• Pour un poltron comme moi, rien de si courageux qu'une mise au point qui pourrait être une mise aux poings. Faire l'essai de la justice quand l'univers ne pense qu'à la force ? Après tout ! une bonne conscience porte toujours une arme à feu. Quant à mon revolver modèle 1905 avec lequel j'appris le tir, dans mes égarements il ne s'est pas égaré. En ce temps-là, Picasso maîtrisait son siècle en maîtrisant sa propre gourme géniale par le sacrifice de ses naturelles coquetteries (ô l'austère cubisme, etc..., etc..., etc...). On ne riait pas même encore du Douanier Rousseau, d'Erik Satie, l'un enlevant à la plastique des falbalas que l'autre enlevait à l'orchestre. En ce temps-là «homme nouveau» qui s'en doutait ? pas lui ! André Salmon déménageait en charrette à bras les Licornes du Symbolisme. Est-ce que les amis se choisissent ? Non ! ils se polarisent.
    Max Jacob rencontre Pablo Picasso en 1901 à Paris. Il s'en suit une fraternelle amitié qui fait de lui le témoin quasi quotidien du travail de Picasso. A partir de 1921 les contacts sont plus laches mais les signes existent d'un lien jamais vraiment défait. Si il exprime parfois une pathétique jalousie à l'égard du peintre, c'est toujours Picasso qu'il désigne comme son héros (aux côtés d'Apollinaire ou Salmon) lorsqu'il doit écrire sur l'époque de la rue Ravignan.
    Aussi, à la mort du marchand Paul Guillaume sa veuve lui demande une préface à un volume des mémoires de son mari. Le projet deviendra ce récit fondamental sur le cubisme : La chronique des temps héroïques, commencée en 1935 dont seul le début parut du vivant de Max Jacob en 1937. C'est en 1956 que Louis Broder en fera une édition limitée, avec des eux-fortes de Picasso, d'après un manuscrit complet des huit chapitres.
    C'est le texte de notre édition qui n'avait jamais été repris depuis. Il n'existe pourtant pas de témoignage aussi vivant et direct que celui-ci sur l'aventure de l'art moderne, depuis la bohème montmartroise jusqu'aux frasques des années folles.

  • « Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l'oeuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l'on voit davantage avec ce que l'on a dans la tête que devant les yeux. Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l'art, justement, est au-delà. » Outrenoir, entretiens avec Françoise Jaunin, 2012 Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez.
    Très jeune il est attiré par l'art roman et la préhistoire.
    Ce n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à la peinture. Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres. Elles sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture demi-figurative et très colorée de l'après-guerre. D'autres oeuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l'entière surface de la toile, une autre lumière picturale.
    En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville.
    Attaché à sa terre natale, Soulages consent, en 2005, avec son épouse Colette, à une donation exceptionnelle à la Communauté d'agglomération du Grand Rodez. Le musée Soulages à Rodez est inauguré en mai 2014.

  • Français Klee

    Susanna Partsch

    Fort de ses théories minutieuses et de milliers de tableaux, dessins et aquarelles, Paul Klee (1879-1940) est considéré comme l'un des chefs de file les plus cérébraux et les plus prolifiques de l'art européen au XXe siècle. Même s'il a souvent créé des petits formats, ses oeuvres sont remarquables par leur profondeur sophistiquée et leurs nuances méticuleuses visibles dans le trait, la couleur et les tonalités.

    Le style de Klee s'est affirmé quand il est entré dans le groupe expressionniste allemand du Blaue Reiter (le Cavalier bleu) et surtout lors d'un voyage en Tunisie en 1914 qui a métamorphosé son usage de la couleur. Après la guerre, il enseigne dans la prestigieuse école du Bauhaus où ses cours, comme sa pratique émergente, ont mis en valeur le potentiel symbolique de la nuance, du trait et de la géométrie.

    Klee s'est également inspiré du cubisme, de la poésie, de la musique, de la littérature, du langage et du pouvoir simpliste des oeuvres d'enfant. Célèbre pour ses personnages composés de simples traits, il a souvent allié une apparente naïveté à de rigoureuses compositions au sens profond.

    Ce livre offre une sélection d'oeuvres majeures de Klee pour présenter son style et son influence. Paysages inondés de soleil et jeux de mots énigmatiques, découvrez un univers à la fois simpliste, symbolique et prodigieusement coloré.

