps. Source d'inspiration pour des millions de bouddhistes, il fascine également par son charisme exceptionnel. Depuis son exil en Inde en 1959, il est devenu une personnalité d'envergure internationale. Au cours des siècles, les différents Dalaï-Lamas ne furent pas toujours investis du pouvoir temporel ; ils étaient avant tout des maîtres éminents dont la notoriété et l'autorité tenaient à leur grande érudition et à la profondeur de leurs réalisations spirituelles. Présenter l'ensemble des quatorze Dalaï-Lamas permet de mieux comprendre le rôle de chacun d'eux et l'évolution de cette grande lignée. Cette approche situe l'actuel Dalaï-Lama dans son véritable contexte et nous le montre à la fois très proche de ses prédécesseurs par sa formation et sa spiritualité et étonnamment moderne par la façon dont il s'est adapté aux conditions tout à fait nouvelles qui sont aujourd'hui les siennes.

  • La vie de Mohammad Djalâl al-dîn Rûmî, tournée vers la quête de la vérité et de l'union mystique, est une invitation à changer de regard pour voir au-delà des apparences et des formes, à transformer la matière du soi pour n'être « rien » afin de devenir « tout », dans un mouvement de retour vers le Créateur. Il choisit la poésie pour partager son expérience : elle permet de transcender les mots et de dire l'indicible. Elle fut sa matière pour narrer la beauté de la théophanie et l'amour du divin. Près de 70 000 distiques sont le fruit de sa quête et de sa relation avec celui qui fut son maître, son initiateur et son bien-aimé spirituel : Shams de Tabriz. Poète de l'amour mystique par excellence, huit siècles plus tard Rûmî nous interpelle encore par la ferveur et l'incandescence de son oeuvre qui célèbre le dépassement de soi pour atteindre l'amour divin. Leili Anvar nous convie à mettre nos pas dans ceux du maître de Konya dont l'expérience radicale fait voler en éclats les aspirations ordinaires et les désirs matériels pour vivre l'aventure de l'âme et de l'amour spirituel. Elle nous fait toucher l'intensité et la richesse de ce message éternel porté par l'un des plus grands poètes qu'ait connu l'Orient.

  • Une vision plus claire et une meilleure compréhension des mécanismes de notre inconscient. À la lumière du thème astral des fondateurs des grands courants psychologiques contemporains "Freud, Jung, Assagioti" D. Rudhyar démontre l'apport essentiel de l'astrologie à la réfléxion sur les thèmes psychologiques majeurs.

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