Fayard

  • Sur un fil, entre deux immeubles, de l'aile d'un avion au toit d'une voiture ou d'un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l'oeil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s'en est toujours servi pour garder ses secrets : sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes.
    Jean-Paul Belmondo a aujourd'hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l'atelier de son père, et ses premières amours.
    Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu'une.

  • Français Roman par Polanski

    Roman Polanski

    • Fayard
    • 13 April 2016

    L'autobiographie du réalisateur, initialement éditée en 1984, relate son parcours de Cracovie à Hollywood, en passant par Paris, Londres et Rome, son enfance dans la Pologne nazie, ses débuts dans la comédie, ses études de cinéma, l'assassinat de Sharon Tate ou encore son arrestation pour détournement de mineure.

  • Le 29 mai 1982, Romy Schneider s'est éteinte à l'âge de 43 ans. Que s'est-il passé la nuit de sa mort au 11, rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIe arrondissement de Paris ?
    Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ?
    Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d'aigle d'Adolf Hitler, jusqu'à l'appartement parisien où elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d'instantanés de ces moments intimes.
    Un portrait nourri de témoignages inédits d'amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois, à la femme qu'il a aimée, un hommage exceptionnel.

  • Français Belmondo par Belmondo

    Jean-Paul Belmondo

    • Fayard
    • 2 November 2016

    Pour la première fois, Jean-Paul Belmondo se raconte en photographie.
    Cet album est celui de sa vie, et pas seulement de sa carrière : l'enfance, la famille, les femmes, les amis, les enfants, les films et le théâtre... En texte et en images, il parcourt son histoire.
    Ce petit Parisien élevé dans une famille aimante et cultivée (son père est le sculpteur Paul Belmondo) est un cancre et passe d'école en école. Il se voit plutôt boxeur ; il est doué pour tous les sports.
    Avec l'assentiment et l'aide de son père, il prend des cours de théâtre. Il rêve du Conservatoire et de répertoire classique : il lui faudra mériter l'accès au temple du théâtre français, et c'est la comédie qui va le révéler sur les planches. C'est là, d'ailleurs, qu'il va faire la connaissance de sa « bande » : de jeunes comédiens, qui deviendront, les uns après les autres, les grandes figures du cinéma français.
    Puis vient le temps des premiers tournages. Mais c'est Godard et la Nouvelle Vague qui vont faire de Belmondo une star et l'icône d'une génération. C'est le début d'une carrière extraordinaire et internationale, imbriquée dans une vie impétueuse.
      Jean-Paul Belmondo est né le 9 avril 1933. D'abord acteur de théâtre, il est l'incarnation masculine de la Nouvelle Vague avant d'alterner, durant toute sa carrière, films populaires, d'art et d'essai, ou policiers. Il est champion du box-office avec près de 150 millions de spectateurs en cinquante ans de carrière, ayant tourné avec les plus grands réalisateurs.

  • Au début du XXIe siècle, en France, il est des images filmées dont l'État interdit l'accès à une catégorie du public, les mineurs, parce que leurs effets sont jugés dangereux : ce sont des images d'actes sexuels, des images d'actes violents, ou les deux. De quelle instance procèdent ces décisions ? Selon quels critères ? Avec quelles conséquences en cas de contestation de la décision du gouvernement, aussi bien par les artistes que par des associations de spectateurs au nom de la protection de la jeunesse et du respect de la dignité humaine ?

    Arnaud Esquerre a assisté aux débats en huis clos des membres de la Commission de classification. Il analyse comment les commissaires interprètent et rendent un avis sur les films. Il se penche aussi sur la manière dont des décisions ministérielles délivrant des visas ont été remises en cause à plusieurs reprises depuis le film Baise-moi en 2000.

    Il peut sembler évident que la liberté d'expression en France, un État se présentant comme démocratique, ne cesse de s'étendre et que cette extension sera acquise pour toujours. Pourtant, en pénétrant dans les coulisses de la « censure » au cinéma telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, ce que la lectrice ou le lecteur sont invités à découvrir, c'est pourquoi la liberté d'expression n'est jamais définitivement gagnée.

