Mutine

  • Une tendance profonde traverse actuellement la société conduisant ceux qui ont fait le tour de la société de consommation à s'interroger sur le sens de ce qu'ils font, sur leur épanouissement et qui se traduit par une attention pour l'alimentation, la qualité de la vie...
    Les films de Gérard Guérin ne donne pas une vision idyllique de la campagne mais pour qui cherche à renouer avec un autre rythme - celui de la nature obligeant à être patient - le film est très instructif, rappellant la liberté et la sagesse des paysan(ne)s.

  • Les 14 films des Groupes Medvedkine (1967-1974) réunis dans un coffret 3 DVD, accompagné d'un livret de170 pages + le film "Le train en marche" dans lequel Alexandre Medevkine raconte l'histoire du ciné-train à Chris Marker (inédit en DVD): A bientôt, j'espère (Chris Marker et Mario Marret,1967-1968) - La charnière (son seul, 1968) - Classe de lutte (1968) - Rhodia 4/8 (1969) - Nouvelle Société 5. « Kelton » (1969) - Nouvelle Société 6. « Biscuiterie Buller » (1969) - Nouvelle Société 7. « Augé découpage » (1970) - Lettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois, 1971) - Le traîneau-échelle (Jean-Pierre Thiébaud, 1971) - Sochaux, 11 juin 1968 (1970) - Les trois-quarts de la vie (1971) - Week-end à Sochaux (1971-1972) - Avec le sang des autres (Bruno Muel, 1974) - Septembre chilien (Bruno Muel et Théo Robichet,1973) - Le train en marche (Chris Marker, 1973)

  • « Je n'ai pas beaucoup parlé de l'histoire d'Attica aux musiciens européens, ils connaissaient pour la plupart ce drame, mais j'y ai fait parfois allusion.
    Il fallait leur montrer comment entrer dans cette musique, sentir le feeling nécessaire pour jouer le blues, mordre dans la musique, y mettre de la force ;
    Petit à petit ils se sont libérés... »

  • Tomorrow Tripoli de Florent Marcie est un film de guerre mais pour de vrai. Ce cinéaste extraordinaire parcourt les zones de guerre depuis trente ans, il cherche à filmer la profondeur de l'âme, les questions essentielles qui animent l'Homme et c'est dans la destruction et l'insurrection qu'il cherche des réponses à ses questions. Depuis la révolte roumaine, le siège de Sarajevo, la famine au Sud Soudan, l'interminable guerre afghane, la Tchétchénie, la Syrie, et ici la Libye, Florent Marcie approche la mort au plus près, traverse tous les dangers avec sa caméra et son appareil photo mais, loin d'être un mercenaire de l'image, il est avant tout et bien qu'il s'en défende, un cinéaste exceptionnel. Modeste et courageux, lui se voit comme un homme parmi les hommes. Il vit l'histoire à 100% et réalise des films en dehors de tout système de production traditionnel. Ce film est un ovni de 2h50, du début de l'insurrection de la petite ville de Zintan contre le tyran. Toutes les situations sont filmées avec talent et un calme époustouflant, des attaques de chars par des rebelles en sandales, armés de vieux fusils à l'ultime bataille dans les rues de Tripoli jusqu'à la prise du QG de Kadhafi, dont le cinéaste finira par photographier le corps mort et constater qu'il était bien un homme mortel comme les autres... Ce film est un choc. Dans le coffret DVD, il sera accompagné d'une série d'entretiens filmés avec le réalisateur dont les récits et les réflexions sont passionnants.

  • Autour du livre de Howard Zinn Une histoire populaire américaine, les plus grands acteurs hollywoodiens et les grandes stars de la chanson prêtent leurs voix aux rebelles de l'histoire américaine qui luttèrent pour les changements sociaux.

  • LE FILM Trente six semaines dans la vie d'un pays qui va se choisir, pour cinq ans, un président nouveau. Inventaire avant élection, au café, chez le coiffeur, à l'atelier, des moments choisis dans la vie du pays. À bonne distance des idées faciles et du cynisme ambiant, Luc Leclerc du Sablon part à la rencontre des habitants de ce pays, pour parler des lendemains qui se dessinent.

  • En 2007, quand j'ai demandé à Bernard Gainier si je pouvais le filmer dans son quotidien, il m'a répondu que j'avais vraiment du temps à perdre, c'est ce que je cherchais à filmer justement... le temps perdu. Ne réalisant pas l'intérêt de ma démarche, pourquoi filmer « un pésan com'moué », il m'a fallut m'armer de patience. Le tournage a duré trois ans.
    C'est à la sortie du film au cinéma en 2010 qu'il a commencé à comprendre mon obstination... Il était « en haut de l'affiche » et les réactions du public furent tout de suite chaleureuses et enthousiastes. Bernard devenait un héros de cinéma... malgré lui.
    S'il n'a que faire des honneurs, l'homme est tout de même fier de cette reconnaissance tardive. Lui, le gardien d'une mémoire paysanne, le passeur d'une poésie populaire, impertinente et libre, et d'une langue, le patois beauceron, qui disparaitra avec ceux de sa génération. Bernard est un « diseux » resté fidèle à une tradition libertaire et humaniste qui a marqué sa ville de Meung-sur-Loire. Rabelais y écrivit son Pantagruel, François Villon fut jeté dans les geôles de son château, et c'est là que grandit le poète Gaston Coûté, « Le Rimbaud de la Beauce » qui connut son heure de gloire dans le Montmartre de la Belle Époque.

