• Lumière du XIIe siècle, femme de talent, en musique, en botanique, en médecine, Hildegarde de Bingen est connue par les visions qu elle a eues tout au long de sa vie et qui lui ont donné de comprendre intuitivement le sens des événements. Après une présentation de sa vie et de son oeuvre, en particulier de son triptyque visionnaire, Marie-Anne Vannier présente ses principaux textes et une sélection des reproductions de ses visions.

  • S'il y a aujourd'hui un regain d'intérêt pour la Création, avec des découvertes de l'astrophysique, les Pères, pour des raisons différentes dues au contexte où ils vivaient, ont largement réfléchi sur ce sujet et ont développé toute une théologie de la Création. A la suite du colloque du même nom qui s'est tenu à Metz en novembre 2008, des spécialistes présentent dans cet ouvrage les thèses de ces différents auteurs, aussi bien les plus connus comme Irénée, Ambroise, Augustin que d'autres moins célèbres à l'image des Pères syriaques, autant de textes qu'il est bon de revisiter et qui ne manquent pas d'actualité. A partir d'une exégèse des premiers chapitres de la Genèse, réalisée avec différentes méthodes, les Pères sont souvent passés d'une interprétation cosmologique à une interprétation anthropologique de la Création, centrée sur le commentaire de Genèse 1, 26 : la Création de l'être humain à l'image et à la ressemblance de Dieu.

  • Cet ouvrage est une contribution originale aux études eckhartiennes et cuséennes.
    Il éclaire la prédication, tant allemande que latine, d'eckhart, qui est rarement envisagée comme telle, et développe les recherches sur la prédication de nicolas de cues, dont les 293 sermons viennent tout juste d'être édités par l'institut für cusanus forschung de trèves. ce sont justement les spécialistes de cette equipe et ceux de l'equipe de recherche sur les mystiques rhénans de metz, avec des médiévistes chevronnés, tels jean-pierre torrell et georg steer, qui présentent une étude de fond sur la prédication d'eckhart et de nicolas de cues et sur celle de leur prédécesseur, thomas d'aquin, et de disciples d'eckhart, jean tauler et henri suso.
    Ces mêmes spécialistes abordent également une autre réalité souvent laissée pour compte : la conception de l'eglise d'eckhart et de nicolas de cues. non seulement ces deux auteurs ont eu un rôle déterminant dans l'eglise de leur temps - le premier, par ses différentes charges dans l'ordre dominicain, le second, en tant que cardinal -, mais ils montrent aussi à quel point l'esprit saint est à l'oeuvre dans l'eglise : nicolas de cues anticipe même l'ecclésiologie de vatican ii, en faisant ressortir la plénitude de l'eglise dans l'eglise locale.

  • Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l'apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs. Alors que l'on parle souvent de l'antijudaïsme des Pères de l'Église, les commentaires de l'Écriture qu'ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d'exégèse. Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l'héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l'a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d'Asaph, la voix de la synagogue. Il n'en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d'interprétation qui existent.

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  • Certains, par une lecture incomplète ou trop orientée, ont reproché à Maître Eckhart de ne pas développer la christologie et d'oublier la Trinité mais, à lire ses textes, force est de constater que le Christ est omniprésent dans ses écrits, même s'il ne le mentionne pas toujours explicitement. Pour Maître Eckhart, en effet, c'est la configuration au Christ qui nous amène au coeur même de la Trinité. Et c'est la Pâque du Seigneur qui permet cette double naissance de Dieu dans l'âme et de l'âme en Dieu. L'enseignement sur la Pâque d'Eckhart s'articule autour de ces trois questions : pour qui cette Pâque est-elle préparée ? - pour tous les chrétiens ! - où l'est-elle ? - dans l'Église et en chacun ! - quels en sont les fruits ? - la résurrection avec le Christ, la divinisation !. Ces trois questions ne sont pas sans annoncer les trois autres questions qui scanderont, plus tard, le cycle d'enseignement d'Eckhart sur la naissance de Dieu dans l'âme : comment se produit cette naissance ? où ? quels en sont les fruits ?. La Résurrection et la naissance de Dieu dans l'âne ne sont, en réalité, que les deux volets d'une même réalité : la filiation divine. Dans ce petit livre, Marie-Anne Vannier nous offre un parcours lumineux où les mystères centraux de l'Incarnation et de la Résurrection permettent à l'homme de " devenir par grâce ce que l'homme est par nature ".