  • LE LIVRE Rien ne nous empêche d'aimer Chagall, quand bien même nous ignorons la tradition où le folklore judaïques. À une période où la peinture proclame l'indépendance descriptive de la couleur et de la forme, l'imagination poétique du peintre, qui l'éloigne de toute imitation, la richesse chromatique de son univers pictural, son travail sur la légèreté et les transparences assurent à Chagall une place de choix dans le panthéon de la modernité.
    Le peintre n'a, du reste, jamais renié sa dette envers l'avant-garde parisienne et ses différentes expressions (fauvisme, cubisme, orphisme, futurisme).
    Ses fables dessinent un village juif, ancré dans ses traditions mais confronté à un monde russe en transformation. Un monde où la synagogue côtoie les clochers des églises, où des paysans robustes sont conviés à une cérémonie de noce célébrée selon les rites hébraïques. Des visions souvent  énigmatiques, où se mêlent la culture yiddish et l'art populaire russe, le judaïsme et le christianisme, le rationnel et l'absurde. 

  • Français Mondrian

    Susanne Deicher

    Figure clé de l'avant-garde internationale, Piet Mondrian (1872-1944) était un extraordinaire peintre et théoricien de l'art, dont la profonde influence se ressent toujours aujourd'hui. Après avoir forgé l'expression «néoplasticisme», il a développé une peinture uniquement composée des couleurs primaires ressortant sur une grille de lignes noires verticales et horizontales et un fond blanc.

    Selon Mondrian, cette peinture essentielle participerait à l'avènement d'une société dans laquelle l'art n'aurait pas de place, mais participerait plutôt à la réalisation totale de la «beauté». Mondrian a vécu à Amsterdam, Paris, Londres et New York, métropoles modernes qui l'ont inspiré, tout comme la musique contemporaine, et plus particulièrement le jazz. En 1917, il a participé à la fondation de De Stijl, d'abord une publication avant de devenir un cercle de professionnels se consacrant à l'art strictement géométrique des horizontales et des verticales.

    À travers des oeuvres clés et des textes synthétiques, ce livre d'introduction présente le travail singulier et novateur de Mondrian, source d'inspiration inépuisable pour la mode, l'art, l'architecture et le design, des pochettes d'album des White Stripes aux robes Yves Saint Laurent.

  • Français Koons

    Collectif

    Les créations de Jeff Koons (né en 1955) sont à la fois immédiatement accessibles et très éloquentes du point de vue de l'histoire de l'art. De l'aquarium pour ballons de basket aux chiots-fleurs, son travail éminemment reconnaissable flirte avec un imaginaire trivial tout en intégrant les références culturelles du surréalisme et du Pop Art.

    L'oeuvre de Koons procure un certain plaisir visuel, mais se savoure aussi dans sa propension à susciter la polémique. L'artiste s'est autant fait connaître par ses sculptures de lapins en acier inoxydable que pour sa statue dérangeante de Michael Jackson et ses séries de photos érotiques de son ex-épouse, Cicciolina. Résultat : un statut de méga-artiste. Maître incontestable de la culture visuelle contemporaine, Koons est salué par les collectionneurs d'art et les institutions autant que par le public.

    À travers les créations majeures de Koons accompagnées de textes courts signés par Katy Siegel, Hans Werner Holzwarth et Eckhard Schneider, ce livre offre en un clin d'oeil un panorama de l'oeuvre complet de Koons et présente l'univers de ce géant de l'art mondial, depuis ses premières fleurs gonflables à ses réalisations les plus récentes.

  • Georges Braque

    Georges Braque

    Georges Braque est né à Argenteuil le 13 mai 1882 et décédé à Paris le 31 août 1963.

    « Quand je commence, il me semble que mon tableau est de l'autre côté, seulement couvert de cette poussière, la toile. Il me suffit d'épousseter. J'ai une petite brosse à dégager le bleu, une autre le vert ou le jaune : mes pin- ceaux. Lorsque tout est nettoyé, le tableau est fini. »

  • La sensualité qui se dégage des ondulantes allégories féminines de Klimt ne peut laisser indifférent. C'est sûrement la raison pour laquelle cet artiste autrichien est le plus connu des représentants de la Sécession viennoise et de l'Art Nouveau, courants indissociables de ce génie. Cet ouvrage réunit l'ensemble de ses oeuvres, allant des allégories aux paysages, des mosaïques aux lithographies.

