Loco

  • Français En l'état

    Franck Gérard

    • Loco
    • 20 August 2020

    En l'état est un travail évolutif, un work in progress, commencé le 13 juillet 1999. Depuis cette date, la pratique photographique de l'artiste Franck Gérard a radicalement changé : l'image est devenue un acte vital, incessant, et les milliers de photographies accumulées sont venues constituer un état du voir le monde, posant également un état du monde. La notion de l'abondance, du trop plein d'images affirme une présence au monde fondée dans la perception.
    A travers une observation aussi méthodique qu'hasardeuse du réel, liée à la déambulation de l'artiste dans l'espace public, Franck Gérard capte des situations, sans apriori ni préalable : offrant juste "ce qu'il voit".

  • Joue-la comme Saint-Ouen Nouv.

    Saint-Ouen est une ville investie par le foot depuis plus d'un siècle. Des très jeunes qui tapent le ballon dans les cours des cités en passant par les collèges et les lycées jusqu'au mythique stade Bauer et à l'Union Sportive Multisections Audonienne, ce livre rend hommage à cette population dont le coeur bat au rythme du foot. Mais ici, ce monde en short et en sueur ne parle pas que de sport, mais de citoyenneté, pas que de classement final, mais de société, pas que de passes décisives mais d'humanisme.

  • Décrire ou penser la photographie ? Telle est la question introductive à cet essai, qui se conçoit plus comme un dictionnaire à l'usage des jeunes photographes que comme un manuel à portée conceptuelle.

  • S'il n'y avait qu'une image - illustrations, couleur Nouv.

  • Français Habana song

    Jean-Christophe Béchet

    • Loco
    • 7 February 2020

    Le photographe est allé à Cuba en 1990, au moment où les « Balseros » essayaient d'atteindre les côtes américaines, la Floride, sur leurs radeaux de fortune. Il est revenu à la Havane vingt ans plus tard, à la mort de Fidel Castro, découvrant une ville en pleine mutation. Les voitures américaines sont toujours là mais devenues des taxis pour touristes, le long du Malecon, on rénove les bâtiments et fleurissent les bars de luxe...

  • Vers 2005, Michel Campeau, sensible au virage numérique, entreprend de photographier les chambres noires, ces laboratoires qui constituent les fondements d'une photographie argentique en voie de disparition. Parallèlement, il collectionne la photographie vernaculaire et poursuit son travail créatif à travers la photographie des autres, constituant des collections de photographies anonymes ou de fonds qu'il déniche sur Internet ou au gré de ses déplacements. Il pointe ainsi comment l'époque triomphante du numérique se caractérise par le désintérêt pour les instantanés, les photographies de presse et de studio, les albums de famille, les diapositives..., que l'on jette aux oubliettes et détruit le plus souvent. Il effectue dans ce livre une sorte de montage temporel à partir de ces documents pour beaucoup déjà introuvables.
    Il mêle ses propres photographies à celles qu'il s'approprie, constituant une histoire de la photographie argentique tout en tissant sa propre autobiographie photographique.

  • Français 365° d'amour

    Alice Khol

    • Loco
    • 7 February 2020

    Suite au succès de son blog qui a fait battre le coeur des visiteurs au rythme de ses publications pendant plus de deux ans : « 365° degrees of love », la photographe Alice Khol a décidé aujourd'hui de rassembler toutes ces histoires dans un livre.
    L'ouvrage associe des histoires d'amour à des images :
    Photographies, vidéos, captures d'écran, conversations Messenger, Tinder.
    Certaines sont très courtes, d'autres, bien plus longues, certaines sont touchantes et émouvantes, d'autres définitivement décalées font rire jaune...

  • De prime abord, le paysage francilien caractérisé par sa grande hétérogénéité, loin des montagnes et de la mer, tourne le dos aux grands paysages que le regard affectionne tant. L'épaisseur trop méconnue des paysages de l'Ile-de-France semble enfouie sous nos habitudes, celles des trajets quotidiens, des promenades du dimanche, des déplacements rapides... Pourtant, lacs, forêts séculaires, ruisseaux et rivières, champs à perte de vue, paysages bucoliques s'offrent à nos yeux pour peu que l'on s'y attarde...
    Aujourd'hui apparentés aux monuments historiques et classés, près de 500 paysages sont protégés pour leurs qualités patrimoniales. Des parcs et jardins aux grands domaines, des forêts aux paysages industriels, des rives de la Seine aux champs encore cultivés, le paysage se répand, comme l'urbanisation sur laquelle il vient buter.
    C'est sous l'angle principalement des mutations de ces territoires, que les photographes de l'Inventaire vont, les premiers se frotter au paysage. À partir de ses lisières et de ses seuils, la photo révèle des permanences et des ruptures, composant ainsi des nouveaux territoires de contraste.

  • Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux XVIIIe et XIXe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs.
    Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes « notices » rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.

  • Depuis le milieu des années 1990, Denis Darzacq développe un travail personnel.
    De la photographie de presse qui fut, comme pour d'autres photographes français de sa génération, le berceau de sa pratique artistique, il conserve avant tout un regard aiguisé sur la société contemporaine et une méthode. Denis Darzacq a acquis la conviction qu'une image construite pouvait servir son analyse de la société avec plus d'efficacité. Depuis 2003, il a recours à des mises en scène qui reposent toutes sur le principe de la « disruption » (méthodologie dynamique tournée vers la création). Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire.

  • En construction vient clore un cycle de dix ans d'atelier photographique documentaire autour du site Artem mené à l'Ecole nationale supérieure d'art et de design de Nancy. Cet atelier a été mené par la photographe et enseignante Andrea Keen. Chaque année, des étudiants ont documenté l'évolution des lieux et du paysage urbain, depuis la destruction des anciennes casernes de Molitor. Ce vaste chantier a permis d'expérimenter la capacité de la photographie à saisir des instants fugitifs mais aussi à engendrer de la fiction, ou à donner un état des lieux et pouvoir se constituer comme mémoire d'un lieu.
    Il a également libéré les formes et les outils photographiques.

  • L'atelier, dans la simplicité de sa réalité matérielle, relève de cette catégorie des « espaces autres » pensée par Michel Foucault, et n'existe qu'en tant que lieu imaginé, voie d'accès à l'univers mental d'un créateur. Lieu de création et de production, l'atelier se situe entre sphère privée et domaine public, et constitue un espace de légitimation parce qu'il est le lieu de représentation et de médiatisation d'un processus créatif.
    Les photographies d'ateliers d'artisans et d'artistes présentés dans cet ouvrage, sans distinction des espaces entre métiers manuels et professions intellectuelles initiée dès le xvie siècle, se donnent également à voir comme autant d'autoportraits de leurs occupants, que ceux-ci soient visibles ou qu'ils laissent les lieux les raconter.

  • Français 46750

    ,

    • Loco
    • 23 May 2018

    46750 de João Pina aborde les violences de gangs à Rio de Janeiro (Brésil) et la transformation que la ville a connu lors de cette dernière décennie.
    En 2007, Rio a commencé un processus de mutation hors norme afin d'accueillir à la fois la coupe du monde 2014 et les Jeux olympiques d'été de 2016. Le Brésil alors dans une bonne conjoncture économique - grâce à une augmentation de la production des biens de consommation -, investit dans de grands projets d'infrastructures sportives au détriment du service public.
    Les budgets alloués au logement, à la santé ou à la police restent insuffisants.
    En 2016, alors que le monde a les yeux tournés vers les Jeux olympiques, les homicides augmentent de 20 %, les braquages de 40 %, selon l'institut public de recherche sur la sécurité de Rio de Janeiro.
    46750 est le portrait du Rio de Janeiro de ces dix dernières années : un envers de la « ville merveilleuse », plein de contrastes et de complexités.
    João Pina plonge dans les guerres des gangs des favelas dont il nous rapporte des images sans compromis.
    46750, nous le découvrons à la fin du livre, est le nombre d'homicides ayant eu lieu dans la zone urbaine de Rio de Janeiro, une moyenne de 13 homicides par jour pour la décennie 2007-2016.
    Les poèmes engagés de Viviane Salles ponctuent le livre, insérés entre les photos sur des cahiers de papier coloré.

  • L'ouvrage retrace le parcours de Gilles Berquet, amoureux des femmes, depuis ses toutes premières photos en 1982, jusqu'à son travail récent qui défend la liberté de disposer de son corps en dehors des codes de la beauté, au-delà des préceptes sociaux.
    La première partie du livre est un hymne au noir et blanc et au procédé argentique. Elle présente un choix de photographies dont beaucoup sont inédites, enrichi de nombreuses planches-contacts, qui nous renseignent sur le processus de création.
    Fidèle à l'alchimie de la photographie argentique, Gilles Berquet résistera longtemps au numérique qui lui permettra, finalement, d'aborder la couleur avec une toute autre liberté.
    La seconde partie montre ainsi la période contemporaine. Celle-ci est complètement inédite puisqu'elle n'a fait l'objet d'aucune parution.

  • Français Lunacy

    Meyer

    • Loco
    • 17 May 2019

    Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendezvous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port.
    L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique.
    Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.

