• Français Magritte

    Marcel Paquet

    Ceci n'est pas un livre. Mystère quotidien du plus grand surréaliste de Belgique Avec ses hommes en chapeaux melon flottant dans le ciel, ou sa représentation d'une pipe au-dessus de la légende "Ceci n'est pas une pipe", René Magritte (1898-1967) a transformé ses toiles en chambre d'écho pour objets et images, noms et choses, réalité et représentation. Comme d'autres oeuvres surréalistes, les tableaux de Magritte allient une technique précise et mimétique à des configurations anormales et aliénantes qui défient les lois de la proportion, de la logique et de la science : un peigne de la taille d'une armoire, des rochers flottant dans le ciel, des nuages qui entrent par une porte ouverte.
    Le tout crée un univers direct mais déconcertant, souvent drôle et souvent troublant qui nous pousse toujours au-delà du visible, vers "ce qui est caché par ce que l'on voit". Ce livre d'introduction explore la vaste palette de Magritte, faite d'humour visuel, de paradoxe et de surprise de l'artiste qui nous amène aujourd'hui encore à contempler sans cesse ses tableaux aussi bien que notre conception du monde et de nous-mêmes.


  • " le petit roman de marcel paquet tient dans la poche d'une veste.
    mais sa minceur n'est que matérielle, car il pose d'une manière tout à fait passionnante et originale quelques questions fondamentales sur la parole, les idées et le pouvoir. il a beau avoir pour cadre athènes au ve siècle avant j. -c. , le champ qu'il trace n'en apparaît pas moins en résonance intime avec des préoccupations extrêmement contemporaines, à l'image de la langue et des concepts qui l'innervent.
    une pensée s'exprime là qui, par un détour de facture inhabituelle, force à s'interroger sur un complexe d'idées, qui au fond tissent la toile du présent. " jean-claude lebrun, révolution.

  • José de Nazareth, frère aîné de Jésus, assiste, impuissant et fasciné, aux malentendus, aux superstitions et aux injustices qui vont conduire à la mort, ou plutôt au suicide de son frère, dont il dira : " Jésus existant, rien n'était plus tout à fait comme autrefois. " Un récit plein de verve, sarcastique et drôle. Une vision originale de la naissance d'une religion.
    Jésus comme vous ne l'avez jamais vu !

    " [Marcel Paquet] trace le portrait d'un Jésus tout à la fois prétentieux, manipulateur et victime de ses rêves de puissance. [...] Le tour de force de Marcel Paquet est d'avoir donné la parole au frère aîné de Jésus, José de Nazareth, un bon bougre qui assiste, impuissant et médusé, à la sanglante mascarade qui enfantera un nouveau délire, c'est-à-dire une nouvelle religion. À l'heure où les fanatismes de tous bords s'emparent du sacré pour étouffer le doute et la dérision, on ne boudera pas cette leçon d'humour et d'irrespect. " Roland Jacquard, Le Monde.

    " [...] voilà un succulent petit brûlot de littérature dérangeante écrit dans un style impeccable. Racé et nerveux. [...] Il faut bien sûr ne le laisser que dans les mains des gens qui ont assez de recul et assez d'humour pour apprécier l'audace de la démarche. " Philippe Lacoche, Courrier picard.

  • C'est de ce pigment et de sa vitesse de rotation interne que dépend l'apparition de toutes les couleurs que nous percevons. Amann peint donc à partir des forces qui produisent le rouge qui ne sont point la lumière mais l'énergie qui la produit. Cette oeuvre vivante, nous explique Marcel Paquet, est inséparable de la philosophie et de son dynamisme intérieur : elle change notre manière de voir et de peindre ; elle est un saut vertigineux dans l'inconnu.

  • À la fin du XIXe siècle, en Allemagne, Mme Haynes délire dans l'hôpital psychiatrique que dirige Franz Brentano, frère du célèbre philosophe : elle raconte la vie de la Vierge Marie après la mort de son fils Jésus, supplicié par les Romains. Le psychiatre retranscrit les discours de sa patiente, surtout celui qui concerne la vie de Jean et de Marie, à Éphèse - actuellement en Turquie. Il écrit donc au Vatican qui prend très au sérieux " l'information " et décide de " retrouver " le terrain où vivait Marie afin de bâtir une Maison de la Vierge, sorte de point de péage obligé pour les chrétiens.
    Cette fiction relate l'histoire incroyable de ce sacré lieu, visité par Jean-Paul II lors de son périple turc, et aujourd'hui lieu de pèlerinage pour chrétiens et musulmans. Un récit tragi-comique des tribulations de cette Maison de la Vierge, en terre turque, prise dans les tourbillons de l'Histoire.
    Un récit haut en couleur et réjouissant sur la religion, ses " labels " et ses " produits dérivés ".