    Klimt (1862-1918) fait partie des artistes qui ont porté au sommet l'Art nouveau et la Sécession de Vienne, deux mouvements artistiques majeurs du début du xxe siècle autrichien, caractérisés par des oeuvres aux lignes courbes, où l'on retrouve la présence de rythmes, de couleurs, d'ornementations inspirées de la nature. Peintures symbolistes, les oeuvres de Klimt regorgent d'allégories féminines, d'éléments décoratifs où les dorures et l'expressionisme naissant dominent. On le connaît notamment pour le touchant Baiser et, lorsqu'on prononce son nom, on se figure spontanément le portrait majestueux de sa Judith.

    Martina Padberg est une spécialiste de l'art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Elle est déjà l'auteure de plusieurs livres sur le musée d'Orsay, le mouvement impressionniste et l'art de la ville de Paris. Cette monographie présente près de 200 oeuvres du peintre sur 288 pages, en format 18 x 18 cm.

  • Français Matisse ; cut-outs

    Gilles Néret

    L'art du peindre aux ciseaux.
    Comment Matisse finit sa vie dans un tourbillon de couleurs, de formes et de motifs.

    Henri Matisse (1869-1954) a toujours eu un esprit combatif. Malgré son cancer diagnostiqué en 1941, en dépit de sa faiblesse croissante et de son fauteuil roulant qu'il ne pouvait quitter, cet irréductible artiste français n'a jamais interrompu sa quête artistique ni cessé de créer. Débutant ce qu'il nommait une « seconde vie », il entama une période remarquable de production de collages, découpant et assemblant des morceaux de papier coloré pour former des « gouaches découpées » peuplées d'oiseaux, de plantes, de fleurs et de formes féminines.

    Soulignant à merveille couleurs et contrastes, la technique du découpage permet des lignes géométriques et des juxtapositions dynamiques. Dans des oeuvres telles que La Chute d'Icare (1943), Nu bleu (1952), L'Escargot (1953) et La Gerbe (1953), formes pures et structures élémentaires renforcent une composition qui dépasse le simple aspect décoratif de créations finement assemblées et débordant d'une joie de vivre contagieuse. Au fur et à mesure de l'avancée de son travail, l'excitation de Matisse devant ces résultats le poussa à imaginer des oeuvres toujours plus grandes, ses premiers travaux, de modestes dimensions, devenant de véritables fresques murales.

    Sentant venir sa fin, Matisse révéla le secret de ces pièces à la fois simples et brillantes : « Ce que j'ai créé après [ma maladie], c'est moi-même que cela représente, libre et détaché... ». Cette introduction de référence revisite ainsi ce joyeux dernier chapitre de la longue et prodigieuse carrière de Matisse, révélant comment les papiers découpés résument ses années passées à explorer toutes les possibilités offertes par la composition, les formes et les couleurs.

  • Près d'un siècle après sa mort, l'artiste viennois Gustav Klimt (1862-1918) éblouit toujours par son érotisme décomplexé, ses surfaces éblouissantes et sa créativité expérimentale. Cette monographie rassemble toutes les oeuvres majeures de Klimt et des commentaires de sommités de l'histoire de l'art, ainsi que de rares documents issus des archives personnelles de Klimt.

    Grâce à des illustrations de la plus haute qualité et de nouvelles prises de vue de la célèbre frise du palais Stoclet, le livre raconte Klimt, figure majeure de la Sécession en 1897, ses représentations sans fard du corps féminin et sa lumineuse «période dorée», au cours de laquelle la feuille d'or vint apporter une texture et une tonalité chatoyantes à des oeuvres aussi célèbres que Le Baiser et le Portrait d'Adele Bloch Bauer I, surnommé le portrait de « la Dame en or ».

    Grâce aux éblouissantes doubles pages et aux détails minutieusement choisis, cette monographie dévoile l'éventail des inspirations japonaises, byzantines et allégoriques qui irriguent les perspectives horizontales, le répertoire symbolique et les textures proches des mosaïques de Klimt. Fondé sur les critiques et grandes voix de l'époque, ce livre s'attarde aussi sur l'accueil mitigé de ses oeuvres par le monde de l'art et sur son évolution stylistique. De ses paysages à ses toiles érotiques, jusqu'au plafond controversé de la grande salle d'accueil de l'université de Vienne, on comprend à quel point la presse et le public furent divisés par le mélange de tradition et d'audace chez Klimt, pornographe pour les uns, maître de l'art moderne pour les autres.

