• La légende de Gilgamesh Nouv.

    L'épopée de Gilgamesh est le premier récit de l'humanité transcrit. Cette légende sumérienne, conçue en Mésopotamie il y a plus de cinq mille ans précède de loin la Bible et davantage encore L'Iliade. Cette épopée qui fonde le modèle même du héros épique en quête de gloire, est également une quête métaphysique qui nous confronte à des thèmes essentiels de l'existence : l'amour, l'amitié, le désespoir, le courage et l'errance.

    La retranscription poétique qu'en propose ici Gérard Chaliand illumine ce texte fondateur qui est le premier des chefs d'oeuvre de notre littérature-monde.

  • Au cours de son tour du monde consacré aux « Peuples de l'eau », le trois-mâts La Boudeuse, remonte l'Amazone sur 3.000 kilomètres pour atteindre la Colombie. Cinq membres de l'équipage vont alors partager la vie des Indiens Yuhup que le capitaine du navire avait contacté trente ans plus tôt. Gérard Chaliand offre, avec érudition et poésie, une traversée du fleuve et des âges à l'époque des premières explorations du Nouveau Monde par les conquistadors du xvie siècle. Une inoubliable ode à la liberté.

  • Ce livre retrace, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre de mutations d'ordre politique, stratégique, psychologique et démographique dont l'actualité ne peut rendre compte, à commencer par la transformation de la guérilla en guerre révolutionnaire ou la naissance d'un tiers-mondisme pulvérisant le mythe de la supériorité raciale. Dans le même temps, l'Union soviétique dépérissait devant les avancées américaines, tandis que l'Europe restait divisée sur le plan politique et impuissante sur le plan militaire. Ainsi, depuis la guerre américaine menée au Vietnam, l'auteur de ce livre n'a, pour l'essentiel, assisté qu'à une série de reculs occidentaux, ponctués par nombre d'échecs de tentatives révolutionnaires mal pensées et de guérillas mal organisées, dont il porte ici témoignage. Pour mieux comprendre cette séquence historique passionnante, matrice du XXIe siècle, Gérard Chaliand offre 50 ans d'expériences de terrain et de réflexions académiques, à travers des textes originaux et d'autres plus anciens, mais ici rassemblés dans une perspective de longue durée. « Gérard Chaliand jette un regard lucide et décapant sur les interventions militaires occidentales », Hubert Védrine.

  • « Rien que la terre. Toute la terre. Gérard Chaliand est un nomade. Cavalier rapide plutôt que pressé, sans fin il parcourt la steppe ou la savane, la forêt ou le fjord, le cap Vert ou la Terre de Feu, New York ou Bamako, Kaboul ou Buenos Aires. Passion des lieux, des paysages, des villes - de leur beauté et leur diversité.
    Pourtant, c'est la passion pour la guerre qui l'aura fait le plus souvent bondir aux quatre coins de la planète. Il a la passion des lieux parce qu'il aime ce qu'en a fait l'oeuvre des hommes. Mais pour qu'une civilisation édifie, il faut qu'elle ait su être triomphante.
    Dans la guerre, par la lutte, avec du sang versé. C'est une des lois de ce monde - troublante, cruelle, absolument humaine - que Chaliand nous oblige à regarder lucidement.
    Il n'a rien de l'homme d'armée, soldat au capitaine. Il aime en revanche l'odeur de la poudre, le départ des chevaux, les nuits sous la tente, l'art d'attaquer, le tranchant ou l'éclair des armes. Il aime les risques de la guerre parce qu'elle fait vivre intensément le lieu et l'instant. Partout, aujourd'hui autant qu'hier, se déroule un épisode de l'immémoriale aventure faite de batailles pour survivre, de combats contre l'oppression, de conflits pour affirmer un pouvoir. Des parties décisives ne cessent de se jouer entre les hommes et les terres, bouleversant l'histoire, bousculant la géographie, transformant le monde. Luttes sourdes, guerres mal déclarées, brasiers sous la cendre ou violents incendies. De la plus forte, la plus irrévocable des histoires humaines, Gérard Chaliand a voulu être le témoin, en dire le sens, la noblesse, la sauvagerie. (...) Loi de la guerre, loi de la poésie. Ce sont les mêmes. La main du poète ne doit pas plus trembler que celle du guerrier. Même art du trait, du jet au coeur de la cible, de l'emprise souveraine. Même rigueur dans l'emploi des moyens. Même passion de la prise - ici de la prise par les mots et toujours pour célébrer la beauté de l'instant capturé dans ce filet des mots. Gérard Chaliand est un poète-archer, sobre, intense, lumineux.
    « Me voici ». Gérard Chaliand est un poète de la présence. Consistante, résistante, avide. Le voici « prêt à vivre (son) temps unique et dérisoire ». La poésie de ce siècle nous a habitués à des je qui convoquaient trop aisément les nuages ou les neiges, qui s'enivraient vite d'une illusion de maîtrise verbale sur le monde. Quand Chaliand dit :
    J'arrache les forêts je les jette à la mer et je courbe sanglant le temps qui me détruit, sa parole de lutteur s'impose, nette et irrécusable. C'est bien de la même source que jaillissent la hardiesse de l'imaginaire poétique et l'énergie obstinée du guerrier. ».
    (extraits de « La geste de Gérard Chaliand », préface de Claude Burgelin)

