Chronique Sociale

  • Lorsque l'on parle de l'école, immédiatement, des images surgissent. On voit l'enseignant, avec ses élèves, dans une salle de classe. Il circule entre eux, s'attarde derrière l'épaule de l'un pour lire ce qu'il écrit, remarque le découragement de l'autre et d'un geste ou d'un regard l'aide à ne pas baisser les bras. Il revient au tableau, écrit le cours, distribue la parole. Bref, quand il s'agit d'école, les scènes qui nous viennent à l'esprit ont toujours à voir avec l'interaction, la relation humaine. Comment maintenir ce lien lorsque les circonstances nous obligent à enseigner à distance ?
    Certes, grâce à Internet, les savoirs sont désormais accessibles en ligne. Les chaînes vidéo d'enseignants se multiplient et facilitent l'accès des élèves à des notions de cours. De même, nombre de sites proposent des exercices interactifs souvent très bien faits et qui permettent aux élèves de travailler en autonomie.
    Pour autant, ces outils ne permettent pas de maintenir le lien pédagogique.
    Ils sont l'équivalent numérique des manuels ou des cahiers d'exercices et ne peuvent remplacer la relation de confi ance qui, peu à peu, s'instaure entre l'enseignant et ses élèves. Tous les enseignants en ont fait l'expérience, un même cours dispensé à deux classes distinctes n'aura jamais le même effet. Suivant le groupe, les relations entre les élèves, l'horaire, les réactions diffèrent et emmènent la séance vers un chemin parfois que l'on n'aurait pas soupçonné. Et c'est bien cela qui fait la magie du métier d'enseignant. Est-il possible de retrouver, à distance, l'atmosphère de la classe et ainsi, continuer de construire la relation avec les élèves ?
    Voilà, le véritable défi de l'enseignement à distance : non pas recréer la classe mais inventer un nouvel espace qui permette d'abolir la distance et de renforcer les interactions entre l'enseignant et ses élèves, entre pairs, afi n de susciter le plaisir et l'envie d'apprendre.
    Cet ouvrage se veut une réfl exion sur ce que signifi e enseigner à distance du point de vue du lien humain, et propose des pistes concrètes pour construire un travail pédagogique qui fasse sens et permette d'accompagner tous les élèves.

  • À toutes les structures qui se donnent pour mission l'alphabétisation, l'apprentissage du français langue étrangère (FLE) ou le français langue d'intégration (FLI) pour adultes, se pose la question du choix de la pédagogie utilisée, une pédagogie qui soit à la fois efficace, exigeante et respectueuse des apprenants.

    Pour l'auteure et pour ses collègues engagés avec elle dans l'aventure depuis une douzaine d'années, la réponse s'est imposée d'elle-même : c'est résolument une démarche qui fait la part belle à la coopération et à l'éducation à l'autonomie. Cette pédagogie est la Méthode naturelle, laquelle trouve son origine et son application à tous les niveaux de l'institution scolaire et principalement à l'école primaire, dans la pédagogie Freinet.

    Ce livre décrit l'adaptation des outils, des techniques, des institutions à destination du public adulte : Quoi de neuf, texte libre, travail individualisé, activités libres en prise directe avec la vie, évaluation. Cet ouvrage en présente une description minutieuse, étayée par une réflexion théorique indispensable à toute pédagogie cohérente avec elle-même et avec les valeurs et les objectifs qu'elle s'est fixés, et illustrée par de nombreuses micromonographies d'apprenants qui en sont la chair vive.

  • Depuis la parution des Profils pédagogiques en 1980, la théorie de la gestion mentale d'Antoine de la Garanderie a connu un réel engouement, tant dans les milieux éducatifs (aussi bien en France qu'à l'étranger), où de nombreux acteurs (individuels ou collectifs) s'en sont emparé pour innover dans leur pratique, que dans le domaine de la recherche universitaire.
    Face à une telle abondance de publications et de manifestations, d'une part, et compte tenu de l'évolution de la pensée d'Antoine de la Garanderie depuis ses premiers travaux, d'autre part, il apparaissait nécessaire de mettre à la disposition de toute personne souhaitant découvrir ou mieux connaître la gestion mentale, un vocabulaire de ses concepts fondamentaux selon une formulation actuelle et suffisamment stabilisée.
    Telle est l'ambition du présent ouvrage auquel ont contribué des auteurs engagés ensemble sur ce créneau depuis de nombreuses années, tout en ayant des sensibilités et des trajectoires professionnelles différentes.
    Cet ouvrage comprend également un descriptif complet des publications d'Antoine de La Garanderie et sur ses travaux.