  • Français Jean-Pierre Melville

    Bertrand Tessier

    • Fayard
    • 2 November 2017

    De Bob le flambeur au Cercle rouge en passant par Le Samouraï, les films de Jean-Pierre Melville sont entrés dans la mémoire collective. Plus de quarante ans après sa disparition, ils ont gardé toute leur modernité et continuent d'influencer des réalisateurs comme Quentin Tarantino ou les nouveaux maîtres du cinéma asiatique. Pourtant, Melville demeure une énigme. Il est vrai qu'il a soigneusement façonné son personnage pour mieux brouiller les pistes.
    Qui était donc cet homme qui se cachait derrière son Stetson, ses Ray-Ban et son imperméable mastic ?
    Dans cette première biographie, riche de documents inédits et de nombreux témoignages, Bertrand Tessier retrace les différentes facettes de sa personnalité : son engagement dans la Résistance, ses débuts de cinéaste à l'écart du système, son rôle de père spirituel de la Nouvelle Vague, sa fascination pour le milieu, son ascension irrésistible vers le succès, sa mort prématurée à 55 ans.
    On découvre un homme à la fois obsessionnel et perfectionniste, tyrannique et facétieux, intimidant et affectif, orgueilleux et vulnérable, parfois injuste, toujours passionné. Un bricoleur de génie qui possédait ses propres studios, comme un artisan a son propre atelier. Un franc-tireur qui a toujours refusé les compromis. Un « indépendant » avant l'heure. Bref : un homme libre.

  • Français Je me souviendrai de tout

    Guy Bedos

    • Fayard
    • 9 September 2015

    Artiste engagé à la plume bien pendue, Guy Bedos évoque son passé, les hommes et femmes qu'il a eu la chance de croiser, de Jacques Prévert à Pierre Desproges en passant par Simone Signoret ou Coluche. Entre la vie qui le rassure et la mort qui le séduit, ce « suicidaire qui s'attarde » promène sa mélancolie et nous invite dans ses souvenirs. Il parle de l'amour, des femmes, de sa famille, de ses enfants avec qui il partage le goût de la scène et de l'écriture. Comme il l'a fait pendant un demi-siècle, il ne peut s'empêcher de passer au crible l'actualité avec un esprit décapant. Il s'en prend à tous, de la gauche de François Hollande à la droite de Nicolas Sarkozy, sans oublier la tribu Le Pen . Dans ce livre fait d'émotion et d'humour, Guy Bedos évoque ses passions et nous communique son irrépressible envie de rire et de se moquer, y compris de lui-même. © Hélène Pambron

  • Marylin Monroe, la cicatrice

    Claude Delay

    • Fayard
    • 11 September 2013

    Meurtrie à jamais par l´absence du père, qui ne la reconnaîtra jamais, la jeune Norma Jeane se sent inexorablement attirée par des hommes plus âgés. Elle va plus loin encore lorsqu´elle appelle ses trois maris « papa » ou accroche le portrait de Clark Gable dans sa chambre, image du père idéal, avec lequel elle partagera l´affiche, bien plus tard, dans The Misfits. Monteuse de métier, sa mère Gladys lui transmet le virus du cinéma. Instable et endettée, elle échoue à remplir son rôle maternel et la confie à d´autres. A son amie d´enfance, Grace, portée sur l´alcool, qui voit en la ravissante fillette une promesse de star, vivant à travers elle par procuration...A la merveilleuse tante Ana qui s´éteint trop tôt...Arrive le moment où Marylin, devenue adulte, se dégote quelques mères de substitution telle la sombre Paula Strasberg, l´un de ses « coach », avant de s´enliser dans une relation empoisonnée avec son psychanalyste Greenson. Le miroir implacable renvoie une double image, celle de Norma Jeane, enfant victime et bègue, qui de maux de ventres en avortements souffrira de ne jamais pouvoir enfanter, et celle de Marilyn Monroe, objet de désir et manipulatrice. En mettant en avant les failles d´une icône ô combien vulnérable, Claude Delay nous raconte à sa manière l´histoire de Marylin, entourée par d´autres géants, amis, amants, admirateurs ou destructeurs. D´Arthur Miller à Elia Kazan, de Gary Grant à DiMAggio, de Truman Capote à Marlon Brando, de Montand et Signoret à Billy Wilder ou Sinatra, tous traversèrent cette vie si brève.

  • Magic Ciné, c'est le nom de la salle de banlieue où, enfant, Pierre Tchernia a découvert le cinéma. Il ne se doutait pas alors qu'on l'appellerait un jour Monsieur Cinéma, titre d'une émission de télévision qu'il a proposée pendant vingt-deux ans.

