Light Motiv

  • Français Isle of Eigg

    Charles Delcourt

    Le livre est conçu comme un parcours progressif d´acclimatation à la nature de l´île, une montée graduelle de la surprise et de la variété tant des paysages que des habitants. La vibration particulière des images de Charles Delcourt, entre l´empathie, la tendresse et l´humour, entraîne le lecteur à découvrir ici, sur cette île si particulière, une façon différente d´être en collectif, en village, en société. Eigg, le titre qui est le nom de l´île, sonne comme une possibilité, une alternative locale solide dans un monde en dérive qui cherche simultanément le paradis perdu et la voie future.

  • "Les Enfermés est un ouvrage qui entraîne le lecteur sur l'autre face de notre société. En prison, en hôpital psychiatrique, en centre de rétention... Basé sur les observations photographiques de Jean-Christophe Hanché, photographe et contrôleur des lieux de privation de liberté, le livre est instructif, choquant et sincère sur les conditions de vie souvent indignes, rapportées depuis ces lieux peu visibles.L'ensemble des images est corroboré régulièrement par des extraits terribles de lettres envoyées par les détenus au CGLPL, et par des extraits argumentés de rapports de visite ou de recommandations en urgence émises par le CGLPL. Adeline Hazan, à la tête du CGLPL, signe une préface engagée, révoltée, à l'image de l'action courageuse qu'elle y mène. «? Cet ouvrage se veut à la fois un vecteur d'information et un levier pour l'amélioration de la situation des personnes privées de liberté. »

  • Ce livre est réalisé au moment de l'exposition consacrée à Kasimir Zgorecki au Musée du Louvre-Lens Il porte l'accent sur un photographe singulier, contemporain de la grande vague d'immigration polonaise dans les années 1920 et 1930. Kasimir Zgorecki émigre avec sa famille en 1922 pour travailler dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Il a alors 18 ans. En 1924 il prend la relève du studio photographique de son beau-frère à Rouvroy, réalise ses premiers autoportraits pour connaître poses et éclairages puis entame une activité commerciale florissante auprès de ses compatriotes, habitants de quartiers souvent baptisés Petite Pologne autour de Lens, Liévin, Hénin, Carvin...

    Il sera à la fois le témoin des traditions maintenues en France par la communauté polonaise mais aussi leur messager au sens où ses photographies donneront des nouvelles des expatriés à toutes les familles restées en Pologne.

  • Le monde d'après est la mise en perspective de la transformation du bassin minier du Nord de la France saisie par Thierry Girard, photographe qui revient dans ses propres traces à quarante ans de distance. Il a changé, son matériel de prises de vues aussi, le travail de la mine est un souvenir gravé dans le paysage. Le livre est conçu comme un tissage entremêlé des photographies des deux époques à quarante ans d'intervalle, suivant une narration géographique où alternent les images des années 70-80, prises en Noir et Blanc et celles plus récentes en moyen format numérique couleur.

  • Chaque année, dans la ville de Jacmel au sud d'Haïti, a lieu le plus important carnaval du pays, durant les Gras. La plupart des habitants créent et renouvèlent leur costume, librement inspiré de tout ce qui traverse la réalité et l'imaginaire haïtiens. On y croise des diablotins, des animaux lointains, d'anciens indiens, des colons ridicules...
    Tous ces déguisements suscitent autant de rêves que de cauchemars éveillés. Ils sont impressionnants, réalisés avec une dextérité unique par les artisans de la ville. Depuis 2014, fort de ce patrimoine immatériel et artistique, Jacmel est reconnue ville créative d'artisanat et d'arts populaires par l'Unesco.
    Pour transmettre cette magie défilante, Corentin Fohlen a choisi d'isoler chaque personnage de la foule du carnaval en installant son studio en extérieur, et en composant à chaque fois sa propre lumière. Son travail étonnant et précis révèle au-delà de la beauté des costumes, le talent inventif d'un peuple toujours debout.