  • La Programmation Neuro-Linguistique permet de renforcer l'utilisation des capacités de notre organisme pour stimuler notamment notre activité relationnelle. Elle n'a cessé d'évoluer depuis sa création. Ce manuel, technique et précis, présente à tous le contenu actualisé des formations de praticien.
    Destiné à mettre la PNL à la portée de tous, ce livre foisonne d'exemples concrets, cite et traduit les termes spécifi ques en expressions courantes et les illustre par des expériences vécues.
    Il est un outil de formation :
    1. Le manuel commence par situer et défi nir la PNL et ses présupposés.
    Il en dresse un panorama historique. Ces préliminaires offrent les clés de compréhension nécessaires à l'appropriation des données.
    2. Les chapitres suivants sont structurés en sept rubriques : objectif visé, exposé du contenu, vocabulaire nouveau, schémas, exercices pratiques (à effectuer seul et à réaliser en groupes d'entraînement), notes concernant le contenu et références bibliographiques.
    3. Un contrôle des exercices, une synthèse de l'ensemble du livre, un lexique des termes spécifi ques et une bibliographie complètent l'ouvrage.

  • Comment faire pour aider les élèves, les étudiants à apprendre de façon efficace en tenant compte de leur fonctionnement mental ?
    Comment faire pour enseigner de façon à ce que chacun puisse s'approprier les connaissances ?

    C'est à ces questions que ce livre veut répondre en présentant l'aspect pratique de la gestion mentale. Cet ouvrage s'appuie sur la gestion mentale d'Antoine de La Garanderie mais surtout sur une façon d'utiliser les outils de la gestion mentale dans l'enseignement, la formation.

    Cette publication s'adresse aux formateurs, enseignants étudiants, travailleurs du social, de la santé, parents, à toute personne qui cherche à comprendre comment rendre l'enseignement et l'apprentissage plus efficaces.

  • Ce guide d'initiation à la Latérapédagogie® et ses planches graphiques sont le complément pratique de son livre Gauchers de la main ? Droitiers de l'oeil ? Découverte de la Latérapédagogie® aux éditions Pierre Téqui.

    Il offre des expériences à vivre et des outils pédagogiques innovants utilisables par tout un chacun.

    Il s'adresse :
    - aux enseignants et professionnels de la relation d'aide comme initiation à leur formation à la Latérapédagogie®/Latérathérapie® ;
    - aux parents, éducateurs et enseignants pour leur permettre d'initier un accompagnement cohérent des enfants en âge de dessiner, d'écrire et de lire afin de prévenir au mieux le syndrome de dyslatéralité et permettre aux apprentissages d'être mieux assimilés pour tenter de leur éviter l'engrenage d'éventuelles multiples prises en charge de rééducation ;
    - aux adolescents et adultes désireux de commencer seuls à restructurer leur latéralité et de mieux s'adapter au système, quel qu'il soit, avec l'objectif de résorber leurs symptômes de dyslatéralité et d'utiliser au mieux leurs capacités cognitives et conatives.

  • La petite enfance constitue une période clé pour favoriser la réussite scolaire de l'enfant. La qualité de l'enseignement des premiers degrés scolaires (3 à 7 ans) est reconnue comme un élément majeur pour soutenir les apprentissages fondamentaux, c'est-à-dire les apprentissages fondateurs de la scolarité et de l'entrée dans la culture.

    Sur le plan international, différents enjeux liés à cette tranche d'âge sont actuellement au coeur de nombreux travaux scientifiques. Plus particulièrement dans les pays francophones, la nécessité d'examiner les objectifs et les manières de soutenir l'enfant en début de scolarité font l'objet de nombreux débats. En Suisse, l'école enfantine est devenue obligatoire et inscrite dans le curriculum primaire. En France, les programmes de l'école maternelle sont en discussion. En Belgique, des questions surgissent en lien avec l'écriture d'un curriculum maternelle et quant à la fréquentation de cette maternelle comme préalable à l'entrée au primaire. Au Québec enfin, l'implantation des maternelles 4 ans à temps plein en milieux défavorisés suscite plusieurs questions dans les milieux de la recherche et de la pratique.

