Jacqueline Chambon

  • Porté par deux Oscars et le succès de films comme Good Bye Lenin! ou La vie des autres, le cinéma allemand renaît après deux décennies d'absence. Pierre Gras, ancien des Cahiers du cinéma, analyse les causes de cette renaissance et fait le portrait de ceux qui l'ont permise.

  • Il y a juste cent ans, étienne-jules marey (1830-1904) publiait le mouvement, l'un des grands livres scientifiques de la fin du xixe siècle, abondamment illustré, écrit pour un large public.
    Dans cet ouvrage depuis longtemps introuvable, le célèbre savant physiologiste, professeur au collège de france, président de la société française de photographie, présentait toutes les expériences qu'il avait conduites depuis les années 1860 pour étudier le mouvements de l'homme et des animaux.
    En application de sa fameuse " méthode graphique ", il avait pendant plusieurs décennies conçu et construit spécialement une multitude d'appareils inscripteurs pour enregistrer, dessiner, mesurer et analyser le mouvement, quand, à partir de 1882, il enrichit sa méthode en utilisant la photographie.

    Il inventa de nombreux appareils chronophotographiques, dont la caméra qui lui servit en 1892 à projeter les premiers films scientifiques de l'histoire.
    Si marey a ouvert la voie à des domaines encore fertiles de la science, il produisit aussi une iconographie radicalement nouvelle, qui a rencontré de larges échos auprès des avant-gardes du xxe siècle. tandis que son oeuvre occupe une place majeure dans la préhistoire du cinéma.

  • Après des études d'architecture, Luigi Comencini a décidé de consacrer sa vie d'adulte à l'art qui avait enchanté son enfance, le cinéma : il a d'abord, en même temps qu'Henri Langlois en France, sauvé de la destruction les vieux films qu'il aimait et constitué une collection qui fut à l'origine de la cinémathèque italienne ; il a ensuite mûri ses principes en exerçant le métier de critique ; il a enfin réalisé une cinquantaine de films dont bon nombre figureront au premier plan dans l'histoire de ce qui fut l'âge d'or du cinéma italien.
    Pour avoir suivi ses parents dans leur exil près d'Agen, Luigi Comencini a passé la plus grande partie de son enfance et de son adolescence en France. C'est aussi la France qui, au début des années 70, fut la première à consacrer l'exceptionnelle qualité de son oeuvre. Dans ce livre, qui emprunte son titre au film où il évoquait l'adolescence vénitienne de Casanova, Luigi Comencini fait revivre avec un authentique talent de romancier les faits réels qui ont marqué sa mémoire.
    Son récit est suivi d'une interview réalisée par sa fille Cristina et d'une brève anthologie de ses critiques de films.

  • Quatrième de couverture La grande silhouette de Nadar domine l'aventure de la " vie moderne ". Moderne, sa correspondance l'est par son contenu, ses thèmes et ses acteurs. Elle l'est aussi par sa facture. Moderne, elle l'est parce que Nadar, engagé dans la presse, le roman-feuilleton, la caricature, la photographie, et même la navigation aérienne, a été l'un des grands acteurs de l'épopée de la communication. Cette correspondance se situe en fait entre la naissance de la grande presse et celle du téléphone. Le premier volume est celui des années d'apprentissage. Nadar débute dans la petite presse, en pleine bohème. Il noue là de solides amitiés avec Baudelaire, Banville, Asselineau, Labiche, Murger ; avec des éditeurs comme Hetzel ; des journalistes, Philipon, Commerson, Balathier de Bragelonne ; des artistes, Gavarni ou Guys ; mais aussi avec Millaud et Solar, futurs banquiers. En 1848 débute l'engagement de Nadar dans le combat républicain contre Louis-Napoléon, avec l'arme de la caricature à La Revue comique, Le Journal pour rire, Le Tintamarre, etc. De la bohème au combat démocratique, du roman feuilleton à la caricature politique : un itinéraire qui bifurquera avec le coup d'Etat du 2 décembre. Le second volume (1852-1955) suivra Nadar jusqu'au Panthéon et son entrée en photographie.

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