  • Français La ligne d'eau

    Frédéric Cornu

    La Ligne d'eau est publié en relation avec l'exposition personnelle de l'auteur à l'Institut Pour la Photographie. La série porte sur la construction du Canal Seine-Nord qui suscite un questionnement sur les grands travaux d'aménagements à travers le paysage du Nord de la France. Cet axe Nord-Seine, riche d'histoire, ligne de front pendant la première guerre mondiale, va tracer au coeur même de ce territoire une ligne de fracture dont les enjeux seront autant culturels, économiques que géographiques. Dans l'esprit des travaux photographiques commandités par l'Observatoire Photographique du Paysage, Frédéric Cornu parcourt les zones rurales concernées par le tracé du canal et fait un état des lieux qui permettra de mesurer les impacts paysagers.
    Ce travail s'inscrit dans cette nouvelle voie documentaire où s'affirme un regard d'auteur sensible aux empreintes de l'activité humaine dans le paysage.

  • Le carnaval de Dunkerque est un évènement unique en France.
    Chaque année, les masquelours (personnes costumées) envahissent à dates fixes les rues de Dunkerque et d'autres communes voisines.
    Dans une ambiance débridée, toujours joyeuse, les bandes se forment et se déforment au rythme de la musique. Les quatre auteurs de cet ouvrage nous font partager cette période hors du temps, de fête intense et de lâcher prise. Les images de Marie Genel et Pierre Volot sont drôles, légères, surréalistes. Elles nous parlent d'un moment, d'un endroit de l'autre côté du miroir où l'individu est plus autonome, plus libre, plus heureux. Singulier et fondu dans le collectif. La préface de Pascal Dessaint et le texte de Ludovic Bertin posent des mots sur cette façon de traverser le carnaval qui semblait jusque maintenant indicible, si intimement liée au simple fait d'être dunkerquois.

  • La petite ceinture est une infrastructure ferrée implantée à Paris dans la deuxième moitié du XIXème siècle pour le transport des voyageurs et des marchandises. Elle traverse neuf arrondissements périphériques de la capitale et permet de découvrir Paris d'un point de vue différent.
    Témoignage du passé ferroviaire pour les uns, espace à reconquérir pour d'autres. Cet espace en friche, énigmatique, est un lieu propice aux observations urbaines et à la création artistique.
    En grande partie recouverte par la végétation, progressivement réhabilitée en jardin, elle est une pièce maîtresse d'un nouveau paysage parisien.
    A l'horizon 2020 ce seront 10 km ouverts au total ( 3,5km en 2017) - au public.

  • Kesengawa

    Naoya Hatakeyama

    Ce livre Kesengawa est construit comme un documentaire intime, et une ouverture photographique et philosophique sur la mémoire survivante.

    11 Mars 2011 - Dès les premières pages Naoya HATAKEYAMA, photographe, nous parle, nous fait partager ses actions, ses impressions, ses sentiments, à un moment où sa vie d'homme risque de basculer. Il écrit son journal de bord, en route vers le Nord du Japon, après l'annonce du tsunami qui a submergé les villes côtières. Son esprit est préoccupé par le sort réservé à sa famille et ses amis.
    Là-haut, il y a la maison où vit sa mère en bordure de la rivière Kesen, il y a la société des habitants qui célèbrent chaque année les mmes rites, il y a le pont métallique comme une figure stable sur le temps qui passe. Il y a les souvenirs de Naoya.

    Toute la première partie de l'ouvrage est le récit du parcours de Naoya vers le Nord, un périple à moto rendu difficile par l'absence de carburant, la neige, les détours imposés par les accès détruits. En parallèle du texte, défilent les images des jours heureux dans sa ville, Rikuzentakata, les jours de vacances. Ce sont les photographies qu'il a commencé à prendre au grand format, depuis quelques années, de son pays natal, en se figurant qu'elles étaient pour lui un moyen d'entretenir sa propre réflexion sur le passé, sur le temps. Voilà ces images, ces souvenirs, qui deviennent brutalement des témoignages uniques de ce qui aura disparu. La première partie du livre est ce journal de bord qui réunit les pensées, les gestes, les souvenirs, les images de Naoya Hatakeyama en route vers une nouvelle rencontre avec sa ville, détruite.

    La deuxième partie est absente de texte, seules les photographies après la catastrophe sont montrées. L'étendue de l'effacement crée la stupeur, aussi bien chez Naoya qui le découvre que chez le lecteur qui l'accompagne.

    Enfin, la postface, essentielle, permet de poser pour le photographe, et sans doute de façon universelle pour toute personne confrontée à un drame équivalent, les pierres d'une possible consolation, entre mémoire et transmission.