    Cet ouvrage propose d'interroger les pratiques enseignantes et les enjeux des premiers apprentissages dans la perspective de favoriser la scolarisation et l'entrée dans la culture de tous les élèves. Les auteurs proposent de mieux définir certains de ces apprentissages fondateurs de la scolarité, ces outils de la culture que chaque élève devrait avoir construite pour réussir à l'école et s'insérer dans la société, ainsi que les manières de soutenir au mieux ces apprentissages.
    Cet ouvrage intéressera les chercheurs en éducation, les personnes en charge de la formation initiale et continue des enseignants mais également l'ensemble des professionnels intervenant dans les premiers degrés de la scolarité.

  • « Soleil, je finis toujours par me lever », proclame Laetitia.
    « Ma lumière n'a pas d'étiquette », pétille Pablo devant ses camarades.
    L'éclosion de cette parole chez des jeunes en remobilisation scolaire est comme un soleil qui se lève pour éclairer le chemin. Chacun peut saluer sa lumière singulière et la reconnaître en l'autre.

    L'autolouange nous invite à approuver sans restriction (du latin laudare) nos multiples facettes et à les honorer toutes. En accueillant cette sincérité exprimée en « je », amplifiée par le souffle poétique, et en la proclamant dans un groupe, chacun se découvre sous un nouveau jour, frémit de la fierté d'être soi et savoure une alchimie d'humanité.
    Au fil de ces pages, vous allez goûter à l'autolouange et découvrir son impact dans divers contextes d'insertion, notamment scolaire et professionnelle. L'objectif de cet ouvrage est de nourrir la réflexion sur la construction de la confiance en soi et en l'autre, ainsi que l'épanouissement de chacun dans un collectif rendu empathique et solidaire.

    Une dizaine de facilitateurs et d'enseignants témoignent de la pertinence de cet outil dans divers programmes d'insertion en Suisse, en France et en Belgique. Alliée à leurs talents de comédien, de conteur ou de coach, l'autolouange se décline à l'infini. Cet ouvrage vitaminé offre une mosaïque de récits d'ateliers, d'encadrés didactiques et d'analyses des capacités développées, telles que la collaboration, la communication et la pensée créatrice.

    « Sans arrogance, au plus près des hésitations et des silences, cette pratique en partage change le regard sur l'autre en révélant sa singulière splendeur. Il n'est alors plus question de s'insérer dans la norme, mais de bénéficier des richesses de tous pour une pluralité qui restitue à l'humanité ses lettres de noblesse. ».
    Extrait de la préface de Marie Milis

  • Voilà cinq siècles que l'erreur est considérée comme inévitable dans l'acte d'apprendre ; mieux, elle paraît totalement inhérente aux processus de compréhension et d'élaboration des connaissances.
    Depuis une trentaine d'années, l'erreur est réhabilitée par tout un ensemble de travaux en didactique et en sciences cognitives. Le « statut de l'erreur » doit s'inscrire plus que jamais au coeur des dynamiques qui renouvellent l'enseignement.
    Sa mise en oeuvre conduit à un certain nombre de questions, certaines d'essence théorique, d'autres plus pragmatiques. Qu'est-ce qui se cache derrière l'erreur d'un élève ? Quels types d'obstacles traduit-elle ?

    Dans ce contexte, ce livre propose des exemples concrets d'usages de l'erreur dans différents lieux d'enseignement, de médiation et/ou de formation d'adultes. Chaque exemple est le fruit d'une expérience de plusieurs années. Les différents textes concernent l'enseignement en classe maternelle, l'école primaire et secondaire, la médiation scientifique ou encore la riche formation à l'école et pour les adultes à travers les échanges de savoirs.
    Tour à tour sont évoqués les moyens de repérer les erreurs et de les comprendre, notamment en les catégorisant. Mais l'enjeu majeur est de pouvoir les travailler pour dépasser les divers obstacles qui empêchent d'apprendre. L'évaluation habituelle est interrogée, sa place peut être contestée. On est conduit à la considérer non plus comme un moyen de sélection, mais comme un audit. L'élève pourra y trouver les ressources pour comprendre ses difficultés et pour les dépasser. Il pourra se faire évaluer à nouveau. L'enseignant n'est plus seulement un transmetteur, centré sur le programme ; il devient un « metteur en savoir ». Il crée les situations et les ressources à mettre à disposition des apprenants. Il les accompagne dans la délicate aventure de l'appropriation des savoirs.