    Magique cinéma qui lui a donné le goût du spectacle et l'envie de réaliser des films et des téléfilms, de produire et de présenter tant de programmes d'information et de divertissement.

    Pierre Tchernia est l'ami de tous. C'est à la télévision qu'il a commencé sa vie professionnelle à la création du Journal télévisé en 1949. Pionnier du petit écran, il fait partie de la famille de tous les Français depuis un demi-siècle.

    Olivier Barrot l'a entraîné sur le chemin des souvenirs, au travers de ses oeuvres mémorables, La Belle Américaine, Le Viager, Le Passe-muraille, et de ses émissions au long cours, « L'Ami public n° 1 », « La Boîte à sel », « Les Enfants de la télé ». Autant de rendez-vous d'amitié où l'on peut voir, parmi bien d'autres, Michel Serrault acheter des chaussures en plastique, René Goscinny hésiter devant une sole grillée, Georges Brassens commander les oeuvres de Kipling, Jean Poiret dans la troupe des Spataragonflards, Lino Ventura ratant sa recette de chou rouge, Jean Carmet dans son « récital de tambours historiques ».

  • Entre la scène, la télévision et le cinéma, jamel debbouze fait rire, émeut, surprend.
    Sa " tchatche " légendaire, son énergie, ses engagements font de cet artiste surdoué, devenu l'emblème et le chroniqueur d'une génération, l'une des personnalités incontournables de la vie artistique française. jamel debbouze, l'as de coeur est le résultat de près de deux ans d'enquête. du fabuleux destin du franco-marocain, révélé grâce à de précieux témoignages - parents, amis, collaborateurs, responsables associatifs, hommes politiques, acteurs, réalisateurs - et à des heures d'échanges avec jamel lui-même, l'ouvrage de bernard violet décrit les étapes importantes : celle d'une famille déracinée, celle d'un ado qui, après avoir perdu l'usage d'un bras dans une " sale affaire ", finit par trouver sa voie sur les scènes du théâtre d'impro où il fera de ses néologismes un langage, celle du showman, bosseur acharné, en état d'émerveillement permanent.
    Mais celle aussi d'un manager avisé et malin. celle enfin, d'un homme en pleine love story, d'un artiste disponible, libre et généreux qui a appris peu à peu à poser un regard lucide sur le monde. un monde qu'il aime et qui le lui rend bien.

  • Français Ces années-la

    Lelouch-C

    • Fayard
    • 15 October 2008

    Claude lelouch a plus de 70 ans et l'énergie d'un jeune homme. son existence est à l'image de ses films : flamboyante, haletante. sa famille ressemble à une tribu avec ses ex-femmes, toutes comédiennes, et ses sept enfants qui portent tous les initiales de leur grand-père (s. l. pour simon lelouch). outre son prochain film, ces amours-là, que, comme de coutume, il écrit, réalise et produit, le patron des films 13 fait fructifier son catalogue : ses propres films et ceux des autres (brel, mnouchkine, werber, etc.), et s'apprête à fonder une école de cinéma à beaune !
    Tout commence avec un homme et une femme, récompensé par la palme d'or du festival de cannes 1966 et par l'oscar du meilleur film étranger. le film connaît un succès planétaire comme il y en eut peu dans le siècle. sur cette renommée internationale vont germer 41 films. montand, belmondo, girardot, ventura, dussollier, deneuve, luchini... claude lelouch parle de tous. il se veut le promoteur d'un cinéma populaire. la nouvelle vague ? a ses yeux, un mouvement opportuniste qui a permis à la génération montante de prendre la place des anciens ; en aucun cas une révolution artistique...
    Le cinéaste fait la lumière sur certaines légendes associées à son nom. au fil des pages émerge un personnage singulier, entier, viscéralement indépendant, qui mobilise autant de fidèles détracteurs que d'admirateurs inconditionnels.

    Claude baignères a collaboré aux pages culturelles du figaro de 1947 à 2005. avec anna tognetti, il a adapté pour le théâtre français, notamment, une chatte sur un toit brûlant de tennessee williams et love letters d'albert ramsdell gurney. il est décédé durant l'été 2008.
    Sylvie perez a été journaliste à l'express, productrice et animatrice d'émissions sur france inter puis europe 1. elle est l'auteur de un couple infernal, l'écrivain et son éditeur (bartillat, 2006). avec claude baignères, elle a publié le fil d'or, conversations avec georges wilson (fayard, 2007).