  • Français Dans la gueule du ciel

    Sandrine Cnudde

    Sandrine Cnudde est randonneuse, poète et photographe. Elle vit à Uzès.
    Depuis 2006 elle exprime sa nature nomade en partant seule et à pied en Ecosse, aux Pays-Bas, en Norvège ou encore au Groenland, passant par la Corrèze, la Lozère et les Pyrénées. Les hautes latitudes et l'altitude l'attirent.
    Chaque voyage est motivé par un questionnement et un lieu.
    Son écriture, basée sur la liaison homme/paysage/animal, retrace la vision d'un monde en mouvement et ouvre sur le voyage intérieur.
    Elle participe à de nombreuses lectures publiques, ajoutant une dimension sonore à son travail.
    Dans la gueule du ciel présente une communauté Inuite de la côte orientale du Groenland. Adaptée à l'un des milieux les plus hostiles de la planète, elle subit aujourd'hui des bouleversements profonds qui vont de la dilution de sa culture à la mutation du climat en passant par les enjeux géostratégiques et l'industrie touristique, qui s'y implante.
    Tasiilaq, anciennement Ammassalik, 2018 habitants en 2016, est passée d'un mode de vie néolithique à Internet en moins de cent ans.

  • Français Dans l'ombre

    Frédéric Cornu

    Frédéric Cornu partage pendant un an et demi le quotidien d'une association caritative dédiée aux plus démunis. Il campe un studio dans les locaux, installe sa chambre, ses éclairages et dresse, en noir et blanc, le portrait de tous ceux qui fréquentent les lieux (bénéficiaires, travailleurs sociaux, bénévoles) suivant le même protocole. Drapée dans un paréo noir qui ne laisse échapper que la tête, chaque personne est photographiée en plan rapproché.

    « Depuis tant d'années dédiées au portrait, c'est en pleine conscience et possession de toute cette immense problématique que Cornu en prend résolument le contrepied et, tendu vers un unique objectif : célébrer le visage, décide de dépouiller à l'extrême les images de Dans l'ombre. Rien ne doit transparaître de l'ancrage social et rien ne doit nous extraire du visage. [...] Le visage est libéré. Mais nous, nous en sommes prisonniers. Impossible de nous en détacher car, pour éradiquer toute esquive, pour nous contraindre à le prendre en considération, il nous fait face. [...] Qu'ils nous fixent ou qu'ils se perdent dans le hors-champ, les yeux sont le catalyseur de l'expression du visage. Plus encore : en eux-mêmes, par essence, se livre tout entier le modèle, son intelligence, ses sentiments, les forces - bonnes ou mauvaises - qui l'animent.» Pierre van Tieghem

  • Le livre PPDD dérive directement d'une expérience originale menée à l'occasion de la COP21. Dans un premier temps, c'est une exposition photographique collective sur le réchauffement climatique initiée par la MRES et LIGHT MOTIV.
    La recherche iconographique a été menée par Eric Le Brun auprès de photographes renommés à l'étranger pour leurs oeuvres liées à la transformation du paysage naturel ou urbain (Simon Norfolk, Lek Kiatsirikajorn, Tim Franco, Nyani Quarmyne) mais également auprès de jeunes photographes français explorant des territoires incertains ou des brèches utopiques (Cyrus Cornut, Olivia Lavergne, Sébastien Tixier, Antoine Bruy, Klara Beck, Charles Delcourt).
    Ensuite s'ouvre un autre temps, celui de l'expérience interactive sur le site degres.photos, des réponses individuelles venues de partout, exprimées en photographie, autour de chaque image initiale. Cette deuxième phase propulsée grâce à l'action des réseaux sociaux et d'Internet, sera celle de la découverte.
    Une ébauche de dialogue photographique mais aussi un écho satellitaire autour des premières photographies.
    Toute cette matière collectée durant un an et demi sur internet donne maintenant naisance au livre PPDD qui poursuit la dynamique enclenchée sur internet et au cours de l'exposition itinérante (Roubaix, Lille, Nantes, Dunkerque).