  • Il est assez paradoxal que la formation à la communication avec un public se soit développée en laissant pratiquement de côté les enseignants. C'est un domaine essentiel pour eux. Chacun constate combien il est différent de connaître une chose et de la transmettre à un groupe. Un des moyens susceptibles de résoudre les problèmes de communication dans l'enseignement consiste à proposer aux enseignants une formation théâtrale adaptée à leur rôle.
    Cet ouvrage s'appuie sur une expérience réalisée pendant plusieurs années avec des enseignements de tous les cycles. À partir d'un itinéraire personnel, l'auteur a réuni ce qui, dans différentes écoles de théâtre (Grotovsk, Stanislavski, Chékov, Actor's Studio) et dans d'autres disciplines artistiques, peut servir le plus à cette formation.
    Outre les problèmes posés par la voix, sont abordés ceux qui sont liés à la présence, à la confi ance en soi, à l'imaginaire et à l'improvisation, à la défense d'un texte, dans des ambiances perturbées, aux postures corporelles, à l'attention et à la concentration, à l'échauffement et à la détente tant physiques que mentales, à la gestion du souffl e, à l'utilisation de la vidéo. À chaque problème est proposée une démarche sous forme de jeux à pratiquer seul ou en groupe.
    Cet ouvrage s'adresse, en tout premier lieu, à tous ceux qui éprouvent des diffi cultés à communiquer avec un groupe. à travers l'itinéraire original proposé, il intéresse aussi les formateurs.

  • Le projet de ce livre est d'accompagner, d'aider, de donner envie à des adultes qui encadrent des enfants de 8 à 12 ans de créer un roman, des romans en partageant un savoir-faire. Écrire ensemble un roman?! C'est à un véritable partage d'un processus de création que nous invitons le lecteur qui va s'emparer de notre proposition. Ce livre pourra être la source d'enseignements et d'apprentissages développant l'estime de soi, le respect d'autrui, la motivation ainsi que des connaissances au service de la construction de la personne pour lui permettre de mieux s'engager dans la vie. Au-delà de la méthode, c'est un appel au plaisir, à la joie de l'écriture et de la lecture que nous formulons ici. Donner la possibilité à de jeunes enfants, élèves d'entrer dans la famille des lecteurs sensibles à la richesse de l'écrit et de ses multiples ressources pour faire société enthousiasme, motive.
    Après un premier chapitre qui décrit les principes et les invariants du dispositif qui sont la matrice de cet ouvrage, les auteurs font, dans le chapitre 2, un point de quelques pages sur les éléments essentiels du travail coopératif.
    Dans le chapitre 3, il semble important de mettre en perspective le genre du roman avec ses atouts et ses contraintes pour un projet d'écriture avec de jeunes élèves.
    Des chapitres 4 à 9, sont proposés 6 parcours d'écriture d'un roman coopératif qui sont totalement indépendants les uns des autres et qui peuvent permettre au lecteur un choix qui corresponde plus particulièrement à ses élèves et au temps que chacun veut, peut y consacrer selon ses contraintes, ses priorités et finalement ses choix personnels.

  • Peut-on fermer les yeux sur l'état des sanitaires de nos écoles ?
    Peut-on ignorer que certains élèves les évitent ou ont peur d'y aller ?
    Peut-on, surtout, améliorer les toilettes scolaires ?

    Ce livre établit des constats, parfois alarmants, autour de ces questions délicates. Il propose ensuite une méthodologie, testée et appliquée dans des centaines d'écoles, pour faire de ces « lieux d'aisance » de vrais espaces de bien-être pour tous les élèves.
    Enfin, il évoque des pistes pour que les toilettes trouvent durablement une place, centrale, au sein de nos établissements scolaires.

