Citadelles & Mazenod

  • Et si la magie du cinéma avait partie liée à la peinture ? Aux tableaux que revisite parfois le réalisateur afin de mettre en image son scénario, aux oeuvres ou ambiances picturales qui s'imposent aux spectateurs au visionnage de certains films.
    Cet ouvrage est né de ces regards croisés entre le septième art et la peinture, là où l'image filmique cache ou révèle une image picturale.
    À cet exercice, presque tous les grands courants cinématographiques se sont illustrés car très nombreux sont les réalisateurs qui ont développé, consciemment ou non, une esthétique en affinité avec l'art silencieux et immobile qu'est la peinture.
    Des frères Lumière à David Lynch, une étude passionnante sur les rapports féconds de la peinture et du cinéma.

  • L'art du cinéma raconte de manière synthétique et accessible l'immense aventure d'une technique et d'un loisir inventés à la fin du XIXe siècle et devenus un mode d'expression à part entière. Un art riche de la diversité des grands auteurs qui l'ont mis en oeuvre, témoin des grandes mutations historiques, traduction par les images et les sons, des réalités et des imaginaires d'un monde en expansion perpétuelle.
    Attentif aux créateurs et aux styles aussi bien qu'aux enjeux économiques, techniques et sociologiques qui travaillent le cinéma, le stimulent ou le perturbent, cet ouvrage accompagne les tribulations d'un art qui n'aura cessé d'être contemporain, au prix d'une constante réinvention de lui-même, à Paris et à Berlin, à Los Angeles et à Moscou, mais aussi en Chine, en Inde et en Amérique latine, dans le creuset du grand spectacle comme aux limites des recherches esthétiques les plus innovantes.

  • Des histoires, plutôt qu'un récit monolithique et linéaire, nous invitent ici, avec science et pédagogie, à plonger aux racines de notre culture visuelle.
    Naissance et rayonnement d'une technique et d'un art, procédés chimiques et choix esthétiques, scientifiques photographes et photographes artistes, reporters et amateurs, avant-gardes et institutions : le volume présente en dix chapitres et 550 illustrations un parcours suprenant et séduisant.

  • Technique de reproduction née au XX e siècle, la photographie se démocratise dans le courant du siècle suivant. Instrument de travail exceptionnel, ce « troisième oeil » permet aux peintres d'explorer un nouveau champ des possibles, entraînant le renouvellement de leur approche artistique et picturale. Parfois confinées à la sphère de l'intime, conservées dans des archives ou des albums de famille, ces photographies témoignent d'une nouvelle forme d'exploration du réel et d'un regard neuf porté sur le monde. Outil de travail, oeuvre à part entière ou pratique vernaculaire, cet ouvrage retrace l'histoire de la photo- graphie à travers l'oeil visionnaire de ces artistes.

    Parmi les artistes : Edgar Degas, Thomas Eakins, Paul Richer, George Hendrik Breitner, Charles-François Jeandel, Alphonse Mucha, François Rupert Carabin, Edvard Munch, Vassily Kandinsky, Pierre Bonnard, Jean Édouard Vuillard, Maurice Denis, José Maria Sert, Ernst Ludwig Kirchner, Charles Sheeler, Josef Albers, René Magritte, Hans Bellmer, Balthus, Wols, Bernard Dufour, Robert Rauschenberg, Andy Warhol, Cy Twombly, Sol LeWitt, Gerhard Richter, David Hockney, Edward Ruscha, Sigmar Polke...

  • Regard croisé entre le septième art et la mode, cette étude passionnante retrace les rapports féconds entre ces deux champs de création. Tandis que les costumes portés à l'écran ont fait entrer des pans entiers de l'histoire du cinéma dans les ateliers des créateurs de mode, réalisateurs ou vedettes ont très tôt sollicité le talent et l'originalité de griffes haute couture, puis prêt-à-porter. Les motivations stylistiques, psychologiques ou politiques de cette réciprocité éclairent les moments de grâce qui ont illuminé les salles obscures et les défilés de mode.
    De la mode Hollywood aux looks nouveaux du cinéma de genre, le volume invite à entrer dans l'intimité de collaborations emblématiques : Edith Head et Alfred Hitchcock, Christian Dior et Marlene Dietrich, William Travilla et Marilyn Monroe, Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn, Ralph Lauren et Robert Redford, Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent...

