Arts et spectacles

  • Depuis plus de 150 ans, pour leurs "illuminations" du 8 décembre, les Lyonnais disposent sur leurs fenêtres à la nuit tombée, en hommage à la Vierge ou tout simplement par tradition, des lumignons, petites bougies tremblotantes dans un verre opaque ou de couleur. Puis ils se retrouvent par milliers, dans les rues parées de lumière pour une célébration de la ville et de ses atouts. Cette fête-là, les Lyonnais en ont toujours été les acteurs...

    Depuis 15 ans, devenue Fête des Lumières, elle éblouit plusieurs millions de spectateurs, chaque année et sur quatre jours. Ce livre rend hommage à ces 15 années de Lumières, dans ce qu'elles ont présenté de plus éclatant, de plus innovant !Seul un photographe de talent pouvait ainsi exalter le brio des concepteurs-lumière, des mises en scène les plus éblouissantes aux expérimentations étudiantes les plus discrètes.

  • Lyon. Au coeur du quartier le plus commerçant de la Presqu'île, l'éclectique façade de l'église Saint-Bonaventure se présente de guingois, plus large que haute, surmontée de ses pinacles et complétée de son clocher carré. On a là l'une des églises les plus considérables de la ville. Elle était en 1226 une église conventuelle de franciscains, ou de Cordeliers, le nom que la tradition a donné à ces religieux en raison de la cordelette qui leur sert de ceinture. Elle abrita le Deuxième Concile oecuménique de Lyon. Bonaventure y mourut en 1275. Il est depuis l'un des saints patrons de la ville. Du XVe au XVIIIe siècle, les confréries de métiers en firent leur église, elle fut reconstruite et agrandie. Son architecture est liée à son histoire et à celle de la ville, qui s'y lisent comme dans un livre. Aujourd'hui, les franciscains n'y sont plus. Ils ont donné leur nom à la place sur laquelle se dresse l'église devenue sanctuaire, la place des Cordeliers.

  • Tout Lyonnais d'origine a des attaches, proches ou lointaines, avec la soierie. L'appellation « Lyon, capitale de la Soie » ne correspond cependant plus à quelque aspect concret de l'activité lyonnaise. Qu'en est-il de cette industrie, gloire de Lyon du XVIIe à la fin du XIXe siècle ? Il fallait que le voile de l'oubli ne tombe pas sur la Grande Fabrique lyonnaise, moteur économique de la ville et sa région durant des siècles. Mais il fallait aussi démontrer que, loin de ne représenter que le passé, la soie est aussi le fil d'Ariane de technologies de pointe qui font aujourd'hui de Lyon et de la région Rhône-Alpes un des premiers pôles au monde de production des textiles techniques et composites. Les fabricants lyonnais utilisèrent en effet leur savoir-faire et la richesse de leur technologie pour s'adapter à toutes les évolutions et passer à des marchés de haute technologie, dans les tissus techniques, les géotextiles, le médical ou les composites, ouvrant ainsi un nouveau monde industriel Relier le passé au présent, et au futur, est l'une des originalités de cet ouvrage unique, à l'iconographie chatoyante, présentant tous les aspects de la Soie à Lyon à travers les siècles : matières, tissus, techniques, métiers à tisser, outils, bâtiments, personnages influents ou non, formation professionnelle, us et coutumes.

    Bernard Tassinari a bien voulu se pencher sur son passé, sur celui de ses pères, pour nous livrer ses connaissances sur l'industrie de la soie à Lyon et de ses environs.

  • Comme toutes les villes de l'Empire romain, Lugdunum, capitale des Gaules, a connu de grands besoins en matière d'alimentation en eau.
    Quatre aqueducs ont été construits pour amener une eau courante, de qualité et en abondance, au plus haut de la ville, à plus de cent mètres au-dessus de la Saône, au sommet de la colline qui portera plus tard, beaucoup plus tard, le nom de Fourvière... L'aqueduc du Gier et celui de la Brévenne comptent parmi les plus grands ouvrages hydrauliques de l'Antiquité, et ceux du Mont d'Or et de l'Yzeron figurent en bon rang dans les aqueducs de réalisation courante.
    Ils ont laissé d'innombrables vestiges dans les environs de Lyon, certains dignes de ceux de Rome même... Ce guide, abondamment illustré, possède l'immense mérite de coupler le plaisir de la promenade guidée et de la découverte à l'intérêt de l'approche historique et technique de ces ouvrages d'art exceptionnels, qui devraient être beaucoup plus et mieux connus. N'ont-ils pas valu à Lyon d'être qualifiée de capitale mondiale du siphon antique ?