    « Ne tournons pas autour du pot ! » est un projet mené depuis plusieurs années par le Fonds BYX (géré par la Fondation Roi Baudouin), en partenariat avec l'association Question Santé pour améliorer les sanitaires scolaires en Fédération Wallonie- Bruxelles (Belgique).
    Www.netournonspasautourdupot.be

  • Depuis l'aube de son apparition, l'Humanité apprend ! Et si elle s'est engagée dans cette voie salutaire, c'est que certaines conditions étaient réunies.
    L'objet de cet ouvrage est de répertorier, d'analyser, de comprendre, de rendre visibles et accessibles 7 facilitateurs.
    Une seule et même question a servi de fi l conducteur à cet écrit :
    « Qu'est-ce qui facilite l'apprentissage ? » Des milliers de réponses ont été ainsi exploitées pour en tirer des principes directeurs qu'ils ont exemplifi és par des démarches et postures pratiques pour cette seconde édition.
    En ces temps chahutés où le « vivre ensemble » est mis en question, « l'apprendre ensemble » mérite d'être exploré et exploité comme source d'expérience positive.

  • Recherche collaborative en école primaire.
    40 praticiens-chercheurs.

    Les enseignants sont condamnés à vivre avec une injonction paradoxale terrible : celle d'accompagner les élèves dans leurs apprentissages (ce qui est le propre de l'acte d'enseigner) et évaluer leurs acquis, au risque de décourager celles et ceux qui ne parviennent pas à atteindre facilement les exigences scolaires.
    C'est pour essayer de dépasser ce paradoxe éducatif qu'un collectif de professeurs des écoles, de formateurs et de chercheurs s'est constitué. Sa raison d'exister était, dès le départ, d'étudier les organisations pédagogiques qui permettaient d'évaluer le travail d'élèves sans prendre le risque de décourager les plus fragiles.
    Il fallait donc faire le deuil, au moins en partie, de notre culture d'évaluation habituelle, articulant le célèbre triptyque : évaluations diagnostique, formative et sommative. Rapidement, la coopération entre élèves est apparue comme pertinente pour faciliter cette périlleuse ambition, les logiques « d'évaluation pour apprendre » ont été étudiées, le principe de boucle évaluative a été mis en oeuvre et les enseignants se sont lancés dans des dynamiques importantes de changement.

  • Les Sept techniques novatrices décrites par Dominique Fauconnier (chapitres 4 à 10) sont le fruit des observations d'un praticien de la formation et de l'intervention. Elles sont destinées à outiller tout formateur ou intervenant qui cherche des dispositifs simples à mettre en oeuvre pour compléter ses propres interventions.
    Pour chaque technique exposée, l'auteur propose un certain nombre de dispositifs, qui sont autant de « petits outils » faciles à utiliser. De nombreux exemples sont donnés pour en faciliter l'accès et un tableau récapitulatif précise les éléments-clés de chaque principe et liste les dispositifs proposés.

    Les chapitres 1 à 3, rédigés par Stéphane Balas, sont destinés à situer ces pratiques dans les évolutions récentes du métier de formateur. Fort de son expertise en science de la formation, Stéphane Balas analyse avec finesse en quoi ces techniques peuvent aider les professionnels à s'adapter aux nouvelles demandes.

    Les chapitres 11 et 12, rédigés par Caroline Harfield-Palany, s'appuient sur son expérience de praticienne de l'accompagnement. Utilisatrice régulière du support Réinventer son Métier©, support associant les différentes techniques présentées ici, elle a pu en mesurer l'efficacité. Elle donne de nombreux exemples et ajoute des réflexions sur la pratique de son métier.

  • Ce livre est modeste. Mais c'est la modestie de l'audace. « Les enseignants parlent aux enseignants », pourrait-on dire. Et que leur disent-ils ? « Nous sommes tous capables », et il n'est pas nécessaire de s'en remettre au discours des experts pour savoir quoi ni comment faire. L'idée est simple : achever la construction de l'école du peuple, sans cesse trahie, entravée, niée. Qu'est-ce que l'école du peuple ? Ce n'est pas celle où tous peuvent aller, condition nécessaire mais non suffi sante. C'est celle où tous peuvent s'émanciper. Achever sa construction signifi e deux choses : premièrement, qu'elle est déjà commencée, qu'elle est riche d'un déjà-là, qu'il s'agit de mettre en lumière, d'améliorer et de généraliser ; deuxièmement, qu'elle fait l'objet d'une volonté d'accomplissement, d'une obstination à la conduire au terme de son processus, là où les conditions égalitaires de base seront réunies pour la poursuite de son évolution. Cette idée simple engage un enjeu politique fondamental, celui de la construction d'une société égalitaire, et renvoie au problème pédagogique correspondant : la mise en oeuvre d'une pratique éducative émancipatrice. Oui, ce livre est modeste. Il ne prétend rien et ne dénigre personne, il ne formule aucune injonction. Il rend compte, et s'efforce de comprendre. C'est un effort que nous faisons par nous-mêmes sur nous-mêmes, et que nous proposons à la lecture. Son effet est l'approfondissement commun de la joie de vivre. Son audace est d'espérer pouvoir en quelque chose contribuer à l'histoire des luttes égalitaires.

