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  • Depuis plus d'un siècle l'enfance a largement investi les écrans du monde entier et de nombreux films se sont ancrés dans la mémoire des spectateurs.
    Pour autant l'enfance est-elle devenue un territoire cinématographique à part entière ? L'Odyssée de l'enfance se veut autant un ouvrage critique qu'une visite guidée par le biais de la narration de ce cinéma qu'il soit d'ici ou d'ailleurs. En cherchant au travers de chapitres successifs à questionner les thèmes, les codes, le langage, mais aussi à définir ce genre spécifique du film d'enfance. Simple cour de récréation cinématographique faite d'anecdotes qui ricochent et de nostalgie partagée ou émergence d'une mythologie plus complexe sur l'individu et son identité en germe ?

  • Predator, Piège de cristal, A la poursuite d'Octobre rouge, le Treizième Guerrier...
    Autant de titres mythiques qui ont révolutionné le film d'action et influencé le cinéma américain depuis plus de vingt ans. Derrière ses oeuvres puissantes, un homme : John McTiernan. Grand maître de la caméra, au même titre qu'un Spielberg ou un De palma, McTiernan a su imposer un style visuel. Mais caché sous la surface du film d'action brillant et haletant, il y a un véritable auteur, littéralement obsédé par des thèmes qui le poursuivent de film en film : le territoire envahi, le primitivisme, l'invisibilité, le contact entre civilisations ou encore l'onirisme et la mythologie...
    Un grand cinéaste à découvrir.

  • Et l'Homme créa la Souris raconte l'histoire de l'artiste et inventeur dont les créations techniques et artistiques ont fait le tour du monde, mais dont le nom est resté très mal connu jusque là. Tandis que Walt Disney prêtait sa voix et sa personnalité à Mickey Mouse, ce fut Ub Iwerks qui lui donna la vie sur le papier, en créant sa forme et ses mouvement. Ub passa 10 ans avec Walt Disney, le quitta pour créer son propre studio, puis revint auprès de lui, où il inventa la caméra multiplane. Il devint directeur du département des effets spéciaux aux Studios Disney, il mis au point bien d'autres technologies révolutionnaires, incluant la tireuse optique, le système de cache animé, et les films à 360 degré. Ses découvertes lui permirent de remporter deux Oscars. Ub Iwerks fut un autodidacte, à la fois réalisateur, photographe, ingénieur et artiste. Il participa à plus de deux cents films, et fut le mentor de quelques uns des animateurs des animateurs les plus connus dans l'industrie du cinéma, comme Fritz Freleng et Chuck Jones. Et l'Homme créa la Souris place au premier rang celui qui vécu dans les coulisses toute sa vie. Venez à la rencontre d'Ub Iwerks, un homme qui nous a accompagné tout au long de notre vie.

  • Dans la longue tradition du cinéma d'horreur, Lucio Fulci tient une place bien particulière. Celle d'un esthète de la violence, un poète de la chair maltraité qui, de la fin des années 70 au début des années 80, rendit les amateurs du genre hystériques.
    Pour la première fois en France, cet ouvrage se propose de faire le tour de l'oeuvre de ce réalisateur controversé, de ses premiers amours (la comédie), à ses oeuvres phares, en passant par ses westerns et ses thrillers érotiques. Au travers d'analyses de plusieurs films clefs et de papiers sur les grands thèmes qui ont émaillé son travail, Lucio Fulci, le poète du macabre vous invite à poser un regard neuf sur Fulci et son univers.

    Ont collaboré à ce volume : Régis Autran, Hugues Deprets, Lionel Grenier, Jean-François Rauger, Xavier Robert, Julien Sévéon, Jean-François Taboni, Mathias Ulrich.

  • Quand le dessin animé devient politique le monde en guerre tremble... l'humour et la dérision peuvent être des armes terribles. De l'arrivée au pouvoir de Hitler en 1933 à la défaite du Japon en 1945, des milliers de dessins animés ont été réalisés, projetés en avant-programme dans les cinémas du monde. Près de vingt pays se sont lancés dans l'aventure du film d'animation de propagande. Alors que les combats font rage, par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en oeuvre de la propagande par le dessin animé ? D'abord sceptiques, les autorités ont par la suite souvent encouragé cette production à teneur politique. À Hollywood, tous les grands studios participent à l'effort de guerre, y compris celui de Disney. Mais, moins connu du grand public, c'est l'incroyable diversité et le nombre jamais atteint de dessins animés de propagande réalisés durant la Seconde Guerre mondiale. Sébastien Roffat interroge la propagande par le dessin animé : des dessins animés pour quoi faire ? Il rappelle en introduction, l'historique de la propagande animée des débuts le premier conflit mondial jusqu'à nos jours et, après avoir présenté les caractères de ce genre, il étudie les conditions d'existence de la propagande par le cinéma d'animation, la nécessité de cette propagande pour les gouvernements en guerre et enfin sur les effets psychologiques et socio-politiques de la propagande par le dessin animé. En conclusion, l'auteur essaie de déterminer la part d'efficacité de cette propagande.

