Metispresses

  • Le montage selon Eisenstein : un concept et une pratique qui font de l'oeuvre d'art le fondement d'une expérience de la liberté

  • La rue à vif place au centre de son analyse les conséquences que le geste de filmer dans la rue a eues sur le cinéma. La « mise à la rue » du cinéma - la Nouvelle Vague - a en effet profondément et très concrètement modifié la manière de faire et de concevoir le cinéma. La rue dans son quotidien, la recherche de la spontanéité et de l'authenticité qui l'anime, la folie et l'imprévu aussi, loin de la maîtrise calculée des studios, devient un véritable laboratoire autant esthétique que technique. Ce nouveau cinéma se veut ainsi plus proche du vrai, en phase avec les évolutions de la société qu'il cherche à saisir sur le vif.
    En retour, la Nouvelle Vague propose un regard inédit sur la ville, sur ces marges, les nombreux espaces dissimulés de la France bien-pensante. La rue devient un acteur, un réseau sémiotique, une trame narrative, un contexte politique, un cadre où l'imaginaire se met à l'épreuve du réel.
    La rue à vif suit en un plan séquencé le déroulement de réalisation d'un film (préfilmage, filmage, montage...) à travers une analyse détaillée du moyen-métrage de Jean Eustache Le père Noël a les yeux bleus, permettant à un public néophyte d'approcher le cinéma par l'intérieur grâce à de nombreuses définitions, références, citations et anecdotes qui croisent théorie et pratique.
    Les réflexions de l'auteur sur le cinéma et la rue se doublent d'un parcours photographique qui vient prolonger l'analyse théorique par une proposition artistique par laquelle Hakim Boulouiz dit la rue chère aux auteurs de la Nouvelle Vague à travers son regard subjectif.

  • Français Im/possible films

    Mark Lewis

    Mark Lewis est un artiste canadien contemporain internationalement reconnu. Il travaille à la frontière de l'art contemporain et du cinéma. Après avoir « mis en pièce » les conventions du langage filmique et exploré ses composantes pour leur propre compte, Mark Lewis a développé son propre langage cinématographique, combinant les dispositifs les plus anciens du médium (plan unique) aux stratégies de l'art contemporain (minimalisme, conceptualisme).
    Mark Lewis est actuellement au premier plan de la scène artistique française à travers deux évènements importants:
    Depuis octobre dernier, Le Louvre accueille l'exposition « Invention au Louvre » jusqu'en août 2015. L'artiste expose également ses oeuvres, du mois de février au mois de mai, au BAL à Paris sous le titre de « Mark Lewis. Above and Below ».

    - Les essais de Christine Ross, Elie During et Sylvain Portmann réunis dans le volume s'inscrivent respectivement dans les domaines de l'histoire de l'art, de la philosophie et de l'histoire du cinéma. Les trois auteurs s'intéressent au mouvement autonome de la caméra comme stratégie de construction sensorielle, mais ils le font sur la base de références distinctes et dans des buts différents.
    - Un entretien du cinéaste est proposé : il a été demandé à Mark Lewis de décrire sa relation à l'histoire du cinéma et à l'art contemporain, en d'autres termes de se positionner au sein du champ de la création.
    - Ce volume contient également un carnet d'images sélectionnées par l'artiste, conçue comme une illustration de son travail.
    Mark Lewis a choisi un film par année, de 1995, date de son film séminal Two Impossible Films, à 2014 ; il reproduit les plans de début et de fin de chaque film.