  • Français Schiele

    Martina Padberg

    Proche de Klimt, Egon Schiele (1890-1918) a pourtant développé un style bien différent. Ses peintures et surtout ses nombreux dessins se caractérisent par un trait nerveux, marqué, expressif qui confère à ses oeuvres une intensité à la fois psychologique et sexuelle peu commune. Ses portraits dérangeants aux poses tordues, aux tonalités morbides ouvrent la voie à l'expressionnisme et à une esthétique choc qui marque toujours aussi profondément les esprits aujourd'hui.

  • Robert Delaunay est un peintre français né le 12 avril 1885 à Paris et mort le 25 octobre 1941 à Montpellier.
    Il est le fondateur et le principal artisan du mouvement orphiste, branche du cubisme et important mouvement d'avant-garde du début du XX e siècle.

    « Les objets ont leur vie définie par la couleur qui leur donne leur poids, leur structure véritable. Ce n'est plus des formes de dictionnaires, catalogues de maison de commerce. Les objets ont la mobilité de la vie, leur place, leurs rapports, qui ne sont pas gradués selon un ordre connu et défini, mais relatif dans leur expression la plus propre, la plus sensuelle et humaine ; les objets étant rendus dans leurs rapports de sensibilité, comme humanisés. Ils regardent le spectateur ; ce sont les yeux du spectateur qui vivent en eux. » Natures mortes, 1916

  • Avec Salvador Dalí en figure de proue, le grand vaisseau du Surréalisme a vogué sur les eaux turbulentes du début du vingtième siècle, les voiles gonflées par les rêves et les désirs. Inspirés par la pratique psychanalytique de Sigmund Freud, les Surréalistes considèrent que l'inconscient est le domaine de la vérité, non inhibée par les normes et les attentes de la société.

    Par le biais de techniques comme l'hypnotisme, le noctambulisme ou l'écriture automatique, les comparses d'André Breton, Max Ernst, Brassaï et Meret Oppenheim ont produit peintures, dessins, textes et films dans lesquels ils ont cherché à sonder leurs instincts primaires les plus intimes. Leurs créations regorgent de fantasmes sexuels, de créatures mystérieuses, menaçantes, et juxtaposent des objets et des idées en apparence contradictoires.

    Ce livre présente les origines et l'héritage sensationnel du mouvement surréaliste, qui a influencé de façon profonde et durable le cinéma, le théâtre, la littérature, l'art et la pensée.

    Artistes présentés: Hans Arp, André Breton, Giorgio de Chirico, Salvador Dalí, Max Ernst, Alberto Giacometti, Paul Klee, René Magritte, André Masson, Matta, Joan Miró, Pablo Picasso, Meret Oppenheim, Yves Tanguy.

  • Le Grand Palais consacre une grande rétrospective à Henri de Toulouse-Lautrec du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020. Anne Roquebert propose un ouvrage sur le regard de Toulouse-Lautrec sur les femmes.

  • Français Abstract art

    Dietmar Elger

    L'abstraction a secoué l'art occidental au plus profond. Au début du XXe siècle, elle a réfuté la toute-puissance des formes nettes et sans ambiguïté, et décidé de confronter le public à des poèmes visuels vivants, dépouillés de l'imagerie représentationnelle conventionnelle et caractérisés par des allégories d'émotions et de sensations.

    Cette aventure esthétique radicale a défini de nouveaux moyens d'expression et de narration artistiques, caractérisés par des juxtapositions troublantes de couleurs, de lumière et de lignes. Les artistes ont alors abandonné pinceaux et chevalets pour jouer avec d'autres matériaux, d'autres méthodes et une nouvelle gestuelle: peintures commerciales et rouleaux, toiles brutes et non tendues, posées au sol, application à la main...

    Cette introduction essentielle décrit la portée internationale, la profondeur conceptuelle et l'impact sismique de l'art abstrait dans une étude rigoureuse qui s'attache aux grands noms comme Picasso, Klee, Kline, Rothko et Pollock, mais aussi à des figures moins célèbres dont la contribution a été tout aussi significative, parmi lesquelles Antoni Tàpies, K.O. Götz, Ad Reinhardt et Sophie Taeuber-Arp.

