Maison Cf

  • A l'automne 1994, Gilles Favier photographie en électron libre autour du tournage de La Haine.
    Sollicité quelques semaines avant par Mathieu Kassovitz, il était venu documenter le cadre du film. Le scénario, le contexte, les habitants de la Cité recrutés comme figurants, sont autant de signes qui lui font pressentir que quelque chose d'important est sur le point de se passer.
    Vingt-cinq ans plus tard, à la demande de Mathieu Kassovitz, Gilles Favier exhume ses 220 rouleaux de films photographiques. Vincent Perrottet s'en saisit pour composer le livre-anniversaire d'un film qui ne fait pas son ¼ de siècle et résonne chaque jour avec l'actualité.
    Le scénario annoté vient compléter cet ouvrage.

  • Français JR chronicles

    Jr

    Publié pour accompagner la plus importante rétrospective américaine de l'artiste JR, ce livre-objet est édité en coédition avec le Brooklyn Museum de New York et sous la direction de JR et ses équipes. Majoritairement illustré de prises de vues réalisées à l'intérieur du musée juste après l'ouverture de l'exposition, le livre montrera dans leur ensemble les dernières installations conçues spécialement pour l'occasion : la fresque (en anglais Chronicle) géante de New York, les différentes pièces conçues et exposées en intérieur mais aussi les collages monumentaux qui seront réalisés dans Brooklyn à cette occasion.'' Livre en anglais, feuillet traduit en français inclus.

    1 autre édition :

  • Français Early works

    Martin Parr

    Si l'oeuvre couleur de Martin Parr a été maintes fois publiée, c'est la première fois qu'un ouvrage réunit l'ensemble de son travail en noir et blanc, majoritairement réalisé pendant la décennie 1970.
    Le photographe prend le temps de plonger dans ses archives et nous dévoile cette surprenante collection d'images soigneusement choisies et éditées par ses soins. On y trouve déjà l'unique côté espiègle de son écriture dans une Angleterre surannée. Du pur Martin Parr. Un livre qui va rapidement se placer comme incontournable pour la bonne compréhension de l'oeuvre de cet immense photographe documentaire. Il s'agit également du premier ouvrage réalisé en collaboration avec la Martin Parr Fondation de Bristol.

  • Ce livre est le fac-similé du scénario de la scripte du film La Haine, sorti sur les écrans en 1995 et qui a marqué toute une génération.
    Document d'émotion, il contient une cinquantaine de polaroïds couleurs, portraitisant les acteurs pour les besoins de raccord des scènes, et qui sont les témoins de la particulière ambiance de cette équipe in situ.
    Les amoureux du film y retrouveront l'atmosphère du film dans un exceptionnel document en couleurs.

  • Mort à trente ans, Tony Ray Jones a été l'un des photographes les plus marquants du siècle et son écriture photographique a laissé sa trace dans l'histoire de la photographie britannique. Martin Parr, fan inconsidéré de son travail, exhume les archives de ce photographe hurlubelu, qui traverse l'Angleterre dans les années 1960 à la recherche de ses alter-ego aussi décalés que saugrenus, avant de partir à New York où il devient proche de Garry Winogrand et Joël Meyerowitz.
    Une rétrospective en image pointilleusement selectionnées et ordonnées par Martin Parr, accompagnée d'un imposant texte de Liz Jobey, qui replace le contexte de l'évolution de la photographie pendant ces années passionnantes.

  • Français Jr Tehachapi

    Collectif

    Ce livre vous ouvre les portes de la prison de Tehachapi, l'une des plus sécurisées aux Etats-Unis, à travers un projet artistique mené par l'artiste JR.

  • Extrêmement prolifique ces dernières années, le travail de JR touche un nombre croissant de disciplines comme la photographie, les arts visuels, le cinéma ou le spectacle vivant. Douze ans après avoir autorisé JR, alors inconnu, à coller des portraits sur le mur de son entrée, la Maison Européenne de la Photographie lui propose une carte blanche du 6 novembre 2018 au 10 février 2019. C'est l'occasion de faire un point sur le parcours de l'artiste et d'exposer son travail d'une façon inédite en France.
    Préfacé par JL Monterosso et D. Bertinotti, le livre est le reflet de cette rétrospective. Il questionne la question de la mécanique de l'image dans le travail de JR. Sa fabrication fait appel à différentes techniques d'impres-sion, de reliure et de transparence de papiers. Quatre membres de l'Oulipo, groupe d'écri-vains et de mathématiciens fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, viennent rythmer son édition par des textes en résonance avec le travail de JR.

