• Lorsque Abigail et une dizaine d'autres jeunes filles sont aperçues dansant nues en pleine nuit dans la forêt, quelques puritains de Salem s'empressent de crier à la sorcellerie. Bientôt, un procès plonge cette communauté de Nouvelle-Angleterre dans la colère et la confusion. Ceux qui sont accusés d'être des oeuvres du démon encourent la potence.
    En 1953, alors que l'Amérique est en proie au maccarthysme et à la « chasse aux sorcières », Arthur Miller écrit une pièce incisive sur un célèbre épisode de l'histoire américaine : le procès qui, en 1692, ébranla la petite ville de Salem, gagnée par une crise d'hystérie puritaine, et se solda par la condamnation de nombreuses personnes soupçonnées de pratiques sataniques et par vingt-cinq exécutions.
    /> Cette oeuvre illustre de façon magistrale comment peut être franchie - à toute époque - la frontière entre raison et folie, justice et fanatisme.

  • This play tells the story of Willy Loman, an ageing salesman, who is a failure in both his business and private life. Fired by his firm, ignored by his children, his humiliation ends in suicide.

  • Années 50, Reno, Nevada, capitale de l'industrie matrimoniale et des machines à sous. Divorcée et désenchantée, Roslyn Taber se lie d'amitié avec un groupe de « désaxés » composé d'un cow-boy vieillissant, d'un mécanicien au coeur brisé et d'un cavalier de rodéo usé par le temps. À travers leur mode de vie, Roslyn éprouve ses premières sensations de liberté, d'euphorie et de passion. Mais lorsque son idéalisme innocent se heurte à une réalité plus brutale, elle doit prendre le risque de perdre ses amis... et le seul véritable amour qu'elle ait connu.
    « Ni roman, ni pièce de théâtre, ni découpage cinématographique », comme l'auteur en convient dans sa préface, l'histoire des Misfits a été conçue comme un film. Écrit pour Marilyn Monroe, ce texte dense met en scène des personnages marginaux, aux prises avec leurs rêves, perdus dans la société marchande de l'American way of life. Quand l'Amérique mythique du passé est confrontée à son étouffante modernité...

  • « Je ne sais pas très bien comment m'y prendre, mais j'ai terriblement envie de vivre différemment » : tel est le constat, sinon le voeu, trop souvent pieux, qui caractérise les personnages mis en scène par le grand dramaturge américain Arthur Miller dans les nouvelles ici rassemblées, écrites entre 1951 et 1967. Un comédien qui lève le rideau sur ses années perdues, deux amis sillonnant l'Italie dans l'angoisse de leur mal-être, trois « misfits » tâchant de fuir leur existence sous le soleil brûlant du désert californien (texte qui donnera naissance au film Les Misfits) : tous attendent une délivrance qui ne vient pas. Mais le lecteur, lui, ne regrettera pas de les avoir croisés dans ces pages, et refermera le livre enchanté de les avoir connus.

  • Depuis la mort de sa mère, Catherine vit chez son oncle et sa tante, Eddie et Béatrice Carbone, à Brooklyn, non loin du pont. Elle va sur ses dix-huit ans, se coiffe les cheveux différemment, porte des jupes de plus en plus courtes et elle ne marche pas, elle ondule. Autant dire qu'elle n'est plus une petite fille. Eddie s'en est rendu compte. Et cela le perturbe, à bien des égards. Mais comment faire alors qu'elle se promène dans la maison en combinaison, qu'elle s'assoit sur le bord de la baignoire à bavarder pendant qu'il se rase, en caleçon, qu'elle lui saute au cou quand il rentre comme quand elle avait douze ans ? Et, surtout, il ne supporte pas que des hommes lui tournent autour. Lorsque le cousin sicilien, Rodolpho, débarque illégalement en Amérique avec son frère Marco, qu'il s'installe chez lui, et se met à flirter avec Catherine, il a l'impression qu'il la lui vole et éprouve de plus en plus de mal à contenir sa colère.
    Comme Eddie, Rodolpho est débardeur sur les docks. Les collègues se moquent de lui et l'ont surnommé d'abord la « cocotte en papier », le « canari », puis le « blondinet ». À la grande consternation d'Eddie, il chante, il coud, il cuisine. Son désir d'épouser Catherine est-il sincère ? Cette dernière l'aime et est convaincue que la réciproque est vraie.
    Eddie n'a pas du tout confiance en lui et, petit à petit, dans la maison près du pont, la tension monte.
    Avec une efficacité féroce, Arthur Miller met en scène la désillusion tragique d'un homme ordinaire qui n'avait jamais soupçonné qu'il eût un destin. Une pièce brûlante sur l'obsession, la culpabilité et la trahison.

