Cerf

  • Français Qu'est-ce que le cinéma ?

    André Bazin

    Cette réédition constitue le recueil des principaux articles (parus d'abord en quatre tomes, entre 1958 et 1962) de celui dont l'oeuvre a illuminé cette collection : André Bazin. Son apport reste plus que jamais décisif pour comprendre le cinéma.

  • Voici la Bible du cinéma.
    De Jérusalem au Vatican, en passant par Jésus, la Vierge Marie, les saints, les anges, le diable, l'enfer ou encore le paradis, c'est plus de 1 200 films qui sont ici répertoriés et commentés.
    Ce livre constitue une relecture du septième art et de son histoire. Le muet, les péplums, la nouvelle vague, sans oublier Hollywood. Bruno de Seguins Pazzis revient sur tous les genres, en souligne les spécificités esthétiques, morales et politiques. On redécouvrira aussi des polémiques enflammées à propos de la controversé Théorème de Pasolini, de la très décriée Passion du Christ de Mel Gibson ; des anecdotes méconnues sur le tournage des Dix commandements de Cecil. B DeMille, ou encore sur les acteurs des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois.
    En plus d'être une somme considérable, cet ouvrage interroge l'avenir du traitement de la religion au cinéma à une époque où Dieu est, plus que jamais, sous le feu des projecteurs.

  • L'oeuvre d'Éric Rohmer est une réflexion sur l'art et le cinéma. C'est aussi et surtout une authentique philosophie de la vie.
    La vie y est définie comme étant à la fois désir et renoncement à la satisfaction du désir, mais en tant que ce même renoncement s'annonce sous le titre de l'accomplissement. Elle est donc définie comme étant par essence renonciation, c'est-à-dire l'expression par excellence du charme dans la sublimation des désirs.
    La renonciation est, chez Rohmer, à la fois un contenu thématique, une forme cinématographique et surtout une structure dynamique. Celle-ci se déploie, dans la réalité concrète du film, dans les trois moments affectifs et renonciateurs de l'aspiration, de l'action et de l'accomplissement.
    L'auteur montre alors que la structure propre aux Contes moraux diffuse, de manière discrète et diverse, dans la totalité de l'oeuvre rohmérienne.

  • La mostra présidée par zhang yimou consacre (de nouveau) le cinéma chinois, en distinguant plaisir charnel interdit.
    Au demeurant beijing 2008 joue le même rôle pour la reconnaissance internationale que les jeux olympiques de tokyo en 1964 en enrôlant gong li. le temps vient de donner toute leur importance aux cinémas de chine dans leur diversité. l'ouvrage propose de pénétrer l'empire de l'image et son esthétique. l'auteur expérimente trois prismes afin d'étudier la cinématographie chinoise, des "classiques" aux anticonformistes: analyse des principales oeuvres, différentes problématisations, dizaine d'entretiens approfondis et exclusifs menés en face à face avec des personnalités (spectre exceptionnellement large: de huerxide tuerdi à wang bing - "chroniqueur du monde oriental" et xiaolu guo).


  • le cinéaste cubain tomas gutiérrez alea (1928-1996) engagé dans la révolution dès 1959, a soutenu cette dernière jusqu'à la fin de sa vie et a mis ses films à son service.
    pourtant, son engagement révolutionnaire n'a pas été synonyme d'une adhésion servile au régime sous une forme propagandiste classique. le cinéma fictionnel de gutiérrez alea, de 1960 à 1995, d'histoires de la révolution à guantanamera, en passant par mémoires du sous-développement, la dernière cène ou fraise et chocolat, repose sur un équilibre n'excluant ni le doute ni la critique. chez ce cinéaste cubain le plus marquant de sa génération et qui fait véritable oeuvre d'auteur, chacun des films peut être considéré comme une réponse singulière à la question, centrale dans le cinéma cubain contemporain, de la représentation cinématographique de la révolution.


