• Français Riz

    Tong Su

    Presque mort de faim, Wulong du village des Érables arrive à la ville. Cet exil est son seul espoir : les récoltes de riz sont inondées et détruites. Embauché comme commis dans la boutique de riz des Feng, Wulong séduit la fille de la maison. Il ne supporte pas sa condition de serviteur. La rancoeur noircit son âme et le désir de vengeance l'envahit, scellant le destin de la famille Feng...

  • « Enfourchant ma toute première bicyclette, je quittai l'entrepôt. Le soleil automnal déversait sa chaleur sur les rues de Nankin, toujours aussi brûlant, mon coeur brûlait aussi car je savais qu'à partir de ce jour-là, ma vie allait changer. Maintenant que j'avais une bicyclette entre les mains, il me semblait entendre le signal d'un départ vers une nouvelle vie, et ce départ, il fallait à tout prix que je le prenne. »

  • Français Le dit du loriot

    Tong Su

    Dans une ville du sud de la Chine, autour des années 1980, Grand-père creuse la terre pour retrouver son âme perdue, jusqu'à être interné.

    Trois adolescents, Baorun, garçon balourd qui vit chichement avec Grand-père, Liu Sheng, séducteur et magouilleur, et Princesse, jolie orpheline colérique se croisent et se chamaillent tout en veillant, à leur manière, sur Grand-père. Ces trois-là ne profiteront pas bien longtemps de leurs vertes années : à l'issue d'une série de rendez-vous calamiteux, les deux garçons épris de Princesse la violentent. Dix ans plus tard Baorun leurs destins n'en finissent pas de se mêler, ravivant amours, anciennes blessures et fantômes du passé.... L'espoir et l'illusion qu'ils tentent de faire renaître pourront-ils vaincre la fatalité ? Seul un Grand-père qui a perdu la raison peut le dire.

    « La mante qui attrape une cigale oublie le loriot qui la guette » dit le proverbe qui ouvre le livre. Su Tong excelle à montrer la dureté du sort de la femme, la perte des repères, l'avenir incertain de personnages ordinaires. Mais l'acuité du regard, l'humanité et l'humour de l'écrivain laissent une lueur d'espoir à cette histoire d'une jeunesse meurtrie.

    Un grand roman réaliste et poétique, une histoire d'amours, par l'auteur d'Épouses et concubines.

  • Ces nouvelles, bizarres et délicates, se situent toutes à la fin de la Révolution culturelle. Elles traduisent le choc entre la vieille Chine des dynasties disparues et le communisme puis l'économie actuelle du " tigre ".

  • Français La berge

    Tong Su

    Ku Wenxuan, secrétaire du parti d'un bourg situé dans la région du bas Yangzi, doit sa carrière en partie à la légende de sa naissance en raison de sa « filiation révolutionnaire ».
    Mais au début de la Révolution culturelle, accusé par le parti d'avoir usurpé son identité et dénoncé par sa femme pour ses moeurs dissolues, il est brutalement déchu de ses fonctions. Soumis à d'éprouvantes séances de critique publique, vilipendé, puis incarcéré, il trouve refuge sur l'eau en devenant batelier. Son fils, Ku Dongliang, le narrateur - 13 ans au moment de la chute de son père, 26 à la fin -, le suit dans sa relégation et tentera sans succès de le réhabiliter.
    Ce roman écrit à la première personne se déroule de la Révolution culturelle jusqu'aux années 1980. Il dépeint la Chine rurale de cette période sombre et l'atmosphère pesante qui régnait alors, le pouvoir absolu du Parti s'exerçant sur chacun. Le principal personnage de ce livre, selon Su Tong, est la Révolution culturelle même si elle n'est jamais nommée. Le roman joue sur l'histoire et l'interprétation de l'histoire : ce qui compte, au fond, ce n'est pas la vérité, mais la manière dont on l'utilise pour servir une cause, promouvoir ou abattre un autre.
    Comme dans ses textes antérieurs, Su Tong écrit dans un style sobre et simple une histoire cruelle, teintée d'une violence sourde où la sexualité est omniprésente et la politique toujours en arrière plan. Un regard appuyé est mis sur les conflits familiaux, l'extrême dureté des rapports humains et sur la sexualité des personnages. Traduit du chinois par François Sastourne.

  • Dans je suis l'empereur de chine, su tong réinvente l'histoire aux couleurs rouge et or de la légende, tel un songe fastueux et cruel qui se dissiperait tôt au réveil.
    Ou comment duanbai, destiné à une vie de prince insouciant et oisif, hérita à quatorze ans du trône d'empereur. comment il vit ce monde doré se couvrir du sang des manigances et des trahisons, avant de perdre son trône et de devenir funambule dans un cirque, souverain de sa propre vie, et après bien des vicissitudes, d'achever ses jours dans un monastère perdu dans la montagne, " étrange moine " qui, la nuit, étudie et, le jour, " sur une corde tendue très haut entre deux sapins, se tient immobile dans la position du héron ".
    Ecrit dans un style très cinématographique, ce roman qui puise aux images de la chine éternelle mêle aux plaisirs du romanesque une parabole sur les jeux du pouvoir et de la liberté humaine. a la rencontre de l'histoire et de l'imaginaire, un roman éblouissant, qui serait comme " un rêve effrayant pendant une longue nuit de pluie ".