  • Depuis 10 ans, cette fresque honore Lyon, son passé, les hommes et les femmes qui ont façonné la ville, son patrimoine.
    Elle a été nettoyée, rafraîchie... La pollution urbaine n'est pas tendre pour les murs peints. Ce fut l'occasion pour Cité de la Création de redonner des couleurs à tous ces personnages, ambassadeurs de la ville au fil des 20 siècles passés, qui se côtoient, le même jour, à leur balcon, sur cette double façade à l'architecture typique : l'Empereur Claude, Blandine, Irénée, Jean de Verrazane, Maurice Scève, Louise Labé, Antoine de Jussieu, Claude Bourgelat, Philippe de Lasalle, le Major Martin, Jean-Baptiste Say, Laurent Mourguet, Joseph-Marie Jacquard, André-Marie Ampère, Claudine Thévenet, Juliette Récamier, Pauline Jaricot, Claude Bernard, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste et Louis Lumière, Tony Garnier, Marcel Mérieux, Edouard Herriot, Antoine de Saint-Exupéry sont encore là pour longtemps à nous étonner, à stupéfier tous les visiteurs au bas de la fresque.
    Et Bernard Pivot, l'abbé Pierre, Bernard Lacombe, Paul Bocuse, Frédéric Dard, Bertrand Tavernier sont toujours là comme autant de témoins du présent. Voilà un ouvrage à faire circuler, bien au-delà de nos frontières, un hommage vibrant à cette ville historique, à ses hommes, à ses ambassadeurs, à son patrimoine. II parle en couleurs d'une aventure qui n'en finit pas de forcer l'admiration, d'un mur peint mis en scène auquel les Lyonnais se sont largement identifiés au cours des 10 dernières années et devant lequel des millions de touristes se sont émerveillés...
    Vingt auteurs et quelque deux cents photographies racontent... Corinne Poirieux.

  • Un regard neuf sur la ville, un ouvrage de référence indispensable à la connsaissance de l'esprit de ce siècle, le XIXe, qui a tant marqué la physionomie et la mémoire lyonnaises !

  • Voilà l'histoire, la belle histoire de ces regards croisés entre Rhône-Alpes et Québec, sur fond de peintures murales.
    Voilà le parcours d'une belle idée et de sa concrétisation, sur une décennie. Depuis 30 ans, CitéCréation aide des centaines de quartiers, dans le monde entier, à faire peau neuve grâce à ses murs peints, favorise l'expression populaire, le lien social, l'identification aux lieux. Il y a dix ans, cette expertise aboutie était portée, avec l'aide de la Région Rhône-Alpes, jusqu'à Québec. Depuis la réalisation de la Fresque des Québécois, en 1999, la Commission de la capitale nationale du Québec a mis en route la réalisation de dizaines de fresques qui colorent les murs aveugles de la ville, grâce à MuraleCréation, l'antenne québécoise de la société lyonnaise CitéCréation, mais aussi à bien d'autres muralistes québécois, pour la plupart formés à Lyon.
    Ils sont tous devenus les fils conducteurs d'une aventure à partager, celle qui affiche, sur les murs et sur tous les tons, le droit à la beauté pour tous. La Fresque des Québécois, après la Fresque des Lyonnais, devenue symbole et de notoriété mondiale, a permis d'édifier des ponts entre les époques et les générations, entre les mémoires d'hier, la vie d'aujourd'hui et l'histoire de demain. Depuis 10 ans, de fresque en fresque, s'écrit la formidable histoire des murs peints du Québec, de ces murs qui murmurent, de ces murs qui témoignent, de ces murs qui parlent de tous ceux et celles qui oeuvrent pour que la mémoire des peuples et des villes ne s'efface pas.
    En 2008 était inaugurée à Lyon la Fresque du 400e anniversaire de la ville de Québec, point d'orgue d'une exceptionnelle collaboration entre la Région Rhône-Alpes et le Québec, rendue possible par la longue tradition d'amitié et d'échanges qui s'est installée de part et d'autre de l'Atlantique.

