Entre Deux Mers

  • Cet ouvrage constitue la première étude monographique consacrée au photographe bordelais Alphonse Terpereau (1839-1897) et rassemble une iconographie aujourd'hui dispersée dans de nombreux fonds d'archives, parfois difficilement accessibles. Terpereau est l'un des grands photographes du XIXe siècle spécialisé dans l'architecture. Formé dans l'un des principaux ateliers parisiens, ses campagnes photographiques couvrent les villes de Bordeaux et d'Arcachon et s'étendent de la Gironde au Cantal, des Pyrénées Atlantiques aux Pyrénées orientales. La richesse de son oeuvre nous permet aujourd'hui de réaliser une véritable archéologie visuelle du paysage urbain et de l'aménagement du territoire.Les photographies de Terpereau furent en effet commandées par des architectes et des ingénieurs, elles ont alimenté les archives des villes et des sociétés savantes, elles ont orné les murs des maisons ou enrichi les bibliothèques des collectionneurs. Le croisement de ses images avec différentes archives écrites nous permet de les replacer dans leur contexte de création restituant ainsi leurs origines, leurs lectures et leur pouvoir. Souvent instrumentalisées, elles participent alors à une multitude d'usages qu'ils soient informatifs, pédagogiques ou persuasifs. Mais au-delà des multiples statuts de ses images, Terpereau sut imposer un style marqué par la géométrisation des formes, l'aplanissement de la perspective et la multiplication des points de vue. Ses photographies participent alors à la mise en place d'une nouvelle culture visuelle dans laquelle le regard prend une nouvelle dimension. La qualité de son travail lui permet d'obtenir les palmes académiques en 1885 et une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Ses images furent présentées dans des expositions à Santiago du Chili, Haïti, Moscou, Hanoï et à l'Exposition universelle de Chicago en 1893.

  • Joseph Bugeau s'adonne à la photographie à partir de 1894 ; on ignore quelles furent sa formations et les raisons de sa passion pour cette activité parallèle à sa profession d'épicier. Il semble avoir arrêté de photographier vers 1910. Son laboratoire, découvert dans les années 1960, contenait près de trois cents plaques de verre, supports de clichés sur gélatine. Ses clichés d'excellente facture par la technique photographique et par la composition très minutieuse des clichés sont conçus comme de véritables tableaux. Il s'est comporté en témoin de son temps, choisissant des thèmes particulièrement pertinents : grands chantiers de Monségur (la construction du pont, de la gare et de la partie centrale de la halle), moyens de transport, scènes de travaux des champs et d'artisanat, paysages, Monségur (sa place,ses rues, ses fêtes), etc. Les très nombreux portraits de ses contemporains et les clichés de groupes, donnent aussi un aperçu de la mode vestimentaire et des loisirs du monde rural de la fin du XIXe - début du XXe siècle.

  • Ce livre propose une réflexion sur nos pratiques audiovisuelles, et sur leur impact en terme de représentation. Il s'appuie sur une expérience de quinze années de production vidéo documentaire de proximité, en Région Aquitaine. Au modèle développé par les médias audiovisuels dominants, il oppose un autre modèle de production d'images, issu de la proximité, fondé sur l'investigation documentaire, et l'ouverture à la parole des citoyens.
    Tracer les contours d'un projet de citoyenneté de l'image et par l'image, c'est vouloir répondre à une question complexe : que pourrait-on attendre de nos images, si elles se préoccupaient davantage de service public, d'éducation, de développement social et humain ? L'objectif, au final, sera de proposer des pistes de réflexion et d'action à ceux qui se préoccupent de produire ou de recevoir des images. différemment !

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