• Connue pour ses travaux sur le taoïsme et l'alchimie taoïste, Catherine Despeux dans ce nouveau livre présente les pratiques taoïstes de culture de soi pour la femme à travers un choix de traductions de textes, précédé d'explications permettant de mieux en comprendre le sens, étant donné que, dans l'alchimie, l'usage de métaphores et d'un symbolisme complexe nécessite un décryptage du sens pas toujours facile.. Pourtant, derrière ces mots et ces processus complexes, la réalité est très simple : il s'agit de l'exercice de la méditation, assise, couchée ou debout, afin d'apaiser l'esprit et de calmer les pensées, ce qui, selon toutes les sources, constitue la base de la Voie et traverse évidemment toutes les étapes de l'ascèse.
    Ces écrits ne traitent pas uniquement des techniques d'alchimie intérieure réservées aux femmes, puisque, des trois étapes classiques de l'alchimie intérieure, seule la première comporte des indications différentes selon que l'adepte est un homme ou une femme. Par ailleurs, ils exposent en plus des méthodes elles-mêmes des conceptions relatives à l'éthique féminine, à la vie de la femme dans la société ou dans la communauté religieuse, notamment les règles à observer ; on y retrouve une certaine permanence de l'image et du rôle de la femme dans le taoïsme.

  • À travers l'étude de cette carte taoïste du corps, le Xiuzhen tu (XIXe siècle), Catherine Despeux déchiffre la symbolique du corps telle qu'elle est donnée par certaines écoles du taoïsme associant pratiques d'alchimie intérieure et rituels extérieurs, afin que l'officiant ait une action simultanée sur son monde intérieur et le monde extérieur. Le corps anatomique s'efface devant les représentations du corps symboliques et magiques. Petit monde en soi, celui-ci est décrit comme un univers, un pays intérieur, résidence de divinités diverses, domaine des paradis et des enfers, et un lieu de transmutation par des pratiques diverses pour accéder au réel.

  • Ces 375 cartes des points d'acupuncture ont avant tout un but pédagogique et mnémotechnique. Les points peuvent être sélectionnés à partir d'un raisonnement sur les déséquilibres énergétiques globaux, de l'indication symptomatique d'un point ou de son action spécifique.
    - Les cartes sont en couleur. Ces couleurs sont associées aux 5 éléments (bois, feu, terre, métal, eau) et aux organes dans la médecine chinoise.
    Sur chaque carte :
    - au recto : le numéro du point - le caractère chinois - la transcription du nom chinois - la traduction en français du nom du point - la localisation du point - catégories de points spécifiques.
    - au verso : indications symptomatiques les plus courantes des points. Fondées sur deux ouvrages contemporains d'acupuncture. Les symptômes sont classés en 17 catégories.

  • Lao-tseu (ou Laozi), le Vieux Maître, est une grande figure de la pensée chinoise, un sage dont l'historicité s'efface derrière la légende.
    Mais il est aussi un personnage important du taoïsme, divinisé sous le titre de Très Haut Seigneur Lao et qui, bien que représenté sous forme humaine, procède en réalité du chaos primordial, se confond avec l'origine des choses et manifeste de temps à autre des signes pour guider le monde. Au cours des siècles, sa pensée a exercé une influence considérable dans toutes les couches de la société chinoise et dans des milieux très divers : gens des campagnes, artisans et commerçants, ermites, lettrés, militaires, religieux, artistes, médecins, empereurs, impératrices et.
    Plus récemment, spécialistes d'arts martiaux et maîtres de qi gong. Ses adages servent à la connaissance de soi, mais aussi dans l'art de la guerre, l'exercice de l'autorité, l'art de rester en bonne santé et la recherche du bien-être. Guide de l'insondable, Lao-tseu montre le chemin vers l'ineffable Voie et apprend à palper la respiration du monde. Il propose une philosophie de l'agir sans interférer dans le cours des choses, un cheminement vers la connaissance de soi pour oeuvrer dans le monde.
    Le sage protège son souffle, conserve sa puissance spirituelle et maintient l'intégrité de son être, afin que la sagesse qui en découle lui permette de trouver la Voie mais aussi de servir autrui.

