• En 1980, Gay Talese reçoit la confession d'un homme qui a acquis un motel dans l'unique but d'assouvir son vice secret : le voyeurisme. Il a percé le plafond des chambres et a ainsi épié sa clientèle pendant plusieurs décennies, consignant avec précision ce qu'il a vu et entendu... jusqu'à un meurtre, dont il sera le témoin. Trente-cinq ans plus tard, le voyeur accepte de rendre public sa machination.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Cordillot et Lazare Bitoun.

  • Le style de Gay Talese est reconnaissable entre tous. Dandy qui aime se présenter coiffé d'un fédora, il porte une attention tout aussi grande à la confection de ses phrases qu'à celle de ses costumes. À croire ce fils de tailleur calabrais, c'est dans le magasin tenu par ses parents, en écoutant les confidences que les clientes faisaient à sa mère, qu'est née sa vocation d'écrivain, son goût du détail et des bonnes manières. Ainsi, on n'interrompt jamais quelqu'un qui se livre. Prenons acte. Dans ce recueil de quelques-uns de ses meilleurs reportages parus des années 1960 à nos jours, on entend aussi bien la voix de ses parents que celles du crooner Tony Bennett ou du parrain de la mafia Joe Bonanno, que le bruit des machines à écrire du New York Times d'antan, en somme la cacophonie harmonieuse du réel, toujours différent, toujours inventif, toujours surprenant. Chambre d'écho du monde, l'observateur disparaît derrière son sujet, car comme il aime à le rappeler «un bon journaliste est une personne multiple, un schizophrène».

  • À l'occasion des 20 ans de la mort de Frank Sinatra, nous rééditons le mythique portrait de Gay Talese, livre inaugural de la collection Feuilleton Non Fiction.

    Au cours de l'hiver 1965, la rédaction du magazine Esquire demande à Gay Talese de réaliser un papier sur Frank Sinatra. Mais l'immense star, qui approche la cinquantaine, ne semble guère disposée à répondre à la moindre interview. Pour autant, le journaliste ne se décourage pas et, redoublant de créativité, s'entretient avec l'entourage du chanteur qu'il se contente d'observer à distance. Le résultat est probant : l'article devient l'un des plus célèbres jamais publiés. Le "New Journalism" est né.

    Nouvelle édition comprenant un texte inédit : «Comment j'ai écrit 'Sinatra a un rhume.»

  • "Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain ", nous dit le dernier des Dix Commandements. Pas le plus évident à respecter... Dans cette exploration unique de la vie sexuelle des Américains, Gay Talese raconte la révolution sexuelle aux Etats-Unis : trente ans d'aventures, de luttes et d'audaces. On y fait la rencontre de Hugh Hefner, fondateur de Playboy et prophète d'une nouvelle morale sexuelle.
    Des salons de massages relaxants aux tournages de films, jusqu'aux maisons d'édition clandestines de livres érotiques, Talese raconte aussi les communautés hippies des années 1970 et les orgies d'Hollywood. De cette enquête sans précédent émerge une question fondamentale : comment est-on passé des premiers colons puritains à l'explosion érotique californienne ?

  • Bel homme de cinquante-neuf ans aux cheveux gris, Bonanno ne répondit pas. Ce soir-là il était sorti sans garde du corps ni arme. Même s'il y avait eu foule sur l'avenue, il n'aurait pas appelé à l'aide, parce qu'il considérait déjà son enlèvement comme une affaire privée. Il s'efforça de recouvrer son calme pour mieux saisir la situation. Les deux truands continuaient à l'entraîner le long du trottoir en lui paralysant les bras. La pluie froide et le vent filtrant à travers son complet de soie gris le firent frissonner. Dans la brume de Park Avenue il ne vit rien que les feux rouges arrière de son taxi qui s'éloignait et n'entendit que la lourde respiration des deux forbans. Tout à coup un bruit de pas rapides retentit sur le trottoir derrière lui et Maloney cria : "Hé, que diable ! qu'est-ce qui se passe ?" Un mardi d'octobre 1964, un homme est enlevé. Il s'agit de Joseph Bonanno, alias « Joe Bananas », parrain d'une famille de la Mafia new-yorkaise. Ainsi commence l'enquête de Gay Talese. Ainsi commence la « Guerre des Bananes », conflit opposant les principales familles du crime organisé. Fascinante plongée dans l'univers de la Cosa nostra, ce chef d'ouvre du journalisme, n'est ni un roman ni un livre d'histoire. Dans Ton père honoreras, rien n'est imaginaire, tout est vrai. Mais la vérité de la Mafia est plus extraordinaire que la fiction. Et aussi plus émouvante.

    Considéré par Tom Wolfe comme le père du « Nouveau Journalisme » - ce type de reportage croisant les exigences du journalisme aux techniques de la fiction - Gay Talese maître dans l'art d'évoquer ''le courant fictif qui coule sous le flux de la réalité'', capte dans l'ombre d'une histoire l'esprit d'une époque. Il est l'auteur d'une ouvre considérable saluée en 2011 par le Norman Mailer Prize.

