John Libbey

  • La société Gaumont a été au début du XXe siècle à l'avant-garde de la technique cinématographique, en innovant notamment dans le domaine du son et de la couleur. Les essais, finalement réussis, de synchronisme entre les sons sur disque et les images animées, représentent une avancée décisive dans ce domaine. Le chronophone Gaumont, avec ses "phonoscènes" et ses "filmparlants", a proposé durant une longue période un spectacle réjouissant et innovant, reposant d'une part sur l'univers du music-hall, de la chanson et du monologue, d'autre part sur une technique révolutionnaire de synchronisme et d'amplification du son. Léon Gaumont, avec beaucoup d'énergie et de volontarisme, a su développer au sein de son entreprise un secteur dédié à la recherche du cinéma sonore ; cette recherche s'achève à la fin des années 1920 avec la mise au point du système optique Gaumont-Petersen-Poulsen.

    Gaumont n'a pas été le premier ou le seul, à son époque, à vouloir résoudre le problème du cinéma sonore. Bien d'autres entreprises parallèles ont proposé des systèmes intéressants. Cependant c'est le Vitaphone américain, qui n'est autre que le chronophone Gaumont amélioré, qui triomphera - au moins pendant un certain temps - sur les écrans.

    Autre idée moderne avancée par Gaumont : confier la production de films à une jeune femme, Alice Guy. Sous sa direction, les films de fiction et ceux du chronophone atteindront une ampleur considérable. Mais quels sont exactement les films réalisés par Alice Guy ? Quand débute-t-elle réellement ? Les documents d'archives permettent d'éclaircir certains mystères.

    Plusieurs études rassemblées dans cet ouvrage reposent sur des documents inédits ou jusqu'à présent inexploités. Une large iconographie, non encore publiée, permet d'apprécier la beauté des appareils construits par Léon Gaumont et la rareté des archives de cette société.

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