Castor Et Pollux

  • Collectifs, photographie et compagnie lance son numéro 5, comme on lance un pari. Transformer l'annuaire des collectifs de photographes, édité chaque année depuis 2004, en revue. Une revue qui fasse écho au foisonnement créatif des collectifs, en France et dans le monde. Un objet visuel qui provoque des rencontres entre les photographes, les rédacteurs, les graphistes, les professionnels et les amateurs, bref les curieux en tous genres. Nous faisons le pari de la diversité avec les 17 collectifs qui ont décidé de se fédérer pour ouvrir une tribune vers un public plus large et défendre leurs coups de coeur.

    Partagés entre démarche documentaire et poésie des instants à la subjectivité assumée, ils essaient, chacun à leur manière, de porter leur regard là où on ne l'attend pas.

    C'est l'autre force des collectifs : apporter un supplément d'âme en s'éloignant des images formatées et des sujets convenus.

  • Français Q

    Alain Mingam

    34 grands noms de la photographie : Bruno Baudry, Arnaud Baumann, Edouard Boubat, Jean-Christian Bourcart, Brassaï, Juan Manuel Castro Pietro, Lucien Clergue, Nicolas Comment, Cyrus Cornut, Olivier Coulange, Robert Doisneau, Fouad Elkoury, Elliott Erwitt, Gilles Favier, Leonard Freed, Ralph Gibson, Jean-Baptiste Huynh, Jean-François Jonvelle, Xavier Lambourg, Herbert List, Pierre Molinier, Isabel Muñoz, Gérard Panseri, Man Ray, Barbara Rix, Willy Ronis, Martin H.M. Schreiber, Ferdinando Scianna, Kris Séraphin-Lange, Jeanloup Sieff, Tono Stano, Sébastien Tixier, Gérard Uféras, ZIR.

  • Fasciné par la pratique de ces hommes
    qui, partis surveiller leurs troupeaux sur le plateau, passent leur
    temps à se décorer mutuellement, j'ai installé mon studio
    au milieu d'eux. Le résultat m'a bouleversé. Dans
    chaque photographie, par la force d'un regard, la beauté
    d'une peau scarifiée, un grain de peau, une coiffure ou
    un bijou, émerge un questionnement du corps de l'autre.
    Ces peintures effectuées avec les mains, comme des
    caresses graphiques que le re g a rd de la photographie
    c a resse à son tour en apprivoisant la lumière, herbes,
    doigts, peignes, éléments végétaux tamponnés inventent
    des paysages de corps sublimes.
    Mis en scène dans leur décor naturel, ils deviennent
    de véritables architectures qui soulignent aussi combien
    /> nos propres corps - vêtus - sont enfermés, conditionnés,
    conformes, combien ils obéissent à une norme
    sans cesse réactivée par le re g a rd d'autrui. Utilisées
    pour les fêtes et les rites, ces marques corporelles permettent
    aux Surmas de projeter leur personnalité, leur
    rêve et leur connaissance du monde. Comme un voyage
    pour remonter le temps où chacun, révèle la carte
    d'identité de ses propres exploits et se positionne au
    sein de la tribu.

  • Regardez bien ces photos. Ou mieux, écoutez-les. Ecoutez leur qualité de silence. Une qualité qui suscite en nous un acquiescement. Un acquiescement très ancien, lumineux, imprévisible, entre émerveillement et mystère. Réfléchissez. Laissez-vous prendre. Pas de beauté sans silence. Quelques grues dansent et s'ébattent sous un ciel qui floconne. Et voici le monde offert pour ce qu'il est : un espace où s'entretissent infiniment tristesse et beauté. L'espace d'une naissance infinie. Symboles de longévité, de bonheur et de fidélité, les frêles grues d'HokkaYdo marquent, paradoxalement, ce qu'il y a de plus durable dans l'univers une dynamique, une énergie, un chaos ordonné.

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