    Je me souviens de deux lundis :
    Cette pièce compte parmi les plus autobiographiques d'Arthur Miller. Elle met en scène Bert, le double du dramaturge quand il avait dix-huit ans, au début des années 1930. Bert travaille dans un entrepôt d'accessoires automobiles pour payer son inscription à l'université. Il partage son quotidien avec de nombreux collègues qui essaient tous, comme lui, de s'en sortir d'une façon ou d'une autre. À la différence qu'eux, travailleront dans cet entrepôt toute leur vie. Lorsqu'il s'en va enfin, Bert laisse derrière lui un souvenir qu'il sait éphémère.
    Cette pièce croque avec cynisme la vie quotidienne du New York des années 1930, c'est aussi une formidable réflexion philosophique sur les relations humaines et sur les choix importants que l'on prend ou pas, dans la vie.

  • Français Focus

    Arthur Miller

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Laurent Newman est un New-Yorkais bon teint, descendant d'une famille anglaise dont les racines remontent au XIXe siècle. Il est cadre à la direction du personnel dans la même société depuis une quinzaine d'années. Un jour, il est réprimandé pour avoir engagé une secrétaire « à l'air juif », erreur que son supérieur impute à sa mauvaise vue. Laurent achète donc sa première paire de lunettes. Or celles-ci font ressortir son nez. Tout d'un coup sa vie bascule : on le prend pour un juif...
    En se concentrant sur la subjectivité, les doutes et les émotions contrastées de son personnage, Arthur Miller livre un roman fascinant - son premier - sur la confusion des sentiments, les troubles de l'identité et l'expérience des préjugés, ceux dont on est victime comme ceux qu'on abrite en soi, qui annonce la tonalité de ses futurs chefs-d'oeuvre : veine humaniste et acuité psychologique.

  • Set in Salem, Massachusetts, 1692, a community stands accused of witchcraft, and in the mood of fear and recriminations that develops, men denounce their neighbours and truth is perverted by superstition.

  • II s'agit de l'une de ces histoires simples comme Maupassant ou Tchekhov en ont écrit.
    Willy Loman, la soixantaine, marié à une femme au foyer et père de deux enfants adultes, se remémore les étapes de son existence de commis voyageur. Il s'est toujours donné avec passion à son métier et, au seuil de la vieillesse, il s'aperçoit qu'il n'est plus dans le coup. Il va préférer disparaître plutôt que de perdre la dignité qu'il a su préserver jusque-là, tant sur le plan professionnel qu'humain.
    L'auteur n'a jamais caché qu'il s'est inspiré des représentants qui travaillaient dans la fabrique de manteaux de son père. Le drame qu'il décrit, il en a été le témoin. C'est, au-delà de son talent, cet accent de vérité qui donne à la pièce sa dimension universelle. Mort d'un commis voyageur n'est pas seulement l'oeuvre grâce à laquelle Arthur Miller est devenu célèbre du jour au lendemain, c'est aussi l'une des pièces les plus jouées dans le monde depuis sa création en 1949.
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  • Eddie Carbone is a longshoreman and a straightforward man, with a strong sense of decency and of honour. For Eddie, it's a privilege to take in his wife's cousins, straight off the boat from Italy. But, as his niece begins to fall for one of them, it's clear that it's not just, as Eddie claims, that he's too strange, too sissy, too careless for her, but that something bigger, deeper is wrong, and wrong inside Eddie, in a way he can't face. Something which threatens the happiness of their whole family.