  • Français Fantomes de papiers

    Tong Su

    Ombres des fantômes et présence des nuages, traditions et habitudes du quotidien, tableaux vivants de la campagne chinoise : Su Tong explore l'invisible. Et plus précisément ce qui se cache avec malice derrière les habitudes des êtres et les traditions si particulières au peuple chinois, comme les fantômes qui reviennent si souvent dans ces nouvelles. Ces écrits, observatoires lucides de son passé et de ses contemporains, empreints d'espièglerie et de gravité, sont en effet hantés par l'esprit des morts mais aussi par celui des vivants, si proches finalement de la terre de laquelle ils sont issus. Une intention maladroite, un regard trop succinct sur l'avenir sont capables de bouleverser une ou plusieurs existences. Su Tong dévoile dans ces dix-huit récits passionnants son goût pour le mystère et le choix que chacun est appelé à opérer un jour : sombrer ou gravir les montagnes, jusqu'aux sommets caressés par les nuages, dans ce monde où règnent les esprits qui ne nous quittent jamais.

  • Français Le mythe de Meng

    Tong Su

    Dans le village des Pêchers, au pied de la montagne du Nord, on ne peut plus pleurer. Le nouveau roi l'a interdit, sous peine de mort. Les larmes de Binu s'écoulent donc de ses cheveux comme de ses doigts. Tout son corps pleure, sauf ses yeux. Elle est inconsolable depuis que son époux, Qiliang, a disparu, emmené de force, avec des milliers d'autres travailleurs, de l'autre côté de la montagne de la Grande Hirondelle, pour construire la Grande Muraille. La jeune femme décide de parcourir les mille li la séparant de Qiliang afin de le sauver d'une mort certaine. Commence alors le périple extraordinaire de Binu, qui, bravant tous les dangers, se lance à la recherche de son bien-aimé avec une grenouille aveugle pour seule compagnie. Le mythe ancestral de Binu est un voyage onirique, un conte d'amour et de mort, de courage et de passion, une plongée magique dans cette célèbre légende chinoise merveilleusement revisitée par Su Tong.

  • Anglais My Life as Emperor

    Tong Su

    Opening with a child's ascension to the Chinese throne, this novel charts the complexities of courtly life, as a boy of few talents is suddenly thrust into a position of power. The dramatisation of the dark side of nation-building, this is also a deft exploration of the failings of human nature.

  • In Peach Village, crying is forbidden. But as a child, Binu never learnt to hide her tears. Shunned by the villagers, she faced a bleak future, until she met Qiliang, an orphan who offered her his hand in marriage. Then one day Qiliang disappears. Binu learns that he has been transported hundreds of miles and forced to labour on a project.

  • Chen zuoqian regardait par la fenêtre la rue sous la bruine, le coeur empli de curiosité mais aussi d'une certaine émotion, comme il n'en avait jamais ressenti lors de ses trois mariages précédents.
    Lorsqu'il aperçut songlian approcher d'un pas nonchalant, en s'abritant sous un parapluie de soie à petites fleurs, chen zuoqian avait souri d'un air satisfait. elle était aussi belle et fraîche que ce qu'il avait imaginé, et si jeune !
    Songlian a dix-neuf ans, elle est étudiante, elle est belle... mais la ruine de sa famille l'oblige à devenir la quatrième épouse du riche chen zuoqian. dans le huis clos de sa nouvelle vie, elle va découvrir la seule loi qui compte : celle de la séduction.
    /> Car la favorite de la nuit est la maîtresse de la maison.
    Jalousie, possession, haine, pouvoir : quatre femmes se livrent une lutte à mort pour le plaisir du maître, dans la chine des années 20 encore féodale, incroyablement archaïque...
    Révélation majeure de la jeune littérature chinoise, epouses et concubines a été porté à l'écran par le cinéaste zhang yimou et a connu en france un extraordinaire succès.

  • YI TA ZHI MING (LIVRE EN CHINOIS) Nouv.

  • Français Visages fardés

    Su/Tong

    Comme dans epouses et concubines, ce sont des destins de femmes que raconte su tong dans ces deux récits.
    Epouses, concubines, prostituées ou ouvrières, leur existence s'organise autour des hommes et de la sexualité dans une chine nouvelle, communiste et puritaine, oú les vieilles moeurs décadentes n'ont plus cours tandis que mao affirme l'égalité des sexes. car les deux prostituées de visages fardés, de même que les trois générations de femmes dans la vie des femmes, ne participeront pas à l'édification de la nation : leurs histoires sont cousues de bas de nylon, de bijoux dorés, de photos de midinettes, et leurs existences peuplées d'hommes, de mariages, de divorces et d'enfants naturels.
    Femmes hardies ou rivales, victorieuses ou perdantes, animées d'une excessive sensibilité et témoins de la survivance, au sein de la chine de mao, de la vieille chine dans ce qu'elle possède à la fois d'irrésistible et de défendu : la sexualité.

empty