  • La pose de la première pierre de "l'église du Grand Hôtel-Dieu de la ville de Lyon" a lieu en décembre 1637. L'Hôtel-Dieu est un édifice public dédié aux pauvres et l'église, financée par les Lyonnais, est aussi l'expression du pouvoir laïc. Elle arbore une nouvelle typologie architecturale où fusionnent avec faste les techniques françaises et italiennes. Et si le chantier est rendu difficile par les épidémies de peste, les menaces de guerre et les cessations de commerce, l'église inachevée est cependant dédiée à Notre-Dame de Pitié le 6 janvier 1645.

    Sa construction est contemporaine de celle de l'Hôtel de Ville, et les deux projets sont liés dans une politique d'embellissement et d'alignement dirigée par Simon Maupin, ponctuant un parcours qui relie le pont du Rhône à celui de la Saône. Institution ancestrale ancrée dans l'esprit des Lyonnais de toutes les époques comme dans le paysage urbain de la ville, la chapelle de l'Hôtel-Dieu, convertie en dépôt de salpêtre à la Révolution, perturbée dans sa sacralité, est l'objet de deux campagnes de restauration au 'axe siècle.

    A partir de 1802, alors qu'elle devient lieu de culte paroissial ouvert aux habitants du centre de la Presqu'île, on lui redonne vie, sa façade est remise en état. Et à partir de 1850, les plus grands artistes lyonnais laissent leur empreinte dans la nef, le choeur et les chapelles, qu'ils parent de décors peints et sculptés. L'église hospitalière devient édifice patrimonial.

    C'est l'histoire reconstituée du palimpseste de ses restaurations et de ses embellissements, de la parure monumentale au moindre détail peint a fresco sur les murs de ses chapelles, que l'on vous propose de découvrir alors que l'église est entrée dans une phase de restauration ambitieuse.

  • Les fouilles menées de 2002 à 2004 en préalable à la construction du parc Saint-Georges sous la place Benoit-Crépu à Lyon, le long de la Saône, ont livré le lot le plus important de céramiques postérieures au Moyen Age découvert à ce jour dans la ville. L'édification des quais de Saône, vers 1840, avait éliminé deux îlots d'habitations ceinturant l'ancien port Sablet. Les innombrables objets exhumés, en terre cuite, en bois, en métal, en cuir, os ou en pierre, oubliés, jetés ou égarés, sont les témoins intimes et parlants d'un passé disparu dans les eaux battant le pied des maisons dégagées par les archéologues. Avec la poterie, riche de ses dizaines de milliers de tessons, les archéologues mettent en lumière des pans entiers de vie passée sur le bord de la rivière.
    Le site du Parc Saint-Georges, avec sa collection exceptionnelle, sert de fil conducteur à cet ouvrage, complété par d'autres céramiques lyonnaises dont les découvertes nous permettent d'effectuer un voyage dans le temps, sur près de quatre siècles et demi. Un voyage empreint parfois d'exotisme au XVIe siècle, mais aussi intime à l'intérieur des maisons des canuts de Saint-Georges au XIXe siècle.
    Ces morceaux choisis du quotidien, reflets éclatants de ce que les intérieurs des maisons lyonnaises contenaient d'objets en terre cuite, nous plongent au coeur de l'histoire lyonnaise, celle de nos ancêtres, dans leur vie de tous les jours.

  • Sur les façades colorées de Shanghai, la cathédrale Saint-Jean et la basilique de Fourvière posent fièrement. Sur les murs de Yokohama, les ambiances intimistes du Vieux-Lyon invitent à la visite. Après le succès populaire de l'exposition sur le «Monde des Murs Peints » de Cité Création, à Paris dans les locaux du Grand Lyon, voilà un ouvrage essentiel, une somme d'images grand format où l'on se prend au jeu de ces multiples peinture murales et de leurs trompe-l'oeil, qu'ils soient lyonnais (50%)ou d'ailleurs!