  • New York, avant la guerre. Janice Sessions, qui n'a jamais été considérée comme une beauté, vient de perdre son père, vieil immigrant juif. Elle est mariée à un communiste beaucoup plus âgé qu'elle qui s'efforce laborieusement de justifier le pacte germano-soviétique avant de rejoindre l'armée. En son absence, elle a une liaison avec Lionel qui lui fait connaître de nouvelles extases. Vers la fin de la guerre, Janice mesure que son union avec Sam n'a plus de sens, peu à peu elle se déprend de lui, et profite d'un écart de sa part - il lui raconte à son retour qu'il a violé une Allemande - pour divorcer. Enfin, elle se laisse aller à aimer Charles, un aveugle, qui lui donne son nom et plus encore, lui révèle une autre façon d'être soi, une plénitude appelée la « beauté ».

  • Une banlieue américaine, un mois d'août de l'après-guerre. Joe Keller, grâce à son usine d'armement, affiche une réussite sociale emblématique du « rêve américain ». Mais son fils Tom, pilote, est porté disparu. Et Kate, sa mère, attend son retour. Quand leur second fils, Chris, décide d'épouser Anne, la fiancée de Tom, tout bascule, et la triste vérité éclate enfin : la réussite de Joe Keller est fondée sur un crime.
    Reflet du climat social et économique de l'après-guerre, Ils étaient tous mes fils possède déjà tous les ingrédients qui feront la réussite des pièces ultérieures d'Arthur Miller. Derrière la banalité quotidienne d'une famille américaine typique, le dramaturge nous fait entrevoir la tragédie.

    « Je sais que tu n'es pas pire que les autres, mais je te croyais meilleur parce que, pour moi, tu n'étais pas un homme, tu étais mon Père. » Arthur Miller

  • En mai 1983, le Théâtre d'Art populaire de Pékin accueille la première de Mort d'un commis voyageur. Arthur Miller, son auteur, assure lui-même la mise en scène de la pièce. Les obstacles politiques quant à la tenue d'un tel événement se sont avérés surmontables, mais abolir le fossé culturel qui sépare les deux pays relève peut-être de l'utopie. Outre l'océan qui les sépare, c'est aussi un vocabulaire, celui du capitalisme, qu'il lui faut faire entendre : «assurance-vie», «commis voyageur», «rente» relèvent pour la troupe et le public chinois d'une abstraction inintelligible. Au cours des six semaines passées en Chine, le dramaturge américain tient un journal mêlant réflexions culturelles et politiques : il y raconte comment le défi esthétique qu'il s'est lancé se transforme peu à peu en une fascinante expérience humaine.

    Ce document littéraire exceptionnel, jusqu'alors inédit en France, tient autant du reportage, à l'instar des Muses parlent de Truman Capote, que des carnets de mise en scène, dans la grande tradition des journaux de Roger Blin ou Jean Genet.

  • En 1692 à Salem, Abigaïl Williams, jeune fille de dix-sept ans, est servante chez d'honnêtes fermiers, les Proctor. Très vite, elle tombe amoureuse de John Proctor qui en fait sa maîtresse. élisabeth, sa femme, découvre leur relation et la chasse de la maison. Pour se venger, la jeune fille se livre avec Tituba, la servante noire du révérend Parris, et Betty, la fille de ce dernier, à un rituel de sorcellerie. Elles sont découvertes dansant nues dans la forêt et la rumeur de sorcellerie se répand très vite dans le village. Profitant de la situation pour se venger d'élisabeth Proctor et récupérer son amant, Abigaïl met en branle une impitoyable machine judiciaire. On a vu dans la pièce d'Arthur Miller, écrite, publiée et créée en 1953, une référence aux ravages provoqués par le maccarthysme, dont Arthur Miller fut l'une des victimes. "Les Sorcières de Salem" est une oeuvre capitale pour se rappeler que la frontière entre justice et fanatisme est parfois ? et en tout temps ? facilement franchie.