  • André Breton, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard, Michel Leiris, mais aussi Pablo Neruda, Rainer Maria Rilke ou, plus récemment, Michel Butor, Lydie Salvayre et Philippe Sollers, autant d'écrivains, français ou étrangers, qui ont côtoyé, célébré, interrogé Picasso en amis, admirateurs ou critiques d'art. Richement illustré, Picasso et les écrivains rassemble une floraison de textes de ces auteurs - récits, essais, poésies, biographies, critiques - en rappelant les circonstances de leurs rencontres, échanges et collaborations fertiles. Cette mise en perspective des oeuvres et d'extraits littéraires nous offre une compréhension stimulante du génie polymorphe d'un des plus grands créateurs de l'époque moderne.

  • De somptueuses photographies panoramiques pour partir à la découverte d'une métropole incontournable.
    Une édition enrichie de nouvelles prises de vue (One World Trade Center, IAC Building de Frank Gehry...).
    Un parfait livre cadeau qui ravira même les plus fins connaisseurs de la ville.

  • Voici le fruit d'une campagne photographique indédite, réalisée expressément pour cet ouvrage qui s'adresse aussi bien aux amoureux de Venise qu'aux historiens de l'art ou de l'architecture. Il se décline en sept parcours ayant pour point de départ tantôt la Terra Ferma - le "continent" - tantôt la lagune ou la mer. Sept suggestions d'itinéraires à découvrir au fil d'images qui s'enchaînent, au gré de plans rapprochés et de changements de perspective, et qui offrent la possibilité d'identifier lieux et monuments sans jamais perdre de vue la forme même de la ville.

  • Présentation de 200 affiches de films célèbres, depuis les commencements du cinéma à la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 2010.

  • Les représentations de chiens sont apparues dès l'Antiquité, notamment chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains. Elles sont suffisamment précises pour que l'on puisse distinguer les différentes races : lévriers, sloughis, loulous ou mastiffs. Dès les origines, l'animal incarne la fidélité et la noblesse. Alors que la chasse prend une place centrale dans l'Europe médiévale et que les élevages se développent, le chien devient l'animal de compagnie privilégié de l'homme : les enluminures et les peintures murales en témoignent. À la Renaissance, les chiens de petite taille accompagnent tous les moments de la vie tels que le montrent les peintures de Titien, de Carpaccio ou de Van Eyck ; il continue de symboliser la fidélité dans les portraits de couples notamment, ou dans les Annonciations. Les premiers portraits de chien seul apparaissent au XVIe siècle en même temps que la peinture animalière émerge. Le genre devient très prisé au XVIIIe siècle au sein de l'élite aristocratique ; des artistes en font leur spécialité tels Jean-Baptiste Oudry et François Desportes, mais aussi Gainsborough et Stubbs en Angleterre. L'animal gagne sur la toile une profondeur d'âme qui traduit la tendance croissante à l'anthropomorphisme sans pour autant négliger la précision anatomique de chaque race.
    Le chien moderne devient un motif d'expérimentation pour les avant gardes du XXe siècle et acquiert une existence propre. Mais même nimbé du mystère de l'animalité, il reste profondèment marqué de la personnalité de son maître, l'homme.

  • Paris intime ou spectaculaire, vu des quais, de la Seine ou des jardins ; Paris d'hier et d'aujourd'hui, magnifié par le regard amoureux qu'Hervé Champollion porte sur la capitale.
    Illustrant vingt et un siècles d'histoire de la capitale, cette promenade en images d'une ampleur inégalée traque avec tendresse les monuments célèbres comme les lieux cachés, les détails architecturaux comme les vues d'ensemble, la pierre, la terre et l'eau. Grâce aux nombreuses vues panoramiques, le lecteur découvrira Paris comme il ne l'avait jamais vu, dans son somptueux ensemble de quartiers et de villages.
    Il retrouvera le plaisir de baguenauder à travers ces instantanés de paysages parisiens, à la manière des poètes qui ont tant chanté la Ville Lumière.