  • Sinatra enrhumé, c'est Picasso sans peinture ou Ferrari sans carburant - mais en pire. Car le plus ordinaire des rhumes prive Sinatra de ce joyau qu'aucune compagnie d'assurance n'est prête à assurer : sa voix. Ce rhume l'atteint au plus profond de lui-même, lui fait perdre toute confiance, et n'a pas seulement des conséquences sur son propre état psychologique. Il semble également avoir des prolongements psychosomatiques pour les dizaines de personnes dépendant de lui pour leur bien-être et leur stabilité parce qu'elles travaillent pour lui, boivent avec lui, l'aiment profondément ; toutes ont en ce moment la goutte au nez. À une moindre échelle, un Sinatra enrhumé peut faire trembler toute l'industrie du spectacle et plus encore, tout aussi sûrement qu'un président des États-Unis fera vaciller l'économie du pays en tombant brusquement malade.

    Considéré par Tom Wolfe comme le père du ''Nouveau Journalisme'' - ce type de reportage croisant les exigences du journalisme aux techniques de la fiction - Gay Talese maître dans l'art d'évoquer ''le courant fictif qui coule sous le flux de la réalité'', privilégie dans ses articles les histoires plutôt que l'événement et capte dans l'ombre l'esprit d'une époque. À quatre-vingt-deux ans, il est l'auteur d'une oeuvre considérable saluée en 2011 par le Norman Mailer Prize.

    ''Maître et pionnier du Nouveau Journalisme, Gay Talese a élevé le reportage au rang d'art.'' Los Angeles Times

  • Français Frank Sinatra has a cold

    Gay Talese

    Gay Talese is the father of American New Journalism, who transformed traditional reportage with his vivid scene-setting, sharp observation and rich storytelling. His 1966 piece for Esquire, one of the most celebrated magazine articles ever published, describes a morose Frank Sinatra silently nursing a glass of bourbon, struck down with a cold and unable to sing, like 'Picasso without paint, Ferrari without fuel - only worse'. The other writings in this selection include a description of a meeting between two legends, Fidel Castro and Muhammad Ali; a brilliantly witty dissection of the offices of Vogue magazine; an account of travelling to Ireland with hellraiser Peter O'Toole; and a profile of fading baseball star Joe DiMaggio, which turns into a moving, immaculately-crafted meditation on celebrity.

  • Boxing Nouv.

    Français Boxing

    ,

    • Taschen
    • 7 July 2021
  • «Ol' Blue Eye» est de retour.
    L'essai magistral de Gay Talese consacré à Frank Sinatra.
    «Sinatra enrhumé, c'est Picasso sans peinture, Ferrari sans carburant - en pire. Car le plus ordinaire des rhumes prive Sinatra de son inestimable joyau - sa voix - et lui fait perdre confiance en lui.».
    - Gay Talese.
    Pendant l'hiver 1965, l'écrivain Gay Talese se rend à Los Angeles pour répondre à une commande d'Esquire: un portrait approfondi de Frank Sinatra. À son arrivée, le chanteur et son entourage sont sur la défensive: Sinatra n'est pas dans son assiette;
    Indisposé, il ne souhaite pas être interviewé.
    Talese ne se laisse pas décourager pour autant et reste à L.A., jugeant qu'une fois guéri, Sinatra finira par changer d'avis. Pendant ce temps, il observe la star à distance et interviewe ses amis, ses associés, les membres de sa famille et les parasites qui gravitent autour de la star. Sinatra n'accordera finalement jamais à Talese le tête-àtête espéré, mais la ténacité du journaliste se voit récompensée: son article Frank Sinatra Has a Cold entre dans l'histoire comme un tour de force de littérature documentaire et signe l'avènement du «nouveau journalisme». Son portrait incisif de Sinatra - dans le studio d'enregistrement, en ville et handicapé par le rhume qui a donné son titre à l'article - en dit aussi long sur cette célébrité singulière que sur la machine hollywoodienne en général.
    Cette Édition collector de Frank Sinatra Has a Cold a été réalisée par impression typographique (relief) et comprend une introduction de Gay Talese ainsi que des reproductions de pages manuscrites, de correspondances et d'autres documents en fac-similé tirés des archives de l'auteur. Des clichés de Phil Stern, photographe à l'objectif légendaire, le seul à avoir eu le droit d'approcher Sinatra au plus près au fil de quatre décennies (des années 1940 à 1970), viennent animer le texte à côté de photographies d'anthologie signées des plus grands photojournalistes des années 1960, comme John Bryson, John Dominis et Terry O'Neill.
    Reproduits en bichromie haute qualité, les essais photographiques complètent admirablement le portrait pénétrant de Talese en révélant les multiples facettes de Sinatra: «The Voice», l'impresario du gala inaugural de John F. Kennedy, la bête de scène du Summit at the Sands, le papa poule, et l'homme qui, comme il le disait luimême, trahissait «une aptitude extrême à la tristesse comme à l'allégresse».
    Édition collector de 5.000 exemplaires numérotés, signés par Gay Talese.
    Relié sous coffret en carton gaufré, reliure en tissu sérigraphié.
    Le texte est imprimé en relief sur papier naturel non couché.
    Reproductions en fac-similé du storyboard original de Gay Talese et de pages du manuscrit.

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