  • Le cinéma de Luchino Visconti constitue un lieu privilégié d'analyse des rapports entre le cinéma et la peinture. Tout au long de sa carrière, le réalisateur italien entretient un dialogue avec la peinture, qui devient chez lui un véritable parti pris stylistique;
    Son cinéma ne peut donc se comprendre pleinement que si l'on tient compte des liens qu'il tisse avec l'art pictural.
    Au fil de cette étude, Laurent Darbellay montre comment Visconti, en exploitant la proximité entre les deux arts visuels ainsi que les pouvoirs d'intégration propres au cinéma, «travaille » plusieurs questions esthétiques implicites et explicites de la peinture: le cadre et l'espace, la lumière, et surtout la temporalité. En établissant une filiation entre l'esthétique de la peinture et celle du cinéma, le réalisateur montre que le septième art rencontre des problèmes que la peinture a, ellemême, traités. L'interaction des deux arts ne doit donc pas alors se comprendre comme une simple «association», mais comme une véritable problématisation. Pour Visconti, l'art pictural n'est pas uniquement un matériau à manipuler, un fond visuel à exploiter; il s'agit d'un mode privilégié d'élaborer le langage du cinéma. Luchino Visconti et la peinture n'est donc pas une monographie sur Visconti; il ne s'agit pas de couvrir de façon linéaire et exhaustive sa carrière, mais de proposer une approche de son oeuvre à la fois transversale et analytique, fondée sur un certain nombre de scènes dans lesquelles la peinture joue un rôle clé.
    La première partie du livre se concentre sur les modes d'apparition du pictural. On y étudie l'aspect le plus visible de la présence de la peinture - les oeuvres d'art réellement présentes dans le décor des films -, mais surtout les mécanismes d'apparition des effets picturaux, c'est-à-dire les composantes picturales de l'image filmique.
    Par la suite sont examinés les rapports formels et esthétiques entre les effets picturaux et quatre genres traditionnels de la peinture: le portrait, la scène de bataille, le paysage et la nature morte. La dernière partie du volume aborde quant à elle les rapports entre les effets picturaux et le récit filmique - y sont étudiés les enjeux narratifs, mais aussi descriptifs du style pictural de l'image viscontienne.

  • Le livre réunit les contributions d'historiens spécialiste du cinéma militant et des mouvements sociaux typiques des années 1970.

    - Nicole Brenez, Carole Roussopoulos ou «l'attention créatrice»;
    - Jean-Paul Fargier, La vidéo militante contre la télévision;
    - Hélène Fleckinger, Une caméra à soi;
    - François Bovier, Images de Lip, de la Commission de popularisation au groupe Vidéo Out;
    - Carole Roussopoulos avec Hélène Fleckinger, «Marcher le nez au vent».

    Les films.

    - Genet parle d'Angela Davis [1970] vidéo [7'].
    Au lendemain de l'arrestation d'Angela Davis (octobre 1970), Jean Genet lit un texte de dénonciation de la politique raciste des États-Unis, de soutien au parti des Black Panthers et à Angela Davis pour une émission de télévision.
    - Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) [1971] vidéo [26'].
    Les images de la manifestation du FHAR, premier cortège homosexuel, à l'intérieur du traditionnel défilé du 1er mai 1971, croisent celles d'une réunion, aux interventions libres et spontanées, des membres du FHAR à l'Université de Vincennes.
    Monique (LIP I) [1973] vidéo [25'].
    - En 1973, les travaillerus de l'usine LIP de Besançon entament une grève. C'est l'histoire de ce mouvement et du role qui ont joué les femmes, les ouvrières de Lip, fer de lance de la lutte des Lip.
    Christiane et Monique (LIP V) [1976] vidéo [30'].
    Monique (assistante de publicité) et Christiane (OS) parlent de la difficulté d'être femme dans une usine en lutte (Lip), des problèmes de démocratie interne dans le syndicat et de la finalité du travail dans la situation actuelle.
    - S.C.U.M. Manifesto [1976] vidéo [27'].
    Un film pamphlet mettant en scène la lecture par Delphine Seyrig de SCUM Manifesto de Valérie Solanas, attaque verbale contre la domination mâle appelant les femmes à s'en émanciper: S.C.U.M. - Society for Cutting Up Men.
    - Maso et Miso vont en bateau [1976] vidéo [55'].
    Piratage humoristique d'une émission de Bernard Pivot recevant Françoise Giroud, ministre de la condition de la femme, confrontée à la mysoginie ordinaire.

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