La Decouverte

  • À l'évocation des mots photojournalisme ou photographie de guerre, la mémoire convoque des icônes dont les plus anciennes remontent aux années 1920 et 1930. On imagine ainsi que les conflits d'avant la Grande Guerre n'ont été que peints, dessinés et gravés ; figés dans un héroïsme un peu innocent avant que les violences du XXe siècle ne soient saisies sur pellicule dans leur réalisme cauchemardesque.
    Des albums privés des soldats coloniaux aux fonds des premières agences d'images, ce livre, véritable archéologie de la photographie de conflit, est une invitation, et une éducation, à lire l'image-choc pour la désarmer plutôt que la subir. L'auteur se focalise sur les clichés de la violence physique et de la destruction armée, pris non pas comme de simples illustrations mais comme les supports d'une relation sociale. Dans ce monde de la fin du XIXe siècle, les conflits se multiplient de façon inédite et les abus coloniaux ponctuent les conquêtes. En les capturant, l'appareil photographique, devenu portable et abordable, transforme profondément l'économie visuelle de la violence, et ce bien avant 1914.
    Au-delà d'une histoire des photographies des corps brutalisés et des violences armées, cet ouvrage, loin d'une pornographie du désastre, est aussi une proposition. Comment présenter des photographies montrant les atrocités indicibles pour les penser et en faire l'histoire ? L'observateur, y compris lorsque son regard plonge au coeur des ténèbres, peut retrouver dans les photographies les hommes et les femmes du passé, et non des victimes passives et anonymes figées sur le papier.

  • Pour l'AFP, l'histoire du Covid-19 a véritablement démarré le 30 janvier 2020 : ce jour-là, la photo prise par Hector Retamal d'un corps allongé dans les rues de Wuhan, observé à distance prudente par des officiels en combinaison intégrale, a fait la une de nombreux médias et ouvert une très longue séquence de scènes dystopiques.
    Les historiens diront si l'ancien ministre Hubert Védrine a eu raison d'affirmer que « pour la première fois l'humanité s'est mise à avoir peur en même temps de la même chose ».
    Ce qui semble en tout cas peu contestable, c'est que la pandémie a été l'archétype de l'histoire globale, touchant tous les pays, irriguant tous les sujets, phagocytant toute l'actualité pendant de bien longues semaines.
    L'AFP a raconté la plongée en apnée de la planète entière, de Pékin à Vancouver, de Johannesburg à Beyrouth en passant par Mulhouse, puis la reprise hésitante, fragile, de la vie...

    1 autre édition :

  • Français Impact

    Alex Maclean

    Contrairement à d'autres effets du changement climatique qui ne sont pas vécus de manière tangible à grande échelle, l'élévation du niveau de la mer est un indicateur visible et implacable du réchauffement climatique, dont les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale. Quelques-uns sont encore sceptiques, mais rien ne permet de nier que l'élévation du niveau de la mer, renforcée par les tempêtes et les ondes de tempête, provoque érosion, inondations, dislocations et entraîne des dommages catastrophiques le long des côtes, et bien à l'intérieur des terres. L'élévation du niveau de la mer est aussi un facteur de déstabilisation des marchés financiers et immobiliers, en particulier à cause du renchérissement des coûts d'assurance.
    Le livre se présente comme une sorte d'enquête pour montrer, d'une manière frappante et concrète, les perturbations environnementales, économiques et sociales liées à la montée des mers. L'auteur a documenté la côte est américaine (du Maine à la Floride) et le Golfe du Mexique (de la Floride au Texas) à titre d'exemple de notre vulnérabilité au changement climatique. Les images illustrent les différents états des territoires survolés au cours de différentes saisons, avant et après la survenue d'événements météorologiques majeurs (tempêtes, ouragans), lorsque la géographie et le paysage changent de façon spectaculaire.
    Alex MacLean a établi une liste de thèmes à photographier : les espaces naturels, et leur peuplement désordonné, les moyens de défense publics ou privés, mais aussi les projets d'infrastructure côtière tels que les aéroports, les centrales nucléaires, les autoroutes et les usines de traitement des eaux usées. La liste comprend également des zones naturelles telles que les « forêts fantômes » asphyxiées par les infiltrations d'eau salée.
    Pour raconter cette histoire, il était aussi important d'équilibrer le récit des risques et des destructions avec une vision plus positive. Le livre fait donc également état des stratégies de résilience comme les systèmes naturels pour dissiper les ondes de tempête, ou les aménagements de parcs et de « terres de conservation » pouvant accepter les eaux de crue sans subir de dégâts durables, toutes stratégies qui ont pour nous valeur d'exemple alors que la prise de conscience du phénomène de la montée des eaux n'est pas encore est loin d'être acquise en Europe. Le livre est introduit par une brillante prise de parole de Bill McKibben, un des acteurs majeurs de l'activisme en faveur du climat.