  • Classique du christianisme, les « Confessions » de saint Augustin sont de ces livres qui appellent une interprétation infinie. Biographie d'Augustin ou plutôt des actions de Dieu dans sa vie ? Elles ne se réduisent pas à une autobiographie spirituelle. Leur structure a été aussi longuement discutée, plusieurs plans en ont été proposés. En prenant en compte la recherche réalisée antérieurement, Marie-Anne Vannier propose une clé de lecture de l'ouvrage à partir de la notion de « locus », qui constitue en quelque sorte un fil rouge. C'est en trouvant son « locus », son lieu, l'image de Dieu qui est en lui, qu'Augustin passe du désir de Dieu au repos en Dieu, comme le manifestent la dynamique de l'ouvrage et l'originalité de l'anthropologie qui s'y dessine.

  • Cette Encyclopédie est au coeur d'un ensemble d'ouvrages, constitué notamment par deux Anthologies, l'une des mystiques rhénans, l'autre de Nicolas de Cues, ainsi que d'un volume sur L'Iconographie des mystiques rhénans. Vladimir Lossky, lui qui a présenté magistralement la Théologie mystique de l'Eglise d'Orient et rédigé sa thèse en Sorbonne sur Eckhart, reconnaissait dans l'oeuvre de celui-ci "l'apogée de la théologie mystique de l'Eglise d'Occident". C'est également l'originalité et la profondeur des textes d'Eckhart (souvent appelé le plus grand mystique du Moyen Age), de Jean Tauler, d'Henri Suso et de Nicolas de Cues, qui nous ont fait donner ce titre à cette vaste entreprise franco-allemande, qui rassemble une centaine d'auteurs.

  • Avec Hadewijch d'Anvers et Catherine de Sienne, Hildegarde de Bingen est une des trois grandes mystiques qui ont marqué la spiritualité du Moyen Âge. Elle est restée d'une étonnante modernité, notamment par sa vision « écologique » avant la lettre - ses recettes de médecine par les plantes sont redevenues à la mode.
    Sa vision, cette femme aux multiples talents l'a exprimée à travers des créations picturales qui illustrent ses livres. Une dizaine de ces peintures accompagnent l'original du Livre des oeuvres divines, son grand classique. Ces images remarquables nous montrent un Homme christique en totale harmonie avec le Cosmos. Marie-Anne Vannier, spécialiste des mystiques rhénans, en décrypte la symbolique des formes et des couleurs, et montre comment ces oeuvres s'enracinent très précisément dans une mystique de l'harmonie

  • Les Pères du désert continuent de nous emplir de leur sagesse, eux qui vécurent aux IIIe et IVe siècles, en communauté ou bien en ermites dans le désert d'Égypte.
    Moines, évêques, parfois même laïcs, voire femmes, ils sont ces « athlètes de Dieu » qui édifient par leur bon sens, simplicité et sainteté.
    On y trouve par exemple Athanase d'Alexandrie, Cyrille d'Alexandrie, Grégoire de Nazianze, Antoine du désert et bien d'autres, dont les apophtegmes ou sentences nous sont parvenues.
    L'Abba Évagre dit : "Quand une pensée ennemie monte dans ton coeur, ne cherche pas à prier d'une manière ou de l'autre, mais aiguise l'épée des larmes".
    Quelques-uns des vieillards vont chez Abba Poémen et lui disent : "A ton avis, quand nous voyons un frère dormir à l'office, faut-il le secouer pour qu'il se tienne éveillé durant la prière ? " Il leur dit : "Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer".

  • Hildegarde de Bingen est peut-être l'une des femmes mystiques les plus appréciées aujourd'hui. Elle a excellé dans tous les domaines : la botanique, la médecine, la théologie, la musique, la cuisine... Hildegarde est une mystique d'un type particulier, c'est une visionnaire. Elle a marqué son époque, le XIIe siècle. Ses visions lui ont donné d'agir sur l'Eglise et la société de son temps, pour lesquelles elle a été, en quelque sorte, une prophétesse.
    Hildegarde a été proclamée docteur de l'Eglise le 7 octobre 2012.