  • Événement majeur de la découverte des Amériques, la conquête du Mexique, du Guatemala et du Pérou est ici reflétée comme dans un miroir à faces multiples par les récits croisés des Indiens survivants et des Espagnols conquérants. Avec le souffle d'un poème épique, ce livre restitue la stratégie des vainqueurs et le désastre des vaincus, à la lumière de la sensibilité et du savoir historique contemporains. La mutation de nos perceptions des conquistadores héros devenus bourreaux  n'empêche pas d'être encore surpris par l'audace et l'intelligence de ceux qui n'avaient d'autre alternative que la mort ou la victoire.
      «  Je trouve lucide et équilibrée votre appréciation sur les événements presque incroyables de Mexico et de Cuzco. Tous mes compliments.  » Jacques Soustelle     Géopoliticien et poète, Gérard Chaliand a enseigné à l'ENA, à l'École de guerre ainsi qu'à Harvard, Berkeley et Singapour. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la guérilla, dont il a une connaissance de terrain sur trois continents, et au terrorisme.
     


  • gérard chaliand a réussi une très précieuse synthèse de la lutte entre les nomades des steppes eurasiatiques et les sédentaires, une opposition qui, durant deux millénaires, a été le fondement essentiel des conflits du monde antique et
    médiéval entre le ve siècle avant notre ère et le xvie siècle.
    de la chine à l'occident, les nomades des steppes asiatiques - dont certains illustres, tels attila, gengis khan ou tamerlan - ont été des perturbateurs, des prédateurs et aussi, après avoir été policés et convertis par les sédentaires, des créateurs d'empires prestigieux. la prééminence des nomades eurasiatiques ou de leurs héritiers est restée totale jusqu'au xve siècle. c'est la contre-offensive de la russie, son expansion continue vers l'est et le sud à partir du xvie siècle qui sonna la revanche des sédentaires, encore que les nomades mongols soient restés jusqu'au xviiie siècle un danger pour l'empire chinois.
    livre illustré par 23 cartes, et conçu comme un précis d'histoire des empires des steppes.

  • Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire de la puissance américaine et de ses alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses.
    Conjuguant l'histoire, la géopolitique et l'observation du terrain, Gérard Chaliand rappelle quels étaient les ingrédients de la victoire - et donc les raisons actuelles de l'échec, notamment au Moyen-Orient.
    Voulons-nous vraiment gagner ces guerres ? À quel prix ?

    « Dans cet essai percutant, Gérard Chaliand jette un regard lucide et décapant sur les interventions militaires occidentales [...]. La profondeur historique de sa vision et la force de son analyse éclairent d'un jour nouveau l'imbroglio syrien. » Hubert Védrine.

