Arts et spectacles

  • Le temps semble venu de revisiter les apports de Georges Henri Rivière à la muséologie. A l'heure où une génération qui l'a connu, ou qui a été fortement influencée par ses enseignements ou ses apports novateurs, part à la retraite, il est sans doute temps de revenir sur les apports considérables de GHR, tant sur le plan national qu'international, mais aussi de mieux comprendre en quoi il a influencé la conception d'un certain nombre d'établissements créés dans les années 70 et 80. Beaucoup de lieux ont depuis été rénovés ou se posent des questions sur leur renouvellement. La période semble donc propice pour conduire une analyse critique. Pour mieux comprendre l'originalité des innovations qu'il a introduites et pour réinventer la muséologie de demain.

  • "L'enfance du peintre et sculpteur Paul Gauguin (1848-1903) a été peu étudiée par la critique, si ce n'est pour reprendre ce que l'artiste en a dit dans son manuscrit Avant et Après, rédigé aux Marquises, peu de temps avant sa mort. Prenant appui sur certaines pages de ce carnet, celles consacrées aux premières années de Gauguin au Pérou puis en France, cet ouvrage a tenté de prêter l'oreille à un désir enseveli dans le substrat de l'inconscient : l'attachement obsédant à la mère du narrateur, seule figure parentale auprès du garçonnet après le décès de son père. Derrière certaines remarques, certains mots de ce manuscrit, filtre en effet une teneur sensiblement anxiogène prouvant le jaillissement de cette pulsion incestueuse inavouable, indicible en l'état, car ressentie comme une fixation coupable sur le premier objet d'amour, dérobé par la mort.

    Mais, par le biais de cet aveu tardif, précipité par la venue d'un trépas dont Gauguin sent l'approche, ne s'agit-il pas aussi de dévoiler à demi-mots un autre secret : un amour clandestin que sa mère taisait, et que jamais le fils jaloux ne toléra ?"

  • Qu'y a-t-il de commun entre un parc d'attraction et un musée ? Une question d'autant plus d'actualité que les frontières se brouillent et que les démarches marketing ne cessent de régner.

  • Sous la direction de deux grands enseignants-chercheurs, MM Serge Chaumier et Daniel Jacobi, cet ouvrage s'interroge sur les qualités communes ou non des deux structures représentées par les musées et les centres d'interprétation.
    Les textes publiés ici ont pour objectif de formaliser l'interprétation en la comparant aux missions des musées.

  • La monochromie dont Klein est à l'origine entretient un rapport ambiguë avec l'idéologie moderne.
    Quelques années avant le triomphe du pop art, le monochrome a l'allure d'un produit standardisé de grande consommation mais Klein s'évertue à en faire une présence absolue que la main ne saurait toucher. Entre la tentation moderniste de devenir urne machine à peindre, et la revendication classique de manipuler le sacré, Klein aurait-il teillé d'être à la fois le héros de l'art moderne et le rédempteur de l'aura dans un monde désincarné ?

  • "?TOUT LE MONDE CONNAIT DRIVIER, MAIS TOUT LE MONDE NE LE SAIT PAS?" Avec Bourdelle, Despiau, Wlérick et quelques autres, Drivier a été un des acteurs les plus remarquables de ce moment extraordinaire que les années Trente ont apporté à l'histoire de la sculpture française.
    Qu'en est-t-il aujourd'hui de ce talentueux sculpteur, peintre, illustrateur, médailleur, qui connut la célébrité, les honneurs et auquel seuls quelques collectionneurs s'intéressent encore ?

  • Français Sublime chopin

    Monique De Bradke

    Ame virile et passionnée, élégant en toutes choses, doté de beaucoup de charme, d'un grand sens de l'humour et de la parodie, "le doux et pudique Chopin n'a existé que dans l'idée des naïfs et des ignorants".
    Emportant un peu de terre polonaise dans sa poche, il part à 20 ans pour faire connaître sa musique et découvrir celle des autres. "Il est plus polonais que la Pologne" dira Balzac. Génie harmonique, Chopin bouleverse la technique du piano et ouvre des horizons fabuleux à cet instrument. "Chopin est le plus grand de tous parce qu'avec un seul piano, il a tout trouvé", résumera magnifiquement Debussy.
    Dans ce livre, vous apprendrez à mieux connaître la personnalité inattendue de ce compositeur sublime en parcourant les grandes étapes de sa vie que sont ses oeuvres musicales.

  • Lara blanchy publie pour la première fois un essai qui finalise en quelque sorte plusieurs années de recherche universitaire.
    Cette étude propose une réflexion sur les liens que les artistes d'aujourd'hui peuvent entretenir avec des espaces d'exposition habituellement dévolus au culte religieux et qui soudain, depuis quelques années, s'ouvrent à la création contemporaine. l'auteur, s'appuie sur des lieux plus ou moins prestigieux et évoque la présence de quelques grands artistes de l'art contemporain tels que bill viola, claude viallat, dao droste, etc.
    Ce livre propose plusieurs thèmes de réflexion et met en lumière l'aspect emblématique de ces rencontres qui constituent le fil conducteur de ce travail: celle de l'art et du sacré, celle de l'oeuvre contemporaine avec un lieu, celle du patrimoine et de la création.