  • Guignol est le plus célèbre des Lyonnais...
    Laurent Mourguet l'a inventé en 1808, à Lyon. Canut au chômage, il ne savait pas écrire, mais il savait improviser, sculpter, jouer, captiver un auditoire. Il savait aussi enseigner : il fit de ses enfants des disciples et, en deux générations de Mourguet, Guignol devint une marionnette mondialement connue. L'histoire de cette famille de marionnettistes, les Mourguet, court sur cinq générations, et croise aussi bien celle du petit peuple lyonnais que celle de la bourgeoise locale et des célébrités parisiennes.
    Histoire où l'humour le dispute à la mauvaise humeur, où un système dramatique et commercial original fricote avec le politique et le social. Histoire d'artistes modestes, de marionnettes et de décors superbes, de vieux parler lyonnais, de canevas et de textes dramatiques d'une impeccable efficacité. Dans le coeur de chaque Lyonnais, un Guignol qui sommeille... Ce Guignol-là est né il y a deux cents ans...
    Un ouvrage de référence pour un symbole de lyonnitude auquel on a envie de redonner la parole !

  • Depuis 1988, la découverte de la nouvelle affiche du festival « Jazz à Vienne », sonne dès le printemps, pour toute la région Rhône-Alpes, comme la première note qui arrive. Les affiches de Bruno Théry, c'est la première marche vers le futur événement, c'est la première occasion de rêver à l'avance de ce festival dont Jean-Paul Boutellier est le père, l'âme et la tête tout à la fois, depuis plus de trente ans. La belle complicité qui lie les deux hommes dans ces Histoires d'affiches à Jazz à Vienne a toujours privilégié la part de rêve et d'imaginaire à débusquer chez tout un chacun. La rétrospective qu'offre ce livre est l'occasion de replacer l'oeuvre (24 affiches devenues symboles) dans une dimension fidèle au talent de Bruno. Ses images, qui restent hors du temps ou des modes, nous ont d'abord propulsés dans un univers réaliste, presque froid, puis son fabuleux bestiaire a créé des grenouilles repues, des pingouins en marche, une vache déjantée, un bison fonceur, des lapins complices, un éléphant indifférent ou un canard jouet d'anniversaire. Enfin l'incroyable humanité de ses monstres sympathiques, de ses animaux chimériques tendres et souriants nous emporte aujourd'hui vers cette musique de Jazz qui comble nos désirs d'écoute et de partage. Culture picturale et culture jazzistique de chacun des deux compères, et vice-versa, accompagnent défilé d'images et cortège musical pour le plus grand bonheur des amoureux de « Jazz à Vienne » et les autres...

  • Cet ouvrage, réalisé à l'occasion de l'exposition La soierie lyonnaise du XVIIIe au XXe siècle dans les collections du musée des tissus de Lyon en présente les plus belles pièces, dont beaucoup sont encore inconnues du public, dans une présentation de qualité, précédée d'une évocation historique et stylistique, avec traduction anglaise.

  • Art du spectacle vivant, la marionnette n'a jamais été autant célébrée que depuis une vingtaine d'années : festivals, livres de mémoires, analyse du jeu, renouvellement des formes, réutilisation dans les médiations, expositions diverses... L'art de la rue est devenu objet de théories, mais si le Musée Théâtre Guignol, créé en 2008 par la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais à Brindas (Rhône) permet de conserver et de mettre en valeur la collection unique donnée par Jean-Guy Mourguet, dernier descendant marionnettiste du créateur de Guignol , il va plus loin encore en faisant évoluer les objets de la collection grâce à une programmation de spectacles montrant tous les types de marionnettes. La marionnette ne peut en effet se contenter de son exposition dans un musée, où elle perd une partie de son sens. Conserver le costume c'est, au-delà des objets, documenter le patrimoine immatériel qu'il induit : le jeu, la scène, le comédien, la lumière... Cet ouvrage de référence sur les costumes de marionnette met non seulement en valeur l'importante collection du Musée Théâtre Guignol, mais accentue son intérêt en tant qu'élément de la richesse patrimoniale du territoire.

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