  • Anglais ALL MY SONS

    Arthur Miller

    In Joe and Kate Keller's family garden, an apple tree - a memorial to their son Larry, lost in the Second World War - has been torn down by a storm. But his loss is not the only part of the family's past they can't put behind them.

  • Dans la nuit, cerné par les hauts blocs d'immeubles enserrant sa petite maison, un homme plante des graines à la lumière d'une lampe de poche.
    C'est un homme comme tant d'autres, fasciné par l'argent et la réussite, qui arrive au bout de trente années de travail dans la même entreprise. il va pourtant perdre son emploi - et décevoir irrémédiablement sa femme et ses deux fils. lorsque la pièce commence, il est déjà perdu.
    Mort d'un commis voyageur a reçu en 1949 le prix pulitzer et le drama critics' circle award.

  • Un garçon de treize ans voit une annonce pour acheter un chiot, s'aventure hors de Brooklyn, et fait sa première expérience sexuelle... Un danseur de claquettes juif raconte sa tournée en Europe et à Berlin, dans les années 30, où sa troupe a été remarquée par Hitler... Un propriétaire veut éliminer les castors de son étang, mais se trouve confronté à l'étonnante résistance et vitalité des rongeurs... Un homme revient à Haïti, trente ans plus tard, se souvient de son épouse disparue, et découvre l'état politique du pays... Un écrivain en panne d'inspiration fait appel à une call-girl au corps incroyablement fuselé et magnifique... Un vieil homme observe un couple faire l'amour sur une plage ; la femme sent sa présence inquiétante...

    Ces six nouvelles, aux thèmes et aux décors très différents, dessinent un même univers, poétique, profond et parfois mélancolique. Toutes révèlent la même finesse psychologique, le même humanisme et cette profonde empathie qui caractérisent l'oeuvre littéraire de Miller : un questionnement incessant sur l'essence du désir et de la nature humaine...
    Mais à travers ces nouvelles, écrites au soir de sa vie, nous découvrons aussi un homme au regard plus introspectif et rétrospectif, qui révèle une réconciliation tardive avec soi-même, un bonheur possible malgré la conscience aiguë de la finitude humaine.

  • Il était une fois les Milliminis, cinq petits personnages de quelques millimètres. Un grand coup de vent a balayé leur cabane de brindilles et de mousse. Une chasse aux trésors commence alors pour retrouver mini-lits, mini-chaises, mini-livres... sous un brin d'herbe, dans le pétale d'une fleur, près d'un escargot ou d'une coccinelle, jusqu'à la découverte d'une souche d'arbre accueillante, qui deviendra leur nouvelle maison ! Voici un monde miniature comme vous n'en avez jamais vu...
    Prodigieux de minutie, de charme et de poésie. Ce monde merveilleux, nous le devons à sa créatrice, Anne du Chastel, une jeune femme aux doigts de fée. Elle a conçu, fabriqué et mis en situation chaque personnage, chaque petit meuble et objet. C'est elle-même qui met en scène et photographie, en macro, ses réalisations et leur composition.

  • Peters, retraité que ronge une interrogation fondamentale, sans cesse à la recherche d'un « sujet » et d'un sens à la vie, entre dans un night club acheter des chaussures « extra-fines » en compagnie de Calvin, qui lui fait l'apologie des toilettes pour dames... Défilent alors des personnages avec qui il devisera sans relâche de sujets qui lui tiennent à coeur : Larry, à la recherche de sa femme Cathy-May - créature peu farouche venant hanter Peters -, Leonard et Rose, jeune couple encore insouciant qui attend un enfant, son épouse Charlotte, et l'énigmatique Adele, peu bavarde et imposante.
    L'absurde est présent dans les dialogues et les situations : Rose et Charlotte reviennent émerveillées des toilettes, Leonard ne sait s'il sera « accepté » comme père de l'enfant...Mais quel est donc cet endroit, ce night-club étrange où Peters semble voir revivre des morts et se sent porté aux confidences ? Serait-il mort lui aussi ? Le final proposé fait perdurer l'ambiguïté : Cathy May n'est pas une apparition, et père et fille se retrouvent dans l'obscurité et la solitude. Serait-ce cela, le « sujet » ?

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