Dis Voir

  • Une rencontre entre Gilles Clément, botaniste, paysagiste et écrivain et Thierry Fontaine, photographe, tous deux globe-trotters et fascinés par l'évolution du vivant et les paysages mutants.
    « L'évolution de l'espèce humaine s'opère au sein d'une mécanique incontournable : le brassage planétaire. Cela concerne l'ensemble des êtres vivants. Les plantes et les animaux connaissent cette aventure. Les jardins d'aujourd'hui reflètent cette dynamique. S'ils s'y opposent ils meurent ou se figent dans une figure de musée. C'est sur ce terrain que le jardinier comme le photographe peuvent le constater chaque jour en observant la nature : une nouvelle scénographie, l'apparition d'une plante inconnue, l'ouvrage d'une araignée ou la trace d'une fouine, le paysage a changé : toujours la vie invente. Et cette invention se fait le plus souvent par le miracle de la rencontre. ».
    Gilles Clément.

  • Le premier ouvrage consacré à l'oeuvre du cinéaste coréen, dans la série de monographies sur le cinéma publiée par Dis Voir (à la suite de Peter Greenaway, Raoul Ruiz, Manoel de Oliveira, Atom Egoyan, Wong Kar-wai, Bruno Dumont, Kim Ki-duk...). Conçu par Lee Chang-dong lui-même, qui a sélectionné et mis en page les images, le livre inclut un entretien ainsi que deux essais de Véronique Bergen et Jean-Philippe Cazier sur son travail.

    L'oeuvre de Lee Chang-dong interroge le statut du voir et de l'invisible dans un monde contemporain saturé d'images et d'informations qui oscille entre réalité et fantasme, histoire et fiction. Un cinéma qui explore l'esthétique de la disparition par le hors-champ de l'image sur fond de critique sociale et politique, de la mémoire oubliée de l'homme à son Histoire ou à la Nature. Des images « perceptives » qui invitent à l'empathie pour ressentir « la sensation universelle de la vie » à travers de jeunes adultes qui louvoient avec leur désespoir existentiel dans ce monde dont ils sont captifs, l'espoir en berne malgré leur rage. Un cinéma qui se joue aussi des catégories cinématographique - avec des histoires cachées dans des récits emboités par la recréation de durées différées dans la narration ou glissées dans la bande son.
    Entre fiction et témoignage documentaire sur notre époque, Lee Chang-dong invente un régime d'images qui en appelle à la perception et à l'imagination en sollicitant les images mentales (invisibles) du spectateur. Un retour de mémoire pour percevoir ce « quelque chose » qui ferait vibrer les contours du réel d'un monde contemporain en cours d'évaporation et de disparition dans le virtuel.

  • Première monographie consacrée au maître du cinéma portugais (entretien et mise en image de Manoel de Oliveira).
    Aniki Bobo, Amour de Perdition, Le Soulier de Satin, Mon Cas, Les Cannibales, Val Abraham, L'Étrange affaire Angelica... L'oeuvre de Manoel de Oliveira est exemplaire en ce qu'elle condense à elle seule toute l'histoire du cinéma. Du muet à l'extrême pointe de la modernité, elle trace, entre maintes ruptures esthétiques, le fil rouge de l'évolution des formes cinématographiques. Rarement les rapports entre cinéma et théâtre ont été posés et expérimentés avec autant de force et de beauté.
    La production filmique de Manoel de Oliveira (Porto, 1908-2015) se démarque comme l'une des réalisations les plus originales de l'histoire du cinéma. Son oeuvre a bénéficié d'une portée internationale, en témoigne les nombreuses récompenses des festivals et académies de cinéma du monde entier. Cinéaste à la longévité exceptionnelle, il adapta de nombreuses oeuvres littéraires. Amour et perdition (1978), Francisca (1981), Le Soulier de satin (1985), Non, ou la vaine gloire de commander (1990), Val Abraham (1993) comptent parmi ses plus grands films.

