• Après la victoire écrasante de l´Allemagne sur la France en 1871, 1914 marque le début d´un nouveau face à face pour les armées allemande et française. Une fois de plus, l´Allemagne a prévu d´écraser la France dans une guerre-éclair. Dès le mois d´août 1914, le sort des armes semble donner raison aux troupes du Kaiser. Mais l´extraordinaire résistance du soldat français, le légendaire poilu, déjoue les plans de l´ennemi. Des prémices au déclenchement lui-même, en terminant par les batailles qui formèrent ce qu´on appela la guerre de mouvement, Gilles Vauclair évoque la première année de la Grande Guerre à travers une série de documents iconographiques allemands et français pour la plupart inédits.

  • Avec l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés des Alliés, 1917 est une année charnière dans cette terrible guerre. En 1916, Verdun a laminé l'armée française et l'offensive sur la Somme n'a pas donné les résultats escomptés. Au printemps, une nouvelle offensive a lieu au Chemin des Dames. Mais aussi vaine que meurtrière, elle n'apporte pas la victoire tant attendue. Des milliers de soldats sont encore tombés, la guerre s'enlise et le moral est au plus bas. Loin de la France, à Salonique, l'armée d'Orient se lance à la reconquête de Monastir et de Koritza. Là aussi, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances des armées alliées. Gilles Vauclair, spécialiste de la première guerre mondiale, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le conflit. Depuis 2014, il revient année après année sur le déroulement de la Grande Guerre. Il agrémente ses ouvrages de documents souvent inédits, présentant les différents belligérants.

  • En 1916, les belligérants s'affrontèrent dans deux batailles titanesques?: Verdun et la Somme. Si pour l'armée française l'année 1916 ne fut pas la plus meurtrière, ses soldats durent endurer l'effroyable expérience des charniers de Verdun. Verdun, antichambre de l'enfer, dont certains dirent : « Celui qui n'a pas connu Verdun ne connaît rien à la misère humaine. » Pourtant, pendant plusieurs mois, les Poilus résistèrent héroïquement avec pour unique leitmotiv « Ils ne passeront pas ! ». Parallèlement, sur la Somme, pour la première fois depuis la bataille de la Marne, l'armée allemande pliait réellement devant ne offensive alliée, ce qui entama la combativité et la confiance du fantassin allemand. Pour évoquer cette troisième année de la Grande Guerre, Gilles Vauclair, à travers une série de photographies inédites, présente les deux batailles et des ennemis qui, somme toute, n'étaient pas si différents les uns des autres.

  • En 1914, pour la première fois dans l'Histoire, une guerre a lieu sous l'objectif de photographes amateurs. Dans tous les corps d'armées, de nombreux officiers et sous-officiers possèdent un appareil photo et pour les plus nantis, cet appareil est stéréoscopique. A la pointe de la technologie, ces appareils permettaient des clichés au relief saisissant. L'auteur a sélectionné, dans sa collection, 130 photographies pour la plupart inédites, que vous découvrirez en 3D et de nombreux autres documents iconographiques.

  • La Grande Guerre fut une véritable hécatombe provoquant des millions de morts.
    Très rapidement, alors que sur le front régnait l´improvisation la plus totale, il fallut s´occuper des cadavres. Pour faire face à la mort de masse, on mit au point une véritable réglementation sur la collecte et l´identification des corps, l´inhumation, le marquage des tombes, les rites funéraires, les cimetières militaires, la répression du pillage sur les corps, les différentes pièces administratives de décès et les moyens d´information officiels et officieux vers les familles. Le deuil familial et national se cristallisa dans une reconnaissance que chacun voulait éternelle pour les glorieuses victimes du conflit, et on créa des nécropoles militaires et des monuments aux morts. Sans aucun voyeurisme, Gilles Vauclair revient sur ces différents sujets et apporte de nombreux éclaircissements sur le sort des 10 millions de soldats morts au combat.
    Une riche iconographie et de nombreux témoignages illustrent cet ouvrage qui aborde un aspect essentiel mais peu traité de la première guerre mondiale.