  • Français Memory lane

    Guillaume Zuili

    Pour son deuxième recueil publié par la maison d'édition, Guillaume Zuili s'attaque à un nouveau territoire urbain, celui de Corbeil-Essonnes. À l'invitation du festival « L'OEil urbain », qui rassemble à chaque printemps les grands noms de la photographie contemporaine, il s'installe en résidence pour l'année 2019. Utilisant tour à tour une chambre photographique, un appareil moyen format et un Olympus Pen, il crée des images protéiformes, interprétations surréalistes d'un patrimoine urbain marquant la géographie d'un territoire.
    Les formes se succèdent et s'enchaînent au fil des pages, déroulant une histoire cinématographique à l'ambiance polar.

  • Français True west

    Anne Rearick

    « Il y a presque un siècle, ma grand-mère, Maggie May Jones a quitté l'Oklaoma, pour Boise en Idaho avec mari et enfants, dans une roulotte qui contenait la plupart de leurs biens. La tête pleine de rêves.
    Trois générations plus tard, je naîs. Mes parents ont tous deux 17 ans. Mon père, employé dans un presbytère, ma mère, oeuvrant dans une superette.
    Les souvenirs des étés passés auprès de mon grand-père dans l'Idaho sont les plus forts de mon enfance. Le rodeo et les cow-boys, les drive-in, la descente de la rivière sur des chambres à air, l'odeur et le bruit des pistolets, et la famille ivre...
    L'Idaho est semblable à beaucoup d'États américains : la capitale Boise, avec sa belle université et sa population mixte, n'accueille que 12% de la population. Dans le reste de la région, un ensemble de petites villes, où dans chacune des églises, le drapeau américain flotte fièrement à côté de la croix...» Voici le décor de l'histoire photographique personnelle de cette grande photographe américaine, qui travaille dans le temps, en noir et blanc, dans une atmosphère cinématographique.

  • Au milieu des années 1970, les sondes du programme Viking furent les premières à atterrir sur la planète Mars. Les théories conspirationnistes se figurent qu'une mission de reconnaissance de la Terre fut commissionnée par une force extra-terrestre. La série Nouveau démenti de la mission spatiale Viking 4 de Peter Mitchell présente des portraits photographiques réalisés à Leeds qui montrent les habitants et les scènes urbaines traditionnelles sur fond de grille de la Nasa. Cette série, présentée initialement à la Impressions Gallery de York en 1979 n'avait jamais fait été publiée sous sa présentation originale. Le livre bénéficie d'une importante introduction de Val Williams, qui était à l'époque la commissaire de cette exposition qui a influencé des générations de photographes.

  • Français Belfast

    Gilles Favier

    «1981 : Je suis abonné à Reporter-Objectif un magazine photo mensuel. On y explique comment devenir correspondant de guerre au milieu d'un tas de conseils pratiques forts utiles tels que : choisir le bon sac, le bon appareil, les bonnes chaussures... Le conflit le plus abordable selon eux, le moins cher pour les apprentis photographes comme moi, est l'Irlande du Nord. Il faut prendre le bus à la Madeleine le soir vers 22h puis un bateau à Calais en pleine nuit, un train pour Londres où l'on change de gare pour un autre train direction Stranraër au nord de Liverpool, et enfin le ferry pour Larne avant un dernier bus pour Belfast.» Ainsi début l'histoire ténue entre un photographe et un peuple, qui au fil des années va expérimenter la sclérose du conflit nord-Irlandais qui a débuté à la fin des années 1960. Quarante ans de photographies tissent ici la trame de fond de l'histoire que nous conte le photographe, démarrant à la mort de Bobby Sands, et s'achevant à la veille du Brexit.

  • Français Ever young

    James Barnor

    Né en 1929 à Accra, James Barnor est considéré comme un pionnier de la photographie ghanéenne. Au fil de sa carrière, qui couvre une période historique fascinante, Barnor lie continents et genres photographiques pour composer une narration transatlantique, portée par l'amour qu'il voue aux hommes et à leur culture. Ses portraits témoignent d'une société en transition, le Ghana marchant vers l'indépendance et Londres devenant une métropole cosmopolite et multiculturelle.

    À l'instar de ses contemporains des autres pays d'Afrique - Seydou Keïta au Mali, Van Leo en Égypte ou Rashid Mahdi au Soudan -, il ouvre un studio fréquenté par une clientèle diverse qui témoigne des différents aspects de la société. Au début des années 1950, dans son studio, baptisé « Ever Young » et situé dans le quartier de Jamestown à Accra, sont immortalisés fonctionnaires et dignitaires, étudiants en yoga et professeurs d'université, saltimbanques et jeunes mariés. Barnor maîtrise l'art de mettre ses clients à l'aise : grâce à des conversations animées sur fond de musique populaire se crée un lien unique entre le photographe et le sujet.