  • Répondant à une commande spécifique, à l'occasion de la célébration des 500 ans de la Renaissance, mise en oeuvre par la Région Centre-Val de Loire durant toute l'année 2019, le grand photographe du paysage qu'est Alex MacLean a survolé et photographié, en juillet 2018, les châteaux de la Région. Ce sont donc les merveilles architecturales de la Renaissance, ancrées dans des sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco, qu'Alex MacLean a sublimées pour obtenir au regard la quintessence de ces temps où rois et mécènes furent à l'origine d'un extraordinaire renouveau de l'art et de la pensée.

  • " le théâtre de l'opprimé est théâtre dans le sens le plus archaïque du mot.
    Tous les êtres humains sont des acteurs (ils agissent !) et des spectateurs (ils observent !). nous sommes tous des spect-acteurs. ce livre est un système d'exercices (monologues corporels), de jeux (dialogues corporels) et de techniques de théâtre-image, qui peuvent être utilisés par des acteurs (ceux qui font de l'interprétation leur profession ou leur métier) aussi bien que par des non-acteurs (c'est-à-dire tout le monde !).
    " augusto boal. le brésilien augusto boal est l'une des grandes figures internationales du théâtre contemporain : fondateur du théâtre de l'opprimé, sa pratique a essaimé depuis plus de trois décennies dans le monde entier. ses techniques sont largement utilisées par ceux qui ont choisi de faire du théâtre une arme politique, mais aussi par les professionnels du social (psychothérapeutes, infirmiers psychiatriques, éducateurs ou enseignants).
    La nouvelle édition de ce livre, désormais devenu une référence incontournable, est entièrement actualisée et propose de nouveaux jeux, exercices et techniques.
    " une pratique qui peut fort bien modifier les relations scolaires ou féconder le théâtre, comme le prouvent les expériences rapportées en fin de livre. " le monde de l'éducation.
    " les exercices mis au point par augusto boal, même s'ils n'ont rien à voir avec les habituels "trainings", peuvent répondre au besoin qu'éprouvent les comédiens d'approcher les spectateurs sans se laisser engloutir.
    " le monde.

  • En 1984-1985, Robert Doisneau (1912-1994) participe à l'aventure mythique de la Mission photographique de la Datar. En utilisant une chambre au format 6 x 7 et en travaillant pour la première fois en couleur, le photographe bouleverse ses habitudes pour arpenter une nouvelle fois la banlieue parisienne, son territoire d'élection. Restées jusqu'alors inédites, ces images surprennent par le regard plasticien, teinté d'ironie et de désenchantement, que le photographe porte sur les débordements urbains des années 1980.

  • Jean-Gabriel Périot, cinéaste, et Alain Brossat, professeur de philosophie, ont travaillé pendant des années, sans se connaître, sur des sujets communs : les femmes tondues à la Libération, l'univers carcéral, la violence politique, le désastre nucléaire...
    Dans la réflexion qu'ils engagent ici, ils s'interrogent sur la relation que les images entretiennent avec la politique et l'histoire. Comment se fabrique la mémoire ? Comment appréhender les archives ? Comment remonter le temps, au sens historique et cinématographique du terme ?
    Ces conversations s'appuient sur les expériences, et les expérimentations, de Jean-Gabriel Périot. Aiguillonné par les observations d'Alain Brossat, il explique comment il confectionne ses « tracts cinématographiques », comment il a travaillé avec les détenus d'une prison d'Orléans, comment il a monté les films inédits des militants de la Fraction armée rouge (RAF) ou encore comment il a remonté les images d'une apocalypse nucléaire, en commençant... par la fin.
    Mettant en regard ces expériences avec celles d'autres cinéastes, célèbres ou non, ce dialogue offre une réflexion inédite sur le travail cinématographique et pose en termes nouveaux la question de la puissance - et de l'impuissance - de l'écriture et de l'image.

