Francois Bourin

  • Français Michael Lonsdale

    Jean Cléder

    Il aura fallu attendre Des hommes et des dieux, en 2011, pour que Michael Lonsdale devienne véritablement connu du très grand public. Immense acteur, à la carrière artistique rare et éclectique, l'homme discret du théâtre et du cinéma français a pourtant prêté sa haute silhouette et sa voix tour à tour grave et espiègle aux plus grands de nos cinéastes et de nos metteurs en scène. Il a su passer avec une rare aisance de Beckett à James Bond, de Duras à Spielberg, imposant une présence telle qu'elle suffit à modifier, en quelques instants, la couleur d'une scène, la tonalité d'une oeuvre.
    Dans ces entretiens inédits, Michael Lonsdale revient sur sa vie d'acteur, de peintre et d'homme de foi. Des confidences illustrées par des archives personnelles, qui permettent d'entrer dans l'intimité artistique et spirituelle d'un homme lumineux.

  • Mariette Darrigrand, sémiologue, décortique notre condition de soumis volontaire aux flux médiatiques et qui un beau jour, ressent ce sentiment déprimant de vide de trop de paroles inutiles. Depuis Platon, Doxa signifie la parole vide tandis que Logos est la parole pleine. Or, cette lutte incessante entre le faux et le vrai s'épanouit désormais sur un vaste champ de bataille, le monde hypermédiatique dans lequel nous baignons.
    Avec perspicacité, érudition et une bonne dose d'humour, l'auteur pointe les tics de langage journalistique qui ont des effets dévastateurs, si ce n'est destructeurs, sur les débats publics.
    A côté de la nécessaire fonction démocratique et éthique, elle recommande au fameux 4e pouvoir de s'imposer une « fonction métalinguistique » qui consisterait à réfléchir sur les mots et les discours utilisés par les médias.

  • Qui n'a pas vu Sept ans de réflexion ? Qui ne se souvient pas de la fameuse scène de Marylin toute robe soulevée par la bouche de chaleur ? Vraiment ? Vous en êtes bien sur ? Il se trouve que cette scène où l'on verrait la star à la robe affolée et affolante n'existe que dans notre imagination... Elle ne figure pas dans le film qui présente la scène, hachée en plusieurs plans ; mais elle est restituée intégralement sur l'affiche du film.
    Partant de ce constat, Marc Gauchée, un passionné d'images et de mythes culturels contemporains, à passer trente années à étudier la force de cette image mythologique. Il a collecté des centaines d'images, de photographies et de films parodiant, pastichant ou rendant hommage à cette image universelle. Dans un texte érudit et sensible, il raconte la genèse de cette séquence et aussi les raisons et les découvertes étonnantes et insolites de sa recherche.
    L'enquête très personnelle sur un mythe culturel mondialisé qui rend fou.

  • Source inépuisable d'inspiration pour les réalisateurs, français ou étrangers, l'histoire de France a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques.
    Le septième art s'est emparé de la vie privée des rois, des meurtres célèbres, des controverses et des scandales, des héros connus et méconnus, des grands aventuriers, des rébellions et des révolutions, des grandes batailles...
    Comment le cinéma exploite-t-il et adapte-t-il la réalité historique pour en faire du grand spectacle ? Quelles libertés prend-il avec les faits ? Quels événements, quels personnages inspirent les metteurs en scène ? Lesquels passent-ils sous silence ? Autant de questions que cet ouvrage aborde avec bonheur... Pour tous les amateurs de cinéma et tous les amateurs d'Histoire.

  • Comment devient-on l'égérie des années 1980 ? Après une semaine de suspense, le 4 septembre 1981, Myriam a tenu ses promesses et « enlevé le bas ». S'achevait ainsi en apothéose une campagne publicitaire qui constitue désormais un classique de l'histoire de la communication moderne : la jeune fille dénudée, 19 ans, ne se doute pas que la publicité à laquelle elle a participé va déclencher fièvres de commentaires et même passion politique dans la France entière. A vrai dire, Myriam est bien la seule à ne pas avoir vu les affiches qui ont fait scandale : à peine célèbre, qu'elle disparaît !
    Durant cette année en effet, la nouvelle star de la pub observera le silence de l'ermitage, dans une cabane sans eau ni électricité d'une communauté bouddhiste tibétaine. C'est que derrière la Myriam de papier, se cache une vraie personnalité qui a mille vies : on la surnomme « Mademoiselle Zig-Zag » car elle ne tient pas en place. Elle a vécu aux Etats-Unis, en Inde mais aussi la galère dans la rue connue à Paris, a approché Bouddha et le show-biz, été danseuse classique et danseuse orientale, a croisé le dalaï-lama, le cinéaste Tony Gatlif et le monde lumineux de la danse dans le monde entier.
    Depuis trente ans, « Mademoiselle Zig-Zag » s'est évadée de l'affiche qui l'encageait.
    Rompant un long silence elle nous raconte aujourd'hui avec humour et émotion un parcours hors du commun et profondément libre, qui lui a permis de s'émanciper de la société du spectacle et de ses pièges.

    MYRIAM s'appelle aujourd'hui Yumma Mudra. Chorégraphe à Bruxelles, elle est créatrice d'une philosophie par la danse, la Danza Duende.

  • Ce n'est pas une polémique antimédias de plus, mais une franche séance d'explications avec son métier, une mise au net avec la fabrication de l'info audiovisuelle et de son joyau encore à peu près intact : le JT, le journal télévisé de 20 heures. William Irigoyen, lui-même journaliste du sérail, s'insurge ici contre l'info industrielle, les stéréotypes de l'image, la déontologie floutée et surtout, l'étonnante paresse intellectuelle et le manque de prise de risque de la télévision de service public. Si le JT est (encore) considéré comme la grandmesse préférée des Français, un Vatican II de l'info est-il possible? L'auteur le croit et ouvre des pistes.

  • Pourquoi les fauteuils sont-ils rouges ? Et pour quelle raison, y mange-t-on du pop-corn ? Quel est le film le plus sanglant de tous les temps ? Quelle est la différence entre les effets spéciaux et les effets visuels ? Hollywood ou Bollywood ? Les liens entre mafia et cinéma ? Le générique le plus long et la durée moyenne d'un film ? Comment compte t-on les entrées ? La plus vieille salle ? En 142 sujets bien sentis, l'auteur, lui-même professionnel, nous entraîne dans son grand cinéma permanent: celui qui mêle sans avoir l'air d'y toucher, passion enfantine, érudition joyeuse et réflexions sur le 7e art. Pour éclairer les salles obscures.

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