Editions Universitaires

  • Si la télévision a souvent été étudiée dans son contenu ou en tant que médium de masse, elle a plus rarement été l'objet d'une histoire de ses dispositifs compris en tant qu'agencements entre une représentation, un appareillage et un (télé)spectateur. Réunissant des contributions de spécialistes des études télévisuelles et cinématographiques, cet ouvrage propose de parcourir l'histoire de certains dispositifs télé-visuels fonctionnant sur le principe générique d'une transmission à distance de données, d'images et/ou de sons. Les études rassemblées ici s'intéressent autant aux machines fictives du XIXe siècle, qu'au dispositif "standard" de l'appareil électronique à usage privé, en passant par les nombreuses variantes utopiques et actualisées. La télévision est donc déclinée autant à travers ses réceptions critiques et ses fantasmatiques que via les technologies qui la mettent en jeu, à savoir du Téléphonoscope à YouTube. Participant à une archéologie de l'audiovision, ce collectif prend en considération un ensemble aussi large que possible de dispositifs télé-visuels dont la télévision ou le cinéma ne seraient qu'une des manifestations possibles, ni plus, ni moins emblématiques de cette audiovision.
    Ce livre publie pour la première en fois en français des études en partie inédites de Stefan Andriopoulos, Christina Bartz, Brigit Schneider, Jeffrey Sconce. Lynn Spigel, William Uricchio et Siegfried Zielinski. Des chercheurs et chercheuses suisses, français et belge complètent des contributions couvrant ainsi l'histoire du télévisuel en Suisse, France, Allemagne et Etats-Unis.

  • Prononcez le nom de Rolf Lyssy en Suisse et vous obtiendrez souvent un grand sourire suivi d'un : ah oui, Les faiseurs de Suisse ! Cette satire de l'étroitesse d'esprit helvétique n'a hélas pas pris une ride et un fil ténu relie ce film à cette journée de février 1998, vingt plus tard, où le cinéaste fut foudroyé puis paralysé par cette peur atroce qu'on appelle faute de mieux dépression. " Un jour, une boule de feu pulvérisa ma tête et d'un seul coup, embrouilla toutes les connexions de mon cerveau. " Sa maladie durera six mois et ne sera qu'un long voyage à travers les enfers. À peine sorti de son calvaire il décide de rédiger, comme il le dit joliment, " le rapport autobiographique de ce voyage ". Il cherche à remonter aux sources de cet horrible sentiment de panique et à comprendre comment cette dépression - qu'il compare à une pieuvre surgie des profondeurs pour s'emparer de lui, âme, corps et esprit - a pu s'installer aussi brutalement. Ce voyage l'entraîne non seulement à une introspection, mais à exposer les conditions dans lesquelles la création cinématographique se déroule en Suisse et comment elles entravent, souvent et de manière absurde, des projets qui peinent à trouver des financements ou des soutiens. Ironie du sort, ce voyage se terminera par la réalisation d'un film : " le portrait d'un vieil homme modeste, charmant et extrêmement gentil qui avait découvert le Librium et le Valium, et je me suis dit que parfois, le destin faisait preuve de beaucoup d'ironie pour se jouer de nous. "

  • Ces dernières années, la production de films ainsi que la fréquentation des salles obscures sont en net augmentation. Cette évolution peut s'expliquer en partie en raison de la crise qui, bien que désastreuse pour l'économie mondiale, a permis l'essor des loisirs à petit budget. Le pendant de ce rebond est que les productions françaises et étrangères sont soumises à une forte concurrence, ce qui les amène à devoir se démarquer au niveau de leur communication. Cette même concurrence bouleverse les règles stratégiques en matière de sorties de films. La promotion de films ne doit plus seulement inonder les médias avec des messages publicitaires traditionnels mais au contraire se donner un nouveau souffle et rebondir sur les nouvelles tendances afin de se démarquer des autres films.