  • Français Paris Goutte d'or

    Elena Perlino

    • Loco
    • 9 November 2018

    Elena Perlino, photographe italienne vivant depuis peu à Paris, s'est immergée dans un quartier du XVIIIe arrondissement bien connu des Parisiens : la Goutte-d'Or. C'est un des endroits forts de la capitale, caractérisé par un brassage multiethnique où, sur quelques rues, se côtoient plus de trente ethnies différentes, musulmanes et non-musulmanes ; un petit territoire comptant environ trente mille habitants.
    Elena Perlino a ainsi vécu et partagé le quotidien des habitants de la Goutte-d'Or, au plus proche d'eux, dans une sphère publique mais aussi privée.
    De la maison à la mosquée, des lieux cachés aux petits commerces de toutes sortes, de fêtes de mariages aux grands rassemblements religieux. Elle a rapporté après plus de trois années d'immersion, un document magistral illustrant, loin de l'image habituellement entendue d'un quartier jugé plutôt dangereux, une certaine cohésion sociale.
    Chrétiens, Musulmans, Juifs et Hindous partagent un espace géographique relativement étroit dans la Goutte d'or.
    Des familles d'Algérie, Congo, Bosnie, Sénégal, Italie, Sri Lanka, Mali et Côte-d'Ivoire vivent proches les unes des autres.
    Ce livre dépoussière le regard sur des quartiers que l'on a pu qualifier de "ghéttoïsés", et ne se concentre pas exclusivement sur les aspects de la radicalisation. Il permet d'imaginer qu'un certain "vivre ensemble" est possible.

  • Français De l'autre côté

    Collectif

    • Loco
    • 19 October 2018

    L'ouvrage rassemble les travaux de trois femmes photographes originaires d'Allemagne et qui ont émigré à la fin des années 1930 vers l'Amérique du Sud en raison de la montée du nazisme en Europe.
    Elles ont toutes les trois suivi une formation photographique en Allemagne, dans le cadre de l'école légendaire du Bauhaus, au studio de Paul Wolff et commencé d'exercer leur métier à Berlin, Paris et Londres.
    Jeanne Mandello a surtout travaillé en studio et mené de nombreuses recherches dans ce contexte, opérant entre autres pour la publicité et les commandes des magazines ; Hildegard Rosenthal a utilisé le petit format (24x36) pour le reportage et le paysage urbains, notamment à São Paulo.
    Quant à Grete Stern, elle a consacré une grande partie de son oeuvre au photomontage. Chacune d'elles a rejoint un pays différent de l'Amérique du Sud : l'Uruguay (Jeanne Mandello), le Brésil (Hildegard Rosenthal) et l'Argentine (Grete Stern).
    Le livre retrace le parcours exemplaire de ces trois femmes qui appartiennent sensiblement à la même génération. Poussées à l'exil par la guerre et l'antisémitisme, elles ont dû abandonner leur studio et leurs archives afin de reprendre une activité photographique dans des climats plus sereins.

  • D'abord comédien, Éric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Son activité artistique joue sur les rapports dynamiques qu'entretiennent ses deux pratiques.
    Au début des années 1990, il commence à explorer les « angles morts » du dispositif cinématographique. Son intervention consiste à choisir selon des critères bien définis, puis à photographier des photogrammes (c'est-à-dire des images qui apparaissent sur l'écran 1/24e de seconde et qui sont invisibles lors d'une projection normale) pour ensuite les proposer sous la forme de tirages photographiques de grand format.
    Cette économie de l'image, parfois qualifiée de « conceptuelle », mobilise plusieurs registres (texte, peinture, cinéma, photographie) avec une rigueur qui n'exclut pas l'étrangeté ou l'humour.
    /> Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie.

  • Atmosphère, atmosphère pour une plongée dans cinq salles de cinéma parisiennes : un récit fragmenté de leur création et des épisodes de leur vie mouvementée, d'hier et d'aujourd'hui, émaillé de photos d'archives, de témoignages et d'anecdotes de tous ceux et celles qui font la magie du cinéma. Les mots des hommes de l'ombre croisent les souvenirs de ceux qui sont sous les feux des projecteurs... Un reportage photo de Jean-Christophe Husson ponctue l'ouvrage dans une ambiance feutrée.
    Ces salles ont survécu à la disparition de la majorité des cinémas de quartier. L'Escurial, le Majestic-Passy, l'Arlequin, le Majestic-Bastille et le Reflet Médicis, chacune d'elle raconte une histoire, celle de son quartier, celle des débuts du cinématographe, celle de la folie du cinéma populaire, celle du cinéma d'art et d'essai, celle de la résistance des salles grâce à une programmation de qualité.
    De l'ouverture du cinéma le Royal dans un ancien hangar en 1911 (futur Escurial), à l'âge d'or des années trente, en passant par la naissance des salles de la rue Champollion dans les années 1950-1960, le livre passe derrière l'écran pour retracer la première vie de ces cinémas, côté exploitants et côté spectateurs, et raconte, au présent, le défi de l'exploitation, pour continuer à faire rêver le public des salles obscures.

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