  • Français Le fascisme blanc

    Marcel Paquet

    La Belgique n'est ni un Etat-Nation, ni un Etat démocratique, mais elle n'est pas davantage un Etat totalitaire ou un Etat fasciste dans les acceptions hitlérienne ou mussolinienne : on n'y rencontre ni leader charismatique, ni législation raciste.
    C'est, démontre Marcel Paquet, un fascisme d'un genre inédit, insidieux et difficile à percevoir. S'il qualifie de " blanc " ce régime dont tous les rouages sont contrôlés par la criminalité (afin de le distinguer des pestes brune, rouge ou noire), ce n'est nullement pour le réduire au phénomène de la grande protestation populaire d'octobre 1996 - liée à l'affaire Dutroux -, mais pour situer et analyser celle-ci à partir d'un processus plus général, plus englobant et surtout plus ancien.
    Cet Etat artificiellement créé par la volonté des grandes puissances du début du XIXe siècle (Angleterre, Autriche-Hongrie, France, Prusse et Russie) développe aujourd'hui un exercice du pouvoir dont les mécanismes fondamentaux sont la démagogie et la corruption. Ceci risque de s'étendre à l'ensemble du continent. Construire l'Europe en négligeant la dangereuse réalité belge serait une faute politique d'une extrême gravité.

  • Français Nous autres europeens

    Marcel Paquet

    L'identité collective de l'Europe a besoin d'une solide représentation d'elle-même ; elle a besoin que les constituants de sa singularité économique, politique et éthique soient clairement perçus plutôt que dissimulés par des considérations idéologiques.
    Etre un Européen, ce n'est pas seulement avoir un passeport qui traduit l'appartenance de celui qui le détient à une grande puissance politique, ce n'est pas seulement faire usage d'une monnaie où s'exprime un pouvoir économique supérieur à celui de la plupart des autres régions du monde ; c'est aussi partager des valeurs éthiques, agir et penser en valorisant certaines conduites et en dévalorisant certaines autres : c'est condamner la peine de mort, l'esclavage, les inégalités fondées sur le sexe, le trafic des êtres humains, le commerce des organes, les régimes dictatoriaux et, de manière générale, les interprétations de la " dignité humaine " conduites en termes de classes, de races, de religions ou de sciences.
    C'est se garder des nationalismes et de l'universalisme moral, qu'il soit formulé socialement ou, juridiquement. Etre un Européen, ce n'est pas n'être rien : c'est être une vivante réalité dont la chaleur est infiniment supérieure à celle de tout homme idéal.

  • L'historien Martin Pâquet étudie ici les catégories de l'« Étranger » et de l'« Immigrant » comme elles ont évolué au Québec depuis l'Acte de fondation de la Compagnie des Cent-Associés en 1627, premier acte législatif dans la colonie française qui régit l'appartenance politique, jusqu'à la création du ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration, en 1981, à un moment majeur de la reconfiguration de l'ordre symbolique canadien, celui du rapatriement de la Constitution. Il cherche ainsi à cerner les contours de la formation de l'État pendant quatre siècles, au fur et à mesure qu'il passait d'une colonie royale à une province à l'intérieur d'un régime fédéral. Au cours de cette longue période, trois types de catégories se détachent successivement : celles gravitant autour de l'absence de l'allégeance, ce lien mystique avec le souverain - ces étrangers, aubains, aliens ou denizens -, celles fondées sur la « nature » empirique, sur l'origine des individus - ces émigrés, immigrés ou immigrants appartenant à plusieurs ethnies -, celles élaborées sur le modèle de l'homo oeconomicus doté de droits et d'attributs évaluables et quantifiables, soit ici la capacité de s'exprimer dans la langue majoritaire de communication, le potentiel d'investissement et la qualification professionnelle - ces immigrants et ces ressortissants étrangers. Les transformations de ces catégories témoignent des mutations de l'appareil politique sur le territoire québécois. Elles attestent les profondes mutations de la pensée de l'État, partant d'une représentation prémoderne d'une cosmologie théologicopolitique prévalant avant la Révolution industrielle, à celle d'une communauté organique - la Cité perçue comme un corps, conception fondée sur une lecture moderne et scientifique des rapports sociaux - pour aboutir à la fin de la période étudiée à une représentation contractuelle de la Communauté politique.

  • À quels critères de qualité devraient satisfaire les recherches qualitatives en éducation ? Comment concrètement garantir la pertinence scientifique, la validité, la fiabilité. et autres critères des recherches qui utilisent ce mode d'approche ?

    Dans leur ouvrage « L'analyse de données qualitatives », M. Huberman et M. Miles ont apporté des réponses à ces questions en systématisant un éventail de méthodes d'analyse.

    Le présent ouvrage, conçu en hommage au chercheur genevois, offre une approche complémentaire. Il se propose de présenter les démarches concrètes mises en oeuvre par divers chercheurs en éducation pour répondre aux exigences d'une recherche scientifique et, dans une sorte de mouvement réflexif, d'examiner les conditions de scientificité de leurs analyses. En définitive, il semble bien que les questions fondamentales posées tout au long de cet ouvrage valent pour toute recherche. Et les cadres d'analyse qui y sont discutés sont susceptibles d'être utiles pour tout qui est amené à participer à des recherches en sciences humaines.

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