  • Définir le réalisme magique d'André Delvaux (1926-2002), c'est d'abord montrer comment ce martre de l'adaptation cinématographique d'oeuvres littéraires est devenu un auteur de films énigmatiques, de L'homme au crâne rasé à L'oeuvre au noir en passant, entre autres, par Rendez-vous à Bray, Belle, Femme entre chien et loup ou Senvenuta.
    Si Delvaux s'inscrit d'emblée dans la modernité, c'est avec un cinéma du doute. Faux coupables, ses héros recherchent l'innocence à travers un parcours initiatique qui les laissera perplexes. Puisant dans sa belgitude, faite de latinité et de germanité, ce grand imagier, également musicien, saura nous livrer, sur plus d'une vingtaine d'années, une oeuvre ouverte à l'inquiétante étrangeté.

  • Dans les années 40 et 50, avec Paisà, Stromboli, Francesco, Europe 51, Voyage en Italie, etc., Roberto Rossellini filme des conversions sous leurs aspects religieux, moraux ou politiques.
    Ce livre cherche à comprendre en quoi la conversion est aussi à l'oeuvre dans sa façon de filmer, lorsqu'il parvient à saisir l'unité de ce qui est présent devant l'objectif, dans un moment d'épiphanie. Le cinéma procède alors comme la parole poétique. Mais pour dégager ces moments précieux, il faut en passer par une critique du rapport au catholicisme romain et du sacrifice demandé à la femme, critique qui seule permet de voir ces films dans une perspective non religieuse, comme Rossellini lui-même nous y a invités.

  • Inventant le "ciné-cimaise", l'ouvrage requiert de penser le cinématographe jusque dans son altérité : "le cinéma hors les salles". Le Louxor, "Palais du Cinéma", rouvre grâce à la Ville de Paris : il importe d'expliquer le contexte, tant esthétique que sociologique, d'une telle résurrection. Le mariage à trois entre "septième art", patrimoine, art contemporain, entretenant des relations réversibles d'échange, bénéficie d'analyses conceptuelles, confortées par de longues rencontres exceptionnelles avec l'auteur, représentatives pour le champ de recherche, de l'amont à l'aval : l'Ours de la Berlinale Tsai Ming Liang, la Lionne d'Or Su-Mei Tse, Catherine Derosier-Pouchous du Louvre "producteur", NT Binh (alias Yann Tobin, Positif), Michel Gomez, responsable de la Mission Cinéma parisienne, Marie Durand d'Etoile Cinémas, les architectes Philippe Pumain, Luc Liogier, les représentantes du Grand Palais Marjorie Lecointre, Isabelle Stibbe.
    Sans oublier la Société Cartier : Takeshi Kitano incarne une figure emblématique de la picturalité cinématographique. Le livre, aussi vade mecum, répond aux délicates questions, tant ontologiques que techniques: pourquoi et comment exposer le cinéma ?

  • Cinéastes en campagne

    Ronald Hubscher

    • Cerf
    • 17 February 2011

    Présente dans nombre de films, la campagne, simple paysage, espace ludique des citadins ou cadre de travail des ruraux, est demeurée jusqu'à maintenant un objet d'étude négligé, en dépit des usages et des pratiques auxquels elle donne lieu. Or un siècle de cinéma démontre avec obstination que si la campagne n'est pas un genre en soi, elle est un élément indispensable de multiples scénarios. Pour autant, les cinéastes ont longtemps donné la vision d'un " ordre éternel des champs ", reprenant à leur compte les clichés véhiculés par l'imaginaire collectif et une idéologie conservatrice opposant villes et campagnes, citadins et paysans, en sorte que ces films présentent bien des similitudes dans le traitement du décor comme des personnages. Il faut attendre les années 1970 liées aux transformations de la société globale, aux mutations du monde agricole, à l'avènement d'un cinéma militant, à la préoccupation écologique pour que le regard des cinéastes, chargé d'empathie, marque un tournant novateur dans la façon de filmer la campagne.

  • Cet ouvrage analyse les diverses significations du terme « iconoclasme » dont il esquisse une brève histoire, avant de formuler l'hypothèse de l'existence d'un iconoclasme cinématographique, avec ses caractères propres. Cette affirmation en apparence paradoxale trouve sa justification à travers des développements théoriques et des analyses de films. Les procédés dont use le septième art affectent tantôt la forme de l'aniconisme, en particulier chez William Klein, Kieslowski, Zviaguintsev, tantôt celle d'un iconoclasme aux multiples déclinaisons qui investit l'oeuvre de divers réalisateurs, Bunuel, Eisenstein, Pasolini, Bergman, Raoul Ruiz ou les Monty Python.