  • La ville est riche de son passé, fière de son présent. Les places d'Arras sont célèbres dans toute l'Europe. Robespierre, d'Artagnan, Vidocq, Verlaine... Au fil des rues et des pages, le lecteur et le passant croisent princes, manants, révolutionnaires, poètes... et créateurs d'aujourd'hui. La mémoire se conjugue avec la vie. Les Arrageois eux-mêmes ne cessent de se réapproprier le passé...entre vérités et légendes.
    Hervé Leroy interroge l'inconscient d'une ville où se superposent 200 ans d'histoire. La préface pleine de tendresse et d'humour est de Jean-Louis Fournier. Entre poésie et mystère, " Arras, la mémoire envoûtée " pose un regard contemporain.

  • FACE NORD est construit sur le parcours de Charles DELCOURT, photographe, dans la vallée des terrils (le Bassin minier entre Bruay-La-Buissière et Denain). 25 ans après la fermeture du dernier puits à Oignies, les terrils sont intégrés à l'environnement quotidien, appropriés par les habitants, désormais " voisins " de ces montagnes. La ville s'est étendue jusqu'à les entourer, les " digérer " quelquefois. Ils dominent d'anciens corons réhabilités, des collèges, des aires de gens du voyage, des terrains de sport, des zones industrielles ou des parcelles agricoles. D'autres fois, le terril devient un point d'ancrage pour le développement d'un parc de loisirs, ou d'une réserve naturelle...

  • Au-dessus de Salt Lake, situé à 1 200 mètres d'altitude, se forment des sillons saturés en minéraux, des nervures gorgées de micro-organismes colorés, des piscines inondées de terres craquelées et acidulées...
    Oeuvre de l'homme qui exploite la richesse des sols et la haute salinité de l'eau.
    Les couleurs naturelles résultent de la concentration de sel, d'algues, de micro-organismes, ou sont engendrées artificiellement par des additifs accélérateurs d'évaporation ou sont le résultat de quelques rejets des rares installations.
    Dans cette atmosphère poussiéreuse, les paysages apparaissent mais déjà se dérobent.
    La conjugaison du point de vue aérien et de l'abstraction permet d'interroger la capacité de nos territoires contemporains à délivrer une forme d'intelligibilité : que regardons-nous ? Que faisons-nous ? Que construisons-nous ?

  • Français Haïti

    Corentin Fohlen

    12 janvier 2010, un séïsme dévaste Haïti et fait près de 250 000 morts.
    Corentin Fohlen, photographe, rejoint l'île pour couvrir la situation d'urgence humanitaire sur place pour la presse. En 2012, il retourne à Haïti pour découvrir en profondeur le pays et montrer d'autres facettes de ce territoire présenté comme maudit et pauvre. Il axe son travail sur l'énergie débordante qui existe sur l'île, y décèle les possibilités, les espoirs tout en observant les travers. Prenant le contrepied du fantasme véhiculé sur la misère des habitants, il décide de consacrer du temps (plus de douze voyages) pour dresser un portrait beaucoup plus complet et complexe de la réalité haïtienne.
    Le livre Haïti interroge l'afflux d'investissement engagé de l'extérieur sur l'île. Le pays rêve (ou on rêve pour lui) de retrouver le mythe de sa grandeur passée et de rejoindre sa voisine, la République Dominicaine, qui excelle dans le tourisme de masse. Corentin Fohlen relate les moyens et les effets de cette accélération économique destinée à rassurer une nouvelle clientèle touristique. Profite t-elle réellement aux Haïtiens ?