  • « Mon opinion sur l'homosexualité et les homosexuels est exactement la même que mon opinion sur l'hétéro- sexualité et les hétérosexuels : tout dépend des individus et des circonstances. Je réclame la liberté générale des moeurs, de tout ce qui ne nuit pas à la tranquillité, à la liberté, au bonheur du prochain. J'avais cru comprendre que c'était aussi - admirable en France - l'opinion de la loi ? Aurait-elle changé ? » « L'Amitié », 1918-1921, Inversions, n° 1, avril 1925 Claude Cahun (pseudonyme de Lucy Schwob) est née le 25 octobre 1894 à Nantes et décédée le 8 décembre 1954 à Saint-Hélier (Jersey).
    Photographe et écrivaine française dont la vie est étroitement liée à celle d'une autre artiste d'origine nantaise, Suzanne Malherbe (Marcel Moore), liée au mouvement surréaliste, Claude Cahun s'est aussi engagée dans la vie politique de l'entre-deux-guerres et dans la Résistance pendant l'occupation allemande de Jersey.

  • Gustave Singier est né le 11 février 1909 à Warneton (Belgique), et mort le 5 mai 1984 à Paris.

    « Il n'y a plus, uniquement, le paysage qu'on voit en face.
    L'objectif se retourne, il est derrière, sur les côtés, en haut, partout. On est entouré du paysage. On est dans le paysage. »

  • Français Dalí ; les dîners de Gala

    Collectif

    « Les Dîners de Gala est un livre entièrement dédié aux plaisirs du goût... Si vous comptez parmi les adeptes de ces calculateurs de calories qui transforment le plaisir de manger en une forme de punition, fermez ce livre immédiatement ; il est trop vivant, trop violent et bien trop impertinent pour vous. » Salvador Dalí.

    Nourriture terrestre et surréalisme font très bon ménage : sexe et homards, collage et cannibalisme, rencontre d'un cygne et d'une brosse à dents sur un fond de tarte. Les opulents dîners mondains lancés par Salvador Dalí (1904-1989) et son épouse et muse, Gala (1894-1982), ont donné matière à bien des légendes. Heureusement pour nous, Dalí a publié un livre de recettes en 1973, Les Dîners de Gala, qui révèle bien des ingrédients sensuels, fantaisistes et exotiques qui firent la renommée de ces rassemblements.

    Cette réédition rassemble en 12 chapitres l'intégralité des 136 recettes, spécialement illustrées par Dalí et organisées par types de plats, y compris les aphrodisiaques. Les illustrations et les recettes sont accompagnées des extravagantes pensées de Dalí sur des sujets tels que les conversations à table : « La mâchoire est notre meilleur outil pour atteindre la connaissance philosophique ».

    Toutes ces recettes élaborées peuvent être réalisées à la maison, bien que certaines demanderont des talents plus assurés et un garde-manger bien fourni. Il s'agit là d'une cuisine ancienne école faite de plats concoctés par de grands chefs français, maîtres de restaurants étoilés à Paris, tels que Lasserre, La Tour d'Argent, Maxim's et Le Train Bleu. Mais le bon goût, de même que le plaisir voluptueux, ne se démode jamais. En rendant ce livre accessible à un large public, TASCHEN offre à la cuisine d'aujourd'hui une oeuvre d'art, un livre de cuisine pratique et une aventure riche en sensations.

  • « Mes recherches tendent à vivre l'inconditionné ;
    J'ai voulu dissoudre la forme, et pas seulement la géométrie. Je ne pouvais attaquer la forme qu'en faisant des non-formes. Je me suis aperçu alors que la forme réapparaissait... J'obtenais ce que j'ai appelé des non- non-formes. » Entretien avec Jean Grenier, 1961 Camille Bryen est le nom d'artiste de Camille Briand, né le 17 septembre 1907 à Nantes et décédé à Paris le 8 mai 1977.
    Camille Bryen est un poète, peintre et graveur français de la nouvelle École de Paris, appartenant aux courants de l'abstraction lyrique et du tachisme.
    Chez lui, l'interférence entre littérature, dessin, gravure et peinture lui permet de mieux approfondir sa quête onirique et de saisir « le jaillissement rayonnant du réel imprévisible et toujours vivant ». Héritier de Dada et éternel découvreur.

  • Alfred Manessier est né le 5 décembre 1911 à Saint- Ouen dans la Somme et mort le 1 er août 1993 à Orléans.