    Ce livre d'une universitaire montpelliéraine montre que l'histoire du cinéma n'est pas que celle des techniques, mais que le septième art constitue l'aboutissement de la pensée religieuse sur l'image. Les questions qu'il pose ont été abordées à divers moments de l'histoire de l'art et des religions. La légitimité de la représentation du divin continue à susciter, à notre époque, des réactions de fanatisme et d'exclusion. Les exemples empruntés au cinéma et les analyses que consacre ce livre à un sujet très ancien mais toujours sous les feux de l'actualité, contribuent à apporter des réponses claires à un questionnement complexe.

  • Auteur de nombreux longs métrages, l'Égyptien Youssef Chahine a fait une percée dans les médias, à l'occasion du tournage de la coproduction franco-égyptienne "Adieu Bonaparte". Mais que sait-on de ce cinéaste à qui l'on doit encore "La Terre", "Le Retour de l'enfant prodigue", "La Mémoire", "Gare Centrale", "Alexandrie pourquoi ?" dont la modernité arabe tranche avec les mélodrames typiquement égyptiens qu'il a aussi réalisés et qui font très kitsch ? Que sait-on surtout de l'homme d'Alexandrie ouvert à tous les vents de la Méditerranée et du monde ?

  • Français Les chemins de René Allio

    Guy Gauthier

    Peintre, décorateur et metteur en scène de théâtre, puis réalisateur de films, René Allio a cheminé à travers le demi-siècle dont il a vécu le parcours esthétique.

  • L'auteurisme serait-il devenu la caricature de la Politique des auteurs ? Un peu comme le fut peut-être la Qualité Française par rapport au Réalisme Poétique ou le Réalisme Socialiste par rapport au cinéma soviétique des années 20 ? Ou, à l'inverse, le cinéma d'auteur a-t-il le mérite d'avoir conservé au bon cinéma un public de fidèles rétifs à la déferlante du bluff d'un certain cinéma commercial ? Cet essai analyse la notion d'auteur sous toutes les coutures.
    René Prédal, professeur de cinéma à l'Université de Caen, auteur d'une trentaine de livres sur le cinéma et maître d'oeuvre d'une dizaine de numéros de CinémAction, est aussi réalisateur de films sur l'art. Directeur de la collection 7e Art, Guy Hennebelle a fondé et dirige les revues CinémAction et Panoram ues.

  • Jacques doillon l emotion

    Predal R

    • Cerf
    • 16 October 2003

    Cet ouvrage est la première analyse consacrée à l'oeuvre totale de Jacques Doillon qui, en plus de 30 opus sur une trentaine d'années, pratique un cinéma de l'émotion.
    Son exigence dans l'art de la mise en scène qui sonde les coeurs et les tripes des Doigts dans la tête à Raja en passant par La Pirate ou la Puritaine ne s'impose pas au spectateur comme une thérapie imaginaire ou un psychodrame clinique : un film de Doillon ne guérit personne mais apporte une connaissance profonde de l'Autre. Ce cinéma brut, entre force et finesse, est à lire ou à voir sans modération.

  • Cet ouvrage propose au public étudiant, ainsi qu'à tout lecteur désireux de comprendre la portée et l'intérêt des études cinématographiques actuelles, un recensement largement commenté des principaux concepts et notions auxquels recourt la théorie du cinéma.

  • Depuis la fin des années 60, le cinéaste américain Frederick Wiseman a développé, grâce à la télévision de service public aux Etats-Unis, une oeuvre exceptionnelle de quelque trente-cinq longs métrages documentaires, de Titicut Follies à Public Housing, en passant par High School, Law and Order ou Deaf and Blind.
    Les institutions qu'il filme en début de carrière - prison, hôpital, lycée, caserne, centre d'aide sociale, etc. - portent des problèmes complexes que le cinéaste va " accoucher ", non sans humour ; lourdeurs, conformisme, inégalités, pesanteurs avouées ou inavouées de la société américaine (et de la nôtre !) construisent-elles l'image du " rêve américain " ou du " cauchemar climatisé " ? L'une et l'autre, tout en y apportant une interrogation bien plus large sur la condition humaine.
    Au fil du temps, cette oeuvre est devenue un classique du monde occidental puisque, pour nous autres Européens, rien de ce qui est nord-américain ne nous est véritablement étranger.