  • L'ambition de cet ouvrage vise à clarifi er les nuances entre l'histoire de vie et les différentes formes possibles de récits. Cette clarifi cation n'a pas seulement une fi nalité théorique. Elle doit permettre aux formateurs, aux personnes, de mieux comprendre les enjeux et les ressorts de démarches encore mal connues. Si les dimensions épistémologiques des termes nous renseignent sur les nuances, les objets et les recherches associés, elles cachent aussi la diversité des fi nalités axologiques, et éthiques des démarches interpellant l'existence.
    Dans cet ouvrage nous présentons les usages contemporains des récits de vie en formation en situant leurs ancrages théoriques. Ceci en déployant les aspects méthodologiques afi n de caractériser les effets de compréhension qu'ils génèrent à la fois chez les chercheurs, les formateurs et chez les sujets qui s'impliquent. Par l'exposition de pratiques réfl échies provenant des champs de l'éducation, de la formation et de l'intervention sociale, l'ouvrage propose de caractériser et de mettre au jour les dispositifs de formation et de recherche-action qui mobilisent les récits de vie dans une visée compréhensive et émancipatoire.
    L'accent est donc porté sur les pratiques, les démarches ou les dispositifs facilitant les effets de compréhension, d'apprentissage et de formation qui résultent de l'expression et de la réception des formes du récit : ceci dans le domaine de la formation et de l'orientation, au sein des collectifs de travail, auprès des apprenants, dans les domaines de la formation d'adultes et de l'alternance.

  • À l'origine de cet écrit, l'envie est de déconstruire, dans un format court, les « formules toutes faites autour de la vie scolaire » à travers le fi ltre de l'Éducation nouvelle. Il s'agit pour nous de dénoncer l'entretien de paradigmes qui polluent l'école et le développement des enfants, d'analyser les dysfonctionnements et les habitudes non questionnées. Réfléchir le quotidien et les fausses évidences pour transformer sa pratique, sa classe, son école. Les Chroniques école, comme toutes les publications des CEMÉA belges, sont le fruit d'une élaboration collective, tant dans la réflexion que dans le travail d'écriture. Elles sont le reflet des valeurs qui guident nos actions au quotidien. Après plus de deux ans d'écriture est née l'idée d'un recueil. Nous vous proposons de découvrir une sélection d'une vingtaine de chroniques présentées dans leur ordre de publication initial. Elles sont le refl et des thématiques qui nous ont interpellé-e-s et qui, parfois, se répondent, mais aussi de l'évolution de nos réflexions. Ces publications peuvent donc être lues de manière continue, séparément au gré des phrases ou des sujets qui vous attirent ou encore en lien les unes avec les autres en suivant les suggestions proposées à la fi n de chacune d'elles. Les textes ont été augmentés par des pistes de solution concrètes. Elles invitent les lecteurs-lectrices à se lancer dans la transformation de l'école. Elles peuvent être adaptées aux besoins du moment ou utilisées comme prétextes à la discussion et la réflexion d'équipe... Les pistes déployées sont de trois ordres afi n que chacun-e puisse y trouver matière à réflexion :
    - des pistes pour la classe, pour les enseignant-e-s qui sont parfois éloigné-e-s de leur équipe de travail ou qui ont l'opportunité et/ou l'envie de « transformer le système » à l'échelle de leur classe ;
    - des pistes pour l'école, pour les équipes éducatives qui travaillent déjà en concertation et qui peuvent y puiser des idées pour poursuivre leurs réflexions, mais aussi pour celles et ceux qui ont envie de proposer à leur équipe de se mettre au travail pour faire évoluer leur établissement ;
    - enfi n, des pistes de changements pour l'institution scolaire, voire pour la société toute entière, en espérant qu'elles puissent être lues aussi par les décideurs et décideuses du monde de l'éducation.