  • Français Nord

    ,

    Depuis près de 10 ans, les photographies de Jérémie Lenoir construisent une anthropologie des paysages contemporains.
    En observant leurs évolutions, il nous livre un regard distancié et objectif sur nos territoires et un minutieux travail de composition tendant vers l'abstraction. Entre 2014 et 2015, le plasticien se focalise sur un espace géographique entre Nord-Pas-de-Calais et Flandres, le long d'un axe Arras-Anvers. Pendant ces deux années, Jérémie Lenoir s'est tout autant intéressé au bassin minier qu'à la métropole transfrontalière, aux enjeux de l'extension urbaine et à ceux de la reconversion du patrimoine industriel.
    Le projet NORD est profondément ancré dans le réel. Jérémie Lenoir sélectionne les lieux ici représentés pour ce qu'ils racontent sur les transformations de notre société. Aussi insiste-t-il sur le fait que rien dans ses photographies n'est truqué, retouché, effacé ou ajouté.
    Son protocole de prise de vues vient renforcer ce désir de neutralité dans le traitement des paysages : les lieux sont choisis au préalable et sont survolés plusieurs fois pour en saisir l'évolution, et ses vues aériennes sont toujours réalisées à la même heure, à la même altitude et avec la même focale.
    Pourtant, le photographe prend le parti de nous faire voyager dans un monde abstrait qu'il nous impose de décrypter. La conjugaison du point de vue aérien et des influences picturales qu'il puise dans la peinture (Soulages, Rothko, Noland, Malevitch...) remettent aussi bien en cause la capacité du médium photographique à reproduire le réel que celle de nos paysages à s'inscrire à un principe d'identité. NORD est ainsi une relecture des territoires contemporains dans laquelle dialoguent le réel et l'imaginaire, la présence et l'absence, le retrait et l'attrait, le recul et l'abandon. Pour Jérémie Lenoir, c'est de cette ambivalence que l'oeuvre acquiert son autonomie, et de cette autonomie que peut naître une nouvelle possibilité du paysage.

  • UN RIDEAU D'ARBRES est un dialogue innovant entre littérature et photographie. La matire du livre est créée pendant le temps de la transformation d'une cité minirère: Libercourt. Richard Baron, photographe, rencontre les habitants, collecte leurs portraits, leurs attitudes, les images des lieux détruits ou rénovlés. Il organise son reportage en séries. Olivier de Solminihac, écrivain, le rejoint sans se déplacer. Chez lui, il reoit les images de Richard comme les cailloux d'un sentier à suivre. Olivier, sans venir à Libercourt, invente à chaque fois une fiction, une nouvelle littéraire.

  • Rikuzentakata

    Naoya Hatakeyama

    Le 11 mars 2011, un tremblement de terre a frappé le Japon et généré un puissant tsunami qui a balayé les villes dans le nord-est du pays, détruisant pratiquement tout dans son chemin. Naoya Hatakeyama, considéré comme le photographe le plus en vue du Japon, est touché personnellement par ce drame dans lequel il perd sa mère et la maison familiale.
    Kesengawa était un ouvrage sur la sensation de stupeur et d'effacement qui a suivi la destruction des villes côtières.
    Rikuzentakata, place le lecteur à côté du photographe Naoya Hatakeyama qui observe la naissance d'un monde inconnu dans le bruit des engins de construction.
    Face à cette transformation qui le concerne tant, textes et photographies de Naoya Hatakeyama se rejoignent pour esquisser un chemin possible, un avenir envisagé.

  • Un port. Entre terre et mer. Un intervalle entre deux mondes.
    Elizabeth Gueuret, sociologue, accompagne les travailleurs du port de Dunkerque dans leurs trajets quotidiens, écoute et transmet les transformations des métiers, nous fait découvrir le territoire portuaire par le filtre des mémoires du travail.
    Elizabeth Gueuret a écrit les cinq volumes de la collection Long Cours.

    Un port. Entre l'ancrage et l'aventure. Un désir qui s'amorce.
    Le territoire portuaire est un espace photogénique. Les récits s'impriment dans le paysage, les hommes ont les regards qui croisent au loin. Cinq photographes (Yves Morfouace - Nadège Fagoo - Eric Le Brun - Xavier Voirol - Richard Baron) sont venus pour chacun des livres, mesurer leur vision à ces grands espaces portuaires. En carte blanche, libres de leurs mouvements, et de leurs perspectives.

  • MARIN, les élèves de la mer est le quatrième ouvrage de la collection Long cours - paru aux Editions Light Motiv.
    Dans cette collection, Elizabeth Gueuret, sociologue, étudie l'histoire et l'actualité d'un métier portuaire ou maritime.
    Parallèlement, un auteur photographe a carte blanche sur la même thématique.
    Ils ne trouveront pas plus d'horaires que de salaires réguliers, ils pratiqueront l'un des métiers les plus astreignants et les plus dangereux au monde...
    Et pourtant, la mer attire et fascine.
    Ils ont entre treize et quinze ans, et le regard qu'ils portent sur celle-ci est celui des enfants qu'ils sont encore et des adultes qu'ils seront bientôt.
    Elizabeth Gueuret leur a donné la parole durant leur apprentissage au lycée maritime du Portel, tandis que Xavier Voirol, photographe, les a mis en image.
    Ces jeunes gens ont déjà la conscience d'appartenir au monde de la mer, au monde du travail. Leurs gestes sont déjà ceux des professionnels qu'ils seront et ils préparent avec détermination leur avenir parmi les "gens de mer".