  • Reflets dans un oeil mort, Mondo Movies et les films de cannibales.
    Maxime Lachaud et Sébastien gayraud. Mondo movies et films de cannibales. Deux genres qui n'en sont qu'un, à mi chemin entre le documentaire et le film d'horreur. De Mondo cane (1962) à Cannibal holocaust (1980), plus de vingt ans d'images-choc, de polémiques, de scandales. Un cinéma du XX e siècle, inconnu, mystérieux. Ici, les explorateurs se perdent dans la jungle, fusils et caméras aux poings. Ici, le monde entier est un spectacle et la vie et la mort sont authentiques. Authentiques, vraiment ? Où se termine la réalité et où commence la fiction ? De l'Italie à la France, en passant par les États-Unis, une fascinante cinématographie parallèle, véritable panorama de l'étrange. De L'Amérique insolite jusqu'à La France interdite, de Mondo Hollywood jusqu'à Face à la mort, un voyage aux frontières de l'extrême.
    Reviendrez-vous ? Préface de Boyd Rice, journaliste, artiste, musicien et défricheur américain, connu pour avoir écrit les premiers articles d'importance sur les Mondo.

  • Bill Plympton tient une place particulière dans le vaste monde du cinéma d'animation, puisqu'il est l'Auteur indépendant par excellence. Irrévérencieux, sarcastique, et doté d'un style jeté reconnaissable entre mille, il n'a pas de limites à son Art. Récompensé de nombreux prix (Festival d'Annecy, Annie Awards, nomination à l'Oscar) et reconnu par toute la profession, il est un artiste incontournable qui mérite qu'un livre lui soit enfin dédié. Entre des analyses de son oeuvre et une longue interview dans laquelle Plympton dévoile ses secrets de fabrication, on va retracer l'itinéraire de ce digne héritier de Tex Avery et Ralph Bakshi, dont les mots d'ordre seraient sexe, violence et dessin animé.

  • Le travestisme dans le dessin animé. Philippe Durand et Thierry Steff. Des travestis, travellos, trans, transformistes. dans le dessin animé ? Quelle idée ! Et pourtant, à y regarder de plus près, on s'aperçoit vite que de Mickey à Popeye, de Bugs Bunny à Daffy, du Mask aux Simpson, pratiquement tous nos héros cartoonesques préférés ont, au moins une fois dans leur carrière, revêtu jupe, perruque, dessous affriolants ou maquillage outrancier. Biazzareries de scénarios déjantés ou délires d'animateurs fortement inspirés on ne sait pas trop quelles ont été les motivations qui ont fait de ces héros des pseudos femelles aux déhanchements provocateurs. Le gag. Tout simplement. Un homme qui s'habille en femme fait rire. Le ridicule ne tuant pas, la prodigieuse carrière de nombreux toons prouve bien que l'adage se confirme. Les apparitions des héros «transformés» sont tout aussi surprenantes qu'excentriques ; la fin justifiant les moyens. C'est trav' Doc ? (titre emprunté sans vergogne à la célèbre réplique de Bugs Bunny «What»s up Doc ?») recense tout - ou presque - ce qui est apparu sous une forme féminisée dans le cartoon depuis les années trente. Pas sectaires, les auteurs ont également noté les rares filles qui osent enfiler pantalon et porter moustaches. Voilà une première dans le monde du cartoon où l'on se rend compte que sous couvert de s'adresser principalement à nos chères têtes blondes on découvre que le dessin animé est loin d'être d'une innocence immaculée. Place à un peu de perversité, de détournements, d'outrages et d'autres abus (de confiance).

  • Remise au goût du jour par Quentin Tarantino et son Jackie Brown, la blaxploitation reste le genre majeur du cinéma américain des annèes 70. Alors que les Noirs ont été relégués à des rôles secondaires et caricaturaux durant les quelques 60 premières années du cinéma américain, les années 70 vont voir un soudain changement de perception de la communauté afro-américaine. Surprise! Les producteurs hollywoodiens découvrent que les Noirs sont aussi des spectateurs et peuvent donc leur rapporter gros. Soudainement, les Afro-Américains se mettent à tenir les premiers rôles de productions musclées où les héros règlent leur compte à une société raciste, de films d'horreur imitant les succès d'hier ou de western inversant les formules du genre. Le tout sur une atmosphère funky de haute volée. La blaxploitation était née. Oscillant entre films mercantiles et oeuvres véritablement engagées, la blaxploitation est un courant protéiforme qui donna à la communauté noire-américaine ses premiers grands héros et qui permit aux majors de garder la tête hors de l'eau.