    « Je pense que nous sommes les primitifs d'un langage nouveau, qui est un langage aussi souple que celui que les musiciens ont depuis longtemps à leur service. »

  • Publié à l'occasion de l'exposition Giorgio de Chirico, aux origines du surréalisme belge, cet ouvrage invite à la découverte du fondateur de la peinture métaphysique et de celui qui est, dès 1910, le précurseur du surréalisme. Une sélection de peintures, dessins et sculptures jalonnant la carrière de l'artiste souligne les fils conducteurs de l'oeuvre de l'un des plus grands artistes du XX e siècle. Grâce au prêt exceptionnel d'une trentaine d'oeuvres du Musée d'Art moderne de la Ville Paris et de nombreux prêts prestigieux, ainsi qu'au regard de nombreux spécialistes, cette publication espère contribuer à une meilleure connaissance de l'oeuvre souvent réduite à ses premières années de production, à la hauteur de sa richesse et de sa singularité. Afin d'établir des liens avec l'histoire du surréalisme belge, cet ouvrage entend également montrer combien l'influence de Chirico sur le développement du surréalisme en Belgique fut déterminante. Pour les figures majeures du surréalisme que sont René Magritte, Paul Delvaux et Jane Graverol, Giorgio de Chirico revêt une importance particulière : la découverte de son travail guide l'évolution de leur parcours et sera pour eux à jamais un modèle. Ils lui empruntent une approche poétique de la création, une atmosphère mystérieuse, une liberté de représentation, et certains thèmes qui habitent l'oeuvre entière de Chirico, autant d'éléments qui nourrissent un passionnant dialogue. Au départ de cette rencontre, les surréalistes belges ont développé une oeuvre personnelle, mais qui garde le souvenir de leur père spirituel.

  • Paru pour la première en 1913, ce texte de critique d'art d'Apollinaire a connu plusieurs éditions. L'ouvrage se compose de deux parties : la première, « Méditations esthétiques », constitue une sorte d'introduction d'ordre général à la seconde, « Peintres nouveaux » dans laquelle l'auteur analyse l'oeuvre de neuf peintres représentatifs de la nouvelle tendance : Picasso, Braque, Metzinger, Gleizes, Marie Laurencin, Juan Gris, Fernand Léger, Francis Picabia, Marcel Duchamp et un sculpteur auquel est consacré un appendice : Duchamp-Villon. Ce texte est fondamental dans l'histoire de l'art. Il faut le replacer dans son contexte. Il s'agit de la première tentative de définition de ce nouveau courant pictural en plein essor dans les années qui précèdent le conflit de 1914-1918. Apollinaire s'y fait un extraordinaire critique d'art que le talent du poète ne doit pas éclipser. Le premier il a su rendre justice à nombre d'artistes, notamment Braque qui sera à l'honneur à l'occasion de cette grande exposition qui se tiendra à l'automne au Grand Palais.

    1 autre édition :

  • D'un trait, Renoir saisit sur la toile les frémissements qui agitent ses contemporains. Les danseurs des guinguettes et des bals, dans le célébrissime Bal du Moulin de la Galette, les spectateurs au théâtre, dont La Loge, les canotiers sur la Seine, les habitués du restaurant Fournaise à Chatou sont immortalisés par le peintre. A La Grenouillère, c'est en compagnie de son ami Monet qu'il brosse cet établissement populaire et très couru.
    A Paris, les cavaliers et les patineurs du bois de Boulogne n'ont bientôt plus de secrets pour lui. Par grand beau temps, ce sont les Parisiens flânant sur le Pont-Neuf qui ont alors ses faveurs. Renoir transforme aussi l'un de ses modèles favoris en archétype de la Parisienne, et brosse la foule sur les grands boulevards, les nouveaux lieux à la mode.

  • Dans cet ouvrage, trois grandes spécialistes de l'art moderne et de Marc Chagall se penchent sur le travail d'illustration de la Bible réalisé par l'artiste en 1930 et 1931, à la demande de l'éditeur Ambroise Vollard.

    La critique connaissait déjà les quarante gouaches préparatoires aux gravures de la Bible. Mais la découverte récente des vingt-deux études inédites rassemblées dans ce livre bouleverse la compréhension de cette oeuvre.

    Par un jeu subtil de couleurs et de formes, Chagall ne se limite pas à illustrer la narration biblique : il construit sa propre interprétation du texte, révélant sa vocation prophétique.

    Les vingt-deux études inédites forment un ensemble où se mêlent l'aquarelle, la gouache, le pastel, l'encre et le crayon. Plus spontanées encore que les gouaches, elles semblent refl éter l'inquiétude et les menaces sourdes d'un temps tragique.
    Les auteurs nous racontent l'oeuvre de Chagall, son imprégnation de la philosophie russe du XXe siècle, ses références à l'art grec, aux icônes russes et à la peinture occidentale.

    L'exposition Chagall s'ouvrira en janvier 2015, au musée de Nice.

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