  • En 1978, Alain Robbe-Grillet disait vouloir éditer un jour le « livret » de tous ses films, dans le prolongement des ciné-romans déjà publiés aux Éditions de Minuit, L'Année dernière
    à Marienbad (1961), L'Immortelle (1963) et Glissements progressifs du plaisir (1974). C'est le sens de ce volume qui présente les principaux textes, pour la plupart inédits, ayant préparé et
    accompagné la réalisation de Trans-Europ-Express (1966), L'Homme qui ment (1968), L'Éden et après (1970), N a pris les dés (1971), Le jeu avec le feu (1975) et La Belle Captive (1983) : projets, synopsis, continuités dialoguées, cahiers de tournage, etc., tirés des archives d'Alain Robbe-Grillet déposées à l'IMEC.

    D'une écriture concise et efficace, ces textes, destinés d'abord aux techniciens, acteurs ou producteurs, proposent « le déroulement imaginaire [...] d'un film qui n'existe pas encore, qui demande à devenir de la matière cinématographique avec son squelette, une chair vivante, des forces motrices, une production d'énergie » (Alain Robbe-Grillet, Le Voyageur, Christian Bourgois, 2001).

    Ces Scénarios en rose et noir - en référence à deux composantes « inséparables du cinéma » pour Alain Robbe-Grillet: l'attrait sensuel pour les « filles-fleurs de nos rêves » et l'intérêt pour « les stéréotypes des genres érotique et fantastico-policier » -, constituent une somme sur son oeuvre cinématographique en même temps qu'ils livrent une leçon de cinéma.

  • depuis sa rencontre, en 1952, avec gérard philipe qui le fait entrer au tnp (théâtre national populaire) de jean vilar, georges wilson est devenu une des figures de légende de la scène française.
    pendant un demi-siècle, il a joué tous les grands rôles du répertoire et a été l'interprète des plus célèbres dramaturges contemporains : sartre, claudel, anouilh, brecht, beckett...
    en 1963, il succède à jean vilar à la tête du tnp et révèle au public français les nouveaux auteurs du théâtre anglais : john osborne, edward bond... avant de prendre, en 1978, la direction artistique du théâtre de l'oeuvre.
    au cinéma, il tourne entre autres avec francesco rosi, luchino visconti, nino manfredi, marcel carné, claude sautet, claude pinoteau...
    georges wilson raconte ici les innombrables péripéties d'une carrière hors normes, évoque son métier d'acteur et de directeur de troupe, livre ses réflexions sur l'art de la mise en scène et l'évolution du théâtre contemporain, le tout avec son franc-parler habituel et un sens aigu de la dérision.
    il parle avec humour, tendresse et émotion de celles et ceux qui ont le plus compté dans son itinéraire : gérard philipe, jean vilar, maria casarès, arletty, suzanne fion, raymond devos, jacques dufilho...
    autant de rencontres et d'amitiés forgées par ce lien essentiel entre acteurs qu'il appelle " le fil d'or ".

  • "Chez le Boulinier du boulevard Jourdan (Paris, 14e arrondissement), j'ai trouvé en solde un vieux guide Leguèbe des films (Omnibus, 2000). Il y a 22 000 films dedans. L'ancienne propriétaire du livre - une certaine Marité, son prénom étant inscrit sur la page de garde - en avait coché un quart d'entre eux, sans doute ceux qu'elle avait vus. Je me suis rendu compte qu'on avait vu en gros les mêmes. Elle doit avoir mon âge ou un peu plus, car dans son choix il y a pas mal de films américains des années 1940 ou 1950 que j'étais trop jeune pour connaître. Peut-être est-elle décédée. Quand quelqu'un meurt, les héritiers se débarrassent en premier de ses livres. Cette Marité et moi, on avait donc dans la tête les mêmes visages, les mêmes paysages, les mêmes histoires découvertes au cinéma. Cela fait de nous, en quelque sorte, des parents. Comme le sont par exemple tous les chrétiens. Le cinéma n'est-il pas une messe ? Il y a des séances tous les jours et toutes les heures, dans les églises des Champs-Élysées et du Quartier latin. Le cinéma est aussi, après le roman, le second miroir que l'on promène le long du chemin de Stendhal, dont les livres ont fait d'excellents films qu'il n'a pas vus. Premières séances rassemble 438 critiques de films qui, avec leur idéologie en bandoulière, m'ont montré le monde de 2000 à 2009. "P. B.