    Pendant cette période, Barnor capture également l'intimité d'événements clés et de figures politiques ; il photographie notamment, lors de quelques occasions spéciales, le Premier ministre du Ghana Kwame Nkrumah, fervent défenseur de l'unité panafricaine. Non seulement il est le premier photojournaliste à collaborer avec le Daily Graphic, quotidien publié au Ghana par le London Daily Mirror Group, mais il travaille aussi régulièrement pour le magazine Drum (influent journal d'actualités et de mode, anti-apartheid, fondé en Afrique du Sud et distribué internationalement), pour lequel il assure la couverture de sujets, photographiant par exemple une scène de petit déjeuner familial qui présente le boxeur Roy Ankrah, dit « the Black Flash », champion de la Côte-de-l'Or.

    En 1959, deux ans après la prise d'indépendance du Ghana, l'un des premiers pays subsahariens à quitter l'Empire britannique, Barnor part pour Londres, en passe de devenir une capitale multiculturelle, afin d'approfondir sa connaissance de la photographie. Il y découvre le processus de la couleur, suit des cours pendant deux ans au Medway College of Art, en continuant à travailler pour Drum ; plusieurs de ses images sont alors publiées en couverture.
    Durant les années 1960, il saisit avec éloquence l'air du temps du Swinging London et les expériences de la diaspora africaine dans la métropole. Entre autres, il immortalise Mohamed Ali quelques minutes avant son combat contre Brian London, à Earls Court, et le journaliste de la BBC Mike Eghan, à Piccadilly Circus.
    Ces années sont aussi marquées par sa rencontre avec plusieurs mannequins en devenir et modèles de couverture de Drum, qui, après les séances, posent pour lui dans les quartiers emblématiques de Londres, délivrant des images de mode iconiques à la croisée des différences culturelles.

    Vers la fin des années 1960, il est recruté et formé par Agfa-Gevaert. En 1969, il rentre au Ghana pour fonder le premier laboratoire couleur du pays et le studio X23 à Accra. Il y restera les vingt années suivantes, travaillant comme photographe indépendant ou au service de quelques agences d'État à Accra.

    James Barnor est aujourd'hui retraité et vit à Brentford, au Royaume-Uni.

  • Depuis une vingtaine d'années, de manière intuitive et passionnée, Florence et Damien Bachelot ont acquis plus de 600 photographies. La collection reflète le regard personnel de ces deux amateurs avertis en privilégiant, dans un premier temps, des clichés réalisés par des photographes humanistes français (Brassaï, Doisneau, Cartier-Bresson...) puis s'intéressant au travail de plus jeunes artistes comme Stéphane Couturier, Thibaut Cuisset... Elle s'enrichit très vite de photographies des grands américains (Lewis Hine, Sid Grossman, Robert Frank, Bruce Davidson, Saul Leiter) ou anglais tel Paul Graham, avec comme principe d'acquérir exclusivement des tirages d'époque d'une qualité exceptionnelle. L'énergie et la passion que développent ces collectionneurs les ont amenés à fréquenter de très près le milieu photographique, les galeristes bien sûr, mais aussi les artistes, les responsables d'institutions, les commissaires d'expositions et critiques d'art. Ils sont ainsi devenus de véritables acteurs artistiques et culturels dans le champ de la photographie et figurent aujourd'hui parmi les plus importants collectionneurs de l'Américain Saul Leiter ou du Français Gilles Caron. Florence et Damien Bachelot s'interdisent de limiter leurs choix à des sujets exclusifs, voulant pouvoir saisir la diversité des images qui les touchent. Seule la qualité de la photographie, son originalité et sa force comptent dans le choix définitif. Néanmoins, par leur intérêt pour le réel, l'urbain, son évolution et sa complexité, une partie importante de leur collection s'attache à une réflexion sur la place de l'homme dans la société et dans la ville. Il s'agit souvent d'images qui s'organisent autour des métropoles, de l'architecture, de la marche dans la rue et de la perception de l'espace moderne. Ils reprennent en cela l'idée du sociologue Edgar Morin quand il avance:
    «la ville a toujours été créatrice d'histoire et l'homme a toujours été créateur de villes créatrices».
    Douglas Kennedy, grand écrivain américain qui connaît bien la France, a écrit en 1997 The Big Picture, roman consacré à un homme qui désirait être photographe. Il rédige un texte consacré au couple collectionneur dans le catalogue de l'exposition aux côtés des critiques et commissaires.