  • Français Ravachol

    Bernard Cerf

    François Claudius Koënigstein dit Ravachol, guillotiné le 11 juillet 1892 est une figure emblématique et oublié de l'Anarchie. Jamais un film n'avait été jusque-là réalisé sur le « rocambole de l'anarchisme » de la fin du XIXe siècle. Terroriste mystique et icône révolutionnaire, il justifiait l'utilisation des bombes contre la société de son époque génératrice à ses yeux d'inégalité, d'injustice et de violence.
    Dans ce docu-fiction réalisé par Bernard Cerf (Productions aléatoires), l'un des animateurs incontournables du cinéma expérimental français, on retrouve des acteurs talentueux mais aussi Jean-Marc Rouillan, militant d'Action Directe ayant effectué 28 ans de prison. Dans ce film, diffusé sur France 2 mais jamais édité en DVD, l'auteur pose cette question inquiétante mais qui devrait préoccuper tout le monde : les conditions ne sont-elles pas réunies aujourd'hui pour faire naître de nouveaux Ravachol ?

  • Coffret réunissant le livre "Carnet de bord d'in gréviste" de Christophe Metroz et le DVD "Comme des Lions" de Marcel Trillat.

  • Troisième volume de la collection « Mémoire populaire ». En rassemblant des contributions d'historiens replaçant la production de ses films dans leur époque et en proposant des archives inédites dont le film majeur La Terre fleurira de Henri Aisner, il s'agit de rendre accessible tout un pan de notre histoire à travers ce « cinéma communiste ». Ce cinéma s'est développé avec force grâce à des cinéastes proches du Parti Communiste, très influencés par l'esthétique du cinéma soviétique. L'histoire du journal, mêlée avec celle de sa grande fête populaire, a produit des images fortes d'une grande qualité cinématographique et il nous semble aujourd'hui très intéressant de les remettre en perspective, loin des enjeux du temps de la guerre froide.

  • La brodeuse Nadja Berruyer s'est glissée par hasard dans un métier quasiment disparu. Très jeune, son talent est vite reconnu. Elle travaille dans l'atelier de Christian Lacroix et pour le film « Brodeuses » où elle prête ses doigts agiles à la comédienne Ariane Ascaride. Folies Bergères, Opéra Garnier, Opéra de Lyon, Opéra Bastille, publicité, cinéma, Nadja Berruyer brode aussi des « habits verts » d'académiciens avant de se consacrer maintenant seulement à la « création pure ». Aurélie Martin nous amène au coeur de ses créations, dans un voyage vers l'infiniment petit et celui du temps en suspension.
    Très loin de « l'ouvrage de dame » Nadja Berruyer s'est libérée de son canevas, elle travaille hors du cadre, ses broderies se lisent recto verso et prennent du volume.
    Elle se plait à explorer la matière brute, les objets de récupération. Aux perles de verre, de nacre ou de métal, viennent s'ajouter les piécettes d'un centime, les anciens francs, des minuscules boulons, des mécanos. Aurélie Martin filme avec douceur et précision ce temps totalement consacré à « l'inutile indispensable ». Chez les Inuits comme au fin fond de l'Afrique on brode et à l'heure de l'intelligence artificielle et de la dématérialisation, Aurélie Martin a décidé de faire le portrait d'un art de la main pluriséculaire.

  • Français D'exil et de chair

    Anne-Catherine Blanc

    • Mutine
    • 7 November 2017

    « ... Ankylosés, glacés, roués par le choc des lames sous la quille, nos corps imprégnés de sel et de nuit n'arrivaient plus à réchauffer la moindre braise d'espoir. Aucun de nous ne savait plus ce qu'il faisait là. Nous n'arriverions jamais ; nous n'étions jamais partis. La nuit marine nous avait engloutis. Le froid, les ténèbres, la houle, l'embrun emplissaient l'univers. J'avais perdu le compte des heures. Le temps ne me paraissait même plus long : il était juste suspendu. Et suspendu, je l'étais aussi, pendule ridicule, détrempé, fessé, ballotté comme au bout d'un élastique dans cet enfer en négatif...» 1938 : Mamadou Diamé, tirailleur sénégalais juste débarqué d'un transport de troupes, affronte le vent et le froid dans une France au bord de la tempête.

    1939 : Soledad Juarez, paysanne espagnole, franchit les Pyrénées dans la neige, son fils dans les bras, puis échoue sur une plage, dans une enceinte de barbelés.

    2012 : Sur une pirogue de haute mer, puis sur le plateau d'un camion, Issa Diamé, graphiste et graffeur, poursuit son rêve d'artiste de l'Atlantique au désert libyen.

    Trois êtres humains marqués dans leur chair, symboles d'un nouvel âge de l'errance, se suivent et s'entrecroisent sur les routes d'une planète d'exil.

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