  • L'expression « centre d'interprétation » demeure assez largement méconnue. Né en Amérique du Nord, cet équipement a longtemps été défini comme un espace d'exposition sans collections utilisant des processus de médiation immersifs. Le terme devient pourtant de plus en plus usité car un nombre croissant de centres d'interprétation fleurit en France, à l'image de la cité des civilisations du vin de Bordeaux ou de Lascaux IV.
    Compte tenu du développement de ce phénomène relativement peu étudié, il semblait nécessaire de concevoir un ouvrage de synthèse sur les caractéristiques de ces équipements à la frontière du monde des musées et de celui du parc d'attractions.
    Ce livre a pour finalité d'aider les chercheurs, les professionnels de la culture, du tourisme et des loisirs ainsi que les décideurs politiques à mieux comprendre les spécificités des centres d'interprétation aussi bien au niveau muséographique que dans le domaine de la gestion, des coûts de fonctionnement ou des ressources humaines. La problématique de la durabilité d'un tel équipement, au regard de l'utilisation de médiateurs utilisant les technologies de l'image et du son, est également abordée.
    Ce travail a été réalisé sur la base d'une large enquête menée auprès de plusieurs gestionnaires de centres d'interprétation en France. Des entretiens avec des spécialistes en muséologie et des consultants ont, en outre, contribué aux analyses présentées.

  • "Comment oublier cette Margot qui dégrafait son corsage, ou cette belle toute nue dans la claire fontaine... ou encore l'Auvergnat avec ses quatre bouts de bois, ou l'oncle Archibald, ou la belle du soir d'orage... et tant d'autres, enfin, toujours vivants dans les arcanes de notre obstinée mémoire ? Leur créateur, quant à lui, nous a quittés depuis bien longtemps. Mais eux... eux... s'ils en venaient, une fois seulement, à nous apparaître tout de bon, tous ensemble... Par exemple pour un pèlerinage sur cette plage de la Corniche où ils croiraient tout de bon trouver une certaine butte surmontée d'un pin parasol ?
    Impossible ? Sans doute. Mais est-il pour autant interdit d'y croire un instant ? Pourquoi les enfants auraient-ils seuls droit aux contes ?
    Accueillons donc, hardiment, tous ces personnages. Il sera toujours assez tôt pour en répudier la réalité au nom de la pure raison.

    "

  • Le commissaire d'exposition occupe une place centrale dans le processus de conception et de réalisation d'une exposition, qu'elle soit temporaire ou permanente. Des professionnels et des chercheurs apportent des éclairages diversifiés sur les pratiques, les compétences et les méthodologies mises en oeuvre pour concevoir des expositions de société, d'ethnographie, de sciences ou d'art contemporain. Il s'agit de caractériser ce métier encore mal connu de muséographe.

  • Les réflexions proposées dans cette thèse proviennent d'un dialogue entre les études théâtrales, l'histoire culturelle et des études relatives à l'imaginaire. La question principale abordée est la relation entre le théâtre et la période de la transition politique chilienne.
    Durant le premier gouvernement de la post-dictature (1990-1994), le théâtre chilien a connu un renouveau créatif sans précédent. Bon nombre de pièces de théâtre étaient représentées partout. Le théâtre avait une grande importance sociale et bénéficiait d'un large public ainsi que d'une importante couverture de presse. Il était un élément clé dans l'articulation de la société chilienne.
    Toutefois, les thèmes abordés étaient bien éloignés de la transition politique que connaissait alors le Chili. Il y avait un grand décalage entre ce dont parlait le théâtre et l'importance du processus politico-social vécu à l'époque.

    En étudiant le théâtre, nous essayons de comprendre les éléments divergents et encore dissidents par rapport au grand canevas triomphaliste de la transition politique, des images, et même des récits qui forment un imaginaire plus large, plus sombre et plus complexe.
    Si la transition politique a permis aux militaires d'abandonner le pouvoir sans violence, elle n'a cependant pas permis de restaurer la démocratie dans toute son intégrité. Au nom de la paix sociale, il y a eu, au cours du processus, beaucoup de négociations, de renonciations et de non-dits.
    En se plaçant en marge du récit hégémonique de la transition, le théâtre a pu donner forme à tout ce non-dit. Il est donc possible qu'en étudiant le théâtre on parvienne à aborder des questions essentielles, de véritables préoccupations, des angoisses, des désirs et des rêves. Nous pensons que c'est là la contribution que le théâtre a apportée au processus de la transition politique chilienne.