  • Saint Augustin est le plus connu des Pères de l'Église d'occident. Il nous séduit par son art de raconter sa conversion même et si la vigueur de son argumentation contre les hérétiques ou les païens - ceux-là même parfois qu'il a d'abord écoutés assidûment ! - manifeste sa recherche inlassable de la vérité, n'est-ce pas d'abord l'authenticité d'une parole à la première personne - « Tard je t'ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t'ai aimée. C'est que tu étais au-dedans de moi, et moi, j'étais en dehors de moi ! » - qui résonne à nos oreilles de modernes ? Pour déchiffrer sans trêve l'Écriture et la création elle- même, images et concepts sont mis à contribution et le mystère trinitaire scruté tout autant que révéré. Disciple puis maître, Augustin écoute et propose une parole toujours neuve.

    Les 21 textes qui composent ce livre sont des contributions qui chacune éclairent un aspect de cet homme de Dieu hors du commun.

  • Parmi toutes les religions et même parmi les monothéismes, le christianisme a un statut unique : c'est la seule religion où Dieu a pris un visage humain. Nous y sommes habitués, mais, pour nos contemporains, pour notre société sécularisée, c'est un point essentiel à redécouvrir, une chance énorme dont on n'a pas toujours conscience et qui ouvre encore un chemin pour l'homme d'aujourd'hui.
    Avec l'Incarnation, un pas de plus est franchi : la filiation divine nous est donnée. Cet ouvrage exprime, en langage contemporain, l'essentiel de l'anthropologie chrétienne, qui est fondée dans la christologie et dans la théologie trinitaire. En s'appuyant sur maître Eckhart, qui va au coeur de l'anthropologie chrétienne, en invitant, à la suite de Maxime le Confesseur, à « devenir par grâce ce que Dieu est par nature » l'auteur montre combien l'anthropologie chrétienne reste une chance pour notre époque.

  • Le De Trinitate est l'un des ouvrages essentiels de saint Augustin, un de ceux qui lui ont le plus coûté, un de ceux qui ont le plus marqué la pensée médiévale et qui, paradoxalement aujourd'hui, est l'un des moins commentés.
    Il pose pourtant les questions fondamentales de la théologie trinitaire. Le présent livre est une introduction à la lecture du De De Trinitate : une présentation générale détaillée, suivie d'un choix de textes.

  • Maître Eckhart est souvent connu par ses Sermons allemands, qui expriment la force et de l'actualité de sa prédication, mais qui sont lacunaires dans la mesure où ils sont constitués de notes prises par ses auditeurs. Ils n'en manifestent pas moins l'orientation de l'oeuvre de ce penseur majeur du xive siècle qui est la prédication, comme en témoigne d'ailleurs sa vie, qu'il est désormais possible de reconstituer, et cet ouvrage s'attache à le faire, de manière originale.
    Les différentes composantes de l'oeuvre eckhartienne sont également reprises et l'actualité de sa pensée est mise en évidence.
    En envisageant les principaux thèmes développés par Eckhart, tant en anthropologie qu'en christologie et en théologie trinitaire, sans oublier l'axe majeur de la pensée d'Eckhart qui est la filiation divine, cet ouvrage prend en compte les deux volets de cette oeuvre.
    Il en présente également les sources qui sont souvent oubliées et la réception qui en a été faite jusqu'aujourd'hui, ce qui renouvelle l'étude de ses écrits.

    Marie-Anne Vannier, Professeur à l'Université de Lorraine, Membre de l'Institut Universitaire de France, a publié de nombreux ouvrages et articles sur S. Augustin, Jean Cassien, maître Eckhart et les mystiques rhénans.

  • Les Pères de l'Église sont le trésor de l'Église indivise et ils ont toujours permis d'opérer un discernement dans les dialogues oecuméniques. Aujourd'hui, alors que le renouveau des études patristiques est réel, tant sur le plan de l'édition critique, des traductions que des commentaires, sans oublier la redécouverte de textes d'Origène, d'Augustin, de Chromace d'Aquilée..., les Pères peuvent avoir un rôle accru dans le dialogue oecuménique, comme le montre, par exemple, le document de la Commission mixte orthodoxe- catholique sur Le mystère de l'Église et de l'eucharistie à la lumière de la sainte Trinité. Ils permettent de reprendre ensemble le commentaire de l'Écriture, les grandes questions théologiques..., d'où leur actualité.

