Pu De Bordeaux

  • Le programme commun de la gauche (1972-1977) : c'était le temps des programmes Nouv.

    Le 12 juillet 1972, le Parti communiste français, le Parti socialiste et les radicaux de gauche adoptaient conjointement le Programme commun de gouvernement. Ce texte a imprégné de manière significative la vie politique française. Pourtant, sa portée a été relativement négligée par l'historiographie et la mémoire militante qui retiennent surtout la victoire de François Mitterrand en mai 1981. Or, les 110 propositions du candidat socialiste reprenaient la plupart des mesures énoncées dans le programme de 1972. Alors que la mémoire collective ne retient de cette période que la rupture des négociations sur l'actualisation du texte en 1977 - à travers la fameuse phrase de Georges Marchais « Fais les valises, on rentre à Paris », - il est temps d'essayer d'écrire une histoire programmatique de l'Union de la gauche.

  • TAKAMURA Kôtarô (1883-1956) a beaucoup contribué à la fondation de la poésie japonaise moderne. Son livre, Chieko-shô, traduit ici sous le titre Poèmes à Chieko, demeure l'un des recueils de poèmes les plus lus au Japon depuis la parution de sa première édition. Il rassemble surtout des poèmes en vers libres où TAKAMURA évoque son amour pour sa femme Chieko, ainsi que sa douleur face à la maladie et à la mort de celle-ci. Les poèmes qui composent le recueil suivent un ordre strictement chronologique, de 1912 à 1952 : depuis les enthousiasmes fulgurants de l'amour naissant, jusqu'aux émotions les plus poignantes du deuil. C'est ici la première traduction française de ce recueil.
    La traduction des poèmes eux-mêmes est précédée d'une préface de NAKAZATO Makiko et d'une introduction d'Éric BENOIT, et suivie par le texte de TAKAMURA Kôtarô intitulé « La vie de Chieko ».

  • L'art brut, objet inclassable ? Nouv.

    Cet ouvrage, qui rassemble les Actes du colloque qui se tint à l'Université Bordeaux Montaigne et au Musée de la Création Franche les 4 et 5 octobre 2018 offre une série de mises au point indispensables sur une catégorie énigmatique :
    « l'art brut ». Dans une perspective interdisciplinaire, il apporte un éclairage démystificateur sur les discours qui entourent ces productions, en se demandant également comment leur examen permet d'interroger la nature et le pouvoir de l'art.
    En ce sens, il s'adresse à un public universitaire (philosophie, histoire de l'art), mais aussi au public des musées d'art moderne et contemporain, des musées d'art brut, et des écoles d'art.

  • Ce manuel est conçu pour faciliter l'apprentissage du coréen en classe ou en étude guidée. Il comprend un lien vers des pistes audio MP3 et est accompagné d'un cahier d'exercices vendu séparément. Il est destiné aux lycéens préparant le BAC LV-coréen, aux étudiants, ainsi qu'à tout public francophone voulant aller plus loin dans la langue coréenne après le niveau débutant (A1-A2 et A2-B1). Son objectif est d'optimiser les dialogues de mise en situation dès la première leçon : les phrases apprises sont applicables directement. Sa méthode est adaptée à des apprenants de tous horizons.

  • Ce cahier d'exercices accompagne le manuel Apprenons le coréen ! niveau intermédiaire B1-B2. Ses exercices font donc écho aux points grammaticaux et aux expressions abordés dans ce dernier. Quatre types d'exercices sont proposés pour entraîner à la compréhension orale et écrite et à l'expression orale et écrite : « Entraînement à la grammaire », « Écouter et écrire», « Écouter et comprendre », « Lire et comprendre ».
    Cette méthode est adaptée aux lycéens préparant le BAC LVcoréen, aux étudiants et aux apprenants de tous horizons.

  • Apprenons le coréen ! est spécialement conçu et adapté pour faciliter l'apprentissage du coréen en classe ou en étude guidée. Sa conception est le fruit de longues années de travail d'une équipe de professeurs du secondaire et d'université spécialistes de l'enseignement du coréen.
    Ce manuel comprend un lien vers une piste audio MP3, ac- cessible également depuis le site des Presses Universitaires de Bordeaux, et un cahier d'exercices vendu séparément.
    L'ensemble est destiné aux lycéens préparant le BAC LV- coréen, aux étudiants, ainsi qu'à tout public francophone voulant s'initier à la langue coréenne. Son objectif est d'op- timiser les dialogues de mise en situation dès la première leçon : les phrases apprises sont applicables directement.
    Sa méthode est adaptée à des apprenants de tous horizons.