  • Longtemps, Gérard Chaliand a refusé de porter le poids du génocide arménien, dont les familles de ses grands-parents ont été victimes. C'est par bribes qu'il a écrit pendant vingt ans l'histoire de ce peuple qui faillit être anéanti entre 1915 et 1916. Avec une rigueur d'historien, il publie aujourd'hui la mémoire de sa mémoire, un récit du premier génocide du XXe siècle, de la fureur de la destruction et de l'ivresse des massacres.

  • Comment Hannibal a-t-il procédé pour vaincre, à la bataille de Cannes, une armée romaine plus nombreuse que la sienne ? En quoi le feu nucléaire modifie-t-il toutes les données d'un art de la guerre dont l'usage a été constant au cours des millénaires ? Des steppes de l'Asie centrale aux plaines de l'Europe, à quelles traditions les cultures stratégiques se rattachent-elles ? Sur le plan géopolitique, l'opposition entre nomades et sédentaires n'est-elle pas un antagonisme historique plus prolongé que celui existant entre puissances maritimes et continentales ? D'autres cultures stratégiques que les nôtres ont joué, dans l'histoire, un rôle décisif. En quoi le feu nucléaire, qui constitue une rupture qualitative, modifie-t-il les données de la guerre ? Autant de questions auxquelles répond cette anthologie, aujourd'hui devenue un classique.
    C'est le premier recueil réunissant les écrits militaires de l'Antiquité gréco-latine, ceux des stratèges occidentaux modernes et contemporains, mais aussi les contributions théoriques des Chinois, des Indiens, des Byzantins et des musulmans (Arabes, Persans, Turcs). Une importante partie de ces textes étaient inédits en français. Cette somme est non seulement un instrument pour la recherche et un guide pour l'amateur, mais aussi une remise en perspective d'un art de la guerre trop longtemps considéré comme étant, sur le plan de la théorie, l'apanage de l'Occident.

  • Cette anthologie, sans équivalent par son ampleur, offre un vaste aperçu des épopées, chants et récits les plus célèbres, contés ou écrits à travers les temps. De L'Épopée de Gilgamesh, la plus ancienne de l'histoire de l'humanité, aux Lusiades des avancées maritimes portugaises qui découvrirent des " étoiles nouvelles ", elle retrace cinq mille ans de légendes et mythes fondateurs des civilisations : oeuvres majeures comme Le Livre des rois (Perse) ou le Mahâbhârata (Inde), Le Dit des Heiké (Japon) et d'autres moins connues, issues de Russie, du Caucase, des Balkans, de Chine, du Vietnam, d'Orient ou d'Afrique.
    Le genre épique, que précèdent seulement les textes sacrés, se trouve à la source de la plupart des grandes littératures universelles. Création presque toujours anonyme, il relate, au sens propre, des faits dignes d'être contés. Conçu à des époques où la force physique et, d'une façon générale, les vertus martiales étaient à la fois hautement prisées et nécessaires, il est centré sur la figure du héros. Gratifié d'une naissance hors du commun, presque toujours doté d'une force surnaturelle ou bénéficiant de vertus magiques, le héros s'affirme à travers une série d'épreuves. Luttant contre le chaos, il restaure l'ordre et succombe de façon tragique. Tel est, si l'on s'en tient aux grandes lignes, le destin du héros épique.
    Il n'est pas étonnant que Gérard Chaliand, grand reporter, homme d'aventures et d'expériences fortes, se passionne de longue date pour la littérature épique. Son propre itinéraire n'a cessé de l'entraîner sur les grandes routes du monde, où il a croisé quelques-unes de ces figures héroïques dont ses lectures d'enfance lui avaient déjà donné un avant-goût.

  • Tour à tour laveur de vitres, acteur de la guérilla ou docker occasionnel, Gérard Chaliand a parcouru l'Algérie coloniale, les camps palestiniens de Jordanie, le Vietnam en guerre. Toujours sur le terrain, toujours à la découverte de l'autre. Dans ce récit autobiographique, le baroudeur revient sur son expérience du monde, menée hors de toute institution. Car Chaliand s'est juré de vivre libre. Et avant de devenir un privilège, la liberté est un choix, une exigence et un combat.