  • Français Tsaï Ming-Liang

    Rehm Jean Pierre / J

    • Dis voir
    • 18 October 1999

    Un réalisateur Taïwanais est invité à tourner l'histoire de Salomé au Musée du Louvres. Malgré sa réputation, il tient absolument à confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. Pour donner à ce film au budget modeste une chance au box office, la production s'est résolue à confier le rôle de Salomé à une star de renommée internationale. Mais dès le début du tournage, les problèmes s'accumulent...

  • "Je ne suis pas un cinéaste de la réalité mais plus proche de quelqu'un qui cherche une vérité c'est pour cela que l'acteur de composition ne me satisfait pas. J'ai besoin de vrais décors, de vrais gens, de vrais sons pour fabriquer de la fiction. Je pense aussi que le cinéma que je fais c'est le corps, c'est la chair, c'est le vent. d'être au plus proche de la nature, donc des instincts et montrer à l'homme civilisé qui est dans la salle de cinéma au XXI° siècle ce qu'est sa nature. "

  • Français Kim Ki-Duk

    Collectif

    • Dis voir
    • 22 February 2006

    "Après avoir vu ses films, vous serez changés" Peter Brunette (in IndieWire)

    Première monographie consacrée à Kim Ki-duk, cinéaste sud-coréen né en 1960, qui compte aujourd'hui parmi les réalisateurs les plus marquants de la nouvelle mouvance du cinéma contemporain.
    Dès ses premiers films, Kim Ki-duk a été reconnu à travers les festivals internationaux comme Berlin (Ours d'argent du meilleur réalisateur pour Samaria), Locarno (The Coast Guard) ou Venise (Lion d'argent pour Locatair es). Malgré le succès grandissant, Kim Ki-duk privilégie encore son indépendance dans sa manière de travailler : petit budget, tournage concentré et forte implication personnelle qui le mène à fabriquer lui-même décors ou accessoires. De l'extrême sérénité à l'extrême douleur, Kim Ki-duk nous fait visiter une étonnante galerie de portraits vivants auxquels participent autant le monde végétal à travers ses paysages les plus sauvages que le règne animal dans toute sa s plendeur. Avec des oeuvres que l'on imagine peintes aux fluides humains et au sang, Kim Ki-duk procède à une vivisection en plein dans la chair sociale. À travers sa filmographie autant injectée de sang qu'à fleur de peau, Kim Ki-duk révèle aussi les plaies encore suintantes d'une société coréenne malmenée par son histoire avec un art de la précision et une mise en scène de la souffranc e qui est toute en raffinement extrême-oriental.

  • Les Trois Couronnes du Matelot, l'Hypothèse du Tableau Volé, La Ville des Pirates, la Vie est un Songe, l'Ile au Trésor, infime partie d'une oeuvre dont l'intégrale est déjà impossible à tracer. Magicien des apparences et orchestrateur joyeux des simulacres, Raoul Ruiz opère l'une des plus étonnante alchimie cinématographique en détournant et recyclant toutes les cultures populaires et savantes. Le livre présente les éléments constituants de l'oeuvre foisonnante de cet artiste-poète, à la fois cinéaste, homme de théâtre, écrivain. Entretien, texte et mise en image de Raoul Ruiz. (Ouvrage récompensé par le Prix du Livre de Cinéma 1988, décerné par le Centre National du Cinéma/CNC).

  • Livre extravagant et espiègle, livre-objet recherché par les collectionneurs de livres rares, Le Livre des Disparitions & des Tractations réunit une correspondance entre une chrétien et un maure d'Espagne au temps de la découverte de l'Amerique p ar Christophe Colomb, qui témoignent d'affaires secrètes et de débats passionnés tentant de couvrir le bruit des cris et des pratiques de l'Inquisition.
    Caché au coeur du texte, des voyelles et des consonnes imprimées en gras s'associent pour reconstituer l'enjeu de ces tractations : la disparition d'une fille captive de Marrakech dont l'histoire renvoie à la prostituée incarnant l'Espagne peinte par Vel asquez dans l'Allégorie de l'Expulsion des Maures.
    Veritable expérience litteraire et aventure réelle pour le lecteur déambulant entre fiction et réalité, cette énigme audacieuse que l'on suit à travers un récit dont une partie imprimée à l'envers est à lire à travers un miroir... n'est qu'un indice visi ble de tous les secrets à découvrir au fil de la lecture.