    Oeuvre de patrologues engagés dans le dialogue oecuménique, cet ouvrage aborde un certain nombre de questions actuelles, comme l'ecclésiologie de communion et ouvre les voies de l'unité.

  • Ce livre envisage un aspect encore peu connu de l'oeuvre de maître Eckhart :
    Sa lecture des Pères latins. Un certain nombre de sources de la pensée eckhartienne ont déjà été étudiées, mais le fait qu'il cite, par exemple, Augustin quelque cinq mille fois dans son oeuvre n'a pas été beaucoup retenu. Or, un dialogue s'est effectué entre les deux auteurs par-delà les siècles, dialogue qui a infléchi la pensée du Thuringien.
    Dans le cadre du projet ANR -17- FRAL - 0002 TEAPREA (Teaching and Preaching with Patristic auctoritates. Meister Eckhart in France and Germany, past and present ), nous réalisons une étude systématique des sources patristiques d'Eckhart, ce qui donnera lieu à la publication d'un Index, regroupant ces sources. Nous étudions aussi les références qu'Eckhart fait aux Pères latins et aux Pères grecs, tant sur le plan thématique que sur celui de ses oeuvres, dans deux ouvrages.
    Ce premier volume est consacré à la lecture qu'Eckhart fait des Pères latins, un second suivra pour les Pères grecs. Ces deux volumes, explicitant l'Index, renouvelleront la compréhension de l'oeuvre eckhartienne.
    Ont participé à ce volume :
    Silvia Bara-Bancel , Julie Casteigt , Régis Courtray , Jean Devriendt , Jacques Elfassi , Jana Ilnicka , Christian Jung , Jean-Claude Lagarrigue , Dietmar Mieth , Harald Schwaetzer , Marie-Anne Vannier , Markus Vinzent .

  • La réception des romans de l'Antiquité a suivi une double voie : celle de l'Occident médiéval, empruntée principalement (mais pas uniquement) par les oeuvres latines, qu'elles fussent profanes ou chrétiennes, et celle de l'Orient byzantin, liée aux conquêtes ottomanes et à la Renaissance humaniste. C'est en effet à la suite du siège de Buda, en 1526, grâce à un manuscrit sauvé des flammes de l'incendie du palais des rois de Hongrie, que furent redécouverts en Occident les grands romans grecs du corpus traditionnel : souvent traduits, tant en latin qu'en langue vernaculaire, avant même leur édition dans leur texte original, ils furent bientôt imités, et même plagiés. Mais les oeuvres de fiction de l'Antiquité ne nous sont pas parvenues exclusivement à l'issue d'une transmission savante. Certaines ont cheminé à travers le Moyen Âge latin, tandis que d'autres se sont vues adaptées au sein de l'Empire byzantin par des écrivains soucieux de les mettre au goût de la cour impériale. C'est cette diversité des cheminements, des usages et des réemplois qui constitue l'objet du présent volume, fruit d'un colloque organisé à l'Université de Tours en octobre 2013, septième de la série des Colloques sur l'Ancien roman.

    Obwohl sie eine grundlegende Tugend ist und ihr auch anthropologische und ontologische Dynamik innewohnt, wurde Demut paradoxerweise bisher wenig untersucht. Das vorliegende Buch wird diesen Mangel beheben, indem es drei Gruppen von Autoren in den Blick nimmt: Hildegard von Bingen, die Rheinischen Mystiker und Nikolaus von Kues, die entscheidende Frage der Demut nach S. Augustinus, S. Benedikt und den Wüstenvätern wieder hervorgehoben haben. Die achte Vision des Buches der göttlichen Werke von Hildegard von Bingen zeigt, dass Demut in dem Brunnen des Lebens verwurzelt ist. Eckhart geht noch weiter und erklärt, dass Demut der Schwerpunkt des Lebens ist, indem sie einem jeden Menschen seinen richtigen Platz und seine Erfüllung gibt. Cusanus nimmt die Gedanken seiner Vorgänger auf und beschreibt Demut als eine Art von Wissen; er unterstreicht auch die Demut von Sprache. All dieses bedeutet, dass das Thema vielfältig und wichtig ist, wobei man die ikonografischen Niederschläge bei Hildegard von Bingen und Heinrich Seuse nicht vergessen darf.

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