  • L'urgence européenne : éloge de l'engagement franco-allemand Nouv.

    Les récits sur l'Europe aux notes rances et amères se succèdent depuis des années. Le « couple » franco-allemand, si tant est qu'il existe, est depuis longtemps décrit comme moribond. À la faveur de la crise sanitaire et économique due à la pandémie du coronavirus, le tandem franco-allemand a cependant connu un nouvel essor salutaire, après des années de léthargie, en permettant l'adoption d'un plan de relance européen. Malgré les différences culturelles et les divergences qui perdurent entre les deux pays, aux plans politique et économique, Paris et Berlin sont mues par la quête du compromis : elles savent que de leur force d'entraînement dépend, en grande partie, la poursuite de la construction européenne. Mais on oublie trop facilement ce que l'Union européenne doit à ce partenariat, fruit d'un exemplaire processus de réconciliation, toujours d'actualité.
    Car sans lien franco-allemand affermi, l'Union européenne se désagrègera, et la paix et la prospérité sur le vieux continent s'évanouiront.

  • Manuel d'apprentissage du coréen. Il s'agit d'une nouvelle édition qui corrige des fautes de typographie et change la police des caractères coréens.
    Ce manuel est le second de la série.
    Il permet à l'étudiant d'apprendre 1000 mots et des expressions de conversation usuelle. Il met l'accent sur la communication orale.
    Des éléments de grammaire sont donnés permettant de s'exprimer de façon à la fois précise et nuancée.
    Il donne aussi un aperçu de la culture coréenne.
    Il est accompagné d'un cahier d'exercices.
    La précédente édition s'est vendue à plus de 2028 exemplaires depuis 2015.

  • Les époux Plantié, métayers lot-et-garonnais, se sont écrits chaque jour ou presque du 12 août 1914 au 18 août 1917. Millecinq- cents lettres au total qui embrassent chaque moment de la vie du couple : de l'ordinaire le plus banal, à l'arrière comme au front, des réflexions sur la guerre et sa logique destructrice, aux tendres déclarations d'amour. Dès juillet 1915, Léon renvoie au domicile les lettres de Madeleine. Ainsi, nous disposons d'une correspondance à deux voix qui a été préservée à dessein :
    Petit, [Étienne, leur fils] lira [les lettres] pour se distraire, mais une fois homme il les lira alors pour se faire une idée de ce que c'est que la guerre, de ce qu'un père souffre loin de sa femme et de son enfant et peut-être il apprendra aussi à me connaître et il verra comme je l'aime.
    Ces lettres, transcrites mot-à-mot par une historienne puis sélectionnées, sont un témoignage rare. Épargné par la censure grâce à sa position de vaguemestre, Léon, soldat dans la territoriale, partageait cafard et colère avec sa femme :
    Zut. J'en ai assez de ces gens là, partisans de la guerre, de ces tueurs d'hommes de ces mangeurs d'enfant de 20 ans.
    Mais surtout, il nommait la peine et le manque qui le lancinaient :
    « Que de baisers qui se perdent... » écrivait-il souvent. Au-delà de leurs emportements et de leur lassitude, ces écrits du for privé sont une manifestation de l'intime des épistoliers, de ce qu'il y a de plus profond, de plus essentiel, de plus original chez eux, de leur douleur commune d'être séparés.

  • Danielle Darrieux ou la traversée d'un siècle est un ouvrage collectif qui explore la carrière de l'actrice de 1931 à 2010. Star dès 1935, dans des comédies et des drames, elle incarne une jeune fille rebelle qui finit par rentrer dans le rang.
    Après Premier Rendez-vous (1941), sommet de sa popularité, elle incarne dans les années 50, une femme intelligente et passionnée dans des chefs-d'oeuvre comme Madame de... Elle relance sa carrière au théâtre (La Robe mauve de Valentine, 1963) et à la télévision (Miss 1979 ; Jalna 1994), et brille dans le cinéma d'auteur de Demy à Ozon.