  • Ce volume propose en dix chapitres rédigés par les meilleurs spécialistes de l'histoire de la photographie un ensemble de récits ouvrant sur toutes les époques et les multiples pratiques de l'image.
    Prenant pour axe central la question de l'art et de la culture, ces récits traversent de longues périodes en synthétisant les grands enjeux de la modernité. Attentifs aux débats d'époques - la photographie entre art et science, amusement ou profession, espace social ou laboratoire technique -, les auteurs nous font découvrir le daguerréotype et le calotype du XIXe siècle, les méthodes d'observation, l'univers des amateurs comme celui des artistes en s'appuyant sur le formidable renouvellement des questions esthétiques de l'époque contemporaine. Cherchant à montrer comment, tout au long du XIXe siècle, la photographie a fait l'objet d'une construction de son univers dans une quête de légitimité, l'ouvrage nous emmène ensuite dans une traversée du XXe siècle où la photographie participe à toutes les révolutions artistiques comme à toutes les évolutions de la communication. Tour à tour mobilisée par les avant-gardes et les nouveaux médias illustrés, la photographie est tout aussi bien oeuvre d'art que document, matrice expérimentale et message politique.
    Par des histoires, plutôt qu'une histoire de la photographie, cet ouvrage révèle le dynamisme de la recherche qui conduit depuis plus de dix ans à un renouvellement des approches où se mêlent désormais histoire de l'art et histoire culturelle.

  • Français Renoir

    Distel-A

    Quatre mille ! c'est le nombre d'oeuvres attribuées à Renoir, dispersées dans tous les grands musées du monde.
    Cet artiste, dont le cercle d'amis s'étendait de Monet à Manet ou de Sisley à Caillebotte, ne voulait s'exprimer qu'à travers son art. Est-ce la raison pour laquelle aucune monographie d'importance ne lui a été consacrée ces vingt dernières décennies ? Voilà le défi enfin relevé. En analysant en détail ses soixante ans de travail ininterrompu, Anne Distel a dégagé l'immense intérêt de son oeuvre : l'appel irrésistible des couleurs, l'approche sensuelle et naïve de sa peinture qui permet la compréhension immédiate du spectateur, des types simples, modèles d'atelier ou bourgeois, facilement accessibles.
    Ne nions pourtant pas les écarts de qualité entre des oeuvres de la même époque, qui ont nui à la réputation du peintre, faisant parfois oublier ses chefs-d'oeuvre. Grâce à l'auteur renaît toute une époque : nous y voyons Charles Gounod encourager le peintre, Alfred Sisley devenir un intime, Frédéric Bazille ? né comme lui en 1841? devenir proche, Daubigny et Corot le sou-tenir ; Renoir deviendra même l'ami proche, puis l'exécuteur testamentaire, de Gustave Caillebotte.
    Quant aux écrivains, ils ne sont pas en reste Zola et Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau deviennent des défenseurs ardents. Nous participons à l'aventure, allant de cercles d'amis en Salons parisiens ou Expositions universelles, d'ateliers d'artiste en escapades bretonnes, italiennes, algériennes ou cagnoises. Le rôle des grands marchands voire de mécènes, tels Paul Durand-Ruel, Charles Ephrussi, Paul Bérard, Albert Cahen d'Anvers, le docteur Bames, Henri Rouan...
    Tient une grande place dans ce récit. Admirons enfin son oeuvre comme l'a fait le grand historien d'art Elle Faure : « Aimez-le pour ces bras épais, ces bouches bestiales qu'il aime, puisqu'il vous fait aimer, grâce à ce caraco malpropre où il a vu s'allumer des rubis, trembler des perles, flotter des opales, la poitrine dure et le cou robuste de cette jeune servante, près de laquelle vous alliez passer sans la voir.
    Souvenez-vous qu'il a fallu sur-prendre bien des regards sous des voilettes, de char-mantes moues sur des lèvres, bien des abandons enivrés dans les bras du danseur ou sur la poitrine de l'amant, bien des rires et des sauts de petite fille éblouie, pour ne plus voir que ces vastes formes sommaires qui semblent concentrer, dans leurs épaisseurs battantes, le sang et le feu du soleil... Et demandez-vous quelle somme d'amour, de souffrance, de sagesse, il faut entasser dans son coeur pour être digne de rentrer dans l'innocence édénique ».