  • Français J'ai débranché

    Thierry Crouzet

    • Fayard
    • 11 January 2012

    Au début, vous regardiez vos mails une ou deux fois par jour. Combien de fois aujourd´hui ? Ne vous est-il jamais arrivé de consulter vos messages, puis de les consulter à nouveau cinq minutes plus tard comme si votre vie en dépendait ? Parfois ne cherchez-vous pas votre mobile avec plus de fébrilité que les clés de chez vous ? Êtes-vous sûr de ne pas être accro à internet ? Cet outil inventé pour nous aider à mieux communiquer n´est-il pas en train de faire de nous des esclaves ? Épuisé par quinze ans d´hyperactivité en ligne, Thierry Crouzet, gourou des réseaux sociaux, entame une cure de désintoxication. Il prévient ses milliers d´amis Facebook et Twitter qu´il les quitte durant six mois. Il disparaît du Net pour se sevrer. Au fil des jours, il nous raconte avec humour et cynisme ses crises de manque, puis comment il se reconstruit. Le récit souvent drôle de cette expérience se lit comme un roman où alternent les anecdotes et les interrogations philosophiques. Et si, en fin de compte, il existait un art de vivre au temps d´internet ?

  • «Merci à TF1 de m'avoir offert ces deux décennies magnifiques. C'est un métier magique et c'est un bonheur de l'avoir exercé ici. Je suis sûr qu'on se reverra très vite. Soyez aussi heureux que cela est possible. Et, comme on dit en Bretagne, À Dieu vat!» 20h35, 10 juillet 2008,conclusion du journal de 20 heures de TF1.
    Pendant vingt et un ans, Patrick Poivre d'Arvor a conclu son journal télévisé par: «À demain!» Désormais, la grand-messe du 20 heures sans «PPDA» ne sera plus jamais la même.
    Pourquoi TF1 s'est-elle séparée de son présentateur vedette? Comment la rupture a-t-elle été annoncée, vécue, jugée par le principal intéressé et par les téléspectateurs?
    Au terme de cet été où il a remis ses pas dans les traces séculaires des pèlerins de Compostelle, celui que près de dix millions de Français regardaient chaque soir sur le petit écran raconte ici son chemin de liberté.

  • Français La cinéphilie

    Antoine de Baecque

    • Fayard
    • 26 February 2003

    La cinéphilie fut une passion française, dévorante et exigeante. voir des films par centaines, seul ou en bande, mais aussi en discuter, écrire, rencontrer les réalisateurs, fonder des revues, animer des ciné-clubs, se réunir, se combattre : c'est ainsi qu'à paris, entre la libération et 1968, les grands cinéastes du xxe siècle connurent la gloire. la cinéphilie a en effet, pour une bonne part, « fabriqué » alfred hitchcock, howard hawks, roberto rossellini, jean renoir et autres cinéastes, les plaçant au rang d'auteurs et d'intellectuels qui, à l'instar d'aragon, de picasso ou de john cage, ont fait la culture du xxe siècle.
    Mais qui étaient ces cinéphiles ? antoine de baecque trace ici les portraits de ces jeunes « mordus du cinéma » devenus critiques, cinéastes eux-mêmes, écrivains et journalistes : andré bazin, eric rohmer, henri langlois, françois truffaut, jean-luc godard, jacques rivette, claude chabrol, serge daney, notamment. il saisit ces grandes figures dans leur vie, leurs passions et leurs combats, au-delà même du cinéma et de son histoire : ces cinéphiles, influencés par le surréalisme, l'existentialisme, la littérature, le structuralisme, posent en effet un regard différent sur les idées, les arts et les grands débats des années cinquante et soixante.
    Fondé sur le dépouillement d'archives privées, de trésors cinématographiques (les fonds truffaut, bazin, sadoul, langlois), et de revues fondatrices (l'ecran français, les cahiers du cinéma, positif, les lettres françaises), cet essai reconstitue l'épaisseur des contextes intellectuels et politiques, et propose, à travers une douzaine de portraits de cinéphiles, de groupes, de revues et d'auteurs, la première synthèse sur la cinéphilie française en son âge d'or. une manière d'ouvrir et d'illustrer, et avec quel brio, une autre histoire culturelle de notre temps.