  • Dans La Ronde de Nuit (The Nightwatch), Rembrandt a peint une conspiration.
    Le titre ténébreux du tableau à lui seul suggère que nous devrions la déjouer. Pour ce faire nous devrions aussi beaucoup écouter la bande-son. Parmi tous les tapages, l'aboiement des chiens, le tambour du tambour-major, le cliquetis des treize piques, la célébration de Banning Cocq, le bruit le plus fort est celui d'un coup de mousquet. On peut voir l'embrasement du coup de feu éclatant derrière la tête du personnage en jaune au premier plan, lequel porte la pointe de sa hallebarde à la place de sa bite et dont le ventre est parcouru à tâtons par l'ombre de la main de son compagnon.
    Où la balle a-t-elle disparue? Nous devions enquêter, et quand nous l'avons fait, au final, en s'aventurant avec un peu d'ingéniosité, nous pouvons voir clairement que tout le tapage que s'évertue à rendre cette peinture de Rembrandt, La Ronde de Nuit - certainement la troisième peinture la plus appréciée en Occident après la Mona Lisa de Léonard, une peinture subversive s'il en est, et le Sacrifice de Michel Ange à la Sixtine, certainement une peinture païenne payée par un Pape Chrétien - va provoquer des ennuis.
    C'est, dans cette tradition où les grands peintres sont connus par leur prénom, le grand acte subversif de Rembrandt - son J'accuse. Le tableau est une démonstration du meurtre, avec des meurtriers tous dépeints en détail. Quel délice de penser que Rembrandt a été payé, et plutôt bien payé, pour révéler la vérité sur cette garde milicienne à temps partiels, le parti des bourgeois d'Amsterdam jouant aux soldats en plein Âge d'Or Hollandais, pour quinze minutes de célébrité selon la formule chère à Warhol.

  • Livre devenu aujourd'hui incontournable dans le paysage de la culture contemporaine à la recherche de nouveaux modes narratifs comme outil d'appréhension du monde d'aujourd'hui, Poétique du Cinéma est un manifeste qui propose de nouvelles manières de filmer, d'écrire et de concevoir les images.

  • Freddy, la vingtaine, vit au côté de sa mère, modeste bistrotière, dans une morne bourgade du Nord. Sans emploi, il tue le temps comme il peut, se gavant de télé ou arpentant la campagne à mobylette avec ses copains. Seuls rayons de soleil de cette vie marquée par la grisaille, la fanfare, où il joue du tambour, son pinson Léo, qu'il élève avec affection, et sa petite amie Marie, jolie caissière de supermarché à laquelle il voue un amour aussi fort que partagé. Mais celle-ci ne laisse pas indifférent Kader, un maghrébin, qui devient bientôt la bête noire de Freddy... "J'ai écrit cette fiction sans jamais vouloir faire un travail de documentariste, l'histoire, le décor, les personnages sont un véhicule, un moyen d'expression pour essayer d'atteindre ce qui est universel en chacun de nous. (B. Dumont)

  • Cet ouvrage s'intéresse à l'importance donnée aujourd'hui à la recherche de nouveaux modes narratifs dans les pratiques artistiques (que ce soit dans les arts visuels, le cinéma et la littérature).
    Aborder la question du récit dans ses ruptures et ses mutations à l'époque de la culture médiatique et de l'influence des jeux videos - où le principe ludique et interactif est un élément important - est une manière de faire l'inventaire de cette dernière décennie où le temps est devenu un enjeu esthétique majeur sur lequel les artistes ont recomposé la réalité quotidienne et cherché à réinventer d'autres expériences.
    Cette réflexion sur la narrativité, les codes de représentation et leur possibilité de générer du sens, se veut une pensée du temps qui s'attache à montrer comment ces nouveaux langages, nouvelles écritures, sont représentatifs de l'imaginaire cont emporain qui s'y exprime.