  • Cet ouvrage est le premier à s'intéresser spécifiquement à l'histoire politique du Japon, depuis son ouverture au monde en 1853 jusqu'à la catastrophe de Fukushima en 2011. Tout au long de cette période, le Japon fait figure de précurseur : premier pays asiatique à établir une constitution et un parlement, à connaître un mouvement démocratique, seule puissance à bâtir un empire colonial. L'ouvrage offre une périodisation nouvelle, qui s'affranchit des étapes usuelles que sont 1868 et 1945 : entre 1853 et 1889, confronté à la colonisation de l'Asie, un coup d'État met à bas le régime shogunal, et la répression du mouvement démocratique accompagne la création d'un régime impérial.
    Les années suivantes sont dominées par l'autoritarisme et le développement d'une puissance régionale. Entre 1922 et 1955, les partis triomphent et le Japon s'insère dans la nouvelle Société des Nations, avant que la contestation fasciste l'en fasse sortir et la défaite l'y ramène. Durant les années de haute croissance, le Japon est marqué par le conservatisme du Parti Libéral Démocrate et une diplomatie centrée sur l'Asie, sous la houlette américaine.
    Depuis 1993, le Japon cherche un équilibre entre indépendance et maintien d'un lien fort avec les États-Unis, dans un contexte de tension croissante avec ses voisins. Malgré deux tentatives de l'opposition en 1993 et 2009, le Parti Libéral-Démocrate continue à dominer le paysage politique et réalise par une politique de petits pas l'abandon du pacifisme.
    Cette quatrième édition comporte la traduction de textes importants de la période, des cartes et des schémas, ainsi qu'une frise chronologique consultable en ligne.

  • Première monographie consacrée à la villa Capeyron Blanc, construite par l'architecte Raoul Perrier (1882-1957) à Mérignac, entre 1930 et 1951 : un édifice majeur du patrimoine mérignacais du XXe siècle.
    Ce livre, entrepris par Laurence Chevallier, maître de conférences en architecture et par l'historienne de l'art Cécile Dantarribe, permet en effet d'interroger, par son caractère inclassable, la nature et les limites de catégories courantes en histoire de l'art : du classicisme au Mouvement moderne en passant par l'Art Déco. Cet ouvrage engage aussi une réflexion sur les effets déformants d'une certaine histoire de l'architecture.
    Ce texte est mis en images par l'oeil averti et perfectionniste de l'artiste-photographe Ferrante Ferranti qui livre ici un ensemble iconographique qui participe également à une meilleure compréhension de cette villa, notamment en guidant le lecteur - pas à pas - dans son intimité.

  • Un intérêt renouvelé pour l'histoire des représentations de l'architecture a été éveillé par la floraison, depuis quelques années, de nouveaux supports d'image, dotés de moyens techniques nouveaux, grâce auxquels l'imaginaire architectural a pris une ampleur inédite : les jeux vidéo, les productions cinématographiques, la bande dessinée ou le roman graphique ont donné au décor une place prépondérante et l'architecture, mémorielle ou futuriste, y occupe une place de premier plan. Dès l'Antiquité, les architectures fictives jouent un rôle majeur dans le décor public ou privé ; aux époques médiévale et moderne elles investissent la littérature, mais aussi les arts visuels, notamment dans leur application aux décors feints du théâtre, des fêtes royales, des palais, voire même dans la peinture où les édifices imaginaires envahissent les arrière-plans. Le présent volume a pour objet les rapports entre l'architecture et les autres arts à travers la question des architectures « rêvées », qu'il s'agisse de transposer l'architecture par le langage ou l'art pictural, ou d'imaginer des formes nouvelles entretenant avec les constructions existantes des rapports complexes, fondés sur l'emprunt, l'hybridation ou la réinvention. Les contributions réunies couvrent un large éventail de manifestations artistiques (scénographie, installations, design, dessin, gravure) et de formes littéraires (poésie, roman, textes théoriques). Après une première publication consacrée à l'Antiquité, le volume est centré sur les époques moderne et contemporaine.

  • Les lettres de Wolfram Knöchel constituent un corpus unique d'écrits d'un adolescent embrigadé dans les Jeunesses Hitlériennes puis enrôlé dans la Wehrmacht au moment où Hitler fait appel à tous ceux qui peuvent encore porter les armes. Elles constituent un témoignage rare et inédit sur un jeune prisonnier de guerre, démineur sur le littoral atlantique après 1945. L'ouvrage témoigne d'un aspect oublié de l'aprèsguerre français dans le contexte de la Libération, de l'utilisation des prisonniers de guerre allemands comme main-d'oeuvre au moment de l'émergence de la Guerre froide, et des premiers rapprochements franco-allemands.