  • De nos jours, le Qigong s'est répandu au point de supplanter des techniques comme le yoga ou la sophrologie.
    Pourtant, rares sont les pratiquants qui en connaissent vraiment l'origine et sont conscients de la diversité des méthodes que recouvre cette pratique. L'ouvrage qui est ici traduit, La Moelle du phénix rouge, présente des procédés de Qigong traditionnel réunis à la fin du XVIe siècle par Zhou Lüjing. On ne peut trouver meilleur exemple de la richesse et de la diversité de cet Art ancestral, visant à harmoniser le corps, le souffle et l'esprit.

  • À Travers l'étude de cette carte taoïste du corps, le Xiuzhen tu (XIXe siècle), Catherine Despeux déchiffre la symbolique du corps telle qu'elle est donnée par certaines écoles du taoïsme associant pratiques d'alchimie intérieure et rituels extérieurs, afin que l'officiant ait une action simultanée sur son monde intérieur et le monde extérieur.
    Le corps anatomique s'efface devant les représentations du corps symboliques et magiques. Petit monde en soi, celui-ci est décrit comme un univers, un pays intérieur, résidence de divinités diverses, domaine des paradis et des enfers, et un lieu de transmutation par des pratiques diverses pour accéder au réel.
    Véritable grimoire, cette carte mêlant dessins et inscriptions, est comparée aux autres représentations du corps existant dans le taoïsme. Le décryptage de la terminologie alchimique présentant les principaux lieux du corps et les techniques alchimiques fait de multiples références à l'historique de cette terminologie.

  • Faire percevoir au disciple qu'il n'y a rien à rechercher, ni au dehors, ni au dedans, mais seulement percevoir l'utilisation merveilleuse du c?ur. Pour ce faire Mazu ne se contenta pas de la parole mais employa toutes sortes de moyens adaptés à chaque disciple. Les entretiens de Mazu, Maître Chan du VIIIe siècle, traduits et présentés par Catherine Despeux, sont un classique du bouddhisme zen.

  • Le Chemin de l'Éveil illustré par le dressage du buffle dans le bouddhisme Chan, le dressage du cheval dans le taoïsme, le dressage de l'éléphant dans le bouddhisme tibétain.

    Si certains textes bouddhiques et taoïstes emploient le raisonnement et la logique, d'autres ont plutôt recours à des métaphores. Chacun de nous étant un éveillé qui s'ignore, le dressage de l'animal figure les étapes du chemin qu'il nous faut parcourir pour redécouvrir l'état d'éveil.

    Nombreuses illustrations en noir et blanc.



    Ouvrage publié avec le concours du Centre National des Lettres.

  • En Chine aussi, la toux frappait, elle affectait les gens du peuple et les fonctionnaires du palais impérial.
    Quelle conception de ce symptôme avaient les érudits de la médecine dans la Chine médiévale ? En quoi celle-ci participait d'un système de conceptions de la maladie ? Quelles réponses thérapeutiques étaient proposées ? Ce sont ces questions qui sont à l'origine de La Maladie dans la Chine médiévale, ouvrage élaboré par des historiens de la médecine en Asie, se proposant de rendre leur dimension historique aux pratiques et aux conceptions de la médecine chinoise traditionnelle.
    Cette étude est fondée sur l'analyse de très nombreux textes formant le corpus classique de référence de toute la tradition médicale. Elle comprend la traduction de plus de cent trente formules de pharmacopée qui étaient préconisées contre la toux au VIIIe siècle. Celles-ci, souvent composées de plantes toxiques comme l'aconit ne sauraient être utilisées telles quelles à l'heure actuelle ; elles doivent servir de document à l'historien de la médecine et illustrer la cohésion qui existait à cette époque entre conception de la maladie, démarche diagnostique et procédé thérapeutique.

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