  • La thématique du sacrifice qui s'est propagée dès la création du monde jusqu'à nos jours, incarne et actualise de nombreux conflits et oppositions entre la vie et la mort, l'enfer et le paradis. Les écritures sacrées nous éclairent rarement sur le rôle des femmes dans les civilisations anciennes. Les plus grands sacrifices sont généralement associés aux hommes libres. Dans les religions chrétiennes, les sacrifiés empruntent les pas du Christ et obéissent à la demande de Dieu, alors que les femmes, déchues et esclaves sont toujours associées au péché originel. Ce mémoire prend pour objet d'étude l'espace sacrificiel féminin et la figure féminine dans le cinéma de Lars von Trier (en particulier dans les films Melancholia (2011), Antichrist (2009), Dogville (2003), Dancer in the Dark (2000) et Breaking the Waves (1996)). Cet espace sacrificiel est analysé au fil de ce mémoire à travers une lecture herméneutique des livres sacrés, en particulier la Bible dans son Ancien et Nouveau Testament.

  • Les économistes traditionnels défendaient l'idée selon laquelle, la logique de l'économie n'a rien à voir avec la culture. Aujourd'hui, la dimension économique de la culture n'est plus à démontrer. L'industrie cinématographique en est la parfaite illustration, avec des centaines de milliards de bénéfices à travers le monde. Elle est dominée par les majors américaines, elles convoient la culture américaine à travers le monde, influencent les identités et les modes de vie à telle enseigne que le débat sur la défense et la promotion de la diversité culturelle n'a jamais été si profond. Cette promotion doit passer d'abord, par la volonté de définir des politiques culturelles appropriées et des stratégies nationales et internationales. Fort de ce constat, le Sénégal a bâti sa politique culturelle sur l'enracinement puis l'ouverture. Dans sa politique cinématographique, l'Etat a beaucoup fait pour le secteur cinématographique, qui connait encore de problèmes notoires qui obstruent son développement. La présente étude s'appuie sur la politique du secteur de la culture au Sénégal pour proposer une stratégie, afin de poser les bases d'une véritable industrie cinématographique.

  • De nos jours, l'industrie hollywoodienne est en proie à la démultiplication d'effets visuels dans les films, et cherche à produire des images toujours plus spectaculaires. Les superviseurs VFX ont mis au point au fil des années un processus que l'on appelle la prévisualisation, un processus collaboratif à l'issu duquel sont générés des versions préliminaires de plans ou de séquences, crées généralement à l'aide d'outils de modélisation et d'animation 3D. Aujourd'hui, la previs se décline sous plusieurs pratiques : technical previs, previs en temps réel sur le tournage ou encore la post-vis. A qui profitent tous ces nouveaux outils ? Quels impacts ont-ils sur les différents départements de production ? Quel est le rôle du superviseur de la previs ? Nous verrons également les technologies et les workflow mis en oeuvre. En s'appuyant sur les procédés mis en place sur le film Avatar de James Cameron, nous montrerons comment est-ce que la previs a pu ramener une forme de cinématographie traditionnelle au sein d'un environnement entièrement virtuel.Nous finirons par énoncer le concept d'espace de production virtuelle qui nous amène aujourd'hui à repenser la chaîne de production.

  • Les salles de cinéma sont des édifices particuliers dans le tissu urbain, considérées comme des pôles d'attraction au sein des quartiers et des villes. Leur architecture est synonyme de rêve et d'évasion. Cette particularité les fait contraster dans le paysage urbain par rapport aux autres édifices avoisinants. Elles sont aussi des espaces culturels et de loisirs, comprenant des activités essentielles à l'intérieur de la ville. Les anciennes salles de cinéma de la Ville d'Oran se trouvent dans un état très dégradé. On octroie cet état de fait à une mauvaise gestion, à l'absence d'approvisionnement en films et à l'insécurité à l'intérieur des salles. Sur les 37 salles que compte la ville seulement cinq projettent encore des films. Et, sur les cinq, quatre projettent en système vidéo, situation regrettable vu que la ville compte des salles de cinéma d'une grande valeur patrimoniale. La dégradation des salles de cinéma à Oran a créé un manque dans le paysage urbain ainsi qu'une carence dans les pratiques culturelles des usagers et cela sur des quartiers entiers.

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