  • Les oiseaux ont toujours été un sujet de prédilection pour les artistes.
    A travers toutes les époques, les hommes ont réussi à représenter les couleurs de leurs plumages, la variété des espèces et le sentiment de liberté que transmet leur vol. s'ouvrant sur les peintures des grands maîtres de la renaissance, ce somptueux ouvrage présente les plus belles oeuvres effectuées par les grands de l'art des oiseaux : audubon, bauer et gould, lear, bewick et wolf, etc. le canard mandarin, l'outarde arabe et le pélican blanc prennent vie ; le perroquet rouge, l'aigle royal et le paradisier grand-émeraude surgissent de ces pages.
    Des oiseaux familiers de nos jardins aux espèces exotiques, voire disparues, sont ici rassemblés en 130 images magnifiques parmi les plus célèbres, mais aussi les plus rarement montrées, venues du monde entier. les dimensions exceptionnelles de ces 130 peintures, dessins et gravures en font ressortir les détails les plus complexes, permettant à chaque oeuvre d'être exposée tans toute sa splendeur. un commentaire pertinent de katrina cook explique les techniques utilisées par les artistes, leur vie, leur source d'inspiration et leur perception du monde des oiseaux.
    Cette approche fascinante des sciences naturelles associée ces images remarquables fait de cet ouvrage un régal pour les yeux.

  • Quand on aime Venise, sa lumière, les couleurs de ses palais, ses églises, ses façades les plus modestes aux ocres inimitables, ses dédales infinis, ses campi animés, le charme de ses canaux et de ses innombrables petits ponts, son délabrement splendide, on ne pense qu'à y revenir : une belle intention qui ne se réalise qu'occasionnellement ! Laissez-vous alors happer par les merveilleuses photographies de Jacques Boulay qui vous offre un très bel album-souvenir de vos émotions, de vos émerveillements.

  • Ce livre présente plus de 90 reproductions en très grand format d'oeuvres de Dali, dont Femme à la fenêtre à Figueras, La Persistance de la mémoire, Téléphone-homard, La Métamorphose de Narcisse, La Tentation de saint Antoine, Le Christ de saint Jean de la Croix, Le Toréador hallucinogène et de nombreuses autres peintures, sculptures et photographies spectaculaires.

  • Classique et maniériste par sa facture, chrétien et païen par ses thèmes, mystique et intellectuel par son comportement, Botticelli est le symbole même du génie renaissant. Le Printemps, ou La Naissance de Vénus comptent parmi les chefs-d'oeuvre présents dans toutes les mémoires et situent leur auteur au premier rang des grands peintres florentins. Mais au delà de leur séduction immédiate, ces tableaux ont une signification dont cet ouvrage nous donne la clef.

    Le livre de Ronald Lightbown est à ce jour le plus complet sur la vie et l'oeuvre de Botticelli. Il en éclaire de façon définitive les sources, la technique, l'histoire et l'iconographie, à la lumière de nouvelles recherches et de la restauration de plusieurs de ses oeuvres majeures, qui sont reproduites ici dans leur éclat retrouvé. Grâce à ce livre, on peut faire le tour d'une oeuvre dispersée dans les musées et collections du monde entier et distinguer, dans un catalogue raisonné, les oeuvres de la main du peintre, et celles qui relèvent de son atelier, ses disciples ou ses contemporains. Botticelli fut portraitiste, auteur de fresques, de tableaux d'autel, peintre religieux et profane, illustrateur de La Divine Comédie. Tous les aspects de son oeuvre sont étudiés, à travers sa vie, son apprentissage auprès de Filippo Lippi, sa carrière au coeur d'une cité, Florence, et d'une époque, le XVe siècle, d'une égale richesse.

