Art Et Fiction

  • Français Amor fati

    Flynn Maria Bergmann

    Un film noir brodé de fil rouge. Première scène, un orage se prépare. Des uppercuts galopent au-dessus d'un parking. Le décor est posé. La descente aux enfers peut commencer. Fil blanc, sutures spectrales gravitant autour d'une blessure. Longue comme une route. Ronde comme un cirque. Profonde comme la nuit. Tous les parents sont des monstres, des assassins. Cavale. Radio. Hallucinations. Flashback. Deux adolescents. Blade paumé et énervé, Stella libre et incandescente. Fil d'or, paillettes qui dansent. Dix couteaux s'envolent dans l'espace. Les uns après les autres. Stella disparaît. Réapparait. Disparaît. Le temps s'accélère. Un poids lourd passe en trombe en klaxonnant.
    Quatrième opus de la collection So/So, Amor Fati réunit le poète Flynn Maria Bergmann et la plasticienne Liliana Gassiot. Ces deux-là se devaient de faire un livre ensemble. Il écrit avec ses couilles. Poing. Elle brode avec ses entrailles. Point zigzag.
    Texte, textile. Obsession. Film, fil. Contrepoint. Broder, c'est dissimuler un secret. Orthographier, c'est s'exiler loin d'Eros. Oublier, c'est renier Dieu. Coudre, c'est hurler en silence.

  • Un inventaire de rêves de l'artiste Marisa Cornejo revisité dans un geste poétique par l'inclassable Gérard Berréby.

  • Les textes réunis ici ont été choisis parmi les quelque dix mille pages qui constituent le journal d'Alexandre Friederich, entamé en 1977. Ils tournent autour de trois thèmes: les lieux, les relations amoureuses et la littérature.

  • Imaginez un paparazzi ou un photographe de guerre en vacances - pas une starlette à l'horizon, pas un fait d'armes à témoigner au monde, que lui reste-t-il à photographier ?

  • Le catalogue présente les travaux photographiques réalisés par Philippe Durand en 2006 aux Caraïbes. Elles s'inscrivent dans la continuité de sa démarche artistique, à savoir la représentation photographique des réalités socio-économiques contemporaines. Ayant pointé le décalage entre l'image magnifiée par la publicité et la production de marchandises dans un système capitaliste, il passe aux Caraïbes de l'hypervisibilité du monde marchand à l'invisibilité totale des flux financiers mondiaux.

    Le texte de Joerg Bader relève ce nouvel aspect dans le travail de Philippe Durand tandis que Denis Robert, auteur de fictions et journaliste d'investigation, par qui le scandale de Clearstream est arrivé, se sert de la métaphore de l'angle mort dans le rétroviseur pour éclairer le monde opaque des pays offshore avec leurs chambres de compensation.

  • Les mémoires enchâssées dans ce récit sont celles d'un psychothérapeute et d'un enfant qu'il reçoit chaque semaine en consultation. Il y est question d'identité, de filiation et d'origine - celle de l'enfant, qui peine à émerger du dédale d'un vécu chaotique et celle du thérapeute, qui se dessine à travers des rêves et des souvenirs d'enfance. Une image en particulier le tourmente: une cage d'où l'observe une lapine qui vient de dévorer ses petits. Cette vision monstrueuse interroge sa relation à l'autre:
    Un partage est-il possible? Qu'est-ce qui nous donne la conscience d'être vivants et d'appartenir à la communauté humaine ?

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