  • Quelle est l'importance de la menace du phénomène désigné comme terroriste ? La confusion véhiculée par les médias n'aide guère à la comprendre. La perception partagée par les opinions publiques occidentales est que l'islamisme militant, sous sa forme djihadiste, constitue la menace majeure de notre époque. Cette perception fait-elle sens ? En prêtant moins d'attention à ce qui fait sensation qu'aux lames de fond, cet essai cherche à souligner que le djihadisme ne modifie guère le statu-quo mondial si on le compare aux États qui, comme la Chine, influent sur les rapports de force à tous les niveaux.

  • Pour comprendre les guerres d'aujourd'hui, il est nécessaire d'étudier les guerres d'hier.
    Homme de terrain, spécialiste des conflits, Gérard Chaliand nous présente un panorama inédit des principales cultures stratégiques qui ont marqué l'Orient et l'Occident des origines à nos jours. De la Syrie à la Chine, de la Turquie à la Mongolie, de l'Irak à l'Afghanistan, il décrit la culture militaire et les traditions martiales, trop longtemps méconnues, des grands empires non occidentaux.

    Un éclairage indispensable pour mieux comprendre l'origine et la nature des conflits qui affectent l'ordre mondial aujourd'hui.

  • Gérard Chaliand est un docteur en politique et stratégie, aventurier français et spécialiste reconnu du tiers-monde.
    Spécialiste dans les relations internationales et stratégies, il parcourt les routes du monde. Il a passé vingt ans dans un peu plus de soixante-quinze pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, d'où il tire des enquêtes et des essais.
    Il est l'observateur avisé de toutes les guérillas qui ont marqué l'histoire du XXe siècle et du XIXe siècle. Son engagement, l'a conduit à croiser sur sa route Che Guevara, Massoud, Yasser Arafat ou encore Amilcar Cabral dont il a ses mots :
    « C'était un type formidable, du calibre de Nelson Mandela.
    On est devenus très amis. C'est avec lui que j'ai fait mon premier maquis, en 1964-66 ».
    Arrivé à cet endroit du récit, on ressent dans les mots de Gérard Chaliand tous les rapports de force et les différentes perceptions entre les cultures et les sociétés.
    Au fil de cette galerie de personnages illustres, Gérard Chaliand présente l'histoire de la pensée politique, militaire, stratégique et diplomatique de la Chine antique aux États-Unis de la seconde moitié du XXe siècle. Son oeuvre difficile à classer, tant par les sujets traités que par le contenu, amène à la découverte de ses grandes figures qui, selon l'auteur, ont « bâti » notre histoire.

  • Comment une opération militaire menée avec succès au lendemain du 11 septembre 2001 s'est-elle transformée en enlisement ? L'Afghanistan a été la victime collatérale de la guerre d'Irak avant de redevenir aujourd'hui le théâtre principal d'un conflit sans victoire possible sur le plan militaire. Les occidentaux peuvent-ils aujourd'hui, gagner des guerres irrégulières fondées sur l'usure dans lesquelles les insurgés apparaissent comme les plus motivés tandis que nos opinions publiques sont de plus en plus sensibles aux pertes humaines ? L'amour de la vie qui domine en Occident rend ainsi impossible des victoires sur des peuples prêts à la mort. Alors comment sortir de cette guerre impossible, tel est le propos de ce petit essai rapide et dense d'un des meilleurs spécialistes des guérillas et de géo stratégie.

  • Français Le vent du hasard

    Gérard Chaliand

    L'aventure sans cesse appelle : Gérard Chaliand voyage léger d'un sac sur le dos et d'un couteau tranchant. Tout ce qui encombre, tout ce qui empêche, a été trié. L'horaire, la trajectoire sont appris par coeur. D'y marcher a fixé en mémoire une carte où l'amitié, en plus des batailles souvent, est l'occasion d'une halte ; les sentiments ne se déclarent pas aux douanes. Il y avait encore, dans les bagages, la question du poids des livres. Leur essentiel tient dans des pages extraites qui, cousues, composent un recueil portatif. Le reste, secondaire, est lu à la faveur des nuits de Gordyène, au long cours des traversées, aux quatre coins de la Terre.