  • Pierre Givodan, peintre, amateur de jazz et de blues mais également rédacteur radio ou web, a l'habitude de visiter les musées ou les expositions d'art dans les galeries. Régulièrement il se tient informé des événements de l'art contemporain et des mouvements du marché de l'art en France et ailleurs.
    Et depuis quelques années, il note, comme un voyageur, ses émotions et ses réflexions nées de la perception des oeuvres d'art. Ce qui donne lieu à l'écriture de chroniques qu'il publie dans ce livre pour la première fois, après les avoir mises en ligne depuis 2005 sur le site d'Art Point France.
    C'est une déambulation à travers l'art du XXe et XXIe siècle, affranchie de jugements de valeurs, que le lecteur appréciera comme un dialogue sensible autour de thèmes et de références artistiques, littéraires ou philosophiques. L'auteur tente de raconter à sa manière un parcours non exhaustif qui fait l'éloge de l'art.

  • From the sublime spectacle of crashing waves to the vast and open expanse of the oceans, the sea has long fascinated artists in Britain. 'The Power of the Sea' offers a multi-disciplinary approach to this fascinating subject, showcasing work by internationally-renowned contemporary artists alongside key historical works from national and regional art collections. Many of the earliest artists in the exhibition - George Morland, Francis Danby, John Brett and Walter Langley - emphasized the Romanticism of the sea through images depicting the human costs of shipwrecks and their aftermath. Meanwhile JMW Turner and John Constable were captivated by its elemental nature - its fury and fluidity, breeze and light. By the late nineteenth century, the sea seemed more benign, a source of leisure and health: Henry Moore, David James, and Sydney Mortimer Laurence experimented with different ways to capture the movement of the waves. In the twentieth century Paul Nash, Edward Wadsworth and Paul Feiler found reassurance in the simple geometry of sea walls and boats, while Peter Lanyon, John Piper and Joan Eardley portrayed the coast as much more insubstantial, a place of swirling winds and shifting moods, reflecting personal experience. In contemporary art, maritime environments have been both minimalist panoramas and places of familiarity and intimacy. Maggi Hambling, recognised for her celebrated series of North Sea Paintings, has depicted the power and energy of the sea in both paint and bronze. Gail Harvey creates colourful waves, while Kurt Jackson, Len Tabner and Janette Kerr depict seas that furiously foam and froth. The monochromatic photographs and etchings of James Beale, Norman Ackroyd and Thomas Joshua Cooper capture the moods, beauty and momentary movements of the ocean. History, memory, myth and maritime tradition inhabit the works of Hugh O'Donoghue and Will Maclean. Coastal erosion and rising sea levels are portrayed in work by Simon Read, Michael Porter and Jethro Brice, while Peter Matthews and Andrew Friend immerse work in the sea or create devices that deliberately disappear beneath its surface. This significant exhibition demonstrates the contrasts and continuities in artists' engagement with the sea over a period that spans more than two centuries. It encompasses a time of great change in man's relationship with nature - and the understanding of that relationship - bringing us to the present day and the effects of climate change upon rising sea levels, which has only lent greater urgency to their work. Exhibiting Contemporary Artists: Norman Ackroyd RA, James Beale RWA, Jethro Brice, Annie Cattrell, Thomas Joshua Cooper RSA, Susan Derges, Andrew Friend, Maggi Hambling, Andrew Hardwick RWA, Gail Harvey, Sax Impey RWA, Kurt Jackson RWA, Janette Kerr PRWA, Rona Lee, Marian Leven RSA, Anne Lydiat, Will Maclean RSA, Peter Matthews, Joanna Millett, Hughie O'Donoghue RA, Michael Porter RWA, Simon Read, Terry Setch RWA, Len Tabner.

  • L'auteur, metteur en scène d'opéras, formé par l'un des assistants du célèbre chef d'orchestre Karajan, a composé un roman à partir des dernières années de la vie du musicien. Il a respecté la personnalité du Maître ainsi que la chronologie des événements auxquels il se réfère. Sous des allures de fiction, tout est vrai sauf les extraits de la correspondance entre Brahms et Clara Schumann. Une lecture à recommander aux passionnés de musique et aux amoureux de Karajan.

  • Graphiste et illustrateur dans l'Allemagne des années 30, Richard Lindner répudie très vite sa formation académique, pressé de vivre l'effervescence créatrice qui grandit tout autour : l'esthétique de la Nouvelle Objectivité et de l'Expressionnisme marque l'imaginaire de sa jeunesse. La prise de pouvoir d'Hitler l'oblige à une rupture radicale : comme Juif, comme socialiste, en ce jour même de janvier 1933, il prend la fuite pour Paris. Puis viennent l'internement, l'évasion, la persécution sur les routes. De Lisbonne, Lindner prend un bateau qui le débarque à New York : c'est la révélation. À la scène culturelle européenne se superpose désormais le spectacle prosaïque de la rue. L'oeuvre picturale s'affirme à partir des années 50, exemple presque unique d'un lien indéfectible entre la mémoire et l'immédiateté, entre la raison et la fascination du trouble. Revendiqué par le Pop Art américain, par l'histoire artistique allemande, l'oeuvre de Lindner après une période d'effacement, est aujourd'hui revisitée. En 2005, le Musée de la Vie Romantique à Paris lui a consacré la plus importante exposition depuis 30 ans.

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