  • Nouvelle édition d'une synthèse de référence, rigoureuse, vivante, rédigée par un spécialiste reconnu.

  • Comme les autres biens et services, l'industrie des contenus médiatiques (télévision, radio, journaux, magazines) ne peut exister sans des supports qui font l'objet d'un échange marchand. Pour autant, les médias partagent des traits spécifiques qui ne les apparentent pas aux industries traditionnelles. Cet ouvrage s'attache à comprendre les mécanismes économiques sous-jacents au fonctionnement de cette industrie particulière.

  • Rendez-vous incontournable, L'Annuel de l'Agence France-Presse revient sur l'année écoulée à travers un large choix de photographies. L'opportunité de revivre les événements marquants de 2017, mais aussi des moments insolites et des singularités méconnues, grâce au regard acéré des photographes de l'agence.
    En 2017, la scène internationale est occupée par les premières actions et mesures de Donald Trump, la libération de Mossoul et les manifestations contre Nicolas Maduro au Venezuela. En France, ce sont l'élection d'Emmanuel Macron et les dégâts causés par l'ouragan Irma qui restent en mémoire. Exploits sportifs, curiosités culturelles et bouleversements écologiques ne sont évidemment pas en reste dans cet Annuel qui donne pour la première fois la parole aux photographes. Chaque cliché est désormais accompagné de leur témoignage inédit, rendant compte de leurs intentions, de leurs sentiments ou tout simplement du hasard qui les a placés là au « bon » moment.
    Riche de près de 300 photos, L'Annuel de l'AFP innove également en proposant plusieurs portfolios originaux, comme autant de respirations dans le traitement classique de l'actualité pour nous plonger plus près des populations et de leur quotidien, quelle que soit leur latitude.

  • Français Chroniques aériennes

    Alex Mclean

    Alex MacLeana développé,à partir desonexpérience partagée d'aviateuret de photographe, une manièretoutàfaitpersonnellederegarderle monde. Ilaaccumulé,toutaulongdesesvoyages solitaires dans l'immensité des paysages américains, nombre de notations esthétiques et militantes dont il rend compte avec ce livre, qui se présente comme une sorte de carnet de bord aérien. Alex MacLean nous livre ses outils de " photographe engagé " - position qu'il revendique - avec lesquels il construit, au fil du temps, sa représentation du monde : le temps, la mobilité, l'humour, la géométrie, la collection, la miniature, etc. Reviennent au fil des pages les signes repères que MacLean exploite au fil de son travail - les terrains de base ball, les culs-de-sac urbains, les échangeurs autoroutiers, les irrigateurs circulaires - qui sont pour lui matière à analyser, à moquer, à comprendre notre condition de " faiseurs de traces ". Comme ill'afait dansses précédentslivres, Alex MacLeanaccompagneses photographies deses propres textes, pour nous donner les clés de lecture de ses images, souvent à sens multiples, qui sont autant de métaphores qui nous renvoient d'un monde à l'autre - du monde miniature au monde réel, du monde marin au monde urbain, du monde graphique au monde en mouvement. Le livre, construit en 6 chapitres thématiques, nous fait également découvrir le talent artistique d'Alex MacLean, son sens inné de la composition spatiale, son rapport particulier aux ombres et à la lumière, sans oublier son humour qui affleure à chaque image. Alors, MacLean artiste ou MacLean militant ?

  • Les grandes séquences de la vie de Jacques Henri Lartigue (1894-1986) recoupent celles de l'histoire balnéaire française, de la découverte du monde marin à celle du tourisme de masse. Ce dandy du XXe siècle est le chroniqueur attentif d'un mode de vie privilégié où les élites urbaines françaises et internationales découvrent les bienfaits du bon air marin et de l'héliotropisme. À cette description sociale correspondent le renouvellement de l'ensemble du littoral français et la naissance d'un patrimoine urbain et paysager, depuis la Belle Époque jusqu'au Mouvement moderne en passant par la période Art Déco, dont Lartigue, aux bras de ses femmes, fait une description intuitive et avisée.