  • Des billets d'humeur dans les matinales d'information aux sketchs dans les émissions de télévision, la circulation entre différentes scènes est un trait caractéristique du domaine de l'humour. En se déplaçant d'un espace à un autre, les humoristes font-ils·elles le même métier ? Dans quelle mesure le passage d'un dispositif à l'autre transforme-t-il les formes et les thématiques de l'humour ? En croisant des contributions de professionnel·le·s et de chercheur·se·s, ce numéro souhaite interroger les effets de cette circulation transmédiatique et intermédiale sur la profession d'humoriste et les productions humoristiques.

  • Lumières N.36 ; couleurs et identités à l'époque des Lumières Nouv.

    Au XVIIIe siècle, la couleur émerge, se déploie, s'impose:
    On vit dans une ambiance colorée et la vision colorée devient aussi une manière de penser le monde.
    Dans ce contexte, qu'en est-il des liens qu'entretiennent les couleurs et les identités, sociales, sexuées et genrées ? Jusqu'à quel point peut-on parler de couleurs identitaires ?
    Le présent numéro propose quelques pistes de réponse, en prenant en compte à la fois l'histoire matérielle et la représentation des couleurs au travers du lexique, des arts et de la littérature afin de mettre en relation les identités vécues et imaginées et d'en montrer l'influence réciproque.

  • Espace hétérogène et complexe, l'atelier d'artiste connaît depuis quelques années un regain d'intérêt comme objet d'étude académique ou muséal.
    Tout lieu qu'un artiste investit par une somme de gestes et une production devient atelier, que celui-ci soit nomade ou ancré, éphémère ou durable, unitaire ou multipolaire.
    De Zurbarán à Orozco, en passant par Picasso, Miró, Tàpies, Cruz- Diez et tant d'autres, d'Espagne et d'Amérique latine, ce livre propose, à travers des études de cas, de saisir l'atelier sous ses différentes formules dans l'art moderne et l'art contemporain.

  • La notion de « culture scolaire », qui intéresse de nombreuses disciplines en sciences humaines et sociales, n'a pourtant jamais fait l'objet d'un travail théorique spécifique dans le champ des didactiques. C'est ce que vise cet ouvrage, qui explore dans ses premiers chapitres les cadres théoriques par lesquels les didactiques disciplinaires saisissent la construction de la culture scolaire, et qui revient ainsi sur une théorie qui a fait susciter de nombreux débats et travaux depuis les années 1990, celle de la « transposition didactique ». Les trois derniers chapitres mettent à l'épreuve cette spécificité des approches didactiques de la culture scolaire à travers trois études de cas empruntées plus spécifiquement à la didactique du français et/ ou à la didactique de la littérature : la littérature scolaire, et tout particulièrement la question des classiques et des « extraits » ;
    Les exercices, qui sont une part originale de la culture scolaire et enfin les manuels scolaires, qui contribuent à construire cette culture tout autant qu'à la transmettre.

  • Depuis 1492 l'Amérique est constituante de la mondialisation. Au XIXe siècle, les États issus des indépendances et du démembrement des empires ibériques s'insèrent dans la division internationale du travail pilotée par la Grande- Bretagne. Si une certaine prospérité économique, si une certaine modernité sociale, tout au moins dans les villes, témoignent à la veille de la Première Guerre mondiale de cette insertion, elles masquent mal la fragilité des États et des sociétés latino-américaines. Dans nombre de pays - ceux qui disposent d'une taille et/ou de ressources suffisantes - la recherche de solutions nationales-populaires marque les décennies centrales du XXe siècle. Au dernier quart du XXe siècle ce modèle entre en crise. Près de vingt ans après le début du XXIe siècle, passé l'euphorie des réussites des « économies émergentes », malgré de nouvelles expériences politiques nationales, et en dépit d'incontestables éléments positifs, c'est toujours la place subordonnée des États d'Amérique latine dans la géopolitique et la géo-économie mondiales qui est en question.
    Découpé selon une progression chronologique en neuf chapitres, suivis par autant d'encadrés permettant un focus sur une question particulière ; il propose également une réflexion sur l'histoire mondiale de l'Amérique latine.

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