Mollat

  • Entre le XVIe et le XIXe siècle, environ douze millions d'Africains furent déportés par les négriers occidentaux vers les colonies. Dans cet « infâme trafic », les ports du Sud-Ouest atlantique jouèrent un rôle indéniable, convoyant plus de trois cent huit mille captifs. S'appuyant sur des études de référence et des recherches inédites ou méconnues, cette synthèse régionale met en résonance quatre ports au « profil négrier » complémentaire : La Rochelle, port de commerce moyen à la vocation négrière ancienne, Bordeaux, premier port colonial français durablement spécialisé dans le trafic direct avec les Antilles qui s'investit puissamment dans la traite à la fin du XVIIIe siècle, Rochefort, arsenal des colonies, qui soutint l'Asiento, traite négrière espagnole assumée un temps par les Français, tout en montant ses propres expéditions, Bayonne, qui n'arma que ponctuellement en traite. Investis dans le commerce triangulaire, ces ports tirèrent aussi profit de l'esclavage en lui-même. Troquant les produits de leur arrière-pays contre le sucre, le café, l'indigo, ils acheminaient vers la métropole et l'Europe entière ces denrées produites par les populations asservies, et l'on trouvait à la tête des plantations antillaises bien des colons originaires du Sud-Ouest. Plus largement, c'est tout un espace régional qui, directement ou indirectement, profita de la traite négrière et de l'esclavage. Cette étude est le fruit de la collaboration entre des universitaires de Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Poitiers et des conservateurs de bibliothèque, de musée et d'archives.

  • Entre les murs du Grand-Théâtre de Bordeaux, les musiciens, les danseurs et les couturières s'activent. Mais quand une muse se met à bouder, les artistes ne sont plus inspirés... et c'est la cata ! Heureusement, les chats sont là, le spectacle continue ce soir à l'Opéra ! Guidés par les souris et les muses, il y a de quoi faire mu-muse...

  • Français Bordeaux en mouvement

    Guermes/Faugas

    • Mollat
    • 15 November 2007

    L'évolution du vignoble bordelais est retracée grâce aux témoignages des professionnels du vin, propriétaires, négociants, courtiers, universitaires. Ces 25 portraits rendent compte de la diversité des personnalités et des parcours, avec un panorama des effets de la mécanisation et des progrès oenologiques, de la généralisation de la mise en bouteille au château ou de la restructuration du négoce.

  • De Tanararive à Antsirabe, route des hauts plateaux.
    A l'arrière du minibus, je somnole. Croupes fauves où moutonnent de maigres buissons. Terre ocre, ocre-jaune, terre mauve. Rizières en terrasses, rizières en damiers, ajustement compliqué et précis des rizières. La lumière est oblique. Fumées obliques des fours à briques. Feux d'herbes aux fumées lentes. Marcheurs au bord des routes, paniers au bras, paniers sur la tête, paniers aux extrémités d'un bambou, sur l'épaule.
    Marchés au bord des routes, papayes, tomates, bananes, brèdes, choux, lunettes de soleil, montres, démonte-pneus, casques de motard, bidets. Tombeaux au bord des routes.
    Au loin, des montagnes érodées, adoucies, des montagnes basques, je vois la Rhune, il me semble. Beauté profuse. Fermons les yeux.

  • Deux petits chats partent à l'aventure à travers Bordeaux. Ils découvrent les procédés de fabrication du vin ce qui les mène à enquêter sur la disparition de tous les bouchons de liège du château viticole.

  • Les rues racontent l'Histoire dont témoignent non seulement leur nom mais aussi leur tracé, leurs monuments, leurs maisons.
    Le nouveau viographe de Bordeaux explore une à une celles de Bordeaux sans oublier les quartiers périphériques de Bacalan, de Caudéran et de La Bastide. Il éclaire le sens des appellations souvent pittoresques, quelquefois étranges ou même poétiques. Il relève les changements de vocable au gré des révolutions ou des conjonctures politiques. Il fait revivre des personnalités locales attachantes et pour les voies qui sont dédiées à des célébrités nationales il souligne, lorsque c'est le cas, leur lien particulier avec notre ville.
    La curiosité du viographe ne s'arrête à ce précieux patrimoine immatériel, il entreprend une véritable prospection architecturale. L'histoire des grands monuments civils et religieux est actualisée à la lumière des dernières trouvailles archéologiques ou historiques. Et surtout, le promeneur s'attache à ce qui fait la richesse singulière de "la ville de pierre", l'habitat privé, les riches hôtels particuliers aussi bien que les maisons remarquables ou les échoppes curieuses.
    Il souligne leur caractère stylistique, propose des datations et dresse une liste, à ce jour sans équivalent, des noms d'architectes trop souvent négligés. Cette recension ne se borne pas aux constructions anciennes mais prend en compte l'extraordinaire expansion contemporaine et sélectionne les réalisations marquantes des dernières décennies. Par le jeu des renvois d'un lieu à l'autre, d'une rue à un monument, d'un monument à un personnage, les amoureux de Bordeaux se voient proposer des itinéraires historiques et artistiques inédits sous la conduite d'un guide à la foi érudit et buissonnier.