  • Français Mort au combat

    Gilles Vauclair

    Sommaire


    1. L’Hécatombe
    2. De la réglementation à la réalité du champ de bataille
    L’assainissement du champ de bataille. Les prisonniers et l’ennemi prirent
    également soin des morts. Le service des pompes funèbres
    aux armées.
    3. De la fosse commune à la tombe individuelle
    Une tombe pour nos camarades. Pour toute sépulture un trou d’obus !
    L’histoire des tombes au front
    4. Les rites funéraires aux armées
    Les honneurs funèbres dans l’armée française. Une cérémonie funèbre
    sur le front. Entre rituels militaire et civil, les enterrements improvisés
    à l’arrière du front. Les honneurs funèbres en mer
    5. L’identification des corps
    La plaque d’identité. La plaque d’identité à travers les témoignages
    des soldats. La plaque d’identité chez les autres combattants.
    Les livrets individuel et matricule. Les moyens d’identification
    non officiels. Les moyens d’identification d’une tombe
    6. Deux témoins pour un mort !
    Porté disparu, une famille recherche son fils. Le sort des disparus.
    Une loi pour statuer sur les disparitions. Les jugements déclaratifs de
    décès
    7. Le vol sur les morts
    La réglementation militaire sur le vol et le pillage. Quelques
    témoignages
    8. Des risques épidémiques à l’incinération des corps
    Les risques épidémiques et leurs vecteurs. Embaumement et
    incinération des corps. Au front, un blessé était-il un mort en sursis ?
    9. Comment la famille apprenait-elle la terrible nouvelle ?
    La lettre de mauvais augure. Un camarade demande à sa mère
    de prévenir la famille. Un courrier envoyé par un médecin. Une lettre
    au cas où ! Un camarade écrit aux parents de la victime. Un officier
    informe officieusement la famille. Un militaire écrit à un père
    de famille peu ordinaire. Un second décès annoncé !
    10. De l’avis à l’acte
    La rhétorique militaire. Le maire, l’interlocuteur officiel de l’armée.
    Les affaires personnelles du soldat mort pour la France. L’avis de décès.
    La transcription de l’acte de décès. Un acte de décès rapidement établi.
    La mention « Mort pour la France » sur les actes de décès
    11. Deuil militaire et deuil familial - Le souvenir héroïsé
    Une photographie en souvenir. Un diplôme d’honneur pour les glorieux
    morts ! Les citations posthumes.
    12. Au front un soldat mort vaut-il une messe ?
    Guerre et religion. Les marques de confession religieuse sur les tombes
    13. Cimetières civils et militaires
    Vers une réglementation des cimetières militaires.
    La loi du 29 décembre 1915. La circulaire du ministère de la Guerre
    du 17 février 1916. Le soin apporté aux tombes. Du cimetière
    improvisé à l’arrière du front à la nécropole militaire
    14. Il y a morts et morts !
    Les non « Morts pour la France ». Les non classés. Exécution officielle
    et exécution sommaire, un soldat témoigne. Mourir pour la patrie
    ou pour la liberté ?
    15. Que faire de ces millions de cadavres ?
    Les violations de sépultures. Le rapatriement des corps de soldats.
    Les modalités réglementaires des transferts de corps. L’entretien des
    cimetières militaires au lendemain de la guerre. La quête des squelettes
    fait scandale. Durant des années, on rechercha encore des corps
    16. Le temps des cénotaphes et du deuil national
    Les monuments aux morts. Le dossier d’instruction pour l’érection
    d’un monument aux morts. Le Soldat inconnu. Les veuves et les
    orphelins. La chute de la démographie. Les fleurs du souvenir
    17. Ces morts qui n’en finissent pas de gêner les vivants !
    Les tombes de militaires dans les cimetières communaux
    Conclusion
    Bibliographie
    Remerciements



  • L'histoire des Poilus côte-d'oriens dans la Grande Guerre prend dans cet ouvrage une dimension nationale. En effet, dans chaque département français, il y eut des hommes partant à la guerre, des blessés, des morts, des héros anonymes et des familles trop souvent endeuillées. A l'arrière, les anciens, les femmes et les enfants travaillaient dur tout en vivant dans l'angoissante et insupportable attente du retour d'un fils, d'un mari ou d'un père. Le retour au pays, au foyer, ce retour tant espéré n'eut jamais lieu pour 11 000 soldats côte-d'oriens ! Ces Poilus, dépendant de la 1re armée, vécurent les combats dans les Vosges et en Alsace à la mi-août 1914. Dès lors, ils furent sur tous les champs de bataille : en septembre 1914 sur la Meuse et la Marne, en 1915 à Notre-Dame-de-Lorette puis dans l'offensive de Champagne, en 1916 à Verdun et sur la Somme, en 1917, pour certains d'entre eux, au Chemin des Dames.

    D'autres combattirent avec l'armée d'Orient contre l'armée turco-bulgare sur les terres arides de Salonique et d'Albanie ; pendant que d'autres encore allaient soutenir les alliés italiens.
    L'année 1918 vit les dernières offensives allemandes, puis la reconquête aux côtés des alliés américains et anglais jusqu'à l'Armistice. Gilles Vauclair et Didier Callabre résument l'épopée de ces soldats, rendant hommage à tous ces hommes qui se sont battus pour la France. Les faits historiques prennent corps à travers les témoignages des Poilus et une iconographie inédite. Gilles Vauclair et Didier Callabre, spécialistes de la première guerre mondiale et des recherches archivistiques, sont les auteurs de plusieurs ouvrages et articles ayant pour centre d'intérêt la Grande Guerre, et présentent aussi des communications sur ce thème.

  • La côte-d'Or ne fut pas épargnée par la première guerre mondiale. Au front, 11058 Poilus côte-d'oriens donnèrent leur vie pour la France. A l'arrière, bien que le département ne fût pas meurtri par les combats, la guerre s'imposa dans la vie civile. A Châtillon-sur-Seine, par exemple, eut lieu le repli ultime du GQG, d'où le général Joffre rédige, le 6 septembre 1914, son ordre du jour qui allait rester dans l'histoire de France « (.) se faire tuer sur place plutôt que de reculer ». Il y avait aussi le grondement des canons venant des champs de bataille qui perçait la quiétude de la campagne, ou encore le passage incessant des trains de blessés qui rappelait que, tout près, la guerre faisait rage. Chaque jour, il fallait travailler pour soutenir l'effort de guerre, faire preuve d'hospitalité pour accueillir les habitants des régions envahies, subir les réquisitions et les rationnements alimentaires, se protéger des raids aériens, soigner des milliers de blessés, encadrer des centaines de prisonniers allemands utilisés comme main-d'oeuvre de guerre, etc. Le département était même suffisamment proche du front pour que l'armée américaine y implante, dès 1917, de nombreuses bases logistiques.Durant ces années sombres, les côte-d'Oriens firent face à une existence d'angoisse, de désillusion, de peur, de sacrifice, de révolte, mais également de courage et de résignation. Ce livre très documenté nous raconte le quotidien comme les événements. Il constitue une synthèse historique indispensable pour qui s'intéresse au passé de la côte-d'Or. Gilles Vauclair et Didier Callabre, spécialistes de la première guerre mondiale, sont les auteurs de plusieurs ouvrages et articles traitant de la Grande Guerre. Ce livre, richement illustré, complète leur précédent ouvrage publié aux Editions Sutton, Les Poilus de la côte-d'Or dans la Grande Guerre.

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