  • Que resterait-il de l'actualité s'il n'y avait plus de victimes ? Il suffit de jeter un coup d'oeil à la télévision pour s'en rendre compte : du journal télévisé aux émissions de divertissement, la souffrance fascine et occupe le devant de la scène. Pourtant, on aurait tort de réduire cette omniprésence à une simple mode médiatique. Car c'est le signe d'une évolution profonde de nos sociétés démocratiques : autrefois, les victimes avaient honte de leur condition, aujourd'hui la reconnaissance de ce statut est devenue un enjeu, donnant naissance à une nouvelle catégorie sociale. Autour des victimes, un consensus compassionnel s'est mis en place, par lequel les médias, les politiques, les ONG et certains intellectuels apportent à une opinion publique consentante son lot quotidien de souffrances. C'est cette alliance objective qui façonne notre « société des victimes ». Pourquoi un monde qui n'a jamais semblé aussi inégalitaire, individualiste et cruel se soucie-t-il autant des victimes ? C'est ce paradoxe que propose d'explorer cet ouvrage incisif. Au sein du consensus compassionnel, la charité aspire à remplacer la solidarité, l'exception se substitue à la règle, l'émotion prend le pas sur la raison et l'instrumentalisation de la souffrance se traduit de multiples manières : des enjeux politiques biaisés et pervertis, une justice kidnappée par la victime, une rivalité mimétique incessante entre les communautés... La cause de la victime en est venue à servir l'injustice. Et le victimisme menace désormais l'humanisme.

  • Dès les années 1930, le polar s'illustre aux États-Unis comme vecteur symbolique de la critique sociale et comme moyen de résistance face à la domination, qu'il s'agisse de dénoncer la coercition des représentants de l'État : corrompus, racistes, intolérants, les forces du crime organisé ou la toute-puissance du capitalisme montant. L'après-guerre d'Algérie marque en France le tournant vers le néopolar. Aujourd'hui, la massification du genre à la télévision, si elle l'inscrit durablement dans le paysage culturel contemporain, n'est pas sans risques pour son contenu subversif. Instituant, entre parodies de faits divers horrifiques, scénarii gore de serial killer et auto-mise en scène de flics experts et désabusés, de nouvelles normes pour le genre, cette massification laisse-t-elle encore une place artistique à l'auteur de polar, surtout lorsque la pression économique convertit l'écrivain en scénariste de télévision ?

  • Contre les évidences et les diagnostics parfois simplificateurs d'une commercialisation accélérée des médias depuis les années 1980, cette Histoire propose une étude sur le long terme, synthétique, des relations que les entreprises médiatiques ont entretenues avec les pouvoirs, du XVIIe siècle à nos jours.

  • Attention, ce livre va vous faire douter de votre rapport au monde...
    Nous soupçonnons tous que les médias ne nous proposent pas une version parfaitement fidèle de l'actualité. Mais jusqu'à quel point ? Pour le savoir, Laurent Gervereau et ses équipes du " Baromètre européen des médias " ont réalisé une première : tout au long de l'année 2003, ils ont observé tous les jours les unes des principaux quotidiens et les journaux télévisés des chaînes de cinq grands pays européens, des États-Unis et de l'Algérie.
    Les résultats de ces observations, restitués dans ce livre, sont terrifiants. Premier constat massif : l'information mondiale est " tenue " par quelques pays, qui donnent au reste du monde leur vision d'eux-mêmes et des autres. Deuxième constat : la circulation planétaire de l'information sélectionne une minorité de faits, assortis des commentaires d'une minorité d'individus, à destination d'une majorité de consommateurs.
    Des événements, des conflits, des groupes sociaux, des zones géographiques entières sont totalement absents des médias, car supposés " ne pas intéresser ". Troisième constat : la recherche de l'émotion et du scoop conduit à théâtraliser l'actualité, le marché des images commandant un discours destiné d'abord à se vendre, même s'il contrevient aux faits. Quatrième constat, pas le moins surprenant : ces techniques s'adaptent à chaque pays, proposant autant de " visions du monde " spécifiques.
    Notre monde est-il l'objet d'un bourrage de crânes généralisé, ou relève-t-il d'une guerre structurée de l'information ? Pour Laurent Gervereau, il n'existe aucun complot mondial visant à contrôler l'information, mais un réel danger des conformismes empêchant la pluralité de points de vue.