  • Français Ingres

    Georges Vigne

    Mort en 1867, à l'âge de quatre-vingt-six ans, Jean-Auguste-Dominique Ingres eut une personnalité qui a incontestablement dominé son siècle, et dont les influences se font encore sentir au XXe siècle. Paradoxalement, aucune monographie n'était aujourd'hui disponible. D'où la nécessité d'une biographie complète et documentée, développée par Georges Vigne après plusieurs années de l'étude approfondie de l'oeuvre d'Ingres. À travers une trame chronologique, il donne la priorité à l'oeuvre, ne s'intéressant aux détails de la vie, quelorsu'ils influencent le travail de l'artiste.

    Un critique contemporain l'avait qualifié de "Chinois perdu dans les ruines d'Athènes", et effectivement, Georges Vigne s'attache à montrer le hiatus qui existait entre le peintre et le monde dans lequel il voulait s'intégrer. Entre Montauban, Paris, Florence ou Rome, l'auteur nous guide à travers les grands tableaux, replaçant l'artiste dans la vie de son époque, et montrant l'importance qu'ont pu avoir ses élèves dans son travail. Sachant perpétuellement se renouveler achevant même à quatre-vingt-deux ans un chef-d'oeuvre absolu : Le Bain turc, il ne laissa jamais ses contemporains indifférents.

    Somptueusement illustré, l'ouvrage est complété par la première transcription exhaustive des Cahiers IX et X, (dans lesquels l'artiste rédigea son propre "catalogue raisonné", pour l'Exposition universelle de 1855), une bibliographie, une liste d'expositions, et un index.

  • Giotto

    Arcais F F.

    Cet ouvrage consacre la gloire de Giotto, l'un des fondateurs de la peinture moderne. Des images impressionnantes et dramatiques qu'a créées cet artiste génial se dégage une émotion intense qui a captivé ses contemporains et profondément influencé ses successeurs. Reproduites dans leurs moindres détails, les fresques qu'il peignit à Assise, Padoue ou Florence paraissent aujourd'hui aussi fraîches et lumineuses.

    Giotto a modifié le cours de l'art européen en rompant avec la tradition des personnages rigides et stéréotypés du Moyen Âge. Il a innové en conférant à ses figures mouvement et expression naturelle, en réinventant le volume et l'espace, mais aussi par un extraordinaire travail sur la lumière et les couleurs. Tous ses récits sont peuplés de personnages pleins de vie, d'un réalisme saisissant, dont les moindres comparses, comiques ou tragiques, mettent en évidence son humour et sa richesse d'invention.

    Grâce à ses recherches, Francesca Flores d'Arcais a procédé à d'importantes réattributions et à de nouveaux aperçus sur l'exécution et la chronologie des oeuvres. Le texte est éclairé par de très nombreuses reproductions, souvent en pleine page, d'une qualité exceptionnelle. Elles proviennent de prises de vue récentes des oeuvres, dont beaucoup ont été dernièrement restaurées. Restituées ici dans leur éclat originel, elles contribuent à faire de cet ouvrage la monographie la plus complète et la plus somptueuse publiée sur l'artiste depuis plusieurs décennies.

  • Fleurs et fruits, objets du quotidien, tables servies et autres vanités sont autant de facettes d'un genre qui a marqué l'art occidental : la nature morte. Longtemps considérée comme mineure, elle trouva au fil du temps la place qui lui revient. Sous la forme d'une analyse passionnante, Sybille Ebert-Schifferer guide le lecteur à travers époques et pays, expliquant les développements stylistiques, culturels ou historiques connus par la nature morte, grâce à un texte clair et d'une grande érudition.