    « Le livre que vous allez lire, n'est pas un nième bréviaire. C'est un outil militant. Ce n'est pas l'exposé d'un dogme, c'est l'exigence au service d'une véritable ambition éducative. Ce n'est pas une litanie de bonnes intentions, mais un recueil de leviers pour transformer les choses. Un recueil partiel et inachevé, bien sûr ! Qui pourrait prétendre, en matière pédagogique, avoir « achevé » la réflexion ou le travail ? Les livres dont nous avons besoin sont ceux qui nous invitent à poursuivre nous-mêmes ce qu'ils ont engagé. Comme celui-ci. ».
    Extrait de la préface de Philippe Meirieu

  • À l'origine du projet, il y a un groupe d'institutrices maternelles et le désir de mettre par écrit le fonctionnement de leurs classes organisées en ate- liers libres, permanents et coopératifs.
    Détailler quelques ateliers en particulier, partager avec d'autres praticiens du maternel et du primaire ce qu'elles vivent quotidiennement dans leurs classes leurs semblait nécessaire et utile.
    À travers ce livre, nous souhaitons mettre à disposition des praticiens, non des recettes, mais une manière de vivre ensemble et d'apprendre naturellement, dans un esprit de coopération.
    La réalisation de ce livre est le fruit d'un travail coopératif : témoignages d'expériences vécues, rédaction des textes, mise en pages...
    Ce livre se veut très accessible, utile et pratique pour les praticiens tout en les invitant à la réflexion et au questionnement.

  • Les neurosciences sont à la mode. Comme tout phénomène de mode, il présente des avantages et des inconvénients. Les enseignants désespérément à la recherche de méthodes ou de recettes applicables sur le champ ne trouveront rien dans les neurosciences qui pourra les satisfaire dans l'immédiat. Ils seront peut-être même déçus. En effet les neurosciences ne sont ni une méthode, ni une recette. C'est un ensemble de disciplines qui participent à la connaissance de l'Homme, de son fonctionnement cognitif. Aucun exercice « d'application des neurosciences » ne saurait être efficace si les élèves ne comprennent pas eux-mêmes l'enjeu de cette connaissance neurologique.
    Comprendre comment son cerveau fonctionne fait partie de ce que l'on pourrait appeler une « hygiène de vie cognitive ». Un enfant peut comprendre pourquoi il est important de se nourrir, de prendre soin de son corps, d'apprendre, il est tout aussi important qu'il connaisse le fonctionnement de son cerveau pour étayer sa façon d'apprendre.
    Nous devons cesser de regretter des élèves qui n'existent plus. Nous vivons une époque spectaculaire en termes d'évolution technologique et numérique. Les connaissances les plus extraordinaires sont à la portée d'un clic. Nos élèves aiment apprendre. Vivons avec eux l'expérience de modifier nos habitudes professionnelles et nos représentations. Ce sont eux qui construiront le monde de demain. Faisons ensemble le chemin vers les neurosciences en transférant ce qu'elles nous apportent dans la pratique d'enseignement.
    Cet ouvrage s'appuie sur une expérimentation réalisée depuis plusieurs années dans la région d'Angers en collèges.

  • Gaston Berger, Emmanuel Mounier, Constantin Fotinas, Carl Gustav Jung, Krishnamurti, cinq auteurs qui considèrent tous la spiritualité comme une dimension essentielle de la personne humaine.
    Aucun d'entre eux ne la rattache à la pratique d'une religion parce que tous la considèrent comme inhérente à l'être humain. Par son universalité, elle se rapproche de la sagesse.
    La qualité de l'éducation dépend de la qualité spirituelle de la société dans laquelle elle est pratiquée et de la qualité de présence de l'éducateur.

    Cet ouvrage met en évidence qu'une éducation réussie comporte à la fois un éveil à l'être profond que chacun porte en soi et un apprentissage de la relation féconde avec les autres.