  • Afrique in visu est une plateforme participative d'e´changes autour du me´tier de photographe en Afrique, lance´e en 2006 par Jeanne Mercier et Baptiste de Ville d'Avray au Mali.

    Forte d'une centaine de collaborateurs re´guliers (photographes, journalistes, critiques), elle repre´sente une archive vivante et un laboratoire de cre´ation autour de la pratique photographique en Afrique. Elle met en re´seau les professionnels de l'image du continent, sans distinction de nationalite´, d'appartenance ou d'origine, diffusant la cre´ation contemporaine pour permettre un e´change de savoir-faire autour de l'image. Elle n'e´tablit aucun classement ni aucune tentative de pre´tendre a` une existence d'une histoire de la photographie africaine.
    Un seul leitmotiv : un territoire, au-dela` de ses frontie`res terrestres ou maritimes, l'Afrique. Autant d'histoires d'un continent a` travers ses photographes qui cherchent a` se de´tacher, a` supplanter et a` de´tourner toutes les images et ste´re´otypes qui lui ont e´te´ associe´s.

    Depuis 2006, Afrique in Visu s'est illustre´e par plus de 1000 articles publie´s, une centaine de collaborateurs a` travers le monde, plusieurs expositions en Europe et en Afrique, des ateliers de formation en photographie et l'accompagnement d'une quinzaine de projets photographiques.

  • Français Smoke and mirrors

    Guillaume Zuili

    À Los Angeles, il y a des palmiers, des villas de rêve, des studios de cinéma. Le ciel y est toujours bleu (quand il n'est pas pollué), la chaleur toujours intense... Guillaume Zuili a voulu porter un regard totalement différent sur une mégapole si souvent mise en images.
    «Je voulais créer une atmosphère particulière, explique Guillaume Zuili, gommer les détails, privilégier une vision d'ensemble, rester dans le symbole. J'y suis parvenu en utilisant un sténopé, appareil archaïque qui n'a pas d'objectif ; la lumière rentre par un trou ».
    Sur une image, les lettres « Hollywood » apparaissent au-dessus d'une vieille bagnole ; sur une autre c'est « The end » qui marque la fin d'une histoire. À Los Angeles, la vie, c'est toujours du cinéma.
    « J'ai cherché des traces de l'architecture Art déco qui peu à peu disparaissent dans une ville qui se modernise tout le temps. Mon travail est un hommage aux films noirs des années 1940 et 1950. Ils ont bercé mon enfance et mon adolescence. »

  • Ce n'est que récemment que je me suis rendu compte que, depuis que j'ai commencé à photographier, je me suis toujours intéressé à la notion de frontière. Il était donc fatal qu'un jour j'en arrive là, à Tanger : Tanger, la ville-frontière par excellence.
    D'abord géographiquement : carrefour et frontière entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, l'Europe et l'Afrique, la Méditerranée et l'Océan Atlantique... Mais aussi et avant tout métaphoriquement, symboliquement : frontière entre le réel et le fictionnel. Tanger la ville-mythe, la ville-théâtre, la ville-cinéma. Mais aussi : la ville-arnaque, la ville-contrefaçon.
    Il me semble en effet que, pour les touristes qui visitent cette ville et pour ceux qui s'y sont installés plus ou moins définitivement, la dimension du désir - du fantasme - ne va pas sans un certain degré de déception. Comme pour tout objet fantasmé, l'expérience se révèle toujours déceptive.
    Il y a des mots qui reviennent souvent lorsqu'on parle de Tanger : fiction, mythe, théâtre, mise en scène, opérette... Et des noms d'écrivain, d'artistes, d'acteurs ou de personnalités mondaines, comme des divinités tutélaires du lieu (divinités décadentes pour la plupart, à l'image de la ville) : Paul Bowles, Claudio Bravo, les Polling Stones, William Burroughs, Mohamed Choukri, Barbara Hutton etc.
    Dans Tanger fait son cinéma, Patricia Tome écrit :
    « ... Et puis il y avait ceux et celles qui décidaient de rester là, plantés face aux quatre coins cardinaux, ni exilés, ni émigrés, simplement des voyageurs errants sans billet de retour, des baladins en transit, des artistes nomades qui, à force de vouloir témoigner de l'exotisme du lieu et de leur mode de vie, avaient construit leur ville-légende, leur mythe et fait de leur existence une représentation permanente dans un décor de cinéma. Tanger était devenu l'écran de leur réalité (...). Ils évoluaient dans un scénario entre réalité et fiction. La ville du Détroit leur offrait une scène d'exception, un théâtre grandiose à ciel ouvert ».
    C'est ce « scénario entre réalité et fiction », ce « décor de cinéma » que j'ai tenté de porter à l'image dans ce travail qui m'a absorbé pendant trois ans.