    Qu'il ait vécu sous les bombes, bravé les assassins et déjoué les embuscades, impressionne. On invite, à travers lui, à la table, par procuration, les hommes illustres de notre temps, la violence et la démesure, l'humeur des peuples, et les choses vécues. L'amateur d'ailleurs, celui qui parfois transite ou survole, l'inquiet contemporain ou cet autre qui flotte dans sa compréhension du monde et voudrait en connaître les exactes proportions, trouvent dans l'envergure du personnage une boussole, une voix nette, un interprète.

    Le voyageur immobile a, lui, pour se consoler, la bibliothèque idéale, expurgée des tourments superflus de la littérature de salon, d'un lecteur inapaisé. On sait, par la confidence, que les grands récits, les gestes, les portraits en pied des héros et des tyrans, ont allumé dès l'enfance la mèche, qu'il fallut suivre, du goût des lointains - ces pays gigantesques, où tout étonne. Élevé au sang des textes qu'il aurait aimé écrire, en plus de l'oeuvre savante et poétique et littéraire qui borne sa vie ardente, Gérard Chaliand les peut en effet commenter tous.

  • Les guerres irrégulières, guérillas et terrorismes, ont grandement contribué à transformer le monde de la seconde partie du XXe siècle à nos jours. Récits d'acteurs, analyses de cadres ayant participé à la lutte armée ou d'observateurs de terrain, écrits théoriques et organisationnels, tant du côté des insurgés que de celui de la contre-insurrection, permettent au lecteur de comprendre la complexité de la guérilla. Le terrorisme, d'abord apparu avec la "guérilla urbaine" popularisée par les Sud-Américains (Uruguay, Brésil, Argentine) et réédité en Europe occidentale surtout (Italie, Allemagne), a pris une autre ampleur au Moyen-Orient : l'adoption de la technique quasi unique du terrorisme par divers groupes palestiniens fut exploitée par des États dans le cadre de diplomaties coercitives. Il est aujourd'hui l'arme des islamistes combattants. À l'encontre de la guérilla, il a, à ce jour, donné lieu à peu de textes théoriques ou de témoignages. Aussi le lecteur trouvera-t-il ici des textes essentiels sur la contre-insurrection, inédits en français, qui tirent un bilan de la guerre en Irak. Le lecteur dispose désormais des textes fondateurs et des clefs nécessaires pour comprendre la forme de lutte essentielle de notre époque.

  • L'Amérique en guerre est l'analyse stratégique de deux échecs, celui de l'Irak, qui devait, selon le projet politique originel, servir d'exemple pour un remodelage du Moyen-Orient, et celui de l'Afghanistan dont la situation se dégrade parce qu'elle a été sacrifiée au projet irakien.
    Les talibans reviennent en force tandis que l'État afghan compte, pour sa défense, essentiellement sur la présence de troupes étrangères, l'Otan s'étant substituée aux États-Unis. En Irak, les erreurs politiques se sont accumulées dès la chute de Bagdad et la confondante impréparation qui a suivi les opérations militaires. Loin de rendre la région plus sûre, la " guerre contre le terrorisme " qui faisait du groupuscule qu'est Al-Qaïda un adversaire surestimé pour entreprendre une guerre de choix destinée à renforcer la présence américaine au Moyen-Orient, se solde par un fiasco.
    Il reste à G. W. Bush quelques mois pour limiter les conséquences de cet échec régional dont l'effet le plus grave est de donner à penser que la guerre irrégulière menée par des Occidentaux en terre étrangère est une épreuve que ceux-ci ne peuvent mener longtemps, parce qu'ils ne parviennent pas à en supporter les pertes.

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