  • Depuis toujours, la culture populaire nous a abreuvé d'histoires mouvementées dans lesquelles les vengeurs masqués et les justiciers en tout genre se livrent à une application sans détour de la loi du Talion. La justice expéditive est le thème le plus brûlant qui ait été abordé au cinéma et sa problématique complexe a permis à de nombreux chefs-d'oeuvres d'exister (M le Maudit, L'Etrange Incident, L'Inspecteur Harry, Que la bête meure, Taxi Driver.). Vigilante passe au crible plus d'un siècle de créations cinématographiques où le pardon n'a pas droit de citer.

  • Pomme de discorde entre ses laudateurs et ses détracteurs, le western européen a été le genre cinématographique le plus méprisé par la critique spécialisée. À l'opposé, le public lui a fait de beaux jours. Le présent ouvrage réhabilite le discours et l'esthétique du genre, l'analyse à travers ses constantes, ses mythologies, ses personnages, et met à jour ce qui le différencie du western américain.
    Nouvelle version (Dreamland 2002), mise à jour, corrigée et augmentée (+ de 100 pages), plus de 1000 films répertoriés, longs et courts métrages, dessins animés et série tv. nouvelle iconographies. Plus de 2 kg de bonheur cinématographique.

  • Avec Le Cinéma enragé japonais on s'éloigne des avenues cinématographiques pour nous intéresser aux petites ruelles sombres du 7e art japonais local. Celles où des réalisateurs indépendants ont fait leur marque avec des films extrêmes, des brûlots révolutionnaires érotiques, des oeuvres désenchantées (cyber)punk ou des films ultra-violents aux forts relents sociaux.
    C'est toute l'histoire de la jeunesse nippone qui defile ; celle révoltée et prête à en découdre, celle des Rebels without a cause, et celle autarcique, aliénée, parfois violente.
    Voici une invite à un voyage dans un Japon éloigné de l'imagerie zen et en finesse que certains aiment à lui accoler.
    Bienvenue dans un monde de sang, de sueur et de larmes !

  • Plongée dans le cinema depuis les annèes 20, la famille Shaw a bati tout au long du XXe siècle un empire cinématographique qui a concquis une grande partie de l'Asie et, à partir des annèes 70, l'Occident.
    Pour la première fois en français, voici toute l'histoire de leur empire : des débuts à Shangaï à l'installation en Malaisie, à l'ouverture des célèbres studios hong-kongais et l'arrêt des productions cinémas.
    Une filmographie complète liste la totalité des films produits sous les différents labels pendant que de nombreux portraits permettent de faire ressortir les figures majeures issues de la compagnie.
    It's shaw time !

  • Le paysage est un thème sans cesse remis sur le métier depuis son apparition en Chine et sa découverte plus tardive en occident durant la Renaissance italienne. C'est sur ce terreau d'une tradition picturale aussi ancienne que diversifiée culturellement que s'est greffé l'apport du cinéma. Le paysage au cinéma ne se contente pas de répéter des schémas maintes fois explorés mais écrit une nouvelle page d'histoire d'un genre privilégié au XXe siècle durant lequel les explorateurs et chasseurs d'exploits découvrent les parties les plus inaccessibles de notre planète, des sommets de l'Himalaya aux abysses des fonds marins.
    La présente étude ne se veut pas une simple transposition d'une histoire de la peinture de paysage au cinéma. Elle se réclame de l?esprit du traité et expose l'étendue des possibilités d'un art encore jeune dans le cadre de la représentation d'un sujet difficile. Les maîtres, anciens et modernes, de Vincente Minnelli à Terrence Malick, d'Alfred Hitchcock à Andrei Zviangintsev, de Stanley Kubrick à Kim Ki-Duk, de John Ford à Clint Eastwood, sont convoqués afin de définir le paysage cinématographique. Mais la représentation du paysage à l'écran ne peut être entreprise qu'en étroite collaboration avec une certaine philosophie des différents éléments le constituant. L'approche adoptée ici se fonde sur les concepts d'interdépendance et de vacuité qui servent dans le bouddhisme à décrire la réalité du monde.

    La Représentation du paysage au cinéma est l'élargissement d'un propos largement esquissé dans le premier ouvrage de son auteur, consacré à une oeuvre décrivant la symbiose entre l'homme et la nature, La Nuit du chasseur, une esthétique cinématographique.

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