  • Ce livre est un journal de voyages et d'aventures photographiques composé au fil des ans par une femme singulière et libre. Myriam Viallefont-Haas s'inscrit dans la lignée des femmes photographes humanistes touchées par un destin particulier.
    Partie à 20 ans avec Médecins sans frontières en Somalie, elle n'a cessé de porter un regard engagé - Sud/Nord depuis la Namibie jusqu'à l'Islande, Ouest/Est de Shanghai à New-York - avant de s'établir comme photographe indépendante et galeriste à Paris. Elle accueille dans ce livre nombres d'amis - conservateur de musée, mathématicien, paléoanthropologue, cuisinier, peintre, journaliste, ingénieur.- qui se sont reconnus dans ce parcours d'artiste hors norme, à la fois plastique, géopolitique et sentimental.

  • économie du cinéma Nouv.

    Un siècle après sa naissance, le cinéma connaît une croissance régulière portée par de nouveaux marchés. Engagé dans une mutation numérique, il combine grande stabilité et profondes transformations. La production, malgré une internationalisation, n'a pas connu de bouleversement majeur. La distribution a composé avec l'arrivée des géants du numérique, les GAFAN, qui a accompagné le développement de nouveaux modèles économiques et de nouveaux modes de consommation (abonnement illimité) qui se superposent aux autres formes de consommation, comme la salle.
    Stratégique sur les plans culturel, commercial et diplomatique (soft power), le cinéma a toujours fait l'objet d'une attention des pouvoirs publics. Sa régulation doit s'adapter à un contexte évolutif et à une concurrence internationale, où l'importance du cinéma américain est confrontée à un monde plus polycentrique.
    L'économie de ce secteur majeur et mondial et ses enjeux contemporains sont ici décryptés.

  • À l'occasion des vingt ans d'Eau de Paris, cet ouvrage illustré propose un voyage sur la route de l'eau, parcours topographique et temporel, de l'amont à l'aval, des espcaces de captage au coeur de Paris. Bien que l'eau s'écoule en abondance chaque jour et à chaque minute à notre robinet, son approvisionnement est un processus long et délicat. Ce sont ces étapes de production d'eau potable, mécaniques ou hautement technologiques, que ce livre propose de faire découvrir. Cet ouvrage s'efforce de restituer le travail quotidien et méconnu des « veilleurs de l'eau », ces hommes et femmes qui forment la chaîne de l'eau, de l'aqueduc au robinet. Il tente de tramer des liens entre les différentes compétences et métiers - garde-rivièvre, gardien de source, fontainier, laborantine. Le parcours retrace le tour de force insoupçonné qui consiste à acheminer chaque jour l'équivalent en volume d'eau d'une fois et demie la Tour Montparnasse. Les photographies de Nouara Scalabre permettent de visualiser les sources, les rivières et les aqueducs, les trajets souterrains de l'eau, les gouffres, les lieux-dits, les spécificités géologiques, les bassins versants. Ils accompagnent le grand récit de l'eau proposé par Agnès Sinaï, un texte tout à la fois poétique et richement documenté, émaillé d'anecdotes, de récits et de témoignages personnels.

    Lauréate des pépinières européennes pour jeunes artistes en 2001, Nouara Scalabre est photographe. Elle a effectué de longs séjours à l' étranger, notamment en Palestine et au Mali. Sa production artistique est à la fois un témoignage et un point de vue porté sur le monde. Elle a exposé au Luxembourg, en Belgique, en Autriche, ainsi qu'en France, à l'association Image/imatge ou au salon d'art contemporain de Montrouge. Un catalogue est publié aux éditions Au Figuré (texte d'Estelle Pagès).

    Auteure et documentariste, Agnès Sinaï se préoccupe de la crise écologique planétaire, dont elle rend compte périodiquement dans Le Monde diplomatique, dans un essai, Sauver la Terre, co-écrit avec Yves Cochet (Fayard, 2003) et par une série télévisée sur le changement climatique, diffusée sur Arte en mars 2006. Elle enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et de Lille.

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