• Autour d'une sélection de textes d'Épicure (né vers 341 av. J.-C.), cet ouvrage décrit une philosophie, une sagesse, un mode de vie particulier et à dimension universelle : l'épicurisme. Avec brio et clarté, l'auteure nous fait entrer dans la vie, le langage et les modes de pensée d'Épicure et nous expose les fondements de sa doctrine. Axée sur une étude pénétrante de la Nature et sur la recherche du bonheur, l'école épicurienne, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité, est une maison de pensée communautaire ouverte et bienveillante. L'on y philosophe ensemble pour discerner le plaisir à accueillir et les maux à rejeter, et par là atteindre dans la vie un salut individuel immédiat, un bonheur digne et à la portée de chacun.

  • On connaît mieux l'épicurisme que les Epicuriens.
    Ils étaient nombreux pourtant, répandus dans tout le monde grec et romain, fort distingués souvent, et même familiers des princes. Ils s'appelaient Lucrèce ou Virgile, mais on pourrait en citer encore près de cent, dont ne subsistent parfois qu'une lettre, des fragments, une épitaphe, ou simplement un nom. Ils formaient une secte, une école attachée à la doctrine et au culte des fondateurs, ouverte et missionnaire.
    Renée Koch rassemble ici leurs traces dispersées, du vivant d'Epicure jusque par-delà leur extinction, aux alentours du IVe siècle. Cette moisson nous fait entrer dans le quotidien de leurs échanges et le vécu de leurs doctrines. On connaissait jusqu'ici la dimension religieuse de leur philosophie: c'est dans la conviction de posséder un plaisir égal à celui des dieux, et dans la contemplation des images divines, que l'Epicurien atteint son salut.
    Le livre souligne la place et l'impact de cette conviction dans l'histoire des religions au sein du monde gréco-romain. Par là, il réoriente le regard sur les oppositions admises entre religion et philosophie.

  • Mémoires de la Terre explore la relation intime entre un territoire et une organisation humaine qui le déchiffre en ses signes élémentaires avant d'y imprimer ses balisages propres. Des parcours rituels traduisent cette intimité avec une Terre indivisible et inaliénable, souvent construite en instance souveraine dans les sociétés anciennes.
    Cette notion toujours actuelle en certaines régions du monde s'oppose à la fiction juridique issue du droit occidental, de propriété privée transformant la terre en bien aliénable.
    L'instance Terre, longtemps traitée avec de multiples égards, mais aujourd'hui suppliciée, paraît désormais bien près de se venger.

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