  • Le dialogue pédagogique est l'outil de base de la gestion mentale, le seul moyen d'amener l'apprenant à prendre conscience de ses procédures mentales, afin de les rendre disponibles dans tous les apprentissages grâce au transfert pédagogique.
    Cette prise de conscience des procédures mentales utilisées et utilisables est presque toujours une découverte pour ce dernier : la découverte de son fonctionnement mental cognitif va rendre conscient le rôle qu'il a à jouer dans son apprentissage, donc le mener à l'autonomie grâce à une démarche métacognitive.
    La pratique du dialogue pédagogique est complexe : elle n'a pas encore été décrite de manière approfondie ni illustrée par de nombreux exemples.
    Chaque dialogueur a son style, mais il y a des passages obligés qui peuvent lui servir - tout en souplesse - de repères. Ces passages obligés constituent la trame du livre, nourrie par les 25 années d'expérience de terrain des trois auteurs. Ces incontournables s'articulent en suivant un fil conducteur très souple, car ils sont illustrés de très nombreux exemples montrant la variété des mises en oeuvre du dialogue pédagogique. Il ne s'agit pas de présenter un modèle à appliquer mécaniquement, mais une série d'outils que chacun devra mettre à sa main.

  • Lorsque l'on devient enseignant, on a beau vouloir exercer cette profession avec les meilleures intentions du monde, cela reste un saut dans le vide. Nos études devraient nous donner les clés pour transmettre les savoirs liés à notre discipline, elles nous préparent surtout à maîtriser ces savoirs, à faire de nous des spécialistes, sans nous aider à comprendre quel sera le sens de notre métier face aux élèves. Ce que l'on n'apprend pas donc, c'est comment se construit la relation pédagogique.
    Or, c'est le fondement de notre travail. Sans relation entre l'enseignant et l'élève, l'enseignant et sa classe, l'enseignant et ses collègues, personne ne peut véritablement avancer. Car ces liens qui se nouent sont des leviers indispensables pour accompagner les élèves et les aider à penser par eux-mêmes. Enseigner, ce n'est pas seulement transmettre un savoir. Bien sûr, maîtriser un savoir intellectuel est un prérequis indispensable. Mais cela ne suffit pas. L'enfant, le jeune et l'adulte construisent une relation pédagogique ensemble, au sein d'un environnement, l'école, lui-même inscrit dans un environnement plus vaste, la société.
    L'école doit être le lieu où s'épanouit et se construit une jeunesse éclairée, capable de penser par elle-même et de développer une réflexion intellectuelle complexe, nourrie de culture antique et contemporaine. C'est cela que défendent les pédagogues. C'est cela, la pédagogie, et cela nécessite de penser différemment l'ensemble du système scolaire.
    Acceptons de déplacer notre regard et c'est toute l'École qui changera. Cet ouvrage, par les repères pédagogiques proposés et les pratiques éducatives présentées, est un outil pour construire cette École humaniste du XXIe siècle.

  • La pédagogie du projet représente une avancée décisive dans l'organisation pédagogique. Elle engage une dynamique qui donne sens à l'acte d'apprendre. Savoirs et savoir-faire se tissent dans l'interaction sociale et la confrontation avec les matériaux mobilisés.
    La pédagogie du projet introduit dans la formation un espace d'investissement des personnes.
    Cette démarche de projet semble capable aujourd'hui de faire échec à la désespérance qui gagne quartiers, familles et établissements scolaires et de contrer la logique de survie individuelle qui tend à l'emporter, jusque dans l'école. Elle lui substitue une dynamique de co-développement, de responsabilité collective et de coopération, tout en formant à la pensée complexe nécessaire à la compréhension du monde du IIIe millénaire.
    Ce livre tient à s'afficher comme un plaidoyer de la pédagogie du projet-élèves, articulant experiences concrètes et théorie. Il vise aussi à préciser les exigences méthodologiques indispensables à son efficacité.
    Ce livre s'adresse aux éducateurs de toute institution qui souhaiteraient s'informer sur cette pratique, la mettre en oeuvre d'une façon plus consciente ou approfondir leur réflexion. Il sera utile aux formateurs de formateurs, ils trouveront notamment tableaux et schémas pouvant servir de support à leurs activités pédagogiques.
    Les décideurs, chargés de la rénovation de notre système éducatif, trouveront un outil de réflexion et d'action.

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