    Antoine de baecque est historien et critique de cinéma. il a été rédacteur en chef des cahiers du cinéma, a conçu un musée du cinéma pour la cinémathèque française, et dirige actuellement les pages culture de libération. il a publié une histoire des cahiers du cinéma (1991), des essais sur andréi tarkovski (1989), manoel de oliveira (1996), la nouvelle vague (1998), ainsi qu'une biographie de françois truffaut (1996, avec serge toubiana). il est également historien de la culture des lumières et de la révolution française.

  • Comment fait-on un grand film aujourd'hui en France?Une fois n'est pas coutume, un réalisateur-producteur a accepté de donner carte blanche à un journaliste pour mener son enquête derrière le décor de la plus excitante machine de cinéma mise à la disposition d'un seul homme au cours de ces dernières années.Pendant près de deux ans, l'auteur a suivi les trois grandes étapes du film: avant, pendant et après le tournage. Il raconte tout du montage financier et du choix des comédiens, de la fabrication des costumes et de la construction des décors, de la mise au point des effets spéciaux et de l'adaptation du livre de Zola, mais aussi des doutes et des certitudes d'une équipe, des angoisses et des espoirs de Claude Berri, un cinéaste qui s'est laissé guider par son seul instinct avant de se lancer dans l'aventure de Germinal, un film qui arrive sur les écrans déjà précédé de sa légende.Directeur de la rédaction de Lire, collaborateur de RTL et de L'Histoire, Pierre Assouline est l'auteur d'une douzaine de livres, notamment de biographies, la plus récente consacrée à Georges Simenon.

  • Depuis une petite vingtaine d'années, je sévis en dernière page de Libération. J'y écris des portraits personnels de personnages singuliers, connus ou inconnus. Mais, j'ai beau faire, j'ai beau dire, on me parle en priorité de mes portraits d'actrices. Les hommes hésitent entre envie goguenarde et ricanements égrillards. Les femmes scrutent à la loupe emballements et atermoiements. Il y a quelque temps, fatigué d'être résumé à cette activité pulsionnelle, pour ne pas dire libidineuse, las d'être réduit à ce que certaines bonnes camarades appelaient mes " papiers hormonaux ", j'ai décidé d'arrêter. Fini, terminé. Promis, juré, je ne signerais plus le portrait d'une seule fille de pellicule. J'ai tenu parole une bonne année. Personne n'a rien remarqué. Et chacun me parlait encore et toujours de ces portraits de comédiennes et de mannequins que je n'écrivais plus. Je m'y suis donc remis. Et voilà comment les caricatures ont la vie sauve, comment elles ont la vie dure. Et voilà pourquoi il faut bien accepter d'en livrer les pièces à conviction. Qui lira, verra...

  • Brèves de vies

    Michel Denisot

    • Fayard
    • 1 October 2014

    Depuis son enfance à Châteauroux jusqu'aux marches de Cannes, Michel Denisot a traversé les décennies à un rythme effréné, mêlant son destin à celui des médias.

    De la Tchétchénie aux tribunes du PSG en passant par Dharamsala et les États-Unis, de la boxe au cinéma en passant par la politique et le foot, la vie de Michel Denisot donne le tournis. À ses côtés, on pénètre dans les arcanes d'univers totalement différents, on rencontre en toute intimité les plus grandes stars - Mike Tyson, le dalaï-lama, Serge Gainsbourg, Marlon Brando ou Jacques Chrirac. On croise des personnages excentriques, charismatiques, surprenants, on assiste aux conversations des chefs d'État, on profite d'histoires croustillantes qui nous rendent familières les célébrités approchées par l'auteur.

    Michel Denisot nous livre, en passeur d'époques, des bribes de vies qui sont autant de séquences aussi improbables que jouissives.

  • Née entre 1841 et 1844 d'un père resté mystérieux, sarah bernhardt se découvre très tôt une passion pour le théâtre. a quinze ans, grâce au duc de morny, elle entre au conservatoire, puis à la comédie-française, qu'elle quittera plusieurs fois par esprit d'indépendance. elle rencontre le prince de ligne dont elle a un fils, maurice, le grand amour de sa vie.
    En 1867, elle connaît un premier succès en jouant dans athalie. dès lors, la " voix d'or " interprète tous les grands rôles : phèdre, andromaque, tosca, la dame aux camélias, l'aiglon- écrit spécialement pour elle- et elle inspirera la salomé d' oscar wilde.
    Femme adulée et haïe, nombre d'hommes succombent à sa beauté et à son talent -le tragédien mounet-sully, victor hugo, pierre loti, jacques damala, qu'elle épousa, gustave doré, jean richepin- ou à tout le moins l'admirent : freud, d.h. lawrence, sacha guitry.