    Commencée dans l'Antiquité, son histoire connaît un arrêt brutal à la chute de l'empire romain et réapparaît à la Renaissance. Le monde des objets s'émancipe alors du contexte religieux et de celui de la représentation scientifique de la nature. Autour de 1600, elle acquiert son autonomie, aux Pays-Bas puis en Italie. Image de contemplation, propice aux plaisirs des sens, avertissement sur le devenir de l'homme, ou instantané de la vie bourgeoise, elle s'adresse à un public de plus en plus large.

    Près de trois cents oeuvres illustrent superbement ce propos. Parmi celles-ci, le lecteur retrouvera les noms de Bruegel, Zurbaran, Caravage, Chardin, Monet, Matisse, ou Warhol. Soigneusement choisis, les détails permettent d'apprécier les effets de matière pour aider à la compréhension des tableaux, tout comme les commentaires qui complètent chaque légende. Ils contribuent ainsi à faire de ces Natures mortes un livre accompli, dans le fond et dans la forme.

  • Cette étude est la première depuis de longues années qui traite de l'ensemble de la production peinte de Rembrandt. L'auteur a vu la quasi-totalité des oeuvres ici inclues ; cette vision, alliée à l'étude de la vaste documentation existante sur l'artiste, lui a permis d'arriver à une définition très précise de son travail.

    Le texte s'ouvre par une large introduction sur les Pays-Bas à l'époque de Rembrandt, replaçant ce dernier dans son contexte. L'originalité de l'ouvrage réside dans l'approche adoptée par Christopher Wright : les oeuvres sont réparties en fonction de leur thème et traitées ensuite selon un ordre chronologique. Le lecteur peut ainsi s'imprégner pleinement du mystère des peintures religieuses, de la magie des paysages, de la profonde humanité qui se dégage des autoportraits, si appréciés de nos jours, ou de la virtuosité des portraits de la bourgeoisie néerlandaise. À travers l'abondante sélection des illustrations en couleurs, chefs-d'oeuvre et tableaux méconnus s'équilibrent harmonieusement.

    Débarrassé des nombreuses interprétations psychologiques ou romantiques qui troublent la perception que l'on peut avoir de son art, c'est un Rembrandt nouveau qui apparaît. L'auteur brosse le portrait d'un homme passé à la postérité avant tout grâce à son immense génie d'artiste. Au-delà des aléas d'attribution subis par ses peintures, son pouvoir d'émouvoir n'a pas cessé de s'exercer sur nous.

    Le livre s'achève avec une partie documentaire (et notamment une liste chronologique des peintures) qui donnera au lecteur tous les outils pour comprendre cette oeuvre magistrale.

  • Goya

    Fred Licht

    Cet essai est le premier livre d'ampleur sur l'artiste depuis plus de vingt ans. Historien d'art et conservateur au Guggenheim Museum, Fred Licht a déjà écrit plusieurs études sur cet artiste majeur de l'art occidental.
    Toute la carrière de Francisco Goya y Lucientes repose sur des contradictions qu'à ce jour, nul n'a pu résoudre ; dans son texte, Fred Licht aide le lecteur à y voir plus clair. Goya vécut à la fois avec et contre les courants dominants de son époque. Il en résulta une oeuvre incomparable, d'une immense diversité. Portraitiste devant qui posa la famille royale ; peintre religieux qui honora des commandes pour des églises et couvents de Madrid ou de Saragosse ; chroniqueur engagé qui lutta contre l'oppression française avec ses pinceaux ; peintre solitaire que la surdité et l'isolement politique poussèrent à s'enfermer dans la Quinta del Sordo pour y réaliser les Peintures noires; graveur incessant de magnifiquues recueils : Caprices, Disparates...
    Dans un texte d'une rare qualité, Fred Licht met en avant l'actualité d'un génie à l'origine de la peinture moderne. L'abondante iconographie fait la part belle aux grands tableaux, mais aussi à des oeuvres d'autres artistes (Vélasquez, David, Manet, Dali...), pour étayer son argumentation.

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