  • En seulement six longs métrages, David Fincher s'est imposé comme un réalisateur avec qui il faut désormais compter dans le paysage cinématographique américain. A sa sortie en 1995, Seven a fait l'effet d'un électrochoc. La construction du scénario, la justesse de l'interprétation, et les qualités esthétiques de la mise en scène annonçaient sans conteste la naissance d'un cinéaste important. Après un passage par la science-fiction (Alien 3), c'est surtout dans le genre du thriller que Fincher a bâti son univers, à travers des films aussi différents que The Game ou Panic Room. Quant à Zodiac, bien plus qu'une enquête foisonnante dans l'Amérique des années 70, c'est également le récit d'une obsession. A l'image de Fight Club, l'un des films les plus originaux et troublants de ce début de siècle, David Fincher est un conteur au talent unique, un cinéaste choc pour qui chaque nouveau film est un défi. Cet ouvrage, le premier en France à lui être consacré, passe ses thèmes de prédilection au crible de l'analyse.
    Dominique Legrand, critique à Libération, La Revue du cinéma, Le Mensuel du cinéma, Mad Movies, et producteur d'Arkino Productions, a publié Brian de Palma, le rebelle manipulateur (Editions du Cerf), ainsi que plusieurs thrillers : Décorum (Atout Editions/Babel Noir), Rouge New York (Atout Editions) et Le Point de Connexion (Anne Carrière). En 2009, paraît Sablier d'Amour (Editions Bayard Jeunesse).

  • Le cinéma anglais des années 39-45 se trouve être le produit improbable d'un certain nombre de paradoxes. Alors que les pénuries de toutes sortes s'amoncelaient sur les îles britanniques, la floraison de nouveaux talents de cinéastes, d'énergies décuplées chez les producteurs, d'une nouvelle génération d'acteurs, prouve, à tout le moins, qu'il n'y eut pas pénurie dans le monde du cinéma. Tous les créateurs ne se contentèrent pas d'apporter témoignage sur leur temps, ce qui eût été déjà appréciable, mais en devinrent des acteurs essentiels. L'ambition du présent ouvrage est de faire découvrir au public français, à qui cela fut alors interdit par l'occupant allemand, un cinéma qui a aidé à définir la spécificité du meilleur cinéma britannique moderne.

  • A travers une quarantaine de films choisis pour leur notoriété ou leur valeur symbolique, cet ouvrage interroge trois des paradigmes perdus de la culture cinématographique : le film comme symptôme de société, l'oeuvre comme connaissance de soi et de l'autre, le cinéma comme leçon de vie.
    Le concept clé est celui de représentation : la représentation comme spectacle ; la représentation comme proposition analytique ; la représentation comme structuration de l'esprit. au terme de cette première étude, le livre se tourne vers le jeune cinéma français. de quels modes de penser, de quelles contradictions, porte-t-il témoignage ? tout film d'importance, consciemment ou non, révèle les non-dits d'une époque, parfois de ses impasses.
    Sanction de l'histoire, le cinéma français semble profondément marqué par un principe de culpabilité qui, à terme, l'inhibe dans ses possibilités d'expression. en un mot, selon la belle formule de bruno bettelheim, il s'agit , pour le spectateur, d'avoir le " coeur conscient ".

  • Le cinéma et la crise de 29

    René Prédal

    • Cerf
    • 18 November 2010

    Comment le cinéma mondial a-t-il réagi à la crise bancaire, économique et sociale déclenchée à Wall Street en 1929 ? On connaît quelques généreuses ou violentes images dans « Notre pain quotidien », « Les Raisins de la colère », « Ceux de la zone », en Amérique, ou ailleurs « La Rue sans joie », « À nous la liberté », « Une Auberge à Tokyo »... Cet ouvrage en analyse aussi bien d'autres. Mais si la politique du New Deal ou celle du Front Populaire ont nourri tout un courant « populiste » des deux côtés de l'Atlantique, les genres les plus populaires de l'époque et notamment la comédie mondaine (vaudeville, kammerspiel, « téléphones blancs » ou screwball comedy) ont systématiquement occulté la crise, tandis que thriller ou fantastique en donnaient une image cryptée comme le montre également cette étude d'ensemble, la première du genre consacrée au sujet.

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