    C'est aussi une patriote attachée à " une certaine idée" de la france, qu'elle défend en 1870 et qu'elle représente partout à l'étranger : en europe, mais également aux etats-unis, en amérique du sud, en australie, en russie. sa devise, " quand même ", résume le courage et l'énergie de cette femme, depuis son engagement en faveur de dreyfus jusqu'à l'amputation de sa jambe malade, qui ne l'empêcha pas de jouer.
    Elle inspire ici un récit à deux voix : celle de l'actrice, pendant les dix jours qui précédèrent sa mort en 1923 à l'âge de 80 ans, et qui se souvient des grands moments de sa vie, et celle d'un jeune biographe partagé entre l'admiration éperdue qu'il voue à cette femme et la rigueur du travail qu'il y consacre.
    Anne delbée n'a cessé de travailler pour le théâtre. elle a confié cette passion dans son ouvrage racine, roman, publié en 1997. en 1982, après avoir monté plusieurs textes de claudel, elle écrivit le livre qui allait faire découvrir camille claudel à des centaines de milliers de lecteurs.

  • « Père espagnol et mère polonaise : la flamme et le rêve. » Jean Tulard dans son Dictionnaire du cinéma (Bouquins Laffont). Françoise Fabian se définit elle-même comme « inclassable », passant de Maud à Agrippine, servant Rohmer ou Racine, entre le cinéma, la télévision ou le théâtre, et c'est sans amertume ni regret qu'elle a consenti à se raconter. Après une adolescence studieuse, elle va à Paris, est reçue au Conservatoire. Elle y est la camarade de Belmondo, Rochefort ou Rich. Débutante, elle croise sur les plateaux de cinéma Fernand Raynaud, de Funès, Brigitte Bardot, Fernandel. En 1958, elle rencontre Jacques Becker et l'épouse. Elle marque deux rôles: celui de Maud (Rohmer) et celui d'Aurore (Deville).

  • Quand Rimbaud toucha à Aden, un jour d'août 1880, il avait 26 ans.
    Cette ville coloniale et brûlante de ce qu'on appelait alors l'Arabie, esquissée au fond du cratère d'un volcan éteint, allait devenir son port d'attache pour les onze années suivantes, presque le dernier tiers de sa vie, jusqu'aux mois précédant sa mort en 1891. La mise à jour récente d'une collection de photographies d'époque montrant les lieux d'Aden que l' " ancien " poète a fréquentés, et sur l'une desquelles il apparaît lui-même, a été un appel et un guide pour retourner sur ses traces.
    Photos anciennes et photos d'aujourd'hui se confrontent ou se complètent, permettant au voyage " géographique " de nous procurer aussi une émouvante mesure du travail d'effacement ou de transformation opéré par le temps.

  • Enfants, Jacques Dufilho et son frère entendaient parfois les sirènes, nostalgiques comme des hululements, des bateaux en partance. Leur père disait : « C'est le bateau-loup. Dormez. » Au fil de sa mémoire, l'« homme merveilleux » dont parlait Werner Herzog, qui le dirigea dans Nosferatu, remonte tranquillement le cours du temps.
    Fils d'un pharmacien gascon, il aurait voulu être paysan. Cette vocation lui inspirera certaines de ses interprétations les plus célèbres, notamment d'inénarrables paysannes à accent. En 1938, il monte à Paris et rencontre Charles Dullin, un maître à vivre et à jouer. A l'Atelier, il croise Jean Marais, Madeleine Robinson et Alain Cuny. Apparu au cinéma dès 1941 dans des rôles souvent improbables de nanars dirigés par Blistène, Pottier, Hunebelle ou Pinoteau, il aura plus de chance avec Daquin, Devaivre, Deville, Mocky, Malle, Sautet ou Lautner. En 1978, il reçoit le César du meilleur second rôle pour Le Crabe-Tambour de Schoendoerffer.
    Monarchiste convaincu, toqué de Bugatti, Jacques Dufilho est également un passionné de chevaux, deuxième « religion » à laquelle il a rendu hommage dans une adaptation inoubliable de Milady de Morand. Après soixante ans de carrière, il a été et est plus qu'un grand acteur, un personnage singulier.

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