  • Français Terrils

    Naoya Hatakeyama

    L'origine du mot "Terril" est assez mystérieuse et divise les historiens.
    Sa force sonore figure bien la terre extraite, élevée. Comme des blocs de mémoire, les silhouettes des terrils scandent le paysage du bassin minier Nord-Pas de Calais en France.
    Artiste sensible aux transformations géographiques et industrielles, Naoya HATAKEYAMA a sillonné en 2009 et 2010 ces grands espaces à fleur de ciel.
    Photographe de la précision, il accomplit un voyage sidérant entre les montagnes noires.
    A sa suite, il nous entraîne par la maîtrise des lumières, des cadrages, dans ses profondes images qui évoquent d'autres mondes, le Canada, l'Islande, la Camargue...
    Le terril, souvent ignoré ou contourné, reprend la place centrale dans les paysages transmis par Naoya HATAKEYAMA.
    Dressé sur le plat pays, il agit comme un appel, un sursaut imaginaire.
    Naoya HATAKEYAMA a représenté le Japon à la Biennale d'Art Contemporain de Venise en 2001.
    Il a participé aux Rencontres d'Arles en 2003 et 2009.

  • Français Inventaire

    ,

    Le Muséum Aquarium de Nancy emmagasine ses collections dans une salle fermée au public. L'espace est assez réduit au vu du nombre très important de spécimens en tout genre qu'il abrite, rangés sur des rayonnages mobiles appelés compactus. Rentrer dans cet espace privé, c'est être confronté à l'imaginaire et au fantastique. Arno Paul, photographe, a appris en 2013 que le Muséum Aquarium de Nancy avait pour projet de déménager ses collections vers un lieu plus moderne, répondant aux dernières normes de stockage. Saisi par l'ambiance et le flot de souvenirs qui l'envahissent, il décice de réaliser cet inventaire photographique au moment du déménagement des collections. Les prises de vue ont été réalisées entre mars 2014 et février 2015, avec le soutien et le concours de toute l'équipe du Muséum Aquarium de Nancy.

    A regarder toutes ces images, on pourrait se croire au profond du ventre d'un navire, aux accents parfois felliniens, reposant et silencieux, composé de milliers d'alvéoles dans lesquelles on a emprisonné la vie, on l'a recelée, contrainte dans un faux sommeil qui n'est que d'apparence tant les regards, les positions, les précautions aussi avec lesquelles on traite ici les créatures, témoignent du prix du chargement - et quel est donc le bien le plus précieux sinon la vie ou ce qui joue à l'être ?
    On pourrait voir alors ici une version sèche, immobile, muette, anesthésiée, discrète de l'Arche de Noé...

  • Des hommes et des femmes vont au bout de leurs rêves.
    Flux, lumières, reflux, Roubaix est un lieu de tous les passages. Les cheminées d'usines grattent le ciel et témoignent de cette aventure humaine. Parcs, jardins, musées, ateliers et fabriques s'ouvrent sur tous les horizons et rappellent la force attractive de la ville. Née de la plaine, façonnée par le travail, la cité des grands patrons et des ouvriers du textile s'invente désormais de nouveaux projets.
    Chatoyante et chaleureuse, Roubaix est en pleine effervescence. Elle attire les étudiants, les créateurs, les stylistes. Ancrée dans le vingt-et-unième siècle, elle se retrouve au coeur des enjeux de la société contemporaine. Les photographes Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun saisissent la vie. Ils révèlent les traces, éclairent les possibles. Hervé Leroy dévoile l'âme de la cité et de ses habitants. Marie Desplechin qui préface l'ouvrage, ravive les souvenirs d'une enfance roubaisienne.
    Portrait sensible. La mémoire est invoquée, l'avenir inventé.
    La beauté d'une ville se construit sur l'imaginaire en actes.

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