  • Cette nouvelle édition des grands bordeaux de 1899 à nos jours, la quatrième, est dédiée aux plus grands vins de bordeaux, les crus classés et assimilés.
    Elle offre à l'amateur un éclairage pertinent sur la qualité et la longévité des crus en bouteille de 2004 à 1945, avec une note sur 100 et la période favorable de dégustation.
    Le goût de l'auteur s'inscrit dans un courant " classique", s'opposant en cela à une certaine critique qui privilégie la puissance, l'extraction et le boisé exacerbé, au détriment de la finesse, des équilibres subtils et du potentiel de vieillissement.
    à la fin de l'ouvrage, de nouveaux textes viennent compléter les publications précédentes, en particulier sur la dégustation ainsi que sur la qualité et les styles des vins de bordeaux.
    Une présentation, claire et vivante, permet au lecteur de repérer immédiatement ce qu'il cherche et de consulter l'ouvrage comme un guide pratique qu'il peut amener partout avec lui.

  • Grandir dans les années 50 n'est pas une aventure de tout repos pour le jeune Léonard.
    Rebelle que l'on veut mater, agité que l'on ne sait calmer, surdoué que l'on sous-estime, ce garçon qui parcourt un port de la Lune encore chargé de mystères endure une enfance pleine de fureur, de violence. et de drôlerie. Balancé entre bonne bourgeoisie et centre de rééducation, il subit le rejet d'une mère malade et la violence ce d'un père qui voudrait le dresser. Mais ce qui pourrait être une histoire terrible devient, sous la plume alerte et inventive de Bernard Manteau, le récit plein de verve et de vitalité d'un cancre magnifique, enfant de Dieu et du diable qui masque sa souffrance par des pirouettes.
    Roman enchanteur, Les Théorèmes du port de la Lune vous fera connaître la poétique et singulière mathématique d'un héros que vous n'oublierez pas de sitôt.

  • Dès le Ier siècle, pionniers de la religion du Livre, porteurs d'une longue mémoire, des juifs composent à Bordeaux la plus ancienne prière juive de la Gaule.
    Bien plus tard, sous l'Ancien Régime, leur communauté sera partie prenante de la grande aventure océane de Bordeaux. Au XIXe siècle, ses membres seront des précurseurs, des acteurs dans l'entreprise ferroviaire, industrielle, littéraire, artistique. Martyre sous Vichy, la communauté juive, en partie anéantie, va resurgir.
    Les Portugais, fuyant les inquisitions d'Espagne et du Portugal, bâtirent un judaïsme novateur, fervent, original, près de cinq siècles durant, de la Nation au Consistoire.
    La Shoah mit un terme à leur longue histoire. Aujourd'hui, les juifs de Bordeaux, souvent venus d'horizons différents, fidèles à leur histoire, fidèles à Israël, vivent en parfaite harmonie avec la cité. Ils réalisent plus que jamais le verset d'Isaïe (V : 7) : " La vigne du Seigneur des phalanges célestes, c'est la Maison d'Israël. "

  • Depuis le milieu des années 90, Alain Lestié pratique le dessin, dans une continuité de son travail "d'après peinture".
    Interrogeant les stéréotypes d'un alphabet classique issu de la peinture, il en projette les images en une suite s'amenuisant en traces, signes, reflets, effacements, dans une persistante réflexion sur le regard.
    De cette dérive de la représentation naît le songe d'un être pris dans la solitude de trajets incertains. Des souvenirs affleurent, s'estompent, des ombres silencieuses méditent, les ancêtres veillent. Un récit indicible tente de cheminer, dans lequel, à la méditation sur la peinture, se mêle celle de figures poursuivant leur route, aspirées par les questions de l'origine et de la disparition. Trouvant, grâce aux passages plus ou moins serrés du crayon nero, la profondeur des noirs, la souplesse des gris et l'éclat des blancs, Lestié nous confronte à une traversée de séquences comme autant de poses d'une pensée vagabonde. Cet ouvrage, composé de textes écrits par deux compagnons de route d'Alain Lestié : Jean-Didier Vincent, neurobiologiste et Patrick Lacoste, psychanalyste et d'une préface de Françoise Garcia,
    conservateur en chef au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, est édité à l'occasion de l'exposition Alain Lestié - Période noire, organisée par le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux du 3 mars au 2 Mai 2005, regroupant une trentaine de dessins de l'artiste. Alain Lestié, artiste aquitain, oeuvre depuis le milieu des années 1960. Sa peinture, figuration critique, interrogeait alors la fin annoncée de la peinture. Aujourd'hui c'est par le dessin, (dessins de grandes dimensions, 56 x 152 cm), qu'il questionne l'image, créant des mises en scène
    modulées sur le mode de la variation, comme autant de compositions s'ouvrant vers une pluralité de sens.
    Son oeuvre, soutenue par un cercle de collectionneurs privés, est aussi présente dans les collections publiques françaises.

  • Macaron et Canelé, les deux petits chats bordelais, annoncent leur quatrième tome aux éditions Mollat, Bordeaux. Pour mener à bien cette aventure, ils seront aidés du lecteur lui-même : il s'agit un album dont vous êtes le héros, où l'enfant pourra choisir lui même son aventure en choisissant le sens de lecture.

    En partenariat avec Bordeaux métropole - Le thème de cet album : les mobilités. Les deux chats découvrent la ville en empruntant des moyens de transport variés, propres, communs, pratiques. Le but de ce livre est de sensibiliser la jeune génération aux nouvelles mobilités, d'oublier un peu la voiture et de se débrouiller dans le réseau des transports de la ville. Cela est sécurisant, ludique, écologique !

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