  • Anglais Joseph

    Peter Greenaway

    • Dis voir
    • 1 September 2016

    Le script en version originale du nouveau film de Peter Greenaway, un portrait ironique de Joseph, père nourricier de Jésus, dont Dieu devient peu à peu jaloux.

    The impetus to explain various mysteries and anxieties in the story of Christ's beginning and end-not least the virgin birth and the last words on the cross-came from a question asked by a six-year old girl-my daughter-who wondered how «on earth» could Christ have two fathers? Which is a valid question in the circumstances from such a source. The following script for a film is some sort of answer. Much of it could be seen to be a possible scenario where none of it really contradicts canonical wisdom, only re-arranges it. This version of events could be as true as any other. The Bible is known to be an edited, massaged, censored, and often reconstructed propaganda vehicle made at some distance from the events it relates; it was the record of the product of priests, arranged to fulfil and justify Old Testament prophecy in order to establish a new religion based on a new Messiah. And those priests lived in a Hellenic world where it was not so uncommon for Gods and mortals to copulate. Ambitious Judean priests work out a conspiracy to bed God with a mortal female to produce a son, and educate him to become a leader of men. But if their God is going to play the mortal game, is it not likely that he might fall mortally in love, and thus become vulnerable to jealousy, especially since he has a rival on earth called Joseph?

  • Français Poétique du cinéma t.2

    Raoul Ruiz

    • Dis voir
    • 15 November 2006

    Faisant suite à sa Poétique du Cinéma 1 à la recherche de nouveaux modèles narratifs comme outil d'appréhension du monde d'aujourd'hui, POETIQUE DU CINEMA 2 propose des parodies et des simulations conceptuelles pour de nouvelles façons d'appréhender le filmage, l'écriture et la conception de l'image.
    « Onze années séparent ces lignes de la première partie de ma Poétique du cinéma, 1. Entre-temps, le monde a changé et le cinéma avec lui. Poétique du cinéma 1 devait être un appel au soulèvement. Ce que j'écris aujourd'hui est bien plus u ne consolatio philosophica. Mais que l'on ne s'y trompe pas, un pessimisme salutaire peut être meilleur qu'un optimisme suicidaire.
    "De la lumière, plus de lumière", disait Goethe avant de mourir. "Moins de lumière, moins de lumière", répétait Orson Welles sur un plateau de cinéma, la seule fois où je l'ai vu. Dans le cinéma actuel (et dans le monde), il y a trop de lumière. Il est temps de revenir aux ombres. Donc : demi-tour ! Retournons aux cavernes !» Raoul Ruiz

  • Par sa façon de s'emparer des images et de les traiter en matière autonome, Wong Kar-wai s'impose comme le plus contemporain des cinéastes. Dans ses films-prismes qui captent les reflets lumineux des paysages urbains et les sombres états d'âmes des personnages pour les diffracter en autant de facettes bariolées comme des video-clips, demeure ce qui fait le prix de tout grand cinéaste : une vision parfaitement articulée de l'état du monde, ici et aujourd'hui.

  • Anglais Humanity

    Bruno Dumont

    Voici l'histoire du lieutenant de police Pharaon De Winter, un homme simple, naïf . Son travail, une enquête sordide, découvre lentement son désespoir et l'effroi de sa propre culpabilité, une culpabilité universelle, celle de notre monstrueuse nature. Ce livre est le récit qui servit à l'écriture du scénario d'où fut tiré le film Humanité complété par 70 images du film qui reçu le grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1999.

  • Retrace l'histoire et le film Lisbonne culturelle que le cinéaste portugais Manoel de Oliveira tourna au cours de l'hiver 1982-1983. Ce documentaire est à placer en contrepoint de Non, ou la vaine gloire de commander.

  • Un réalisateur Taïwanais est invité à tourner l'histoire de Salomé au Musée du Louvres. Malgré sa réputation, il tient absolument à confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. Pour donner à ce film au budget modeste une chance au box office, la production s'est résolue à confier le rôle de Salomé à une star de renommée internationale. Mais dès le début du tournage, les problèmes s'accumulent...

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