  • Français Consonances

    Adrien Boyer

    Cette série de photographies d'Adrien Boyen propose un voyage des plus poétiques, en grand format, au coeurs de l'univers de ce jeune et talentueux artiste. Le livre constitue un premier recueil de tableaux de la série qu'il poursuit, intitulée Consonances. Il est préfacé par Michel Poivert.

    «Adrien Boyer sculpte ainsi dans l'épaisseur du monde des photographies à l'esthétique minimaliste, au sein desquelles les matières et les éléments dessinent de larges aplats colorés aux références picturales assumées. Nicolas de Staël, Edward Hopper et Mark Rothko figurent ainsi parmi les maitres d'Adrien Boyer, dont les photographies, sans mise en scène sur le motif ni travail de retouche, témoignent d'un réel pouvoir d'abstraction.» Diane Dufour (directrice du BAL, février 2016).

  • William Daniels a sillonné la Centrafrique pendant trois ans, au plus fort du conflit opposant les Sélékas aux Anti-balakas. Ses photographies racontent cette « histoire d'une survie permanente » de populations retranchées, oppressées ou exploitées. Précises et esthétiques, les images de William Daniels allient à la force du reportage de guerre la douceur d'un regard simplement humain, dans un lieu oublié de l'humanité.
    William Daniels est sans aucun doute l'un des photoreporteurs les plus talentueux de sa génération.
    Il a d'ailleurs remporté plusieurs prix internationaux comme le Word Press et a été finaliste du prix de l'Académie des Beaux-Arts en 2011. Ce livre est réalisé également avec le soutien de Médecins sans frontières et Amnesty International.

  • Belonging

    ,

    Le livre Belonging résonne comme un écho du vieux Dhaka, offrant un regard nostalgique sur cette ville ancrée dans la tradition bangladaise. Doucement, en profondeur, les photographies noir et blanc de Munem Wasif dévoilent des vies teintées tant par les années et la mémoire que par le mouvement perpétuel de la vie quotidienne. C'est le regard d'un artiste fidèle à son pays qui réfléchit l'émotion de ce vieux Dhaka qui a déjà fait rêver plus d'un photographe.
    Longtemps, Munem Wasif a parcouru ses ruelles, les berges, les échopes, poussant des portes pour y lire l'histoire d'une famille ou d'un homme seul : dix années nécessaires pour tirer dans un livre, l'essence de cet esprit qui caractérise le vieux Dhaka.

  • Français Présences

    Adrien Boyer

    « Alors que le style d'Adrien Boyer traduit en apparence un esprit contemplatif, voilà qu'il apparaît d'un coup dans un registre spéculatif, interrogeant sous la quiétude des accords de formes et de couleurs l'expérience que nous faisons de la réalité. » Après sa série Consonances, Adrien Boyer continue de nous révéler ce qu'il capte au gré de ses pas, à la recherche de brèches dans lesquelles s'engouffrer, de traces d'un temps passé, d'un quotidien à réanimer. Fragments d'Hanoï, Venise, Tolède, Casablanca racontent une histoire pour qui prend le temps de s'arrêter, de voir autrement et de laisser son esprit se perdre. Une couleur bouscule un espace ordinaire, une ombre interpelle, une porte à demi ouverte éveille notre curiosité, un cadrage particulier nous désarçonne, l'absence de mouvement suspend le temps.

  • Township

    Anne Rearick

    C'est en 2004 qu'Anne Rearick part à la rencontre des Xhosas, population noire qui vit dans deux townships du Cap. Pendant plus de dix ans, elle y retournera régulièrement, notamment dans celui de Langa, où elle tisse des liens forts et intimes avec ses habitants. Autant d'années nécessaires pour comprendre la réalité de cette société sud-africaine : au début, Rearick ressent l'espoir qui suit la sortie de l'Apartheid. 20 ans plus tard, la société est désabusée, victime de la ségrégation économique. Violences, meurtres, alcoolisme et maladie font le quotidien du township. C'est pourtant tout autre chose que nous montrent ses photographies :
    Elles en extraient la beauté d'un quotidien. Dans la pudeur et la poésie, Anne Rearick témoigne.
    Ce travail a été exposé à Visa pour l'Image à Perpignan en 2014 et a reçu le prix Roger Pic (SCAM) à cette occasion. La presse et le public ont été bouleversés par ces images et ce livre est de ce fait, très attendu.

empty